Actualité

L’actu de la semaine (12/01)

La France a lancé une offensive militaire au Mali afin de soutenir le pays contre l’avancée de groupes islamistes. Ces contrôlent le Nord du pays depuis 11 mois et ont entamé depuis quelques jours une progression vers la capitale, représentant un risque pour l’unité du pays.

Un accord sur l’emploi a été trouvé entre syndicats et patronat. Ces négociations visaient à créer un nouveau modèle d’emploi à la française. D’une part, une plus grande flexibilité est assurée à l’employeur sur la gestion des effectifs, d’autre part, les CDD de très courte durée seront plus fortement taxés, le tout afin d’essayer de favoriser les embauches et la stabilité de l’emploi.

– C’est décidé, les pilules de 3° et 4° générations seront déremboursées. Les risques cardio-vasculaires seraient en effet plus importants pour ce type de pilules. Dans ce cas, pourquoi ne pas les interdire carrément ? Mystère. On pourrait aussi demander aux médecins de se renseigner un minimum sur leurs patientes afin de cibler les risques éventuels avant toute prescription. Mais là, c’est beaucoup demander…

Quatre familles seront expulsées de leur logement HLM à Boulogne-Billancourt à la fin de la trêve hivernale. Leurs enfants avaient été condamnés pour trafic de drogue et la justice a jugé qu’ils nuisaient à la tranquillité du quartier. Bien évidemment, cette décision fait polémique. Peut-on condamner les parents pour les agissements de leurs rejetons qui vivent sous le même toit ? Vaste question… Une manière pour la justice de rappeler que les habitations à loyers modérés sont un privilège et non un dû.

Marseille, capitale européenne de la Culture, ça vient de commencer ! Pendant un an, la cité phocéenne va accueillir des expositions, des performances et autres réjouissances culturelles. Quatre nouveaux musées ont même ouvert leurs portes pour l’occasion, pendant que le Vieux-Port faisait peau neuve. Une occasion de découvrir cette ville pleine de charme à la réputation sulfureuse.

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Le mot de la semaine sera RATIOCINER : (vieilli) Faire des raisonnements; user de sa raison. » ou (péjoratif) « Raisonner de façon subtile et trop abstraite; se perdre en considérations interminables; ergoter sur des détails. »

Les sorties ciné

The Master : l’histoire d’un vétéran alcoolique qui rencontre un gourou et va subir rapidement son influence. Philip Seymour Hoffman en leader de secte, rien que ça, ça me donne envie de me déplacer !

Les jeux des nuages et de la pluie : six personnes un peu paumées et autant d’héros d’une histoire d’amour dont la fin ne sera pas heureuse pour tout le monde. Le silence autour de ce film et le côté très mystérieux du synopsis me donnent envie d’aller voir ça de plus près.

Aujourd’hui : Satché sait qu’il va mourir commence à vivre comme il n’avait jamais vécu. Ne serait-ce que pour le plaisir de voir Dakar, un film qui me tente assez.

Bonne semaine à tous !

Photo

Quelques photos de montagne, comme un avant goût du week-end…

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Ce soir c’est le week-end, en attendant cette trêve tant attendue, quelques nouvelles photos des montagnes ariégeoises.

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Mes lectures

Hernani – Victor Hugo

          Dona Sol est promise à Don Ruy Gomez, mais elle aime le bandit Hernani et veut fuir avec lui. Mais Don Carlos, roi d’Espagne, lui aussi épris d’elle va découvrir leur amour et tenter de voler au brigand son amante. Une série de péripétie va s’ensuivre pour savoir qui des trois aura la main de la belle.

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          Du théâtre d’Hugo, je ne connaissais que Ruis Blas, que j’avais lu adolescente et que j’avais a-do-ré. J’en garde un souvenir merveilleux, une vraie révélation ! Pourquoi n’ai-je rien lu d’autre du même auteur moi qui étais alors un peu monomaniaque en matière de littérature (comme vous l’aurez constaté, ça a changé depuis !) ? Mystère ! Mais quand j’ai qu’Hernani était joué en début d’année à La Comédie Française, je me suis empressée de réserver ma place. Et j’ai bien sûr profité de l’occasion pour découvrir ce texte ; lecture dont je ne doutais pas de sortir comblée et émerveillée…

          Que s’est-il passé ? Je n’en sais rien… Toujours est-il que je me suis ennuyée dès la première ligne. Le style et pompeux et le romantisme outrancier sombre bien souvent das le ridicule. Beaucoup de vers sont franchement mauvais, et on voit bien que l’auteur, peinant souvent à trouver des rimes, et s’en est sorti par des associations malheureuses. On attendait un drame, des cris, des larmes, de l’amour, et au lieu de s’émouvoir, on ricane bêtement à certains passages franchement grotesques – notons que je possède une édition qui signale les passages où l’auteur a lui-même signalé que le public riait ou huait pendant la représentation, je ne suis donc visiblement pas la seule à trouver le texte franchement mauvais (parce que je me suis quand même posé la question, vous pensez bien qu’on ne touche pas à Hugo impunément !). Pour ne rien arranger, plus on avance, plus l’histoire s’enlise. Ce quatuor amoureux est des plus complexes et les rebondissements les plus improbables surviennent sans cesse, perdant un peu le lecteur. Bref, vous l’aurez compris, non seulement je me suis ennuyée à cette lecture, mais j’ai trouvé que ça tenait plus de la farce que du drame. On a connu Hugo mieux inspiré. Espérons que la mise en scène sera moins indigeste que la lecture !

