Bars, restaurants·Musique

Le lapin agile

          Le Lapin Agile est le plus vieux des cabarets artistiques de Paris encore en activité. Un lieu mythique montmartrois qui découvre de nouveaux talents depuis le milieu du XIX° siècle. Chanteurs, humoristes et auteurs-compositeurs se succèdent  et font chanter le public accompagnés du piano ou d’une guitare. Bonne humeur garantie !

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          Au début du XX° siècle, de nombreux artistes se sont retrouvés au cabaret du Lapin Agile, pour s’y produire où y passer de bons moments. Poètes, peintres, musiciens : Picasso, Braque, Utrillo, Modigliani ou Apollinaire en ont usé les bancs sombres. Aristide Bruant est même allé jusqu’à racheter le cabaret pour éviter qu’il ne disparaisse avant de le revendre en 1922 au fils de son unique élève. Le lieu va alors prendre son essor et de nombreux poètes et musiciens y feront leurs débuts. Parmi eux, Pierre Brasseur, Georges Brassens ou Claude Nougaro.

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          Le cabaret est installé dans une petite maison en face des vignes de Montmartre, un lieu assez magique et hors du temps. Depuis la rue pavée, lorsqu’on s’approche de la façade rose à la tombée de la nuit, des notes de piano nous accueillent accompagnées de sons de voix. On pousse la petite porte et on a l’impression de se retrouver dans une veillée en famille. Le patron nous accueille et vient nous placer entre deux chansons autour d’une des grandes tables avec un verre de cerises à l’eau de vie. L’ambiance et chaleureuse et tout le monde chante de bon coeur des classiques de la chanson française : Brel, Piaf, Brassens, mais aussi des créations plus récentes et les inévitables chansons à boire. On s’égosille pendant des heures et on ne voit pas le temps passer. Ce n’est qu’à regret qu’on quitte ce lieu où on se sent comme chez soi, avec qu’une envie, y retourner au plus vite !

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Le Lapin Agile

22, rue des Saules

75018 Paris

Tous les soirs sauf le lundi de 21h à 1h

24€

Cinéma

Quartet

Comédie dramatique britannique de Dustin Hoffman avec Maggie Smith, Tom Courtenay, Billy Connolly

          Beecham House accueille des musiciens à la retraite, d’anciennes stars de l’opéra. Quand le bruit court de l’arrivée d’une nouvelle pensionnaire, tous les habitants sont en émoi : qui cela peut-il bien être pour qu’on en fasse un tel secret ? Une arrivée qui ne lassera personne indifférent et va bousculer leur univers.

           Je dois admettre que ce film ne me tentait pas des masses et que je suis allée le voir un peu par dépit, faute de mieux à l’heure qui m’intéressait. Il faut vous l’avouer, le chant lyrique me crispe, c’est quelque chose que je ne parviens absolument pas à apprécier. Autant vous dire qu’un film sur une maison de retraite qui accueille d’anciens chanteurs d’opéra ne m’inspirait guère. Mes craintes se sont plus ou moins confirmées, le chant étant assez présent dans le film puisque les retraités préparent un concert. Toutefois, les passages chantés, même s’ils sont nombreux, ne sont généralement pas très longs et m’ont finalement relativement peu gênée.

          En revanche, l’histoire est bien longue à démarrer ! Le début est assez lent et les personnages ont beau être sympathiques, on ne parvient pas vraiment à entrer dans cet univers un peu particulier. L’arrivée de la nouvelle pensionnaire marque un tournant dans le film. Toutefois, si le jeu de jalousie, d’admiration, de mépris ou de vieilles rancoeurs vient mettre du piquant, il manque peut-être un rien d’originalité. Si la deuxième partie du film est meilleure, jamais elle ne surprend, et c’est sans doute ce qu’il manque pour convaincre vraiment. Un film sympathique mais qui manque un peu de relief : on s’ennuie un peu mais dans l’ensemble on passe un bon moment.

