Actualité

L’actualité de la semaine (25/11)

– L’info qu’on a entendue et ré-entendue dans tous les sens et sur tous les tons cette semaine, c’est la guerre qui divise l’UMP. En effet, dimanche dernier, les militants votaient pour élire leur chef de file. Copé et Fillon se déchirent et contestent les résultats. Une semaine après le vote, on en ignore toujours l’issue et les accusation de triche se multiplient. Une affaire sanglante dont les journalistes se délectent et qui embarrasse bien la droite qui n’en sortira probablement pas indemne.

– La minute people du jour :  Audrey Pulvar et Arnaud Montebourg, dont le couple a tant fait couler d’encre, se sont séparés cette semaine. La journaliste a appris leur rupture aux journalistes via un texto à l’AFP (Agence France Presse).

– A Dacca, au Bangladesh, une centaine d’ouvriers sont morts dans l’incendie d’une usine. Beaucoup se sont tués en sautant par les fenêtres pour échapper aux flammes. Difficile d’en savoir plus sur les circonstances du drame.

– Suite à la recrudescence d’assassinats en Corse ces dernières semaines, Manuel Valls a annoncé l’arrivée de renforts sur l’île de Beauté dès 2013 afin d’essayer d’enrayer cette montée de la violence.

– Demain sera lancée la 28° campagne des Restos du Coeur. Le nombre de bénéficiaires n’a cessé d’augmenter depuis leur création par Coluche et leur financement est toujours plus précaire. Même si vous-même ne possédez pas grand chose, chaque don et le bienvenu et pour ceux qui n’ont rien, il est aussi possible de donner un peu de son temps.

Le mot de la semaine sera capeler : « (faire) passer par dessus » ou « mettre sur soi, revêtir ». A l’origine, le mot signifiait « coiffer ». Il est dérivé de « capel », « chapeau » en occitan.

Les sorties ciné : pleeeeeeeein de choses qui me tentent cette semaine parmi lesquelles Royal Affair, au Danemark en 1770, une passion secrète unit la reine et le médecin du roi, une influence qui peut changer l’avenir du pays. Les Derniers Jours de l’Hiverfin de l’hiver à Téhéran, ce documentaire suit 7 adolescents d’une maison de correction juste avant le réveillon iranien. Au-delà des collinesAlina aime Voichita et veut l’emmener en Allemagne mais Voichita a trouvé la foi après le départ de la jeune femme et qui pourrait rivaliser Dien en matière d’amour ? Mais aussi le dernier Clint Eastwood ou un film avec John Malkovich. Autant de sorties qui s’annoncent réjouissantes et me donnent envie de retrouver les salles obscures dont je suis malheureusement un peu coupée en ce moment.

Bonne semaine à tous !

Photo

Montmartre sous la pluie

              

En ce mois de novembre, Paris est bien gris et pluvieux. Ce temps n’est pas idéal pour aller flâner dans les rues et encore moins pour prendre des photos mais voici tout de même quelques vues de Montmartre prises la semaine dernière.

               

Série tv

Weeds

          A la mort de son mari, Nancy Botwin, doit subvenir seule aux besoins de ses deux enfants. Cette jeune mère au foyer d’une banlieue calme de San Francisco bien sous tous rapports va quitter ses habits de petites bourgeoise pour se lancer dans le trafic de marijuana. Un changement d’activité qui amènera son lot de conséquences, souvent inattendues. 

          L’idée de départ est plutôt originale, cette jeune mère de famille respectable qui ne sait rien faire de ses 10 doigts et cherche de l’argent facile n’est pas dénuée de charme. Evidemment, elle va de catastrophes en déconvenues. Le gros atout de cette série, c’est le panel de personnages, plus barrés les uns que les autres. Nancy, mère poule hystérique, peut se montrer à la fois agaçante et hyper attachante (j’adore cette actrice, juste géniale, ici comme ailleurs) ; Andy, son beau-frère est un grand ado amoureux d’elle qui la suit dans tous ses projets foireux et ne l’aide pas franchement ; son fils aîné, Silas, est un ado à belle gueule pas toujours très vif mais plutôt équilibré (c’est bien le seul) ; Sean, son second fils a franchement un grain, ce qui va empirer avec l’âge pour en faire un psychopathe violent ; enfin, les voisins et amis représentent à eux seuls un panel de névroses assez impressionnant. Comme dans d’autres séries américaines, la classe moyenne avec ses jolies pavillons de banlieue et son apparence lisse en prend un sacré coup…

          Si les premières saisons sont axées sur ce changement de vie improbable, le commerce finit par se rôder et on pourrait craindre l’ennui. Heureusement, les scénaristes ont de l’imagination à revendre et parviennent à relancer sans cesse la série par de nouveaux rebondissements toujours plus improbables. Sans compter bien sûr le suspens autour de l’éternel risque de se faire prendre quand on est englué dans le mensonge. J’ai trouvé que sur la fin l’histoire commençait à aller un peu trop loin. Pour ne pas tourner en rond, les réalisateurs ont dû y aller fort sur les évènements qui finissent par perdre en crédibilité. Ceci dit, on continue à vouloir connaître la suite, ce qui est après tout l’essentiel. 8 saisons survoltées et pleines d’humour. Une série totalement addictive. 

