Mes lectures

John Maxwell COETZEE, L’âge de fer

          Elizabeth est atteinte d’un cancer. Elle veut laisser une trace à sa fille avant de mourir et lui écrit son quotidien. Un sans -abris s’installe dans son jardin, et elle accueille également le fils de sa domestique noire et un de ses amis pendant que la ville est à feu et à sang. 

          L’auteur sud-africain Prix Nobel depuis quelques années m’intriguait. Après avoir lu plusieurs livres intéressants sur l’Afrique-du-Sud, je me suis donc lancée. La 4° de couverture était alléchante : « elle découvre le corps criblé de balles du fils de sa domestique noire, et assiste à l’exécution par la police d’un autre adolescent… »

          À vrai dire je n’ai pas réussi à aller assez loin pour voir poindre cette histoire. Après 50 pages d’un ennui mortel, j’ai lâchement capitulé… En reprenant ce livre pour vous en parler, voilà qu’un regret me vient. J’aurais peut-être dû insister encore. Je devrais eut-être retenter, quelques pages de plus, en ouvrant le livre à la page 65, j’ai vu qu’il semblait enfin se passer quelque chose…

          Toujours est-il que je me suis ennuyée ferme. Une bonne mère de famille qui héberge un SDF qu’elle ne connaît pas, qu’elle ne peut pas sentir (au figuré, au propre, elle le sent trop au contraire) et dont elle ne semble même pas avoir pitié me semble un peu gros et mériterait un peu plus d’explications. Mais peut-être est-ce là un problème dû à un certain décalage culturel.

          Pour le reste, le style ne m’a pas emballée, c’est bien écrit mais un peu plat, ça manque de relief. L’histoire est longue, très longue à démarrer. Je n’ai pas bien vu où l’auteur voulait en venir. La révolte en toile de fond m’a parue lointaine. Le point de vue interne m’a gênée. L’introspection d’une femme sans histoire m’a laissée assez indifférente et en se plaçant du point de vue d’une femme blanche de la classe moyenne, on a forcément une vision tronquée des choses. Cela peut être intéressant mais est aussi un handicap quand on ne connaît pas suffisamment l’histoire du pays (pour ma part, j’en connais uniquement les grandes lignes, j’ai un peu manqué d’éléments de repère).

          Un livre qui ne m’a pas du tout emballée mais qu’après réflexion je vais peut-être reprendre. Ne serait-ce que pour arriver au coeur de l’histoire. En espérant que l’effort en vaudra la peine.

Il est aussi difficile de recevoir que de donner.

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Pour la paix de l’esprit, pour la paix de l’âme, il nous faut savoir qui vient après nous, quelle présence emplit les pièces où nous avons naguère été chez nous.

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Il ne veut pas faire de promesse. Et même s’il promet, il fera au bout du compte, que ce qui lui plaira. Dernières instructions, jamais contraignantes. Car les morts ne sont pas des personnes. Telle est la loi : tous les contrats peuvent devenir caducs. Les morts ne peuvent être trompés, ne peuvent être trahis, à moins que vous ne les portiez avec vous, dans votre coeur, et que ce ne soit là que vous commettiez ce crime.

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