Mes lectures

Fabliaux et contes du Moyen Age

          Un recueil de contes et fabliaux du Moyen Age paru dans la collection livre de poche. Des textes courts dont la morale est représentative d’une époque méconnue. Les textes ont été traduit en français moderne pour une meilleure compréhension.

          Un livre surprenant. Je lis très peu (voire pas) de littérature médiévale et je ne connais qu’assez mal cette époque. Ces contes faciles à lire sont extrêmement surprenants. Le rapport à la religion, à la femme, au pouvoir, tout y est passé en revue, le plus souvent avec un certain humour. Une lecture agréable et un bon moyen de découvrir à la rencontre d’une époque.

J’ai prêté ce livre avant d’avoir fait l’article, me voilà donc dans l’impossibilité de mettre un extrait mais ça viendra !

Mes lectures

Lionel CHOUCHON, Mon papa Razzi

          Un livre que j’ai lu dans le cadre de l’opération Masse Critique proposée par Babelio et les éditions du Rocher.

         Camille est le fils du célèbre photographe Lucas Razzi. Il fait ses débuts (un peu malgré lui) dans une grosse boîte de pub, milieu qu’il abhorre. Quand son père est éclaboussé par un scandale retentissant, il tente de trouver le moyen de le venger.

          Ce livre se veut une critique féroce du monde des médias. L’idée n’était pas nécessairement mauvaise. Malheureusement, le résultat est bien piètre. Cela manque terriblement de finesse (comment ça le titre aurait pu me mettre sur la voie ?). Les premières pages sont plutôt agréables mais l’histoire s’enfonce assez vite et sombre dans le grand n’importe quoi. On est loin des plumes acérées que j’apprécie. Que dire que dire ? trop de légèreté tue la légèreté. 

 

A cette heure-ci il y a de tout : de la chèvre et du chou, de la mini-comédienne et du nabab de studio amerloque, du pisse-copie inconnu et du critique chevronné.

Déçu, je lui dis que dans sa liste, les seuls que j’aurais eu une chance de reconnaître, en dehors des gens de la télé et des « vraies vedettes » étaient les chèvres. Ou les choux. Il me traita d’analpha-plus-bête-que-ses-pieds.

Vexé je fus !


Club lecture·Mes lectures

Club lecture, 3°, février : Michel HOUELLEBECQ, Les particules élémentaires

          Notre club lecture s’est réuni le jeudi 17 février pour la 3° fois au Café Livres, dans le 4° arrondissement. Nous étions cette fois-ci également une petite dizaine, avec quelques regrettés absents mais aussi de nouvelles têtes. Nous avons débattu autour des Particules élémentaires de Michel Houellebecq que nous avions choisi pensant déclancher un vif débat !

          Commençons par situer rapidement l’ouvrage : c’est l’histoire (ou la non-histoire) de deux frères, Michel et Bruno, tous les deux un peu paumés, ayant connu une enfance difficile, associables et quelques peu dérangés mentalement (pas dans le genre drôle hein, le 1° n’a pas de vie sociale et ne s’intéresse à rien, le second est obsédé par le sexe tout en étant loin d’être un tombeur). Nous allons suivre leur triste vie et leurs obsessions.

          Ce qu’on en a pensé : mis à part le participant recruté pour son amour de Michel Houellebecq (que nous remercions d’ailleurs de s’être joint malgré les risques encourus), personne n’a aimé ce livre. Nous sommes plusieurs (la majorité à vrai dire) à l’avoir abandonné à mi-chemin. Commençons par le point de vue de celui qui a aimé : Houellebecq est le témoin d’une époque, il met en avant des problèmes de société. Nous avons pour la plupart trouvé le style plutôt agréable. Ce que nous avons reproché au livre : l’omniprésence de scènes sexuelles sans le moindre intérêt. Le propos tourne en rond, nous n’avons pas vu où voulait en venir l’auteur, ni même s’il voulait en venir quelque part. Des idées intéressantes qui pourraient être résumées en quelques pages et qui sont noyées dans des passages d’une crudité qui se veut choquante mais nous a plutôt assomés. Des personnages sans intérêt, une absence d’histoire navrante. Une lecture qui s’est presque apparentée à de la torture…

          Je ne développe pas plus ce compte rendu. Je devrais sans doute, il y a beaucoup de nuances à apporter à nos avis, mais à vrai dire, je n’en ai pas réellement l’envie… J’ai assez vu Houellebecq pour un moment.