Mes lectures

Le Maître et Marguerite – Mikhaïl Boulgakov

          Que dire de ce livre ? Je regarde mon écran désespérément en tentant de trouver ce que je vais bien pouvoir raconter. Le maître et Marguerite, c’est un incontournable de la littérature russe du XX° siècle, un livre qui est devenu un classique à une vitesse époustouflante. Une très belle histoire d’amour aussi, paraît-il. Vous connaissez peut-être mon amour pour la littérature russe (bien que je lui consacre bien trop peu de temps), de Bougakov, j’avais adoré la biographie de Molière, tout le monde me disait le plus grand bien de son chef-d’oeuvre. Bref, un livre que je voulais depuis de nombreuses années et qui m’avait conquise avant même que j’en ai lu une seule ligne.

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          Dès les premières lignes, ce roman m’a extrêmement surprise, et pas vraiment dans le bon sens du terme…Grosso modo, je m’attendais à une histoire d’amour et voilà que nous commençons avec deux amis qui rencontrent un personnage des plus mystérieux, qui s’avérera finalement être le diable en personne. Autant vous dire que j’étais sidérée ! Le diable, rien que ça ! On nage en plein fantastique et c’est bien la dernière chose que j’aurais imaginée. Je ne suis pas une grande adepte du genre et le côté foisonnant de ce roman plein de péripéties toujours plus folles m’a clairement gênée. Toutefois, l’histoire est loin d’être dénuée de sens.

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          L’auteur l’a écrite en URSS, où la liberté d’expression était pour le moins limitée, le diable n’est ainsi qu’un stratagème pour dénoncer les agissement de Staline. Malheureusement, même en ayant conscience de ce contexte extrêmement difficile, j’ai tout de même peiné à apprécier la profondeur que cette double lecture donne à l’ouvrage. Peut-être que j’ai manqué de références pour bien appréhender les enjeux du texte, ou peut-être le premier sens de lecture était-il simplement trop éloigné de mes goûts pour que je m’intéresse vraiment au second, un peu des deux sans doute. Toujours est-il que je n’ai absolument pas accroché avec ce roman dont j’attendais temps. J’ai trouvé chaque nouveau rebondissement plus improbable que le précédent et à aucun moment je ne me suis intéressée à ce qu’il se passait. J’ai fini par abandonner, déçue d’être passée totalement à côté de ce livre. 

Bars, restaurants

Lapérouse

          Le restaurant Lapérouse est une des plus vieilles maisons parisiennes. J’avais eu l’occasion d’en admirer la magnifique devanture en allant déjeuner chez leurs voisins (les excellents Bouquinistes) et j’avais très envie de savoir si les mets étaient à la hauteur de cet écrin. Voilà qui est fait…

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          Lapérouse est un restaurant pour le moins onéreux, toutefois, comme dans la plupart des grands restaurants parisiens, un menu plus abordable est proposé le midi. La formule est à 55€ entrée/plat/dessert avec un verre de vin. Deux choix sont proposés pour chacun des plats. Nous étions deux et avons testé les deux entrées et les deux plats, nous avons en revanche pris le même dessert. Au menu donc : carpaccio de crevette à la bergamote et bar au citron confit d’un côté, pâté en croûte et veau orloff de l’autre, suivis d’ananas rôti à la citronnelle.

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          Dans les assiettes, tout est impeccable. C’est bon, c’est copieux, original juste ce qu’il faut. On commence par des amuses-bouche, puis un délicieux pain accompagné de beurre salé. Mes crevettes étaient un vrai délice ! Quant à la portion de pâté en croûte, elle était des plus généreuse et accompagnée d’une salade aux copeaux de truffe. De même pour les plat. Les portions étaient généreuses et les accompagnements de mon plat absolument divins : une purée d’artichauts au délicat goût de fumée et des lanières de pomme-de-terre à l’encre de seiche très surprenantes. Le sans faute continue avec le dessert, tout aussi généreux, et tout aussi bon ! Même les mignardises sont impeccables, bien que nous ayons manqué un peu d’appétit pour pleinement en profiter.

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          Toutefois, quelques petits points négatifs à noter tout de même… Le service est fort sympathique mais assez peu professionnel. J’ai pris en apéritif une coupe de champagne rosé, on m’amène du blanc, vite remplacé, certes, mais tout de même. Quant à l’eau, j’ai demandé une carafe, on nous a servi de l’eau minérale, autrement plus onéreuse. Ensuite, le temps d’attente entre l’entrée et le plat a été extrêmement long, alors que le restaurant était quasiment vide et qu’on nous avait demandé si nous étions pressées. Ce qui n’a pas empêché le plat d’arriver presque froid. Quelques détails qui dénotent un peu dans un pareil cadre et surtout à un tel prix. Heureusement que les serveurs sont aimables, ce qui rattrape un peu ces défauts. Lapérouse n’est certainement pas le meilleur rapport qualité/prix de Paris mais reste une très bonne adresse. Les mets sont raffinés, les portions généreuses et le lieux splendide. Une belle découverte et un très bon moment.

