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Celui qui va vers elle ne revient pas

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          Marié dès l’âge de dix-huit ans à une femme que sa communauté lui a choisie, Shulem Deen a longtemps mené une vie austère encadrée par les règles strictes des skver. Considérés comme trop extrêmes même par les plus fanatiques – les satmar, les belz, les loubavitch –, les skver font revivre les coutumes et les pratiques des premiers Juifs hassidiques et se tiennent à l’écart du monde extérieur. Seulement, un jour, Shulem s’est mis à douter.

Couverture de Celui qui va vers elle ne revient pas de Shulem Deen

          J’avais lu la quatrième de couverture de ce livre avant de le commencer pourtant, allez savoir pourquoi, je ne m’attendais pas du tout à ça. J’avais dû lire en diagonale, ou mal, en oublier la moitié ou comprendre de travers, en tout cas j’avais visiblement raté quelque chose. Je ne sais pas pourquoi je l’associais à l’histoire d’un homme qui fuit la guerre et s’installe aux Etats-Unis. Au-cun rap-port. Le livre fait dans les 400 pages et quand j’ai vu comme c’était écrit petit, j’ai eu un léger moment de découragement. Et puis bon, ça avait l’air intéressant mais les juifs ultra-orthodoxes ça ne me vendait pas trop du rêve non plus. Bref, je traînais un peu des pieds et je regrettais presque mon choix.

          Pourtant, dès les premières pages, j’ai eu un gros coup de cœur pour le style. C’est extrêmement bien écrit. J’ai trouvé qu’il y avait un petit côté journalistique dans la plume (ce qui s’est avéré juste). Sans doute parce que l’auteur prend un certain recul avec sa propre histoire. Il décrit sa vie passée en essayant d’être juste, sans acrimonie, voire même avec une certaine tendresse. Et surtout avec une bonne dose d’auto-dérision. Cet homme a un talent fou. Dès le début, on sait qu’il va se faire exclure de sa communauté pour hérésie, il revient ensuite sur ce qui là mené là. Comment il a grandi dans la religion et s’est investi dans une frange ultra-orthodoxe et hyper rigoriste pour perdre ensuite peu à peu ses convictions.

Portrait de Shulem Deen

          L’histoire est passionnante. En quelques pages à peine, j’étais plongée jusqu’au cou dans cet univers et j’avais le plus grand mal à lâcher ce roman. Je dois avouer que je n’y connais rien en juifs ultra-orthodoxes et ceux-là sont particulièrement sectaires. J’ai le plus grand mal à croire qu’il y a de nos jours des gens qui vivent encore selon l’observance aussi stricte des traditions ancestrales à deux pas de New-York (enfin, ça me fait la même chose avec les mormons). J’avoue que cette découverte m’a fascinée. Et si l’auteur est sorti de ce milieu très fermé, il en parle toutefois avec un certain respect. Il met en avant les aberrations tout en expliquant comment il y a adhéré. J’ai aimé qu’il nous permette de comprendre le fonctionnement de cette communauté.

          Si c’est intéressant de découvrir un mode de vie aussi extrême et ses motivations, j’ai été plus intriguée encore par la suite. Comment fait-on pour s’adapter à une vie « normale ». Ca semble tellement impossible quand on vient d’aussi loin, honnêtement j’étais curieuse de voir comment notre héros allait s’en sortir. Inutile de dire que ce n’est pas rose tous les jours. J’aime beaucoup le recul avec lequel il raconte ça. Il porte un regard sur sa vie assez implacable mais non dénué de tendresse et d’humour. J’aurais aimé savoir ce qu’il advenait de cet homme et de ses relations avec ses anciens proches, mais peut-être lui-même n’a-t-il toujours pas la réponse. Ce témoigne est absolument passionnant. Intéressant, drôle, original et bien écrit : un grand livre.

