Théâtre

Frederick Sigrist, un humoriste qui va faire parler de lui à découvrir d’urgence au Point Virgule

          Les catastrophes naturelles, les procès en cours, le djihad, le compte Tweeter du pape, le mariage gay et bien sûr surtout et avant tout, les travers des politiques, Frederick Sigrist refait l’actu au Point Virgule. Il porte un regard affûté sur la société et n’épargne personne. Présentation d’une plume acérée.

          La semaine dernière, quand Filou m’a gentiment proposé 2 places pour aller voir un humoriste au Point Virgule, j’ai bien évidemment sauté sur l’occasion ! Je vois très peu de one man show? Rares sont les humoristes qui me parviennent à me faire rire. Il faut dire que j’ai un humour assez particulier, assez noir. Je suis plus adepte du cynisme que de la farce et suis souvent en décalage avec la plupart des gens de ce point de vue. D’ailleurs il n’aura pas échappé à ceux qui me suivent qu’au cinéma je vois peu de comédies et suis assez difficile à satisfaire en la matière. Si j’étais contente d’avoir l’occasion de découvrir un artiste dont je n’avais même jamais entendu parler et de me rendre pour la première fois au Point Virgule, célèbre pour avoir vu naître bien des carrières, je dois avouer que j’étais assez circonspecte et n’était pas du tout sure d’apprécier ma soirée.

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          Dès les premières minutes, mes craintes ont été effacées. Je ne l’avais pas trouvé très drôle en vidéo mais sur scène, il a une telle présence, Je ne sais pas bien parler d’humour, n’ayant pas l’habitude d’analyser ce type de spectacle, mais on sent de suite une certaine finesse dans l’écriture. Bien souvent, je trouve les comiques simplement méchants. Par exemple, voir quelqu’un tomber ne m’a jamais fait rire, ça peut m’inquiéter, me faire de la peine, éventuellement me laisser indifférente si je suis mal lunée, mais rire certainement pas. Beaucoup d’humoristes jouent sur notre tendance naturelle à nous moquer des autres, de préférence les plus faibles. Non seulement je ne trouve pas ça drôle mais ça me semble être d’une bêtise sans nom. On est tout à l’opposé de ça ici, ce qui se fait suffisamment rare pour être noté.

          Si Frederick Sigrist rit bien sûr des autres (c’est son fond de commerce hein), ce n’est jamais fait avec cruauté mais avec une certaine tendresse. Il amène un regard critique qui rappelle celui du caricaturiste dans la presse écrite. Il nous livre une analyse assez fine de la société à travers l’actualité. Il n’hésite pas non plus à se moquer de lui-même. Une autodérision fort appréciable. En effet, à mon humble avis, si on veut pouvoir rire des autres, il faut commencer par savoir rire de soi-même. Ses textes sont très écrits et n’épargnent personne. En revanche, ils tombent rarement dans la facilité et sont très justes. Je suis allée voir ce spectacle avec une amie qui a des convictions politiques très éloignées des miennes et pourtant nous avons toutes les deux rit aussi bien des sketchs concernant la droite que la gauche, ce qui n’était pas gagné. S’il y a quelques passages légèrement en dessous du reste, l’ensemble est tout de même assez homogène. Rares sont les moments où j’ai arrêté de rire durant la grosse heure que dure ce spectacle. Un spectacle décapant, je n’ai qu’un conseil à vous donner : courez-y !

Frederick Sigrist refait l’actu

Le Point Virgule

7 rue Sainte-Croix de la Bretonnerie

75004 Paris

Du mercredi au samedi à 19h

18€

 

Bars, restaurants

Buzhashi, un bout d’Afghanistan au coeur de Paris

          Quand on m’a parlé d’un restaurant afghan a côté de chez moi, j’avoue que j’étais un peu mitigée. D’un côté, je suis toujours partante pour découvrir de nouvelles choses, en même temps il faut bien admettre que par les temps qui courent l’Afghanistan n’est pas franchement le pays qui nous vend le plus de rêve. Mais comme l’endroit m’était chaudement recommandé par une amie qui tenait elle-même l’adresse d’Atiq Rahimi, le célèbre auteur franco-afghan, je me suis laissée convaincre d’essayer à mon tour.

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          De l’extérieur, les lieux ne paient vraiment pas de mine. Une toute petite devanture qu’on remarque à peine au milieu de l’animation de la rue des Dames et qui fait plus penser à un kebab qu’à un restaurant traditionnel. L’intérieur est un joli mélange de modernité et de tradition afghane avec des murs blancs, un mobilier noir très moderne, des banquettes rouges et une décoration beaucoup plus typique avec des tapis très colorés et des photographies et tableaux aux murs représentant les paysages et traditions du pays. Un endroit clair et agréable dans lequel on se sent de suite bien.

