Mes lectures

Soeurs, Daisy Johnson

Juillet a une sœur de dix mois son aînée, Septembre. Elles sont inséparables. Mais Septembre peut se montrer terrifiante. Elle pousse Juillet à faire des choses qu’elle ne veut pas. Et, comme hypnotisée par le regard noir de sa sœur, Juillet obéit.
Depuis « l’incident » , tout a changé. Elles ont dû déménager loin d’Oxford avec leur mère dans une vieille maison au bord de la mer. L’atmosphère devient brumeuse et étouffante pour Juillet. Tandis que les deux adolescentes font leurs premiers pas dans le monde du désir et de la sexualité, un vent de violence se lève.

Une maison. Un aperçu à travers la haie, à l’autre bout des champs. Blanc sale, fenêtres qui s’affaissent dans la brique.

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On fait parfois des vagues, Arnaud Dudek

Quelques jours après son dixième anniversaire, Nicolas apprend que son père – avec qui rien n’est simple, tant l’homme et le garçon paraissent différents – n’est pas son père biologique.
Que faire alors du généreux donneur de gamètes ? L’oublier ? Le nier ?
À 30 ans, Nicolas décide de partir à la recherche de son « bon génie » biologique malgré les obstacles administratifs qu’il s’attend à rencontrer.

Je dois admettre que j’étais passée à côté de ce roman lors de mes premiers repérages des sorties de la rentrée. Mais une copine blogueuse m’en a dit un tel bien que je n’ai pas pu résister à l’envie de le découvrir. Et elle a bien fait de me convaincre ! Pourtant, étant donné le sujet, c’était loin d’être gagné d’avance.

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Les démons, Simon Liberati

Dans la somnolence magique de leur domaine familial, Serge, Alexis et Taïné traînent leur désœuvrement. Taïné a la beauté empoisonnée d’un tableau préraphaélite ; Serge est un prince des ténèbres ; quant à Alexis, le plus jeune et le plus fou, il se jette à corps perdu dans l’amour et la provocation. La séduction de leur jeunesse tourne à la cruauté muette. La tragédie frappe cette fratrie en ce printemps 1967, et accélère la bascule vers une époque nouvelle : celle, pop et sensuelle, de la drogue, du plaisir et de la guerre du Viêt Nam.

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La discrétion, Faïza Guène

« Ses enfants, eux, ils savent qui elle est, et ils exigent que le monde entier le sache aussi. »
Yamina est née dans un cri. À Msirda, en Algérie colonisée. À peine adolescente, elle a brandi le drapeau de la Liberté.
Quarante ans plus tard, à Aubervilliers, elle vit dans la discrétion. Pour cette mère, n’est-ce pas une autre façon de résister ?
Mais la colère, même réprimée, se transmet l’air de rien.

Un coup de cœur inattendu de cette rentrée littéraire. J’avais entendu dire du bien de ce texte et je l’ai lu par curiosité, sans en attendre grand chose. Je n’avais jamais entendu parler de Faïza Guène qui n’en est pourtant pas à son coup d’essai. Autant je suis intéressée par les textes sur l’immigration, autant les récits sur la famille et les textes introspectifs me parlent souvent moins, j’avais donc un peu peur de m’ennuyer. Grossière erreur, c’est l’un des plus beaux écrits que j’ai lu sur le sujet.

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Sublime royaume, Yaa Gyasi

Gifty, américaine d’origine ghanéenne, est une jeune chercheuse en neurologie qui consacre sa vie à ses souris de laboratoire. Mais du jour au lendemain, elle doit accueillir chez elle sa mère, très croyante, qui n’est plus que l’ombre d’elle-même et reste enfermée dans sa chambre toute la journée. Grâce à des flashbacks fort émouvants, notamment sur un frère très fragile, nous découvrons progressivement pourquoi la cellule familiale a explosé, tandis que Gifty s’interroge sur sa passion pour la science si opposée aux croyances de sa mère et de ses ancêtres. ​

Couverture de Sublime Royaume de Yaa Gyasi

De cette autrice j’avais adoré No home, son premier roman, qui avait été un gros coup de cœur. J’attendais donc avec impatience celui-ci. J’avoue avoir été bien moins convaincue. Même si globalement c’est un bon roman, j’ai trouvé qu’il n’avait ni l’ampleur ni la portée du précédant. Le sujet, beaucoup plus intime, m’a moins touchée. Mais là c’est aussi une question de goûts, je ne suis pas très portée sur les drames personnels, je leur préfère toujours l’aspect historique ou social, même si ça se rejoint souvent.

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