Mes lectures

Le dit du Mistral, Olivier Mak-Bouchard

Après une nuit de violent orage, un homme voit toquer à la porte de sa maison de campagne le vieux paysan d’à-côté. Qu’est-ce qui a pu pousser ce voisin secret, bourru, généralement si avare de paroles, à venir jusqu’à lui ? Il lui apporte la réponse en le conduisant dans leur champ mitoyen : emporté par la pluie violente et la terre gorgée d’eau, un pan entier d’un ancien mur de pierres sèches s’est éboulé. Or, au milieu des décombres et de la glaise, surgissent par endroits de mystérieux éclats de poterie. Intrigués par leur découverte, les deux hommes vont décider de mener une fouille clandestine, sans se douter que cette décision va chambouler leur vie.

Voilà un roman de la rentrée qui me tentait particulièrement. D’une part parce qu’il se passe en Provence et que ça semblait être dans la lignée des romans de Giono, d’autre part parce que les retours étaient excellents. Et je dois dire que ça commençait plutôt bien ! Avec des légendes sur cette terre aride et belle à la fois. Prometteur.

Couverture du roman Le dit du mistral

Si ce roman a bien une qualité, c’est d’être bien écrit et agréable à lire. L’histoire en revanche ne m’a guère passionnée. Déjà je trouve le personnage assez agaçant. Quant à sa femme, elle n’est là que pour faire de la figuration. Mais surtout, j’ai trouvé cela à la fois improbable (même si ce n’est pas forcément gênant) et assez peu digne d’intérêt sur la longueur. J’ai assez vite fini par m’ennuyer.

C’est un sentiment étrange, de prendre un certain plaisir à une lecture, de la trouver « confortable » et de s’ennuyer un peu à la fois. Je ne voyais pas où ça voulait en venir et plus les pages défilaient, moins ça m’intéressait de le savoir. Tout en continuant à trouver que c’était pas mal quand même. J’ai finalement abandonné au milieu, profitant d’une pause dans le récit. Sans être bien sure de ne pas le reprendre un jour (je dis ça mais je ne reprends quasi jamais un livre abandonné en route, quelles que soient mes bonnes intentions sur le moment).

Il y a ainsi des rencontres ratées. J’ai eu l’impression qu’à un autre moment, j’aurais sans doute mieux apprécié ce livre, je n’étais simplement pas dans le bon tempo. Là j’avais envie de quelque chose de plus prenant, de plus nerveux, il ne collait pas à mes envies de l’instant, ce sont des choses qui arrivent. Même si les personnages ne m’ont pas trop séduite, j’ai apprécié le style et j’ai trouvé cette lecture agréable. Même si ça n’a pas été le coup de cœur escompté, un premier roman qui n’est pas pour autant dénué d’intérêt et a un certain charme.

Portrait d'Olivier Mak-Bouchard

Mon visage était lisse comme un mur que les sentiments essayaient d’escalader sans succès, avec mon pouls qui faisait la courte échelle. Il n’y avait pas de prise, pas d’accroche.


Le sirocco avait soufflé cette nuit. C’est une idée plaisante de se dire que le sable que l’on touche du doigt était hier encore celui des dunes du Sahara, et qu’il avait traversé la Méditerranée pendant que tout le monde dormait.

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