Archives de Tag: Pinacothèque

Au temps de Klimt : la Sécession à Vienne

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          En ce moment, malgré pas mal de choses intéressantes, je vois particulièrement peu d’expositions. J’ai quand même réussi à voir celle-ci dont je vous parle avec beaucoup de retard. Elle est d’ailleurs finie depuis déjà un certain temps. Je dois admettre que je me méfiais un peu. En général quand un titre intègre « au temps de », on peut présager qu’il n’y aura quasi aucune oeuvre de l’artiste en question. Klimt en l’occurrence. J’ai été mauvaise langue sur ce coup, cette expo m’a très agréablement surprise. L’exposition est riche et vraiment très intéressante. Je connais un peu Klimt, que j’avais d’ailleurs découvert il y a quelques années dans une très belle exposition qui lui était consacrée à la Pinacothèque. Ici, il est un peu moins au centre de l’attention mais pas absent pour autant, loin s’en faut. A part à travers lui, je ne connaissais pas du tout la Sécession viennoise et je crois bien que je n’avais même jamais entendu le nom de ce courant. Ce fut donc l’occasion de découvrir.

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          J’ai trouvé cette exposition très intéressante. J’y ai découvert plein d’artistes que je ne connaissais pas et j’ai été ravie d’y retrouver un certain nombre de tableaux de Klimt que j’aime beaucoup. J’ai appris plein plein de choses (que je me suis empressée d’oublier, j’avoue) et j’ai bien aimé que d’autres arts que la peinture soient convoqué, même si c’est de manière plus modeste. Architecture et arts décoratifs sont aussi évoqués. Je ne connaissais de Klimt que ses tableaux et j’ai aimé découvrir ses autres réalisations (une fresque monumentale notamment). Je n’ai pas forcément aimé tout ce qui était exposé mais il y avait quelques belles toiles et surtout j’ai pris un grand plaisir à lire les explications très claires et enrichissantes. Bien sûr, le clou du spectacle étaient Judith et Salomé de Klimt, impressionnantes tout auréolées d’or. Une exposition riche et passionnante qui m’a agréablement surprise.

L’Art Nouveau à la Pinacothèque

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          Après deux très belles expositions sur Hiroshige et Van Gogh cet hiver, la Pinacothèque change totalement de thème et nous invite à découvrir l’art nouveau à travers deux nouvelles mises en place. Je suis allée voir l’une d’entre elles.

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          Je ne connaissais pas Tamara de Lempicka mais je peu que j’en ai vu ne m’inspirant pas du tout, je me suis contentée d’aller voir l’exposition « Art Nouveau ». C’est un style que j’ai toujours apprécié et qui, par la diversité des formes qu’il prend (mobilier, tableaux, bijoux, affiches, lampes, architecture, sculpture…), promettait une belle exposition. En effet, j’aime beaucoup cette variété qui évite une certaine monotonie et j’avais notamment été très agréablement surprise par certaines très belles pièces exposées au musée du Carnavalet. J’étais donc on ne peut plus enthousiaste à l’idée d’en découvrir de nouvelles.

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          J’ai été assez déçue par cette exposition qui regroupe essentiellement des affiches. Je m’attendais à plus d’objets et une meilleure mise en avant des différentes formes recouvertes par ce mouvement. Il y a bien quelques lampes et bijoux mais ils restent très minoritaires et sont assez peu mis en valeur. En effet, il aurait été intéressant de les voir mis en parallèle avec les affiches par exemple, pour mieux dégager les similitudes entre les différents supports. Je n’ai pas toujours bien compris la logique dans le parcours de l’exposition.

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          J’ai trouvé qu’il y avait énormément de texte par rapport au nombre d’œuvres exposées. Les panneaux explicatifs sont bien faits mais leur densité coupe un peu l’élan de la visite. L’exposition compte un grand nombre d’affiches, malheureusement, là aussi, j’ai trouvé que leur qualité était inégale, si certaines sont très belles, d’autres en revanche sont de plus médiocre qualité. J’ai toutefois été contente d’en découvrir dans des styles un peu différents de ce que je connaissais. Une exposition qui comporte de nombreuses œuvres mais manque de diversité et de dynamisme dans l’accrochage. On en ressort un peu déçu.

L’Art Nouveau, La Révolution Décorative

Pinacothèque de Paris

28, place de la Madeleine

75008 Paris

Du 18 avril au 08 septembre

12€

Le Japon à l’honneur à la Pinacothèque : Hiroshige – Van Gogh – Rouvre

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          La Pinacothèque consacre en cette fin d’année ses espaces d’exposition au Pays du soleil levant. On peut y découvrir d’une part Hiroshige, l’artiste nippon le plus connu dans son pays dont les oeuvres sont exposées pour la première fois en France. D’autre part, une seconde exposition est consacré à Van Gogh et ses toiles japonisantes. A la suite de cet accrochage, on peu admirer des photographies de Denis Rouvre, artiste français qui a immortalisé le pays et ses habitants après la catastrophe de Fukushima. Trois univers totalement différents et absolument passionnants. 

