Mes lectures

La fille sans visage – Patricia MacDonald

          Quand sa mère est assassinée et son père reconnu coupable des faits, Nina refuse de croire en sa culpabilité. Quinze ans plus tard, lorsqu’il sort enfin de prison, elle fera tout pour l’aider à prouver son innocence. Mais la mort va frapper à nouveau et pas forcément où on l’attendait…

La fille sans visage

          J’ai reçu ce livre grâce aux « Jeudi critiques » du site Entrée Livre que je remercie de m’avoir sélectionnée. Il me semble que j’avais déjà lu un Patricia MacDonald et que j’avais beaucoup aimé. pourtant là, dès le début, j’ai trouvé le style franchement faible. L’histoire n’est pas folichonne est c’est assez mal écrit. Bon, comme j’avais promis une critique en échange du livre et que ce n’était pas désagréable non plus (et puis court aussi), j’ai quand même continué. La première moitié est un peu fastidieuse… On a d’un côté Nina qui croit très fort que son papa est innocent, et de l’autre son frère qui lui s’acharne à le penser coupable (devinez quoi, le troisième enfant ne sait que penser). Elle l’aide donc, s’émeut dès que quelqu’un croit en lui et s’énerve dans le cas contraire. Bref, la psychologie est un peu sommaire.

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          Je vous passe les différentes étapes de l’enquête à peu près inintéressante. Toutefois, la seconde moitié du livre gagne en suspens. Les choses se corsent un peu et se dont plus troubles. On peine parfois à croire aux rebondissements un peu improbables mais ils permettent au moins d’étoffer un peu l’intrigue et de créer le doute, donnant envie au lecteur d’en savoir plus. Plus on avance vers le dénouement, plus on attend avec impatience l’explication qui semble pourtant s’éloigner. La fin amène une explication assez incroyable qui crée une réelle surprise. Au final, un polar qui ne marquera pas plus que ça, le style et la psychologie étant un peu faibles mais dont la fin rattrape assez bien le tout. 

Cuisine

Compotée de rhubarbe à la cerise

Pour 6 pots environ

2 kg de rhubarbe

1 kg de cerises

500 g de sucre

Le jus d’un citron

1 gousse de vanille

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La veille, épluchez la rhubarbe et détaillez-la en gros dés. Coupez les cerises en deux et dénoyautez-les. Mettez le tout dans un grand récipient pouvant aller sur le feu et ajoutez-y le sucre, le jus de citron et la gousse de vanille coupée en deux.

Idéalement, laissez macérer les fruits toute la nuit avant de les faire cuire.

Le lendemain, grattez les gousses de vanille, ajoutez les graines aux fruits, mélangez et mettez à cuire. La rhubarbe rendant énormément d’eau, pour que ça cuise plus vite, vous pouvez enlever un peu d’eau.

Laissez cuire environ une heure à feu doux. Couvrez les 15 premières minutes puis quand les fruits commencent à compoter, enlevez le couvercle afin que le jus s’évapore. Une fois cuite, la préparation doit avoir à peu près la consistance d’une confiture.

Versez la préparation encore chaude dans des pots bien nettoyés, refermez-les et renversez-les sur le couvercle le temps qu’ils refroidissent, ça permettra une meilleure conservation.

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Moins sucrée qu’une confiture, cette préparation se conserve moins longtemps (vous pouvez la stériliser pour la garder un peu plus). Elle tient toutefois quelques semaines dans le placard, et se conserve au frais une fois ouverte. Je m’en sers comme une confiture ou un coulis de fruits, sur mes tartines ou pour accompagner un fromage blanc.

Le mélange entre l’acidité de la rhubarbe et la douceur de la cerise est un vrai régal.

Bon appétit !

Mes lectures

Limonov – Emmanuel Carrère

          Edouard Limonov, un personnage inclassable de l’opposition au pouvoir en Russie. Avant d’en arriver là, il a été tour à tour petit voyou, poète, clochard, valet de chambre, écrivain à la mode, soldat… De Moscou aux Balkans en passant par Paris et New-York, une vie d’aventure pour un personnage trouble et ambigu.

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          Je ne sais pas pourquoi, je n’ai jamais été particulièrement tenté par les livres d’Emmanuel Carrère, sans doute parce que les gens qui l’appréciaient autour de moi étaient très intellos parisiens. Pourtant, quand il a obtenu le prix Renaudot avec Limonov, pour la première fois, ça a réellement éveillé ma curiosité. Parce que Limonov est un sacré personnage et que je voulais en apprendre plus sur lui, parce que le sujet ne collait pas avec l’image (fausse et étriquée) que j’avais de l’auteur et parce que la critique était unanime. Bref, autant de raison de s’y mettre, même s’il m’aura fallu quelques mois (l’attente de la sortie en poche, tout ça…) avant de me décider.

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          Dès les premières lignes j’ai été très surprise – et conquise – par le style. Il est simple et efficace : on est plus proche du journalisme que du romanesque. L’auteur n’hésite pas à faire entendre sa voix, donner son avis ou faire part de ses doutes, ce qui donne au texte un aspect très intéressant. Quant à la vie de Limonov, elle se suffit à elle-même. Un destin hors-normes pour un personnage qui l’est tout autant. A travers son histoire, c’est également l’évolution de la Russie après la Seconde Guerre Mondiale qu’on découvre. Il donne également envie de se pencher sur d’autres auteurs, qui ont jalonné les parcours des deux écrivains. Tout est passionnant dans ce livre qui se dévore littéralement.