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Les annales de la compagnie noire

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          Depuis des siècles, les souvenirs de la Compagnie noire sont consignés dans les présentes annales. Depuis des siècles, la troupe se loue au plus offrant et les batailles qu’elle a livrées ont déjà rempli maints volumes. Jamais pourtant elle n’aura traversé de période aussi trouble. Entrée au service de la Dame et de ses sorciers, la Compagnie participe à l’une des plus sanglantes campagnes de son histoire. Les combats incessants, la magie noire qui empuantit l’air… bientôt les hommes tombent comme des mouches, et ceux qui restent debout se demandent s’ils ont choisi le bon camp. Ce sont des mercenaires dépravés, violents et ignares, sans foi ni loi, mais même eux peuvent avoir peur, très peur…

glen cook

          J’ai lu un peu de fantasy dans mon adolescence mais il y a fort longtemps que j’ai délaissé le genre. Et puis, il y a quelques années, je me suis procuré les 3 premiers tomes de la Compagnie Noire. A vrai dire, je croyais que c’étaient les seuls que comprenait la série et c’est ce qui m’a motivée à me lancer, ce n’était pas trop long, ça fait toujours moins peur. Bon, après avoir commencé le 1° tome, je me suis renseignée et c’est n’est pas 3 mais 13 tomes que compte cette série ! Ils sont tous plus ou moins 400 pages. Pour la lecture rapide, c’est raté ! Qu’à cela ne tienne, une fois cette lecture entamée, impossible de s’arrêter. Toutefois, je ne pouvais pas me permettre de les lire d’une traite (je n’avais pas encore fini mon master à ce moment et les lectures, ce n’était pas ce qui me manquait). Mais la bonne nouvelle, c’est que les tomes fonctionnent par 2 ou 3, avec souvent pas mal de temps écoulé de l’un à l’autre et parfois des changements de narrateur. Il n’est donc pas trop difficile de couper sa lecture, d’autant plus que l’auteur rappelle le passé de manière régulière par petites touches subtiles. J’avais arrêté de vous parler de chaque tome un à un (trop répétitif), voici donc mon avis complet sur la série.

          Cette série a été immédiatement un énorme coup de cœur. Déjà, parce que c’est très bien écrit. Et qui plus est exceptionnellement bien traduit. La richesse de la langue est incroyable (avec quelques expressions typiques du sud dont certaines que je ne connaissais qu’en occitan !) et il n’est pas rare que je doive sortir le dictionnaire pour vérifier tel ou tel vocable. J’ai rarement vu tant de niveaux de langue se côtoyer, c’est un vrai bonheur ! La richesse du vocabulaire est juste exceptionnelle. Ces romans sont d’ailleurs sans doute le meilleur rempart à l’argument – parfois vrai – selon lequel la fantasy serait de la littérature de bas étage mal écrite. Glen Cook jongle avec les mots avec un talent fou. Côté style donc, un énorme coup de foudre. Je rêverais d’être capable d’écrire aussi bien.

glen cook

          Et l’histoire alors ? Ben déjà, avec un style pareil, le mec pourrait me parler de verrues plantaires que je serais au comble de l’admiration donc bon, il pourrait se payer le luxe d’une histoire bateau sans problème. Sauf que non, ça aussi c’est hyper réussi ! Je trouve souvent que les univers « magiques » ne sont pas assez construits et qu’il y a toujours un truc pas assez pensé qui me fait sortir du monde de l’auteur. Rares sont ceux qui trouvent grâce à mes yeux. Là l’univers est assez proche du notre (version plutôt médiévale : on est pied et à cheval et on guerroie avec des épées), la magie vient par petites touches où le mythe côtoie souvent la réalité. Elle prend la forme de déesses maléfiques, de démons invisibles ou de sorciers farceurs. Avec un petit tapis volant d’ici-delà. Et en fonction des régions traversées par nos héros, les croyances varient, laissant toujours traîner une part de mystère. Mais il arrive aussi qu’elle se fasse oublier, ou qu’en tout cas elle soit laissée plus en marge du récit, comme une sourde menace parfois un peu lente à ressurgir.