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          Il faut commencer par les estampes du maître d’Edo, Utagawa Hiroshige, pour bien envisager la suite des réjouissances. Inutile de préciser que je n’en avais même jamais entendu parler, mais comme je suis curieuse et que j’aime les estampes, je ne pouvais rater cette occasion de découvrir l’oeuvre de celui qui serait l’artiste japonais le plus célèbre de son temps. Cet artiste du début du XIX° siècle était un maître d’Edo (le Tokyo d’avant 1868) spécialisé dans l’art de l’ukiyo-e, les « images du monde flottant ». Il s’agit d’un style d’estampes coloré qui représente la nature au fil des saisons, les excès de la vie dans la cité et le passage du temps. L’oeuvre de l’artiste est une invitation au voyage, que ce soit celui sur la route d’Edo à Kyoto ou le voyage intérieur par le biais de la méditation.

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          L’exposition dédiée à l’artiste est extrêmement complète. On y découvre aussi bien des oeuvres de jeunesse qu’une vaste réalisation de plusieurs dizaines d’estampes dédiées au voyage sur la route commerciale entre Edo et Kyoto, qui l’a rendu célèbre au Japon. Quelques statuettes et maquettes sont également exposées, ainsi que des articles de voyage (sandales, service à thé, oreiller, palanquin…). Le tout nous plonge au coeur du Japon de l’ère d’Edo, et nous fait voyager à la fois dans l’espace et dans le temps. Les panneaux explicatifs sont clairs et complets, sans pour autant être trop présents. Ils nous permettent de comprendre les tenants et les aboutissants de l’oeuvre et de nous plonger dans l’univers de l’artiste. La musique japonaise traditionnelle nous plonge également dans l’ambiance. Les estampes sont d’une grande finesse et celles représentant la pluie et la neige m’ont particulièrement impressionnée. Une exposition très intéressante qui m’a plongée dans un autre univers et une très belle découverte.

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          Une fois les bases en estampes acquises, on est parés pour aller voir comment Vincent Van Gogh a pu s’en inspirer dans ces toiles. Il est bien sûr indispensable de voir les expositions dans cet ordre-là pour pouvoir bien comprendre comment l’un des peintre s’est inspiré de l’oeuvre de l’autre. Il peut sembler farfelu que Van Gogh, qui n’a jamais quitté l’Europe, se soit inspiré du Japon où il n’a jamais mis les pieds et plus particulièrement d’un artiste dont il n’a jamais vu les oeuvres… Et pourtant ! Le célèbre peintre hollandais est allé s’installer en Provence non pas seulement pour ses paysages, mais parce qu’il pensait y retrouver un air de Japon ! Quant au travail d’Hiroshige, il l’a tout simplement découvert par le biais des catalogues et reproductions qui circulaient à Paris et que son frère Théo avait eu l’occasion d’admirer. Le lien est-il clair pour autant ? Pas toujours mais c’est là que réside tout le génie de cette exposition : à côté de chaque toile, un grand panneau explicatif la confronte aux estampes dont elle est inspirée, montre comment elles ont été intégrées au style de l’artiste et une lettre ou plusieurs citations extraites des correspondances du peintre viennent confirmer ces rapprochements que les plus sceptiques (moi ? non ? jamais !) pourraient juger de vaseux. Une analyse de l’influence du japonisme sur les impressionnistes imparable et fascinante.

    81149594_o    Van Gogh - Vue des saintes maries de la mer (1888)    Van Gogh - Troncs d’arbre dans l’herbe (1890)

          Bon, sans originalité aucune, je voue un véritable culte à Van Gogh. J’aurais pleuré de joie quand j’ai découvert ses toiles dans le musée qui lui ai consacré à Amsterdam et ne perdrait pour rien au monde une occasion d’aller admirer son travail sur la matière et la couleur. Cette exposition, assez vaste, présente une incroyable diversité de toile de par les styles représentés. 40 toiles méconnues (quoique le style de certaines soit tout à fait reconnaissable) et pour la plupart surprenantes. Si on y retrouve les huiles de paysages provençaux qui ont fait son succès, on peut également y admirer des vues de Paris et ses alentours mais aussi des choses plus surprenantes comme des paysages à l’encre ou des aquarelles. J’ai été absolument époustouflée notamment par une magnifique aquarelle représentant une femme sous la pluie, d’une terrible mélancolie ; et une magnifique toile représentant deux paysannes qui ne sont pas sans rappeler Les glaneuses de Millet, une touche de modernité en plus. J’ai beaucoup aimé la diversité des toiles exposées (dont mes favorites sont évidemment à contre courant de ce que l’on considère comme le « style Van Gogh », que j’adore pourtant) et l’intelligence du rapprochement avec Hiroshige. A ne manquer sous aucun prétexte, de préférence après être allé admirer les estampes du maître d’Edo.