Cuisine

Publicis Drugstore

          La brasserie du Publicis Drugstore est un bar « chic » en haut des Champs Elysées. Nous avions envie d’un thé et une pâtisserie avant d’aller voir un film à côté et nous manquions de temps comme d’inspiration. Le Drugstore proposant des pâtisseries d’Hermé et du thé Mariage Frères, nous nous y rendons sans plus attendre. 

          Le lieu est très froid, une espèce de bulle transparente avec des tables grises ou blanches ultra design (assez moches à mon goût), un bar étincelant et une musique assourdissante. On y trouve des touristes et de jeunes cons parisiens. Visiblement, on vient ici essentiellement pour se montrer, sans se soucier des masses de ce qu’on a dans l’assiette (ou le verre). C’est dommage, les pâtisseries de Pierre Hermé, ça reste quand même un grand moment. Malheureusement, le lieu ne se prête pas du tout à la dégustation. Les tartes vendues à prix d’or (environ 3 fois le prix en magasin), sont servies dans une vaisselle moche, genre assiette blanche Ikea, sans un poil de présentation. Le service est très empressé étant donné la foule qui se presse dans ce lieu sans âme. C’était certes bon, mais on aurait apprécié un cadre plus chaleureux, surtout pour le prix. Une adresse où je ne pense pas revenir, en revanche, je tenterais bien l’atelier de Joël Robuchon à l’étage supérieur…

Publicis Drugstore

133 avenue des Champs-Elysées

75008 Paris

Mes lectures

L’école des saveurs – Erica Bauermeister

          La mère de Lilian est plongée dans ses livres depuis que le père de la petite fille les a quittées. L’enfant apprend très tôt à remplacer sa mère pour s’occuper de la maison. C’est ainsi qu’elle va découvrir la cuisine. Une idée va alors lui venir : et si elle pouvait guérir sa mère en lui mitonnant de bons petits plats ? Des années plus tard, elle on la suit avec ses élèves dans les cours de cuisine qu’elle dispense dans son restaurant. 

          J’avais beaucoup entendu parler de ce livre : des gens autours de moi qui avaient apprécié, des émissions « littéraires » qui le décrivaient comme un miracle de sensibilité ; devant tant d’enthousiasme, j’ai laissé mon scepticisme de côté et je me suis lancée à mon tour. Je vous épargne le suspens quant à mon verdict, dès les premières lignes j’ai failli être étouffée par tant de mièvrerie. Ca dégouline de bons sentiments. La vision de la femme m’a également exaspérée : mère, cuisinière, ménagère… Le féminisme a l’air d’avoir épargné l’auteur (une femme, précisons-le). Mais la cuisine aussi y est décrite de manière très naïve. Tout est beau, sens bon, est réussi du premier coup et ces recettes magiques peuvent guérir tous les maux. Bref, la sous-littérature américaine dans toute sa splendeur.

          L’histoire de la petite fille qui veut guérir sa maman est mignonne mais manque de profondeur. On la survole pour ne garder que des moments d’une naïveté qui frôle la bêtise, ce qui gâche un peu l’histoire tout de même. Puis nous sommes directement catapultés 20 ans plus tard dans un cours de cuisine. Là on découvre une galerie de personnages plus fades les uns que les autres, un ramassis de clichés sans âme. Quand à la cuisine, malgré mon amour pour les bons petits plats, tout m’a agacée. J’ai eu l’impression de lire une ode à la cuisine des années 50 dans une version édulcorée. Les recettes ne m’ont pas particulièrement fait rêvé, ça reste finalement assez simple et chaque image employée est vue et revue (la coloration du beurre, la lumière dans un verre de vin, l’odeur du chocolat…). Je m’attendais à saliver devant les descriptions mais elles m’ont plutôt écoeurée. Bref, un livre creux et niais qui manque cruellement tant de modernité que de profondeur.

Sa mère prit la tasse et la porta à sa bouche, souffla légèrement sur le dessus en soulevant des spirales de vapeur qui lui montèrent au narines. Elle but quelques gorgées timides, presque perplexe, et releva les yeux de son livre pour regarder au loin.

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Le nappage était une crème au beurre épaisse, somptueuse comme une robe de satin contre la texture ferme et fragile du biscuit. A chaque bouchée, on sentait d’abord fondre le biscuit, puis le glaçage, l’un après l’autre, comme des amants qui se laissent tomber sur un lit.