          La lecture de la carte est un voyage à elle seule. Rien de connu au menu même si certains plats comme les brochettes d’agneau sont assez universels. Tout fait envie. C’est rare que j’aie à ce point envie de tout goûter. Beaucoup de viande d’agneau ou de bœuf, des épices, du riz, des poivrons, des tomates… Tout ce que j’aime ! Les modes de cuissons privilégiés semblent être à la vapeur, en grillades ou en sauce (type ragoût) pour une cuisine qui paraît assez saine. Comme on ne connaissait aucun des plats proposés et que tout faisait terriblement envie, on a essayé de goûter des choses assez différentes : en entrée des raviolis à la vapeur et des boulettes de viande, en plat des brochettes d’agneau et un genre de ragoût de bœuf.

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          Dès la première bouchée, j’ai été très surprise par le goût. C’est très relevé sans être trop épicé. Du côté des saveur, je dois avouer que c’est assez inédit. On retrouve des notes orientales mais aussi dans certains plats des touches proche de la cuisine chinoise ou indienne. Un mélange pour le moins surprenant et très goûteux. Ca m’a un peu rappelé la cuisine ouïgour par le mélange d’influences même si le résultat est assez différent. C’est une cuisine assez simple mais qui a beaucoup de goût et que j’ai réellement appréciée par les saveurs inédites qu’elle propose. Les viandes sont accompagnées d’une sorte de pesto de coriandre qui a été une vraie révélation.

          Le service est assuré par le patron, un jeune afghan extrêmement sympathique qui se fera un plaisir de vous renseigner sur la provenance et la composition de chaque plat. N’hésitez pas à lui demander conseil, son enthousiasme est communicatif et il vous apprendra plein de choses aussi bien sur la cuisine afghane que sur la culture et les traditions du pays. Du côté des tarifs, c’est très raisonnable pour la capitale, d’autant plus que les portions sont généreuses. En revanche, le lieu semble rencontrer un certain succès (amplement mérité d’ailleurs), il est donc conseillé d’arriver tôt ou de réserver. Je reviendrai sans hésiter et avec un grand plaisir. Une cuisine pleine de saveurs qui fait voyager et un service très sympathique en font un endroit à découvrir et à faire découvrir.

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Buzhashi

7 rue des Dames

75017 Paris

09 53 41 92 30

Cuisine·Divers

Divins chocolats de Patrick Roger

          Il y a peu, en me promenant dans le quartier Saint Germain, je suis tombée sur l’une des boutiques de Patrick Roger, le chocolatier célèbre pour ses sculptures en chocolat. Je me suis donc arrêtée pour en déguster quelques uns. 

PATRICK ROGER

          La devanture est splendide, avec des présentations assez impressionnantes. C’était début mai, il y avait des brins de muguet, des grenouilles, des poules aussi je crois. Un travail très fin et spectaculaire qui fait la réputation de l’artiste, meilleur ouvrier de France. Une fois à l’intérieur, on change un peu de décor. La boutique est très dépouillée. Un grand comptoir, une longue table d’exposition avec quelques mini sculptures et des boîtes de chocolat, et c’est tout. On est presque déçu de ne pas avoir plus de choix. En même temps on se dit que cela doit également être un signe de qualité. Si le chocolatier propose si peu de choix, chaque chocolat doit être particulièrement travaillé.

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          J’ai donc acheté quelques uns de ses chocolats pour les goûter. Mon choix s’est porté sur thym citron, rhum raisin et citron basilic pour les chocolats « classiques ». Mais aussi des demi-sphères à la prunelle pour les unes et caramel-citron vert pour les autres. Vous remarquerez que c’était quand même très citronné comme sélection ! Le thym citron était un brin décevant mais le citron basilic en revanche fonctionne particulièrement bien. Le rhum-raisin aussi est une belle réussite. Quant aux demi-sphères, leur goût est tout simplement incroyable, un vrai régal !

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          C’est donc sans la moindre surprise que je peux vous confirmer que les chocolats de Patrick Roger méritent leur réputation. En revanche, côté prix, c’est loin d’être donné ! Les chocolats à l’unité sont déjà très chers mais les demi-sphères, aussi belles que bonnes, sont à des tarifs carrément prohibitifs ! Par contre, les emballages sont très soignés et franchement luxueux avec de véritables écrins-bijoux pour les créations les plus fragiles. Pour goûter une fois dans sa vie, c’est bien mais je ne suis pas sure de renouveler l’expérience (on ne sait jamais, au cas où je ne puisse plus m’en passer après, mieux vaut rester prudent). Les boîtes sont d’un rapport quantité/prix un peu meilleur et pour faire un cadeau à un amateur de chocolat, je n’hésiterais pas à me servir ici. Des chocolats succulents mais hors de prix, à goûter au moins une fois. La vitrine quand à elle, se dévore avec les yeux, pour rien du tout !