 Van Gogh - Deux paysannes bêchant des pommes de terre  07  VAN-GOGH---Reves-de-Japon---HIROSHIGE---L-art-du-voyage-

          Enfin, à la suite de cet enchantement pour les yeux, on aperçoit des portraits qui attirent l’oeil dans une salle tout au fond, le travail magnifique de Denis Rouvre. La curiosité nous pousse donc à aller voir de plus près. Et là, le choc. Des portrait en gros plan de japonais après Fukushima, une lumière très travaillée et des visages sur lequel se lit la désolation. Quelques paysages aussi, saisissants, qui viennent mettre en relief ce mines défaites, en en montrant la cause. Un travail magnifique et d’une grande intensité. On est parcourus de frissons entourés de ces visages splendides empreints de désespoir. Dommage que cet accrochage ne soit pas plus mis en valeur, on peut en effet tout à fait passer devant sans le voir et se serait bien dommage !

      Sachiko Adachi    Low Tide 5    Takashi Momose

Trois expositions magnifiques et touchantes qui méritent le détour.

Hiroshige, L’art du Voyage – Van Gogh, Rêves de Japon – Denis Rouvre, Low Tide – Le Japon du Chaos

Pinacothèque de Paris

28, place de la Madeleine

75008 Paris

Jusqu’au 17 mars 2013

Tous les jours de 10h30 à 18h30 (21h les mercredi et vendredi)

Billet simple pour l’une des deux expositions 10€ (8€ en tarif réduit), billet couplé Van Gogh/Hiroshige 17€ (14€ en tarif réduit)

La collection Jonas Netter : Modigliani, Soutine et l’aventure de Montparnasse

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          La Pinacothèque de Paris expose la collection Netter. Il était l’un des grands collectionneurs du XX° siècle. Il fut surtout un grand découvreur de talents. Il mit par exemple en avant ceux de Modigliani, Soutine ou Utrillo. Il réunira de nombreuses toile de l’école de Paris. On peut venir admirer pendant quelques mois cette incroyable collection.

          Ce ne sont pas vraiment là mes peintres préférés. Je suis restée très classique en matière de peinture. Cependant, étant d’un naturel curieux, j’avais envie de découvrir un peu mieux cette période. Si l’exposition n’a pas franchement été une révélation (je ne me suis pas découvert de passion soudaine pour cette époque), je l’ai en revanche trouvée assez intéressante. Les toiles exposées sont nombreuses et variées. En effet, l’exposition regroupe les travaux de plusieurs peintres aux styles très divers, ce que j’ai particulièrement apprécié. Les panneaux explicatifs permettaient de faire le lien entre chacun des artiste exposé. Une visite enrichissante.

La Collection Jonas Netter – Modigliani, Soutine et l’Aventure de Montparnasse

Du 4 avril au 9 spetembre 2012

Pinacothèque de Paris

8 rue Vignon

75008 Paris

Tous les jours de 10h30 à 18h30 (nocturnes les mercredi et vendredi)

L’expressionnisme allemand

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          La Pinacothèque propose une exposition sur les deux grands mouvements expressionnistes allemands. Une période que je ne connais pas du tout. L’accrochage m’a moyennement convaincu. Le parcours thématique est assez sinueux et manque un peu d’unité. Toutefois, il est vrai qu’on voit de grandes tendances se préciser et les nombreux panneaux explicatifs, un peu fastidieux à lire, permettent d’éclairer le néophyte.

          J’avoue ne pas avoir pris grand plaisir à cette découverte. Comme je le disais il y a quelques jours, je suis d’un classique désespérant en matière d’arts plastiques. On atteint donc mes limites dès le début du XX° siècle (bon, j’exagère un peu, mais il y a quand même de ça). Je n’ai pas particulièrement aimé ces toiles dans l’ensemble mais fort heureusement il y avait quelques merveilles qui feront vite passer cette première impression en demi-teinte (vous ai-je aussi précisé que je suis particulièrement mal disposée le matin ?).

Amis puristes, veuillez m’excuser, l’image est inversée…

          Une exposition qui a défaut de m’émerveiller m’a cultivée, ce qui est déjà bien. Quelques belles découvertes toutefois dont un véritable coup de coeur pour certaines oeuvres de Macke qui à elles seules justifiaient largement le déplacement. Intéressant.

Pinacothèque

Place de la Madeleine

75008 Paris