Bars, restaurants

La bonne heure

          La bonne heure est un petit restaurant du quartier des Batignolles. La décoration est sans conteste son plus gros point fort : des nappes à carreaux rétro et des horloges partout, absolument partout. Un décor vieillot pour le moins accueillant qui fait tout le charme de l’endroit.

          La carte est assez classique, on est dans de la cuisine de bistrot traditionnelle. Vous pourrez y manger, boudin, tartare, purée et autres incontournables. Le menu à l’ardoise est assez intéressant pour le quartier : 15€ entrée/plat ou plat/dessert. A la carte, c’est 25€ et là, c’est un brin excessif tout de même. Dans l’assiette, c’est plutôt bon. Les portions sont copieuses et si ce n’est pas très original, c’est bien réalisé. Rien à y redire. Une assez bonne adresse mais tout de même un peu chère.

La bonne heure

11 rue Brochant

75017 Paris

http://www.la-bonneheure.fr

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Le clan des Jules

          Je vais bientôt déménager et pars d’un à la découverte d’un nouveau quartier. C’est en nous promenant aux alentours des Batignolles la faim au ventre par la journée la plus froid de l’hiver, que nous sommes tombés sur Le clan des Jules. Premier restaurant sur lesquels nous sommes tombés qui avait l’air accueillant et n’étais pas encore complet. Nous sommes donc entrés nous mettre au chaud avec soulagement.

          La décoration est particulièrement réussie. C’est très rétro. Un beau bar, des tables et des chaises de bistrot et une grande bibliothèque (qui comme vous le savez, est un atout séduction majeur à mes yeux). Une grande attention est portée aux détails avec un vieux phono sur le comptoir et des bouteilles de limonade comme carafes d’eau. Même les toilettes sont belles, tapissées de photos en noir et blanc extraites de vieux films !

          Côté nourriture, rien à redire non plus. C’est une cuisine de bistrot assez traditionnelle mais impeccable. On se régale. La côte de boeuf était une vraie merveille… j’en salive encore rien que d’y penser. Dommage que ce soit un peu cher. Pour quelques euros de moins, ça serait mieux. Cependant, si les prix sont un peu excessifs les soirs et week-end (enfin, comme dans les 3/4 des restos parisiens…), les menus proposés le midi en semaine sont intéressants (entrée + plat + dessert à 17€). Une bonne adresse, sympathique et animée, à visiter plutôt en semaine.

Le clan des Jules

7, rue Brochant

75017 Paris

http://www.leclandesjules.com/

L’équipe propose d’autres adresses dans Paris qui semblent tout aussi sympathiques. A découvrir.

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Tarim Ouighour

          La cuisine ouighour (province chinoise) est un drôle de mélange entre saveurs chinoises et turques avec une petite touche de tibétain. Je sais, c’est dur à imaginer, étant donné qu’il n’y a aucun rapport entre les deux. Pourtant, au Ouighour, vous pouvez manger aussi bien une soupe au raviolis aux saveurs de coriandre qui rappellent les soupes traditionnelles chinoises, que des brochettes marinées dignes des meilleurs restaurants turcs. Le tout à des prix raisonnables et en quantités généreuses. 

          L’histoire du peuple ouighour est pour le moins mouvementée. Je n’ai pas étudié la question de près et espère donc ne pas vous dire trop de bêtises en tentant de la résumer. Les ouighours étaient un peuple nomade d’origine turque installé en Mongolie. Dès le 4° siècle, on constate des migrations vers le Turkestan, mais c’est en 840 qu’aura lieu un exode massif, après que les ouighours aient été chassés de Mongolie (avec laquelle les relations seront toutefois nombreuses par la suite). La région du Turkestan a connu une influence chinoise dès le II° siècle avant JC, des colonies militaires s’installent dans la région mais malgré de nombreuses tentatives, l’autorité chinoise a du mal à s’affirmer. Le pouvoir est repris par les tibétains à la fin du VIII° siècle avant de passer aux mains des ouighours 50 ans plus tard. Parallèlement, la région connaît une turquisation progressive de sa population. On considère qu’elle est totalement effective au XIII° siècle avec l’usage de la langue turque dans la région. La région fut de nouveau soumise par la Chine en 1759. Au début de XX° siècle, le Turkestan oriental connût quelques années d’indépendance, quelque peu régentée toutefois pas l’URSS. Depuis 1950, le Ouighour est redevenu chinois, c’est l’actuelle province de Xinjiang.