          La Compagnie noire, c’est grosso modo une troupe de mercenaires à l’éthique discutable mais à laquelle le sens de l’honneur et un certain sens de l’humour ne sont pas étrangers. Sa taille varie d’une poignée d’hommes à une véritable armée en fonction des coups du sort. L’histoire s’étend sur une vaste période (quelque chose que 40 ans je pense) avec donc pour la compagnie des membres et des employeurs changeants. On la voit évoluer, et ses membres avec elle. Sans oublier bien sûr un certain lot de trahisons et d’échecs qui viennent pimenter l’affaire. Parce que l’autre grande réussite de cette série, c’est que tout n’est pas rose pour nos héros. Loin s’en faut ! Il y a quelques sacrés cas sociaux dans ses rangs, certains personnages sont parfaitement antipathiques, ils ne sont pas toujours aussi fins stratèges qu’ils le voudraient (même si à vrai dire, c’est quand même ce qui est sensé leur sauver la mise à peu près tout le temps) et ils jouent parfois de malchance. En bref, ça ressemble assez la vraie vie. Les héros ne s’en sortant pas particulièrement mieux que les autres (enfin juste assez pour que l’histoire continue quand même).

glen cook

          Les livres que nous lisons sont sensés être les annales de la compagnie, où tous ses faits et gestes sont archivés avec plus ou moins de minutie. Celui qui les consigne change donc parfois d’un livre à l’autre avec un changement de style conséquent. Mon favori est indéniablement resté Toubib, celui qui ouvre le récit. Ca tombe bien, c’est au final lui qui a le plus souvent la parole. J’ai bien aimé l’idée qui est de plus assez bien exploitée et crée de la variété dans cette série fleuve. J’avais peur de ne jamais venir à bout de ses 13 tomes mais si j’ai pris tout mon temps, c’est avant tout pour faire durer le plaisir parce que franchement, c’est tellement prenant qu’il faut se faire violence pour ne pas enchaîner les tomes jusqu’au dernier.

          J’avais peu peur d’être déçue par la fin. Ca finit bien ? on se dit que c’est prévisible. Ca finit mal ? on est déçus pour les héros qu’on a suivi si longtemps. Jusqu’à la moitié du dernier tome, je n’ai pas été très sure de savoir comment ça allait finir. Après j’ai cru voir où ça allait et j’ai eu peur qu’en prenant un chemin assez attendu, la fin manque de panache. Alors certes, il y a une partie du dénouement qu’on peut anticiper maaaiiis, il y a des rebondissements jusqu’à la dernière ligne, et pas des moindres. J’ai trouvé que l’auteur ne s’en sortait pas mal du tout avec cette fin à la fois logique et surprenante. J’ai refermé ce livre en me sentant un peu orpheline et avec une grosse envie de jeter un œil à ce que Glen Cook a écrit d’autre (ainsi qu’aux traductions de Frank Reichert). Vous l’aurez compris, cette série aura été un énorme coup de cœur. Bien sûr, il y a des passages qu’on aime plus que d’autres, des moments un peu moins palpitants et des personnages qui ne nous inspirent pas toujours mais l’ensemble est d’excellente qualité et se tient très bien. Les rebondissements ne manquent jamais et le suspens est bien souvent au rendez-vous. Du grand art.

auteur

Le Mal est relatif, annaliste. On ne peut pas lui mettre d’étiquette. On ne peut ni le toucher, ni le goûter, ni l’entailler avec une épée. Le Mal dépend de quel côté on se trouve, de quel côté on pointe son doigt accusateur.

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Tu me connais, gamin. Je suis aussi insaisissable que fiente de chouette vaselinée.

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Avec les rois, on ne peut jamais savoir. Il ne réfléchissent pas comme les gens normaux. Comme s’ils étais plus ou moins hermétiques à la réalité.

