Haka, Caryl Férey

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D’origine maorie, Jack Fitzgerald est devenu flic à Auckland avec l’espoir de retrouver sa femme et sa fille, mystérieusement disparues. Secondé par une jeune criminologue tout aussi acharnée, il trouvera sur sa route une effroyable série de cadavres liés – ou non ? – à des rites ancestraux, mais surtout la vérité sur les fantômes qui le hantent…

J’avais offert la saga maorie de Caryl Férey à mon père il y a 2 ou 3 ans. Ce qu’il m’en a dit m’a intriguée et donné à mon tour envie de la lire. Il m’avait dit que c’était violent, il n’avait pas menti ! Je ne sais trop que dire de ce texte. J’ai plutôt bien aimé et en même temps ce n’est pas vraiment ma tasse de thé non plus. J’aime les thrillers, les enquêtes basées sur la psychologie, l’histoire ou les faits de société. Celle-ci est un peu brutale à mon goût et le style assez cash.

Couverture du roman Haka de Caryl Férey

L’écriture ne fait pas dans la dentelle, ça va droit au but. Le personnage principal n’est pas non plus un modèle de délicatesse. Un flic solitaire un peu sur le retour comme on en croise des dizaines dans les romans policiers. Rien de bien original jusque-là. La jeune criminologue qui l’accompagne est accueillie dans l’équipe avec une chaleur toute relative. Là encore, classique. Toutefois, elle est loin de faire de la figuration et tient une place importante dans l’histoire.

L’enquête tourne assez vite autour des traditions maories. Dans l’idée, ça a tout pour me plaire, pourtant, j’ai eu du mal à distinguer ce qui relevait de leur culture ou de l’imagination de l’auteur, ce qui m’a quelque peu dérangée. L’enquête avance à fond de train et le moins qu’on puisse dire c’est que ça ne manque ni de rythme ni d’énergie ! La fin est un peu tirée par les cheveux mais je pense quand même que je lirai le second tome par curiosité. Si j’ai lu ce roman rapidement et avec un certain plaisir, ça manque toutefois un peu de subtilité à mon goût.

Portrait de Caryl Férey

Son front semblait maintenant pleurer de sueur. Le mâle était solide mais la peur liquide.

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Naturellement. C’était forcément une chose vomie mille fois qui lui tordait le ventre. Et chaque matin, Jack Fitzgerald pouvait mesurer l’ampleur du chaos : une partie d’infini qu’aucun stratagème mathématique ne comblerait jamais. Il l’avait juré.
Sa famille avait disparu. Depuis, Jack allait se réfugier dans la chambre isolée au fond du couloir, celle de la gamine. Il n’en ressortait qu’à l’aube, moribond, sans larmes, à moitié fou.

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