Prague, jour 2

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          Aujourd’hui à Prague, il pleuvait à seaux. J’ai donc eu un peu de mal à émerger de mon lit et à me motiver pour sortir. J’ai finalement mis le nez dehors avec l’intention de me diriger vers le château mais une fois dans la rue, le temps m’a tellement refroidie que je me suis arrêtée dans le premier café venu. Un double cappuccino (à 2,70€, juste histoire de dégoûter les parisiens) plus tard dans un bar enfumé, j’étais de nouveau d’attaque et décidais de me diriger vers le Klementinum, bâtiment qui semble superbe. Je me suis trompée d’adresse et suis rentrée dans le bâtiment juste en face d’une des entrées. Je me suis dit que le hasard ferait peut-être bien les choses et me suis lancée dans la visite.

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          Au programme du Colloredo Mansfeld, deux expositions d’art contemporain dans un palais quelque peu désaffecté. Baroque, puis rococo, puis utilisé après la seconde guerre mondiale par l’académie des sciences et sensiblement détérioré. On retrouve aujourd’hui un lieu décrépi mais authentique (et en cours de rénovation) qui réserve une belle surprise avec sa somptueuse salle de bal. Côté accrochages, l’art conceptuel d’Oldřich Tichý – qui, s’il remplit les salles vides, ne m’a guère inspirée – et, dans un bel espace d’exposition bien aménagé, Adam Vačkář avec quelques très belles toiles dont une ou deux que j’aurais bien embarquées.

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          J’ai ensuite longuement erré dans les rues pluvieuses – et pleines de touristes, fait un peu de shopping (hop, de nouvelles chaussures) et me suis finalement installée dans une taverne pour manger, reposer mes pauvres pieds et me réchauffer. En sortant, je me suis aperçu que j’étais pile en face de l’entrée du musée juif. Hop, ma visite de l’après-midi était décidée. Les photos y sont interdites, sauf dans le cimetière, les images sont donc celles du site du musée juif. De suite en entrant, immense moment d’émotion face aux milliers de noms qui couvrent les murs. Ce sont ceux des juifs tchèques déportés sous le nazisme et qui ne sont jamais revenus. Ils sont près de 80 000. Je crois bien n’avoir jamais été bouleversée à ce point par un lieu, j’ai été dans un état second durant tout le reste de la visite. A l’étage, ce sont des dessins d’enfants déportés qui sont exposés.

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          Dehors, on pénètre dans le cimetière juif où s’amoncellent des milliers de tombes. 12 000 pierres tombales se chevauchent, chaque tombe contenant plusieurs corps, dans une si petite surface les chiffres donnent le tournis. Etrangement, ce lieu est plutôt paisible et plein de charme même si la pluie le rend forcément un peu lugubre. La synagogue Klausen m’a moins marquée et je ne me suis guère attardée à la salle des cérémonies, bien qu’elle soit assez mignonne et intéressante. En revanche, nouveau choc à la synagogue espagnole, d’une beauté à couper le souffle. Sur les photos, je voyais quelque chose de très lumineux. En réalité, elle est extrêmement sombre et ornée de toute part dans des bordeaux, vert et noir rehaussés de dorures. Splendide. Des lieux de mémoire à visiter absolument si vous passez à Prague.

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          Après ça, je suis allée réserver des places de spectacle pour un ballet et un concert. J’ai ensuite mangé une délicieuse forêt noire au café de la Maison Municipale. J’ai été un peu déçue par la salle, pourtant réputée pour sa déco Art Nouveau mais que j’ai trouvée trop grande et trop vide (elle est en revanche assaillie après les concerts). Le soir donc, ce fut Vivaldi – à la Maison Municipale toujours. Avant le concert, j’ai bu un cocktail à l’American bar, au sous-sol. C’est beau, et c’est bon ! Les photos de la salle et du bar ne sont pas de moi, j’avais oublié de remettre la carte SD dans mon appareil… La salle de spectacle est belle mais vue d’en bas, bien que superbement décorée, elle fait un peu hall de gare (c’est le sol plat qui me perturbe), d’autant plus qu’elle était quasi-vide, les pragois préférant visiblement venir plus tôt. D’ailleurs, quand on dit qu’ils s’habillent pour sortir, c’est smoking et robes de soirées. Le concert était court mais de qualité et je suis rentrée dans le brouillard, m’achetant au passage un Trdelnik, sorte de brioche feuilletée cuite à la broche, absolument délicieuse ! J’ai repéré quelques bars au passage, au cas où. La suite demain…

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