Culture en vrac

2012, premier bilan

           Une année 2012 quelque peu mitigée… Côté lectures, une petite centaine de livres lus. Un peu moins que l’année dernière (à très peu de choses près), mais avec moins de BD et de jeunesse me semble-t-il et des lectures peut-être un peu plus variées. Beaucoup de littérature contemporaine cette année, notamment pour la rentrée littéraire, et quelques très bonnes surprises. En revanche, j’ai un peu boudé les contemporains étrangers… A déplorer également, très peu de classiques dans mes lectures de 2012, surtout en littérature française. Au final, un bilan lecture tout de même plutôt positif.

          Ca se corse pour le cinéma ! Une quarantaine de films vus en salles, bien moins que chaque année, et surtout avec une sérieuse baisse de motivation ! Sans doute est-ce en partie dû à mes horaires de travail tardifs qui ont empiété sur le temps habituellement dévolu au 7° art. Toujours est-il que j’ai du me faire violence pour aller à peu près régulièrement au cinéma cette année et que les films vus ont souvent été très moyens. On fera mieux en 2013…

          En revanche, côté expositions, un net progrès cette année avec une vingtaine de sorties. Bien plus que d’habitude ! Et de très belles chose vues. Le retour également de l’abonnement théâtre avec une dizaine de spectacles vus en 2012, pour la plupart assez réussis. Une année où mes sorties ont donc été plus diversifiées, ce qui s’est un peu fait au détriment de mes loisirs favoris.

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          Concernant le blog, 2012 fut une grande année ! J’ai presque réussi à me tenir à ma résolution d’un article par jour et ça a payé ! Les visites ont explosé, avec 74000 visiteurs (contre 20000 l’année précédente), soit une moyenne d’un peu plus de 200 visites par jour. Et une journée surprise avec 4000 visiteurs japonais… Je pense que WordPress va nous faire un petit récapitulatif que je vous posterai. Objectif pour 2013 ? faire encore mieux !

          Quelques nouveautés également. Je me suis enfin décidée à faire un menu pour plus de clarté. Un nouveau rendez-vous vous attend tous les mercredi, avec une recette de cuisine, et toujours l’actualité de la semaine et les sorties ciné le samedi (oui, avec 3 jours de retard, je sais…). Et bien sûr, toujours des livres, des films, et autres réjouissances culturelles. Je vais également tenter de reprendre les articles thématiques, auxquels j’ai eu le plus grand mal à me tenir. Un par mois me semblant très optimiste étant donné le travail que ça demande, un par trimestre me paraît plus raisonnable…

          Cette article étant déjà bien assez long, je vous donnerai le détail de cette année 2012 sur le blog d’ici quelques jours, ainsi que mon bilan lecture détaillé et mon bilan ciné. Merci à tous ceux qui me suivent à longueur d’année (à ceux de passage aussi mais je ne les connais pas alors ils m’en voudront moins si je les oublie) et partagent leurs expériences par un commentaire. En espérant que 2013 réservera nombre de bonnes surprises, encore une fois,

Bonne année à tous !

Cuisine

Gâteau moelleux orange/griotte

Pour la pâte

4 oeufs

150 g de sucre

250 g de farine

120 g de beurre

2 paquets de levure

Le zeste d’une orange

200 g de griottes (en conserve ou congelées)

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Pour le sirop

Le jus d’une orange

Le jus des griottes

2 cuillerées à soupe de Cointreau

1 cuillerée à soupe de sucre

Un peu de sucre glace (facultatif)

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Préchauffez le four à 180° C (th. 6).

Dans un saladier, mélangez les oeufs et le sucre jusqu’à ce que le mélange devienne mousseux. Ajoutez-y ensuite la farine et la levure, puis le beurre fondu et le zeste d’orange. Mélangez jusqu’à obtenir une pâte lisse puis ajoutez-y les griottes égouttées (pensez à conserver le jus).

Versez la pâte dans un moule préalablement beurré et faites cuire 15 à 20 min.

Pendant ce temps, préparez le sirop. Mélangez dans une casserole le jus d’orange, le jus de cerise, le Cointreau et le sucre. Faites bouillir quelques minutes afin que le mélange épaississe un peu (attention, il doit toutefois rester assez liquide pour bien imbiber le gâteau).

