Weeds

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          A la mort de son mari, Nancy Botwin, doit subvenir seule aux besoins de ses deux enfants. Cette jeune mère au foyer d’une banlieue calme de San Francisco bien sous tous rapports va quitter ses habits de petites bourgeoise pour se lancer dans le trafic de marijuana. Un changement d’activité qui amènera son lot de conséquences, souvent inattendues. 

          L’idée de départ est plutôt originale, cette jeune mère de famille respectable qui ne sait rien faire de ses 10 doigts et cherche de l’argent facile n’est pas dénuée de charme. Evidemment, elle va de catastrophes en déconvenues. Le gros atout de cette série, c’est le panel de personnages, plus barrés les uns que les autres. Nancy, mère poule hystérique, peut se montrer à la fois agaçante et hyper attachante (j’adore cette actrice, juste géniale, ici comme ailleurs) ; Andy, son beau-frère est un grand ado amoureux d’elle qui la suit dans tous ses projets foireux et ne l’aide pas franchement ; son fils aîné, Silas, est un ado à belle gueule pas toujours très vif mais plutôt équilibré (c’est bien le seul) ; Sean, son second fils a franchement un grain, ce qui va empirer avec l’âge pour en faire un psychopathe violent ; enfin, les voisins et amis représentent à eux seuls un panel de névroses assez impressionnant. Comme dans d’autres séries américaines, la classe moyenne avec ses jolies pavillons de banlieue et son apparence lisse en prend un sacré coup…

          Si les premières saisons sont axées sur ce changement de vie improbable, le commerce finit par se rôder et on pourrait craindre l’ennui. Heureusement, les scénaristes ont de l’imagination à revendre et parviennent à relancer sans cesse la série par de nouveaux rebondissements toujours plus improbables. Sans compter bien sûr le suspens autour de l’éternel risque de se faire prendre quand on est englué dans le mensonge. J’ai trouvé que sur la fin l’histoire commençait à aller un peu trop loin. Pour ne pas tourner en rond, les réalisateurs ont dû y aller fort sur les évènements qui finissent par perdre en crédibilité. Ceci dit, on continue à vouloir connaître la suite, ce qui est après tout l’essentiel. 8 saisons survoltées et pleines d’humour. Une série totalement addictive. 

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