Cet été-là, Lee Martin

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          Tout ce qu’on a su de cette soirée-là, c’est que Katie Mackey, 9 ans, était partie à la bibliothèque pour rendre des livres et qu’elle n’était pas rentrée chez elle. Puis peu à peu cette disparition a bouleversé la vie bien tranquille de cette petite ville de l’Indiana, elle a fait la une des journaux nationaux, la police a mené l’enquête, recueilli des dizaines de témoignages, mais personne n’a jamais su ce qui était arrivé à Kathy. Que s’est-il réellement passé cet été là ?

couverture

          En ce moment, je peine un peu à lire. Après une année de boulimie de lecture, j’ai beaucoup de mal à me concentrer plus de 5 min depuis quelques semaines. Mais ce roman a fait exception : je l’ai dévoré ! J’ai de suite accroché avec le style, pourtant assez classique. Les personnages aussi m’ont bien plu, alors qu’ils ne paraissent pas forcément très fouillés au premier abord. Parfois, ça ne s’explique pas, la magie opère, tout simplement. J’ai trouvé que l’intrigue était très bien menée, avec un suspense qui se met en place rapidement et ne cesse de croître, alors même qu’on a une grande partie des éléments en main depuis le départ.

          Au fil des pages, on en découvre plus sur les petits (ou les gros) travers des uns et des autres. Leurs torts, leurs peurs, leurs vices. Le moins qu’on puisse dire c’est que ce n’est pas joli joli… Le point de vue alterné d’un chapitre sur l’autre permet à la fois de connaître les pensée intimes des personnages, mais aussi de savoir comment les autres les voient. Le décalage entre les deux est assez délectable. Pour le reste, ce roman est assez classique mais fonctionne très bien. Plus on avance, plus l’ambiance devient malsaine, pourtant on ne peut s’empêcher de comprendre comment les personnages en sont arrivés là. Un constat qui met assez mal à l’aise. C’est je trouve la grande force de ce roman. Un texte très prenant qui ne laisse pas indifférent.

portrait

Relève la tête, me disait ma mère. Il n’y a rien par terre que tes pieds.
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Certaines personnes ne peuvent pas cacher les choses. Elles ne possèdent pas assez, pas assez d’argent, ou d’influence, ou de honte.

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Volia Volnaïa de Victor Remizov

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          Un roman russe fulgurant, une plongée dans l’immensité sibérienne, qui conte l’éternel affrontement entre désir de liberté et asservissement au pouvoir. Porté par une seule devise, Volia volnaïa, « Libre liberté », une très forte quête identitaire, avec, en toile de fond, le tableau contrasté de la Russie d’aujourd’hui, tiraillée entre tradition et modernité.

          J’aime généralement beaucoup la littérature russe, même si je connais plus les classiques que les contemporains et j’avais bien envie de découvrir ce roman. La vie au cœur de la taïga me fascine, les grands espaces, la nature, la vodka qui coule à flots, je ne sais pas, ça me fait toujours un peu rêver. J’avais donc hâte de commencer ma lecture. Etrangement, je n’ai pas accroché plus que ça. J’ai trouvé que c’était plutôt bien écrit et agréable à lire mais je ne sais pas, je ne suis pas rentrée dedans. Ca partait plutôt bien : la nature, un homme solitaire avec ses chiens, je me voyais déjà au milieu des paysages enneigés.

couverture

          Et puis le reste n’a pas suivi. On change de personnage d’un chapitre à l’autre. La plupart ne m’ont pas été très sympathiques, j’ai eu du mal à m’intéresser à leur histoire, et surtout, j’ai commencé à les confondre. Pourtant j’ai l’habitude des romans russes avec les noms à rallonge, les surnoms, tout ça. D’habitude je m’aide des caractères des personnages pour me repérer mais là j’ai trouvé qu’ils se ressemblaient trop pour cette méthode fonctionne vraiment, mais passer mon temps à douter de qui était qui et avait fait quoi? Exténuant.