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Quand le gâteau est cuit, sortez le du four et laissez-le refroidir. Arrosez-le ensuite du sirop orange/griotte encore chaud (si vous en avez suffisamment, vous pouvez en conserver un peu pour accompagner la dégustation). Vous pouvez ensuite le décorer d’un peu de sucre glace.

Ce gâteau se déguste tiède ou froid, éventuellement accompagné d’une crème anglaise ou d’un peu de sauce orange/griotte que vous aurez conservée et légèrement fait réduire. Ce gâteau léger et moelleux a un goût d’orange prononcé qui se marie bien avec l’acidité de la griotte et sa belle couleur rouge est du plus bel effet. Succès garanti pour vos goûters !

Bonne dégustation !

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Culture en vrac

Décembre, le bilan

Bonne année à tous !

Pleine de lectures, de bons films et de belles sorties

          Comme tous les 1° de mois, on commence par un petit bilan du mois écoulé. Un mois de décembre un peu mitigé. Décidément, en 2012 j’aurai eu le plus grand mal à trouver mon rythme aussi bien côté lectures que sorties ! Quelques belles découverte tout même ces dernières semaines. Pour les lectures, un véritable coup de coeur avec Les fidélités successivesde Nicolas d’Estienne d’Orves. Un livre passionnant et extrêmement prenant ; il y a avait longtemps que je n’avais pas été à ce point happée par un roman, au point de grappiller quelques précieuses minutes de lecture à la moindre occasion. Un vrai bonheur. Une autre belle lecture, quoique plus difficile, La caverne des idéesde José Carlos Somoza. L’auteur signe une fois de plus un livre habile et surprenant. Une telle maîtrise, et des histoires si bien menées roman après roman, forcent le respect.

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          Côté cinéma aussi de très bons moments en ce début d’hiver. Le dernier James Bond, Skyfall, tant attendu, ne m’a pas déçue. Un scénario bien mené, une histoire qui se tient, de l’action, quelques effets spéciaux pour la route et un Daniel Craig au mieux de son art à défaut d’être au top de sa forme. Sans nul doute l’un des meilleurs opus de la série, de quoi combler la fan que je suis. Une bonne surprise également avec Argo, le dernier Ben Affleck (que je n’ai pas encore eu le temps de vous présenter). Un film dont la qualité m’a vraiment étonnée ; avec cette 3° réalisation, le talent de l’acteur derrière la caméra se confirme. Un petit mot aussi pour Taboufilm avec lequel je n’ai pas particulièrement accroché mais dont l’originalité et l’esthétique méritent d’être saluées.

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          Pour les sorties enfin, une belle exposition à voir à Montmartre jusqu’au 13 janvier : Autour du Chat Noir. L’exposition retrace l’histoire du célèbre cabaret et nous replonge un peu dans l’ambiance qui y régnait à travers les peintures des artistes qui l’ont fréquenté et la musique qui accompagne le parcours. Au théâtre, je vous recommande tout particulièrement La Place Royalede Corneille à La Comédie Française. Une pièce enlevée à la distribution impeccable que je vous présenterai dans les prochains jours. A signaler également la découverte d’un très bon restaurant dans le 6°, La Petite Cour. Enfin, une nouvelle recette à mon répertoire : un délicieux gâteau orange/griotte dont je vous livrerai tous les secrets demain. Rendez-vous dans un mois pour le bilan de janvier.

Et pour vous, quelles belles découvertes en cette fin d’année 2012 ?

Mes lectures

La caverne des idées – José Carlos Somoza

          Lorsqu’un jeune éphèbe de l’Académie de Platon meurt dans d’étrange circonstances son mentor engage le meilleur déchiffreur d’énigmes de la ville pour résoudre ce mystère. Malgré leurs différents philosophiques, les deux hommes vont mener l’enquête ensemble. D’autres morts vont croiser leur route et la vérité s’avérera aussi inattendue qu’effrayante.