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Lapérouse

51 quai des Grands Augustins

75006 Paris

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Veuillez excuser la piètre qualité des images, je n’avais malheureusement pas pris mon appareil et mon téléphone ne fait pas de miracles (surtout sans retouches…).

Expositions·Patrimoine

Le musée Ingres à Montauban

          Montauban, ville natale de Jean-Auguste-Dominique Ingres. Elle possède nombre de ses oeuvres, notamment de nombreux dessins et esquisses, et lui consacre un musée. J’ai profité d’un de mes séjours toulousains pour aller voir ça d’un peu plus près…

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          Le musée Ingres est un lieu pour le moins surprenant. Le rez-de-chaussée est essentiellement consacré à Antoine Bourdelle, un sculpteur de la région. Certaines oeuvres sont intéressantes, il est toutefois un peu dommage qu’elles ne soient pas toujours très bien restaurées (voire pas du tout, je vous recommande les chiures de pigeon sur les statues d’extérieur…) et parfois exposées à contre-jour. Une salle au fond propose des oeuvres dans un tout autre style, plus modernes, avec notamment un Picasso qui aurait mérité d’être mis un peu plus en avant.

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          Nous allons ensuite visiter les sous-sol, avec deux niveaux assez vastes. Le lieu en lui-même est assez impressionnant, avec de très belles voûtes en brique. Au deuxième sous-sol, de l’archéologie régionale pour l’essentiel. Ce n’est pas ce qui me passionne le plus mais il est agréable de déambuler dans cette salle assez imposante. Au premier sous-sol, encore un autre univers. Dans les deux premières salles, on trouve essentiellement de l’art moderne ou contemporain avec entre autres des toiles de Zao Wou Ki, ensuite, on change totalement de style, avec des salles consacrées à la faïence ancienne.

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          Nous passons ensuite aux étages. Au premier, une grande salle assez sombre et sans grand intérêt d’un côté, de l’autre, la partie consacrée à Ingres. Celle-ci se cache derrière une porte close, sans indication aucune, et nous avons bien failli la rater. C’eut été dommage ! La plus grande partie du premier étage est consacrée au peintre. Il y a peu de toiles exposées mais un nombre impressionnant d’esquisses préparatoires. Attention ! Il y a des tiroirs au niveau des vitrines d’exposition, il faut les ouvrir : certaines des plus belles pièces sont à l’intérieur ! Dommage qu’elles soient si peu mises en valeur et surtout ne soient même pas signalées. Quant au choix des dessins exposés, il peut parfois laisser perplexe… Certains sont très abîmés alors qu’il y a au fond des tiroirs de petits trésors en bien meilleur état. Dommage également que l’éclairage soit un peu chiche dans certaines pièces.

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          La fin du premier étage marque un nouveau changement avec des objets d’art et antiquités. On passe ensuite au second étage où l’on trouve de nombreuses peintures, plutôt classiques dans l’ensemble. Je dois admette que j’avais mal aux yeux après le passage dans les pièces précédentes et que je commençais à fatiguer un peu (c’est que l’air de rien, on avait vu beaucoup de choses, dans tous les styles). Toutefois, même si je n’en ai pas gardé un souvenir précis, il me semble avoir vu des choses intéressantes.

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          Le musée est très vaste et propose des choses très différentes, ce qui le rend un peu fouillis. Il mériterait peut-être une petite réorganisation, chronologique par exemple. Certaines pièces mériteraient également d’être restaurées ou mieux mises en valeur. Toutefois, dans l’ensemble, le musée possède une assez belle collection, avec notamment quelques dessins d’Ingres vraiment intéressants. Etant donné l’étendue des lieux, je pense que le visiter en deux fois ne serait pas de trop, pour mieux en profiter. Un lieu et une collection qui méritent largement le détour.

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Musée Ingres

19, rue de l’Hôtel de Ville

82 000 Montauban

Tarif hors exposition, 5€10