Club lecture·Mes lectures

Club-lecture de novembre : les classiques de l’anticipation

          Notre club-lecture s’est réuni mardi soir autour de trois grands classiques de l’anticipation : 1984, Le meilleur des mondes et Fahrenheit 451. Chacun a lu celui qui l’inspirait le plus, plusieurs s’il le souhaitait. Nous avons ensuite rapidement résumé chaque ouvrage et comparé nos avis. Pour la présentation précise des romans, voir les articles que j’ai publiés sur chacun : 1984, Le meilleur des mondes, Fahrenheit 451.

          Dans l’ensemble on a tous plutôt apprécié nos lectures. On a trouvé les thèmes abordés très modernes et tout à fait d’actualité (même si l’écriture d’Orwell a peut-être un peu moins bien vieilli). Ces romans sont également très sombres, 1984 remportant la palme de l’univers le plus noir : aucune trace d’espoir n’y subsiste. Trois textes très forts chacun dans leur genre. 1984 est sans doute le plus marquant, presque oppressant. Le meilleur des mondes le plus cynique, parsemé de touches d’ironie bien placée. Fahrenheit 451 a quand à lui l’écriture la plus poétique. Trois romans proches par les sujets abordés mais avec chacun une identité forte.

          Les avis ont bien sûr divergé quant à l’aspect politique et social des textes. Sont-ils vraiment prophétiques ou pas ? Se dirige-t-on inexorablement vers un monde totalitaire ? La culture va-t-elle à sa perte ? Je laisse chacun libre de se faire une opinion en fonction de sa propre perception du monde qui nous entoure.

          Une fois de plus, ce fut une très bonne soirée. La prochaine fois nous nous réunirons autour d’une pièce de William Shakespeare et d’un repas de Noël.

Culture en vrac

Concours d’illustrations pour le Salon du Livre de Paris

          Comme vous le savez sans doute, le Salon du Livre de Paris se tient chaque année au milieu du mois de mars. C’est un évènement majeur dans le petit monde des livres et sa portée est internationale. D’illustres noms de la mode ou de la BD ont signé les cartons d’invitation les années précédentes : Lacroix, Rykiel, Geluck… Et si cette année c’était votre tour ?

          Pour la première fois, un grand concours est ouvert à tous. Il est doté de 3000 € et le gagnant verra son oeuvre trôner sur les cartons d’invitation pour la soirée d’inauguration si convoitée. Vous avez jusqu’au 31 décembre pour donner votre vision de cet évènement ou de la lecture de manière plus générale. Professionnels ou amateurs, le concours est ouvert  tous ! A vos crayons !!!

          Pour les détails du concours, www.salondulivreparis.com ou pour plus d’informations concoursillustration@salondulivreparis.com

Club lecture·Mes lectures

Ray BRADBURY, Fahrenheit 451

          Guy Montag est pompier. Dans un monde où les livres sont interdits, les pompiers n’éteignent plus les incendies mais les allument. 451 degrés Fahrenheit, c’est la température à laquelle le papier s’enflamme. Dans une société où le questionnement et la réflexion sont découragés, il va peu à peu commencer à rêver à un monde différent, mettant en péril sa sécurité.

          J’avais lu ce livre il y a très longtemps. Il avait été pour moi une vraie révélation. Je me souviens avoir tremblé face au sort incertain du pompier pyromane qui m’inquiétais quelque peu. J’avais adoré cette histoire et s’il me semblait en garder des souvenirs assez nets, j’avais peur qu’ils soient faussés par le temps. Et plus encore, j’avais peur de ne pas y retrouver ce que j’avais tant aimé la première fois.

          J’ai vite été rassurée. J’ai retrouvé la même émotion qu’à la première lecture, et j’en ai sans doute bien plus apprécié le style. Je trouve ce texte d’une modernité déconcertante et l’écriture est limpide et agréable, ce qui vient encore renforcer ce sentiment de modernité. Je pense que j’aurais été bien incapable de dire à quelle date a été écrit ce texte si je n’avais pas lu la 4° de couverture. On y retrouve les ingrédients classiques des romans d’anticipation, notamment les réflexions sur le bonheur, la place de l’individu dans la société, l’importance de la culture, etc ; avec en plus une manière de traiter le sujet novatrice et une fraîcheur qui rend la lecture agréable.

          Le sujet me parle bien sûr tout particulièrement, ce qui ajoute à mon enthousiasme. J’aime aussi le côté ambivalent du personnage principal, qui est bien loin d’être un héros. L’action se déroule rapidement, on n’a absolument pas le temps de s’ennuyer, et je trouve cette histoire particulièrement prenante. Parmi les 3 grands classiques de l’anticipation au programme du club-lecture de novembre, celui-ci est mon préféré. Un roman qui mérite largement son titre de chef-d’oeuvre de l’anticipation et qui restera pour moi un grand moment de ma vie de lectrice.

Nous n’avons pas besoin qu’on nous laisse tranquilles. Nous avons besoin de vrais tourments de temps en temps.

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Nous ne naissons pas libres et égaux., comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux. Chaque homme doit être l’image de l’autre, comme ça tout le monde est content ; plus de montagnes pour les intimider, leur donner un point de comparaison.

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Je ne parle pas des choses, avait dit Faber. Je parle du sens des choses. Là, je sais que je suis vivant.

Culture en vrac·Jeunesse

Salon de Montreuil 2011

          Le 27° salon du livre et de la presse jeunesse se tiendra 30 novembre au 5 décembre à Montreuil. L’entrée est gratuite pour les moins de 18 ans. Cette année, le Mexique est mis à l’honneur. Il y aura également des rencontres avec les auteurs d’Outre-mer et une exposition consacrée au cirque.

          Ce salon permet de découvrir l’offre proposée aux enfants. Le secteur jeunesse est très créatif et ce genre d’évènements est là pour le prouver. L’occasion peut-être de donner à vos enfants l’envie de lire, mais également de commencer vos achats de Noël.

Divers

Message pour un visiteur anonyme

          Aujourd’hui, quelqu’un a visité ce blog en cherchant « auteur similaire à Folco ». Ayant moi-même désespéremment essayé de trouver un équivalent à ce génie trop peu connu, je me suis sentie dans l’obligation de laisser un petit mot pour répondre à cette recherche.

          J’ai écumé les sites internet, erré dans les librairies, demandé conseil à des lecteurs en tous genres, spécialistes ou non : il n’existe aucun équivalent à la plume acérée de Michel Folco. Son style est unique et nulle part ailleurs on ne retrouve une telle érudition mêlée à un humour aussi corrosif. Je sais que la déception est rude, mais il en est ainsi.

          Il y a bien Pourquoi j’ai mangé mon père, de Roy Lewis, dans le genre humour décapant, mais il y manque le solide de fond historique qui fait qu’on se sent quand même beaucoup plus cultivé à la lecture de Folco. Coté roman historique, le style est souvent un peu tristounet. Et s’il y a bien quelques auteurs à l’humour grinçant, aucun ne mêle les genres avec autant de bonheur. Vous me voyez désolée d’annoncer de si tristes nouvelles, et si quelqu’un découvre un auteur digne de tenir la comparaison, qu’il n’hésite pas à faire partager sa trouvaille. D’ici-là, attendons sagement le prochain ouvrage du génial écrivain et relisons pieusement les anciens.