          Honte à moi, j’avais oublié le traditionnel extrait, le voici donc !

J’étais fière de provoquer ses érections, j’avais une photo de son sexe dressé, que je conservais tout le temps dans mon portefeuille ; pour moi c’était comme une image pieuse, lui donner du plaisir était ma plus grande joie.

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Est-ce que ça demande plus de temps et d’investissement personnel qu’une pipe ? Toujours est-il que la prestation apparaissait atypique ; la branlette espagnole n’était en général pas facturée, et donc pas prévue, et donc difficile à obtenir. Pour les filles, c’était plutôt un truc privé, voilà. Plus d’une fois Bruno, en quête en réalité d’une branlette espagnole, avait dû se rabattre sur une branlette simple, voire une pipe. Parfois réussie d’ailleurs ; il n’empêche, l’offre était structurellement insuffisante en terme de branlettes espagnoles.

          Le mois prochain, nous changeons totalement de style. Nous lirons un récit de voyage, Alexandra David-Néel, Voyage d’une parisienne à Lhassa. Nous nous retrouverons toujours au même endroit, à 18h30, le jeudi 17 mars.

          Nous espérons que vous serez encore nombreux à vous joindre à nous.

Mes lectures

Claudie GALLAY, Les déferlantes

          Une jeune ornithologue s’installe à La Hague suite à la perte de l’homme qu’elle aime. Elle y rencontre Lambert, un homme mystérieux. Quel secret cache-t-il ? Les habitants du villages en sauraient-ils plus qu’ils ne le disent sur l’histoire de cet homme ?

          Un livre sur la mer et ses secrets. Je me méfiais de ce livre au succès trop imposant. Eh bien, je n’avais pas tort. Le style est loin d’être transcendant. On a beau aimer la simplicité, là, ça mériterait quand même d’être un peu plus écrit. Ecrit à la truelle, rien à espérer de ce côté-là. L’histoire pourrait être sympathique. Les secrets, ça plaît toujours. Là aussi, petite déception. Si ça marche plutôt bien, j’ai vu venir chaque rebondissement 100 pages à l’avance. Aucune surprise, un déroulement très convenu. Au final, un livre assez agréable à lire tout de même, mais sans grand intérêt non plus. Pas mal pour ceux qui aiment les lectures légères à la plage.

Morgane a piqué les dents de sa fourchette dans un morceau de pomme de terre. Elle a levé la tête. Elle a montré la maison de Lambert. Certains volets étaient ouverts.

– Je l’ai vu, il est allé au phare en passant par le sémaphore. il a arraché les ronces de son jardin.

– Tu l’espionnes ? j’ai demandé.

Mes lectures

Hervé GUIBERT, La mort propagande

          La mort propagande est le premier texte publié d’Hervé Guibert, alors âgé de 21 ans. Douze courts chapitres dans lequel le corps s’expose sans pudeur, entre amour et mort.

          Un texte très cru, extrêmement dérangeant. Un livre violent et incroyablement provocateur dans lequel on trouve déjà ce qui hantera toute l’oeuvre guibertienne : l’obsession de la maladie et de la mort.

          Je vous passe les passages les plus glauques et vous présente ici ce qu’il y a de plus édulcoré dans le livre…

Ma mère m’avait dit, tant qu’à faire, ne chie pas dans ton école, c’est plus sale qu’ici, te déculotte sous aucun prétexte, faut mieux que tu chies dans les chiottes familiales.