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         La structure de ce livre est assez complexe (pas très surprenant de la part de Somoza, me rétorqueront ceux qui le connaissent déjà). Il y a d’une part l’histoire principale – une enquête dans la Grèce Antique sur fond de réflexion philosophique – et d’autre part une histoire parallèle qui apparaît dans les notes – celle du (faux) traducteur du texte grec. J’ai eu un peu de mal avec ce procédé, surtout au début. Les notes, très longues coupent l’histoire et j’ai trouvé les commentaires de ce traducteur imaginaire bien moins intéressants que le l’enquête en elle-même. J’ai d’ailleurs sauté certaines de ces digressions et avec la peur de rater quelque chose d’essentiel à la compréhension du texte. Finalement, peu à peu, cette histoire secondaire gagne en intérêt et elle fait à la fin tout le génie de ce livre, quand son rôle est enfin dévoilé.

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          L’écriture est fluide et agréable. On se retrouve plongés dans la cité de Platon et les réflexions sur ses théories sont passionnantes, même pour qui n’est pas, comme moi, féru de philosophie. L’histoire est très prenante, sur une trame policière palpitante, et n’est pas avare en suspens et rebondissements inattendus. Quant à la fin, dont je ne vous dévoilerai rien, elle m’a tout simplement bluffée : aussi surprenante que sophistiquée, elle est tout bonnement époustouflante. Comparé aux autres livres que j’ai lus de cet auteur, je dirais que celui-ci est le plus accessible. En effet, l’histoire se passe dans un univers qui nous est familier et on plonge très vite dedans (voir les articles sur Clara et la pénombre et L’appât, tous deux bien plus complexes). Un roman à la fois efficace et raffiné qui se lit avec plaisir. Somoza est décidément un maître !

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Je préfère une petite assemblée où je peux crier qu’un vaste empire où je devrais me taire.

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Le Traducteur. L’homme qui prétend déchiffrer le mystère d’un texte écrit dans une autre langue sans voir que les mots ne conduisent qu’à de nouveaux mots, et les pensées à de nouvelles pensées, mais que la Vérité reste hors d’atteinte.

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L’erreur est une forme de sagesse. Les décisions erronées sont des maîtres sérieux qui montrent celles que nous n’avons pas encore prises. Avertir sur ce qu’on ne doit pas faire est plus important que conseiller parcimonieusement sur ce qui est correct : qui peut mieux apprendre ce qu’il ne faut pas faire sinon celui qui, l’ayant fait, a déjà dégusté les fruits amers des conséquences ?

Bars, restaurants

Le J’go

          Au coeur de Toulouse, face au marché Victor Hugo un restaurant attire l’oeil du promeneur nocturne par sa terrasse bondée chaque soir depuis des années été comme hiver, qu’il pleuve ou qu’il vente, en semaine comme le week-end. Les toulousains auront bien sûr reconnu Le J’go (certains parisiens noteront que l’emplacement mis à part, la description s’applique assez bien également aux deux adresses de la capitale). Il fallait donc bien que je finisse par vous présenter ce lieu qui est devenu une véritable institution dans la ville rose. 

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          Le soir, avec ses fêtards attroupés au bar et s’étalant jusque sur le trottoir, le lieu paraît terriblement branché, ce qui me fait toujours un peu peur. Pourtant, depuis de nombreuses années maintenant, ce succès ne se dément pas et s’est même étendu depuis aux deux nouveaux établissements installés dans la capitale. Je n’ai pas été téméraire au point de me glisser dans la foule des fêtards qui s’y pressent le soir, mais j’ai testé ce restaurant plus au calme le midi. La formule est vraiment intéressante : entrée/plat ou plat/dessert pour 14€ et entrée/plat/dessert à 17€. Au choix, 2 entrées, 3 plats et 2 desserts. Les assiettes sont assez copieuses et plutôt bien présentées. Les plats proposés sont des classiques de la cuisine du Sud-Ouest réalisés avec des produits de qualité. En revanche, à la carte, tout est assez cher et le rapport qualité/prix n’est pas très intéressant, il est donc fortement conseillé de s’en tenir au menu du midi pour éviter les déceptions. C’est bon, le lieu est chaleureux et le service très accueillant. Une adresse à retenir pour vos déjeuners toulousains. 

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Le J’Go

16, place Victor Hugo

31000 Toulouse

et à Paris : 4 rue Drouot, Paris 9° ou,

Rue Clément (Marché Saint-Germain), Paris 6°