Actualité·Culture en vrac

Prix Interallié

          Le dernier des grands prix de cette rentrée littéraire, le Prix Interallié, a été décerné aujourd’hui. Il revient à Philippe Djian pour « Oh… » (Gallimard). Encore une fois, je trouve que cette année il y en a un peu pour tous les goûts parmi les lauréats, ce qui est fort appréciable. Pour le plaisir, voici le résumé de l’éditeur : « Décembre est un mois où les hommes se saoulent – tuent, violent, se mettent en couple, reconnaissent des enfants qui ne sont pas les leurs, s’enfuient, gémissent, meurent… » « Oh… » raconte trente jours d’une vie sans répit, où les souvenirs, le sexe et la mort se court-circuitent à tout instant.

          Rendez-vous maintenant à la rentrée prochaine pour une nouvelle cuvée. D’ici-là, peut-être aurai-je le courage de vous faire dans quelques jours un petit résumé de cette rentrée que j’ai trouvé fort intéressante. Et vous, l’avez-vous aimée ?

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Le prix des libraires, 1° sélection

Après l’averse de 2° sélection pour les prix littéraires prestigieux que nous avons connu hier, voilà que le prix des Libraires nous dévoile aujourd’hui sa très belle première liste. 26 ouvrages sont sélectionnés :

Olivier Adam, Les lisières (Flammarion)
Metin Arditi, Prince d’orchestre (Actes Sud)
Thierry Beinstingel, Ils désertent (Fayard)
Julia Deck, Viviane Elisabeth Fauville (Minuit)
Nathalie Démoulin, La grande bleue (Editions du Rouergue)
Patrick Deville, Peste et choléra (Seuil)
Joël Dicker, La vérité sur l’affaire Harry Québert (Fallois),
Lionel Duroy, L’hiver des hommes (Julliard)
Nicolas d’Estienne d’Orves, Les fidélités successives (Albin Michel)
Eric Faye, Devenir immortel et puis mourir (Corti)
Jérôme Ferrari, Sermon sur la chute de Rome (Actes Sud)
Yannick Grannec, La déesse des petites victoires (Anne Carrière)
Cécile Guilbert, Réanimation (Grasset)
Thierry Hesse, L’inconscience (L’Olivier)
Fabrice Humbert, Avant la chute (Le Passage)
Serge Joncour, L’amour sans le faire (Flammarion)
Fabienne Juhel, Les oubliés de la lande (Editions du Rouergue)
Marie-Hélène Lafon, Les pays (Buchet-Chastel)
Sébastien Lapaque, La convergence des alizés (Actes Sud)
Mathieu Larnaudie, Acharnement (Actes Sud)
Douna Loup, Les lignes de ta paume (Mercure de France)
Catherine Mavrikakis, Les derniers jours de Smokey Nelson (Sabine Wespieser)
Hubert Mingarelli, Un repas en hiver (Stock)
Derek Munn, Mon cri de Tarzan (Leo Scheer)
Makenzy Orcel, Les Immortelles (Zulma)
Joy Sorman, Comme une bête (Gallimard)

          Si certains de ces titres ont déjà été sélectionnés sur d’autres listes (à tout hasard, Patrick Deville…), d’autres étaient jusque-là absents. Une très belle liste qui comporte presque tous les livres de cette rentrée que j’ai aimés dont le très beau Jérôme Ferrari, le trop rare Hubert Mingeralli et le  si émouvant Serge Joncour.

          La deuxième sélection sera dévoilée début novembre, puis une dernière liste de 3 titres seulement en janvier et enfin, le résultats au mois de mars. Il y a fortes chances que j’ai complètement oublié d’ici-là mais avec un peu de chance, je vous tiendrai au courant.

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Prix littéraires, la sélection continue

          Après le Goncourt la semaine dernière, sont tombées aujourd’hui les 2° sélections des prix Renaudot, Médicis et Femina. Les voici.

Prix Renaudot :

Vassilis Alexakis, L’enfant grec (Stock)
Christian Authier, Une certaine fatigue (Stock)
Anne Berest, Les Patriarches (Grasset)
Mohamed Boudjedra, Le parti des coïncidences (Alma)
Patrick Deville, Peste et choléra (Seuil)
Henri Lopes, Une enfant de Poto-Poto (Gallimard)
Jean-Loup Trassard, L’homme des haies (Gallimard)
Florian Zeller, La Jouissance (Gallimard)

Prix Médicis :

Patrick Deville, Peste et choléra (Seuil)
Philippe Djian, Oh! (Gallimard)
Leslie Kaplan, Millefeuille (POL)
Emmanuelle Pireyre, Féerie générale (L’Olivier)
Patrick Roegiers, Le Bonheur des Belges (Grasset)
Abdellah Taïa, Infidèles (Seuil)

Prix Femina :