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Dona Sol

Ce silence est trop noir. Ce calme est trop profond. / Dis, ne voudrais-tu point voir une étoile au fond ? / Ou qu’une voix des nuits, tendre et délicieuse, / S’élevant tout à coup, chantât…

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Capricieuse ! / Tout à l’heure on fuyait la lumière et les chants !

Dona Sol

Le bal ! – Mais un oiseau qui chanterait aux champs ! / Un rossignol, perdu dans l’ombre et dans la mousse / Ou quelque flûte au loin… – Car la musique est douce ,/ Fait l’âme harmonieuse, et, comme un divin choeur, / Eveille mille voix qui chantent dans le coeur !

Cuisine

Muffins pommes-spéculoos, caramel à la fleur de sel

Pour 6 muffins (ou une quinzaine de petits)

Pour la pâte

1 pomme acidulée

4 spéculoos

1 oeuf

10 cl de lait

4 c. à soupe de farine

2 c. à soupe de sucre

1 c. à café de cannelle

1/2 sachet de levure chimique

2 c. à soupe d’huile de tournesol

3 c. à soupe de jus de pomme

1 trait de jus de citron

Pour le caramel : 

100 g de sucre

1 c. à soupe d’eau

10 cl de crème liquide

10 g de beurre

1 pincée de fleur de sel

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Préchauffez le four à 180° C (th. 6).

Pelez, épépinez et coupez les pommes en cubes d’environ 1 cm de côté. Faites-les revenir rapidement à la poêle avec une noix de beurre pour les rendre fondantes.

Dans un saladier, battez l’oeuf avec le sucre, ajoutez l’huile, le lait, le jus de citron et le jus de pomme.

Ajoutez-y ensuite, la farine, les biscuits écrasés, la cannelle et la levure. Mélangez au fouet jusqu’à obtenir une pâte homogène puis incorporez les morceaux de pomme.

Remplissez les moules aux 3/4 et enfournez 12 à 15 minutes en fonction de leur taille.

Pendant ce temps, préparez le caramel. Mettez le sucre et l’eau dans une casserole jusqu’à ce que le mélange obtienne la coloration souhaitée (plus votre caramel sera foncé, plus il aura un goût prononcé et deviendra amer). Hors du feu, ajoutez le beurre, la fleur de sel et la crème en remuant. Remettez sur le feu et laissez frémir 2 min.

Laissez refroidir le caramel jusqu’à ce qu’il prenne une texture crémeuse et nappez-en vos muffins.

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          Cette recette extraite du livre 750 g de plaisir « gourmandises » est la première que j’ai testé. Depuis je suis devenue totalement accro et mes amis e peuvent plus se passer de ces petites merveilles. Depuis 2 ans, ma recette culte ! Une vraie merveille.

Bon appétit !

Mes lectures

Si c’est un homme – Primo Levi

          Dans ce livre autobiographique, Primo Levi raconte sa déportation à Auschwitz alors qu’il avait 24 ans. Le récit de sa lutte pour la survie au Lager, jour après jour, dans des conditions inhumaines et sans espoir d’en réchapper. Il s’en sortira pourtant et se fera un devoir de témoigner de ce qu’il a vécu.

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          Je reportais depuis longtemps la lecture de ce texte. J’ai pourtant lu un certain nombre de livres sur les camps, mais je ne sais pourquoi celui-ci me paraissait encore plus sombre – à cause de sa couverture peu engageante ? parce que la rencontre du témoignage avec la littérature me fait toujours un peu peur ? Toujours est-il que j’ai enfin fini par me lancer. Et ce fut une véritable surprise. J’ai lu des textes horribles sur les camps, la déshumanisation qui y avait lieu, les privations constantes, les humiliations… Si tout cela se retrouve bien sûr d’une certaine manière chez Primo Levi, c’est de manière bien moins frontale. Certes, il nous raconte tout, il a vécu le même enfer que les autres, et pourtant, il y a dans son témoignage une incroyable humanité.

          En effet, j’ai été surprise par l’attention que porte l’auteur tout au long de son récit aux traces d’humanité qui perdurent malgré tout dans le camp : un regard, un sourire, une phrase prononcée dans sa langue natale ; tout ce qui peut rappeler de près ou de loin qu’il y a eu une vie, avant, comme autant de parenthèses dans le malheur qui l’entoure. Pourtant, Primo Levi ne fait pas partie de ceux qui pensent que tout cela aura une fin, il ne croit à la possibilité de sortir vivant de ce camp ; il s’efforce juste de survivre le plus longtemps possible, plus par habitude que par espoir. Et malgré tout, en s’accrochant à tous ces détails que les autres pour la plupart ne voient plus, il parvient à demeurer terriblement humain et à puiser de la force pour continuer à résister à l’anéantissement qui le guette. Un texte magnifique et bouleversant.

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Nous découvrons tous tôt ou tard dans la vie que le bonheur absolu n’existe pas, mais bien peu sont ceux qui s’arrêtent à cette considération inverse qu’il n’y a pas non plus de malheur absolu.

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Quand on attend, le temps avance tout seul sans qu’on soit obligé d’intervenir pour le pousser en avant, tandis que quand on travaille, chaque minute nous parcourt douloureusement et demande à être laborieusement expulsée.