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Patrick Roger

2/4 place Saint-Sulpice

75006 Paris

Retrouvez la liste des boutiques ici

… et pour celle des créations, c’est par-là.

Théâtre

Philippe Torreton, émouvant Cyrano

          Cyrano aime Roxane, sa jolie cousine qui est éperdument amoureuse du beau Christian. Christian manque d’éloquence, et Cyrano d’allure. Ce dernier va prêter son verbe à son ami pour l’aider à conquérir sa belle et vivre un peu de cet amour à travers lui.

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           Cyrano, un texte magnifique que j’ai toujours rêvé de voir sur les planches. Je n’avais pas réussi à avoir de places lorsqu’il était passé à la Comédie Française il y a quelques années, mis en scène par Denis Podalydès. Quand j’ai vu qu’il passait au théâtre de l’Odéon avec Philippe Torreton dans le rôle de Cyrano, j’ai sauté sur l’occasion. J’avoue que quand je suis allée jeter un oeil à la bande-annonce, mon enthousiasme s’est vu quelque peu refroidi… Le décor comme la mise en scène me semblaient pour le moins particuliers. Je ne savais donc pas trop à quoi m’attendre en entrant dans le théâtre. Sur scène, Cyrano de dos dans un fauteuil. Autour de lui, un décor digne d’un hôpital : carrelage blanc, mobilier en inox, néons. C’est surprenant et particulièrement froid comme ambiance. Puis les acteurs arrivent sur scène, en jogging, gesticulant et hurlant. On se demande si Cyrano n’a pas atterri chez les fous. C’est déstabilisant et à vrai dire bien peu engageant.

 crédit photo Brigitte Enguérand
©Brigitte Enguérand

          J’ai eu beaucoup de mal avec le début de la pièce à cause de cette mise en scène franchement déroutante avec laquelle je n’ai guère accroché. Le côté surjoué en mode asile psychiatrique m’a profondément dérangée et j’ai peiné à voir où le metteur en scène voulait en venir. Il est vrai que le texte est bourré d’humour mais l’émotion est pour moi ce qui le caractérise le mieux. Cette pièce est tout en finesse, nous faisant constamment passer du rire aux larmes et j’ai trouvé que la mise en scène ne lui rendait pas hommage, la transformant en grosse farce. Sans parler de la musique, parfois plutôt bien choisie, certes, mais toujours surprenante. J’ai bien cru que jamais je ne m’habituerais à cet univers très particulier et bien loin de l’image que je me faisais de Cyrano. Et pourtant…

crédit photo Brigitte Enguérand
©Brigitte Enguérand

          Et pourtant, malgré toutes les bizarreries et les excès, peu à peu, on oublie ce décor aseptisé et on se laisse submerger par la beauté du texte. Par petites touches d’abord – quelques passages épars nous touchent plus que d’autres – et puis de plus en plus, jusqu’à se laisser porter par l’émotion que charrient les mots. L’interprétation de Philippe Torreton est d’une incroyable puissance et il m’a totalement embarquée avec lui au fur et à mesure de l’avancée de la pièce. Si je n’ai guère accroché avec la mise en scène dans l’ensemble, j’ai trouvé que la scène du balcon était réinterprétée de manière intéressante. Il y a quelques trouvailles qui donnent un certain charme à l’ensemble. Dommage que ce soit un peu inégal et qu’on peine à comprendre certains parti-pris très surprenants, comme celui du décor. Je ne suis pas particulièrement contre un peu de modernité dans l’adaptation de classiques mais encore faut-il en saisir le sens…

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©Brigitte Enguérand

          Vous l’aurez compris, malgré quelques passages réussis, on ne peut pas dire que j’aie particulièrement aimé cette mise en scène qui m’a pour le moins déroutée. Et pourtant, d’une certaine manière, elle fonctionne ! On ne peut que souligner l’audace dont fait preuve Dominique Pitoiset, qui ne paie pas toujours mais en tout cas ne peut guère laisser indifférent. Je me souviendrai longtemps de ce spectacle si particulier. Après avoir été franchement agacée par certaines scènes du début, j’ai fini par entrer dans la pièce et finalement j’ai été extrêmement surprise par l’intensité de l’émotion qui m’a étreinte par moments. Difficile d’expliquer comment le miracle se produit mais il est bien là ! J’ai été au bord des larmes au bord des larmes à plusieurs reprises, subjuguée par la justesse de Philippe Torreton, absolument génial dans ce rôle. J’avais rarement été aussi émue au théâtre. Jamais peut-être. Etrange de ne pas être sûr d’aimer ce que l’on voit et d’être en même temps à ce point bouleversée par ce qu’on entend. La magie du théâtre, tout simplement. 