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La vie a été bonne parce qu’on s’est aimés. Ce n’est peut-être pas comme ça que ça finira mais c’est comme ça, s’il ne tenait qu’à moi, que j’aimerais que ça finisse.

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Cette énergie, hélas, au lieu de me stimuler, m’enfonçait un peu plus, page après page, dans la dépression et la haine de moi-même. Plus je le lisais, plus je me sentais taillé dans une étoffe terne et médiocre, voué à tenir dans le monde un rôle de figurant, et de figurant amer, envieux, de figurant qui rêve des premiers rôles en sachant bien qu’il ne les aura jamais parce qu’il manque de charisme, de générosité, de courage, de tout sauf de l’affreuse lucidité des ratés.

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Je suis pris de court mais je répond sincèrement : parce qu’il a – ou parce qu’il a eu, je ne me rappelle plus le temps que j’ai employé – une vie passionnante. Une vie romanesque, dangereuse, une vie qui a pris le risque de se mêler à l’histoire.
Et là, il dit quelque chose qui me scie. Avec son petit rire sec, sans me regarde :
« une vie de merde, oui ».

Cinéma

Oh boy

Comédie dramatique allemande de Jan Ole Gerster avec Tom Schilling, Friederike Kempter, Marc Hosemann

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          Niko est un trentenaire berlinois qui se laisse un peu vivre : entretenu par son père, il a arrêté ses études et ne travaille pas. Mais voilà qu’un jour tout déraille, sa copine le quitte et son père lui coupe les vivres. Une journée où tout semble aller de travers et où il rêve d’un bon café pour se réconforter, malheureusement, là aussi, il joue de malchance.

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          Ce film est assez surprenant : filmé en noir et blanc, très esthétique, avec un musique assez entraînante qui contraste avec l’apathie du personnage. J’ai trouvé ça plutôt intéressant. Je craignais un peu cette histoire de café après lequel court Niko mais finalement, c’est fait de manière très subtile : il ne court pas vraiment après un café, seulement, une série de malheureux hasards font qu’il ne parvient pas à en boire un de la journée, comme un fil rouge qui relie les différents moments du film. L’histoire est plutôt axée sur les rencontres (souvent un peu ratées) et le problème du rapport aux autres.

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          A chaque nouvelle rencontre, la communication semble plus difficile et il s’embourbe un peu plus dans l’incompréhension. Malheureusement, chaque fois les scènes sont également un peu plus longues et un peu plus difficiles pour le spectateur. Au fur et à mesure qu’on progresse, le film prend de son sens mais perd en fraîcheur et sur la fin, on attend impatiemment la fin de certaines scènes. Heureusement, il parvient toutefois à s’arrêter à temps : on comprend le message véhiculé par la mise en scène sans sombrer totalement dans l’ennui (ouf, il s’en est fallu de peu). Le film aurait sans doute pu être tout aussi percutant en restant plus léger dans sa forme mais reste toutefois bien maîtrisé. On passe un agréablement moment devant cette histoire racontée de manière originale et pleine de finesse. Malgré quelques lourdeurs, un cinéma intéressant et inventif à la fois. 

Divers

L’actu de la semaine (22/06)

Des inondations impressionnantes ont ravagé le Sud-Ouest, faisant trois morts. Lourdes et Saint-Béat ont été particulièrement touchés. La saison touristique est sérieusement compromise.

Le procès du meurtrier d’Agnès Marin a débuté à huis clos cette semaine, sur la demande de la première victime de Mathieu. Agnès Marin, une collégienne de 13 ans, avait été violée, assassinée et retrouvée calcinée. La direction du collège est également mise en cause. Le procès débuté lundi doit durer 9 jours.

De violentes manifestations ont éclaté au Brésil. Un ras le bol déclenché en partie en raison des fortes dépenses pour accueillir la Coupe du Monde de football alors que les investissements manquent dans les transports en communs ou l’éducation. Si la présidente a promis de faire des efforts, la population reste sceptique.

Le Salon du Bourget a ouvert ses portes au public vendredi. L’A400M, le nouvel avion militaire d’Airbus a été présenté au public. Comme chaque années, on pourra admirer la patrouille de France. Et bien sûr, toujours de nombreux exposants.

Un pilote s’est tué lors d’un accident de voiture aux 24h de Mans. Allan Simonsen, qui courait pour Aston Martin a perdu le contrôle de son véhicule dans un virage au 3° tour. Il a violemment heurté la glissière de sécurité. Il est décédé à l’hôpital des suites de ses blessures.

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Les sorties ciné

Les beaux jours : Caroline est une jeune retraitée qui s’ennuie un peu dans sa vie, jusqu’à ce qu’elle ait un amant beaucoup plus jeune qu’elle. Fanny Ardant, Patrick Chesnais et Laurent Lafitte, je ne peux pas rater ça !

Né quelque part : Farid  a grandi en France, il se rend en Algérie pour la première fois pour s’occuper de la maison de son père ; son cousin qui ne rêve que de la France va lui piquer ses papiers et il va se retrouver coincé là-bas. On peut craindre le pire, pourtant la bande-annonce n’est pas si mal, une bonne surprise ?

Man of Steel : Superman part à la recherche de ses origines, il veut comprendre d’où il vient et pourquoi ses parents l’ont envoyé sur Terre. Bon, Superman ça fait presque toujours passer un bon moment, pourquoi pas ?

Bonne semaine !