          Ainsi donc s’explique ce curieux mélange de saveurs. La cuisine ouighour est fine et savoureuse. Elle joue beaucoup sur les condiments, sans être très piquante (en comparaison aux autres cuisines asiatiques tout du moins), tout comme la cuisine chinoise. De la Turquie, elle hérite d’un amour inconditionnel pour l’ail qui viendra relever les plats de pâtes traditionnels. Une cuisine surprenante mais dans laquelle on retrouve finalement des saveurs familières et qui semble mêler des traditions universelles. Je ne saurais que trop vous recommander la soupe de raviolis et les excellentes pâtes maison (en photo ci-dessous, ça ne paye pas de mine mais qu’est-ce que c’est bon !). Leur fabuleuse odeur me revient à cette simple évocation et me donne envie de me jeter dans le premier métro pour aller les déguster. Dépaysement assuré.

Restaurant Tarim

74 rue Jean-Pierre Timbaud

75011 Paris

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Le Procope

           En ce dimanche, c’est une véritable institution parisienne que je vous présente. Le Procope est le plus ancien café de Paris. A son ouverture en 1686, c’était un débit de café situé face à la Comédie Française, position qui attira vite tout ce que Paris comptait de beaux esprits. Il est ainsi devenu le premier café littéraire au monde. Quant au plus vieux restaurant parisien, il s’agit d’A la Petite Chaise, ouvert en 1680, dans le 6° également. Le Procope a donc vu défiler des générations d’intellectuels parisiens et de personnalités du monde entier. L’ont fréquenté Voltaire et Diderot, Bonaparte et Benjamin Franklin, Danton et Marat. Et bien d’autres évidemment ! Aujourd’hui encore, il est le repère de bien des auteurs.

          La décoration nous renvoie dès la porte passée à un autre temps. Les salons sont à la mode du XVIII° siècle et les pièces sont ornées de livres et d’objets d’époque, dont un bicorne de Napoléon ayant servi à payer ses dettes. La cuisine est à la fois traditionnelle et raffinée (si si, c’est possible) et on trouve à la carte des plats qu’on ne voit plus ailleurs : pâté en croûte maison, coq au vin, tête de veau… Sans oublier les incontournables tartares de saumon ou de boeuf, la truite meunière et les célèbres profiteroles. Une cuisine pour le moins généreuse qui ne vous laissera pas ressortir avec la faim au ventre…

          Les prix sont plutôt abordables étant donné le quartier et la réputation de la maison. Il y a un menu à un peu plus de 20€ entrée+plat ou plat+dessert ou à 35€ entrée, plat, dessert. La maison fait aussi salon de thé l’après-midi. L’arrière du restaurant donne sur un vieux passage pavé au charme fou qui nous renvoie directement au temps des voitures à cheval. Le petit plus ? Le restaurant est ouvert jusqu’à minuit. Une très bonne adresse.

Le Procope

13, rue de l’Ancienne Comédie

75006 Paris

http://www.procope.com/

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C’est mon plaisir…

          C’est mon plaisir… ce sont trois restaurants. Un à Falguières, un à Montparnasse, un rue Didot (oui, tout ça reste dans le même coin) ; c’est ce dernier que nous avons testé. Le restaurant est un peu perdu, à l’angle de la rue Didot et de celle du Chemin vert, un coin calme auquel on ne penserait pas forcément à aller chercher un endroit où manger. De dehors, c’est une belle façade grise, qui donne assez envie d’aller voir ce qu’il se passe dedans. Il se trouve que le dimanche, rare sont les restaurants ouverts dans le coin et notre estomac criait famine, nous ne nous sommes donc pas fait prier pour entrer.

          La déco intérieure est très réussie. Un côté vieux bistrot parisien pour le mobilier, contrebalancé par une déco plus contemporaine (quelques murs rouge vif des plus réussis notamment) : le lieu est accueillant. La carte est bien garnie, le choix vaste. Des menus à des prix relativement raisonnables sont proposés. Les plats sont cuisinés à partir de produits frais. Les portions sont plutôt copieuses et ce qu’on a dans l’assiette est sacrément bon ! Si ça reste assez classique, c’est impeccablement réalisé et avec une pointe d’innovation bien placée. Bref, on se régale. En plus le service est agréable ! Une adresse qui ne se démarque pas par son originalité mais sur laquelle il n’y a rien à redire : c’est beau, c’est bon, on y retournera ! 

C’est mon plaisir… à Didot…

53, rue Didot

75014 Paris

http://www.restaurantcestmonplaisir.com/restaurant/bienvenue-didot.html