©Cosimo Mirco Magliocca
©Cosimo Mirco Magliocca

Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand

Mis en scène par Dominique Pitoiset

Avec Jean-Michel Balthazar, Adrien Cauchetier, Antoine Cholet, Nicolas Chupin, Patrice Costa, Gilles Fisseau, Jean-François Lapalus, Daniel Martin, Bruno Ouzeau, Philippe Torreton, Martine Vandeville, Maud Wyler

Théâtre de l’Odéon

Place de l’Odéon

75006 Paris

Jusqu’au 28 juin 2014

De 6 à 36 €

A lire, l’interview de Philippe Torreton sur la pièce. C’est par ici.

Bars, restaurants

Le Moonshiner, le bar à cocktails classe et secret de Bastille

          Un bar caché au cœur de Bastille pour siroter un cocktail ? Avec sa déco début de siècle et sa lumière tamisée, le Moonshiner m’a fait tomber sous son charme désuet. Présentations. 

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          Je sors rarement dans le quartier de la Bastille bien que ce soit clairement l’endroit où se retrouvent les étudiants et jeune actifs parisiens (avec Oberkamph, que je fréquente aussi peu, voire encore moins, je sais, je n’assure pas côté coins à la mode). Le nombre de bars atteint des sommets et si on ne connaît pas, difficile de s’y retrouver dans cette profusion d’endroit plus bondés les uns que les autres. Le gros avantage du quartier, c’est qu’il est idéalement situé au cœur de Paris et est très accessible, ce qui en fait un bon lieu de rencontre quand on est une bande de copines dispersées au quatre coins de la capitale. Un samedi, une envie de sortir et une amie m’a proposé de tester un bar qui propose des cocktails au rhum. Certains le savent déjà, j’adore le rhum !, il n’en fallait donc pas plus pour me convaincre. Malheureusement, l’endroit est minuscule et il était tout bonnement impossible d’approcher du bar. Nous avons donc cherché une solution de repli, et mon amie m’a proposé le Moonshiner, un bar pour le moins atypique. Oui, deux paragraphes sans intérêt de blablatage sur ma vie, je sais mais il en faut bien de temps en temps.

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          Nous nous déplaçons donc de quelques rues et là, ô surprise, elle me fait entrer dans une pizzeria (qui semble d’ailleurs très bonne).  Si le concept est courant de par le monde, il est un peu moins à Paris. Au fond, une grande porte qui ne donne pas comme un pourrait s’y attendre sur les cuisines mais sur un bar dissimulé derrière la chambre froide. Et quel bar mes amis ! Forcément, le bar caché, ça évoque la Prohibition aux Etats-Unis et on retrouve cet esprit dans la déco très années 20 (à la louche) et hyper soignée. Elle ne dépareille pas tellement avec d’autres bons bars à cocktails parisiens avec leurs fauteuils club et leur lumière tamisée mais ça fonctionne très bien (voir un article intéressant sur le sujet chez cocktailmolotov). Le fumoir est particulièrement classe, même si je ne l’ai vu que de loin, n’étant moi-même pas fumeuse. Côté bar, des barman efficaces et aimables, une longue liste de whisky – spécialité de la maison – mais aussi quelques bières et surtout une jolie carte de cocktails.

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          J’ai opté pour un Number 6 (rhum, gingembre, ananas, combawa), restant sur mon idée de boire du rhum. Le bar était bondé et nous avions renoncé à nous asseoir mais un jeune homme rencontré au bar nous a proposé de nous faire une place à la table qu’il partageait avec des amis. Dans l’ensemble j’ai trouvé que la clientèle était assez variée (bien qu’on y trouve pas mal de jeunes cadres dynamiques) et échangeait beaucoup, ce qui est très agréable. La musique jazzy est vraiment sympa et permet de pouvoir discuter sans avoir à hurler. J’ai goûté deux autres cocktails, tous les deux très réussis également. Côté prix, comptez 9 à 14 € pour un cocktail, ce qui reste relativement abordable pour la capitale.  J’y retournerai sans hésiter. A éviter toutefois le week-end si vous n’aimez pas les bains de foule. Un endroit agréable qui propose une ambiance chaleureuse et de délicieux cocktails, que demander de plus ?

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Le Moonshiner

5, rue Sedaine

75011 Paris

Tous les jours, de 18h à 02h