          Le rythme est très lent, ce qui en soi n’est pas particulièrement un problème, mais comme je n’accrochais pas trop avec les personnages, j’ai vite trouvé le temps long. C’est un peu bizarre, quelque part j’aimais bien cette lecture, simplement je n’arrivais pas à suffisamment m’y intéresser pour avoir envie de rouvrir ce livre après l’avoir refermé. Je n’avais pas non plus spécialement envie de l’arrêter mais puisque je n’avançais pas, que je n’étais pas plus intriguée que ça par la suite de l’histoire et que j’en venais à toujours trouver mieux à faire que lire, je l’ai finalement laissé de côté. Trop de lectures qui m’attendent. Je regrette un peu de ne pas avoir aimé ce roman plus que ça, je pense qu’il aurait pu me plaire à une autre période, il y a des livres qui ne tombent pas au bon moment. Dommage.

Victor Remizov

La solitude dans la taïga est une drogue accrocheuse. Celui qui y a goûté, s’il vaut quelque chose, ne peut plus s’en passer et, s’il y renonce contre son gré, il en souffre comme d’une perte irréparable.

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Le matin, il se découvrit face au soleil levant et resta longtemps à le contempler. C’était sa façon de prier.

Jeux de miroir

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Un agent littéraire reçoit un manuscrit qui l’intrigue immédiatement. L’un des personnages n’est autre que le professeur Wieder, ponte de la psychologie cognitive, brutalement assassiné à la fin des années quatre-vingt et dont le meurtre ne fut jamais élucidé. Se pourrait-il que ce roman contienne des révélations sur cette affaire qui avait tenu en haleine les États-Unis ? Persuadé d’avoir entre les mains un futur best-seller qui dévoilera enfin la clef de l’intrigue, l’agent tente d’en savoir plus.

E.O. Chirovici

On continue avec la rentrée littéraire de janvier, plus trop dans les temps. Je n’avance pas beaucoup dans mes lectures en ce moment et je commence à reprendre du retard dans mes articles. C’est en janvier dernier que je me suis mise à ne lire quasiment que des nouveautés, l’occasion s’étant présentée. Je n’ai pas vraiment arrêté depuis. Et janvier m’avait réservé de très bonnes surprises. De gros gros coups de coeur. Bon, cette année, je dois avouer que malgré des lectures agréables il y a peut-être eu moins d’enthousiasme que l’année dernière. Ce sont des choses qui arrivent. Une petite phase de lassitude je suppose.

Après des lectures sympas mais pas joyeuses joyeuses, un petit polar pour se détendre. J’avais lu des critiques très élogieuses sur celui-ci, je le sentais bien. Malheureusement, ça ne s’est pas avéré aussi formidable que ce que j’attendais. J’ai trouvé la construction compliquée et artificielle. L’histoire aurait dû me plaire, il y est question de manuscrit perdu et de manipulation psychologique, le genre de truc qui marche à tous les coups. Sauf qu’allez savoir pourquoi, j’ai eu un mal fou à m’y intéresser. J’ai trouvé que c’était assez lent à se mettre en place. Il y a bien un mystère et de nombreuses zones d’ombres mais le suspens n’a pas du tout fonctionné pour moi à aucun moment je n’ai eu particulièrement envie de découvrir la suite.

Je ne saurais pas trop dire au fond pourquoi je n’ai pas été plus emballée que ça. C’est plutôt bien écrit, pas vraiment de soucis de ce côté-là, mais ça manque un peu de rythme. Les personnages s’avèrent plus insaisissables que ce qu’on pourrait croire au premier abord mais ça arrive tellement tard dans le roman que ça peine à réveiller un intérêt déjà largement émoussé. Il faut dire aussi que dans l’ensemble les protagonistes ne sont pas particulièrement sympathiques, ça n’aide pas. Dans l’ensemble, ce n’est pas si mal, ça manque simplement beaucoup de rythme. Une lecture qui ne m’a pas trop convaincue malgré de bonnes bases, dommage.

Jeux de miroir

Le souvenir des choses passées n’est pas nécessairement le souvenir des choses telles qu’elles furent.

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J’avais finalement décidé de lui faire confiance : il y a des moments où on a juste envie de croire qu’un éléphant peut sortir d’un chapeau.

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