Thierry Beinstingel, Ils désertent (Fayard)
Julia Deck, Viviane Elisabeth Fauville (Minuit)
Patrick Deville, Peste et choléra (Seuil)
Jérôme Ferrari, Le sermon sur la chute de Rome (Actes Sud)
Lancelot Hamelin, Le couvre-feu d’octobre (L’Arpenteur/Gallimard)
Bruno Le Maire, Musique absolue. Une répétition avec Carlos Kleiber (Gallimard)
Catherine Mavrikakis, Les derniers jours de Smokey Nelsol (Wespieser)
Catherine Safonoff, Le mineur et le canari (Zoé)
Antoine Sénanque, Salut Marie (Grasset)
Anne Serre, Petite table, sois mise ! (Verdier)

          On notera que Patrick Deville est décidément partout quand d’autres présences sont plus surprenantes à ce stade plus avancé des diverses sélections. Je vous rappelle au passage que la 2° sélection du Goncourt, c’est par là.Le verdict sera pour les tout premiers jours de novembre… En attendant, le Prix Nobel de littérature sera décerné ce jeudi. Rendez-vous très vite pour les résultats.

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Prix Goncourt, 2° sélection

          Dans la série des prix littéraires 2012 toujours, l’Académie Goncourt vient de livrer sa 2° sélection. Restent en lice pour le fameux prix :

Vassilis Alexakis L’enfant grec (Stock)
Thierry Beinstingel Ils désertent (Fayard)
Patrick Deville Peste et choléra (Seuil)
Joël Dicker La vérité sur l’affaire Harry Québert (Fallois)
Mathias Enard Rue des voleurs (Actes Sud)
Jérôme Ferrari Le sermon sur la chute de Rome (Actes Sud)
Linda Lê Lame de fond (Bourgois)
Joy Sorman Comme une bête (Gallimard)

          Une assez jolie liste, pas très originale mais qui me semble plutôt de bonne qualité. Parmi les ouvrages lus je dois admettre avoir un petit faible pour Le sermon sur la chute de Rome de Jérôme Ferrari, que j’ai hâte de chroniquer. Même si le Mathias Enard, Rue de voleurs, est aussi de très bonne qualité. Quant au Patrick Deville, dont je vous parlerai plus longuement bientôt, s’il ne m’a pas emballée plus que ça, on est forcé de reconnaître son brio et il semble avoir la préférence des journalistes comme des jurés des différents prix.

Verdict le 7 novembre !

Culture en vrac

Septembre, le bilan

          Ce mois de septembre fut des plus enthousiasmants côté lectures. Comme vous le savez déjà, parce que je radote un peu, j’avais pris la grande décision de ne lire que des nouveautés en ce mois de septembre. Une résolution qui m’a particulièrement bien réussi. Au compteur, 7 romans, dont 6 que j’ai appréciés. Difficile pour moi de dégager mes coups de coeur du mois tant la qualité était au rendez-vous. Mais puisque choix il faut faire, le voici : l’heureux élu sera donc pour ce mois de septembre… roulements de tambour… L’amour sans le faire de Serge Joncour. Un roman sensible qui, s’il n’est pas le plus saisissant de cette rentrée, celui à l’écriture la plus éclatante et à l’histoire la plus renversante, est celui qui par sa réserve, sa pudeur et sa justesse m’a le plus touchée. Un texte sobre et juste qui cheminera sans doute longtemps en moi.

          Pour ce qui est de l’écriture la plus époustouflante, je nommerai sans hésiter Pour seul cortège de Laurent Gaudé. Un style d’une puissance incroyable. L’histoire la plus marquante est sans doute celle que nous propose Mathias Enard dans Rue des voleurs. Un roman à la fois intéressant et surprenant. Enfin, mention spéciale à Jérôme Ferrari pour son très réussi Le sermon sur la chute de Rome. Un texte fort qui aborde des thèmes intéressants avec beaucoup de subtilité.

          Septembre, ç’a aussi été la reprise côté cinéma. J’ai enfin repris un rythme à peu près respectable, il était temps ! Aucune hésitation quant à mon coup de coeur de mois, que je n’ai pas encore eu le temps de commenter ici : The We and the I de Michel Gondry. Un film que je suis allée voir par curiosité, plus par intérêt pour la forme, sans en attendre spécialement plus. Ce film a été une véritable claque. Je ne m’attendais pas à tant de justesse, de subtilité. Un film extrêmement bien construit, inventif et touchant. Une très belle réussite.

          Une très belle exposition vue également ce mois-ci, Gerhard Richter, Paorama, au Centre Pompidou. Je ne suis habituellement pas très réceptive à l’art contemporain mais j’ai beaucoup aimé son travail, très créatif, et sa grande diversité. J’ai également vu les deux expositions du Quai Branly, Les saveurs du palais et Cheveux chéris, qui si elles ne m’ont pas autant éblouie (c’eût été difficile), m’ont bien plu également. Je vous en parlerai d’ici quelques jours. Enfin, septembre a aussi été la découverte de la Bretagne et de ses côtes splendides. Un petit week-end marin qui m’a enchantée. Un mois bien rempli et enrichissant.

          Rendez-vous le mois prochain pour la suite de mes aventures, avec des nouveautés littéraires, du cinéma et surtout un retour vers le théâtre.

Bon mois d’octobre à tous !