Mes lectures

Sous le vent de la liberté, Christian Léourier

Le manoir de Kervadec ne ressemblait en rien aux gracieuses gentilhommières, flanquées d’une chapelle et d’un pigeonnier que, depuis le Grand Siècle, les architectes de Rennes ont accoutumé d’ériger dans notre province.

Élevé par un père libertin et un prêtre humaniste, Jean de Kervadec est jeté dans le tourbillon du monde lorsqu’il perd la possession du manoir familial. Il embarque alors pour l’Amérique à la recherche de son frère aîné, héritier légitime, le seul à même de reconquérir leur domaine.
Cependant, le jeune homme est loin d’imaginer des multiples destinations où le pousseront vents et courants : de l’Amérique, où naît une république, aux côtes d’Afrique où sévit la traite ; de la course contre les pirates de l’océan Indien aux guerres du Deccan ; de la révolte des esclaves de Saint-Domingue aux spasmes de la Révolution qui secouent Paris.
Et si sa route croisera celle de nombreuses figures historiques, la destinée prendra quant à elle le visage d’une femme, Maria, son amour d’enfance, qui l’obsède au moins autant que son désir de vengeance envers ceux qui l’ont obligé à fuir sa terre natale.

Je ne sais pas pourquoi mais je ne m’attendais pas du tout à ça en ouvrant ce roman. Ca faisait un moment que je voyais passer les très belles couvertures des éditions Argyll mais je n’avais encore rien lu de chez eux. J’ai décidé de me lancer et de découvrir leur travail avec ce roman. Aventure et histoire, tout ce que j’aime, c’était prometteur. Mais allez savoir pourquoi je m’attendais à quelque chose de plus léger, facile à lire, une cible peut-être young adult. C’est un peu la couverture qui fait ça, très belle qui peut rappeler certaines vieilles couv des romans de Jules Vernes ou qui se rapproche de ce qui se fait aujourd’hui plutôt en fantasy (Argyll en publie pas mal, ça se tient). Bref, il y avait un léger décalage dans les attentes.

Couverture du roman Sous le vent de la liberté
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Les aquatiques, Osvalde Lewat

Vingt ans après la mort de sa mère, Katmé Abbia, enseignante, apprend que la tombe doit être déplacée. Son mari, Tashun, préfet de la capitale, voit dans ce nouvel enterrement l’occasion providentielle de réparer les erreurs du passé et surtout de donner un coup d’accélérateur à sa carrière politique. Quand Samy, artiste tourmenté, ami et frère de toujours de Katmé, est arrêté et jeté en prison, les ambitions politiques de son mari entrent en collision avec sa vie et la placent devant un choix terrible.

Couverture du roman Les aquatiques; Osvalde Lewat
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Soeurs, Daisy Johnson

Juillet a une sœur de dix mois son aînée, Septembre. Elles sont inséparables. Mais Septembre peut se montrer terrifiante. Elle pousse Juillet à faire des choses qu’elle ne veut pas. Et, comme hypnotisée par le regard noir de sa sœur, Juillet obéit.
Depuis « l’incident » , tout a changé. Elles ont dû déménager loin d’Oxford avec leur mère dans une vieille maison au bord de la mer. L’atmosphère devient brumeuse et étouffante pour Juillet. Tandis que les deux adolescentes font leurs premiers pas dans le monde du désir et de la sexualité, un vent de violence se lève.

Une maison. Un aperçu à travers la haie, à l’autre bout des champs. Blanc sale, fenêtres qui s’affaissent dans la brique.

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Fratrie, Thierry Decottignies

Fratrie est une histoire simple, un road-movie. Un homme, confronté à un monde et à des frères au bord du chaos, prend la route et perd peu à peu les repères de son identité.
Fratrie est un texte acéré, une implosion lente, une succession d’images et de situations faites pour bousculer le lecteur.

Ca faisait des semaines que j’arrêtais pas, alors c’est pas étonnant : au bout d’un moment c’est la surchauffe, les nerfs flambent, et l’angoisse, un matin, une angoisse comme un coup de couteau dans le ventre, m’a décomposé.

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Ce matin-là, Gaëlle Josse

Qui ne s’est senti, de sa vie, vaciller ? Qui ne s’est jamais senti « au bord de » ? Qui n’a jamais été tenté d’abandonner la course ?
Clara, trente-deux ans, travaille dans une société de crédit.
Compétente, investie, efficace, elle enchaîne les rendez-vous et atteint ses objectifs.
Un matin, tout lâche. Elle ne retourne pas travailler. Des semaines, des mois de solitude et de vide s’ouvrent devant elle.

The end s’affiche en noir et blanc sur l’écran de la télévision, en majuscule fixes et tremblotantes, pendant que la musique du générique enveloppe la pièce d’un envol symphonique, cordes, trompettes et cavalcade. Clara passe le dimanche soir chez ses parents, une habitude.

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