Expositions

Maurice Denis, l’éternel printemps

          Maurice Denis est un peintre Nabi proche de l’Art Nouveau, il est surnommé dans le groupe le « Nabi aux belles icônes ». Il a travaillé presque toute sa vie à Saint-Germain-en-Laye et fait de nombreux séjours en Bretagne et en Italie. Il a peint aussi bien des décors profanes que religieux. Le printemps est au coeur de son oeuvre. 

          Cette exposition regroupe 80 toiles de Maurice Denis dédiées au printemps. On y trouve aussi bien des oeuvres de jeunesse, des dessins pour célèbrer la beauté de sa femme, des panneaux peints destinés à des plafonds ou aux murs de salons… Une belle diversité, tant chronologiquement que dans les styles adoptés et les supports employés. La religion tient la place centrale de l’oeuvre de Maurice Denis. Très croyant, il a peint de nombreuses scènes religieuses, notamment des séries d’annonciations, associées au printemps. L’amour aussi est largement célèbré, avec de nombreuses toiles représentant sa propre femme.

          J’ai beaucoup aimé la découverte de ce peintre trop largement méconnu. La diversité des styles m’a enchantée et j’ai beauocup aimé la fraîcheur de ses toiles printanières. Le côté Art Nouveau de certaines toiles m’a particulièrement convaincue. Le musée, clair et bien conçu, permet une belle mise en valeur des oeuvres. Les audioguides sont très bien conçus et permettent un éclairage intéressant sur le travail de cet artiste. Une exposition qui m’a réellement enchantée et m’a donnée envie d’aller voir le musée consacré à ce peintre à Saint-Germain-en-Maye, dans la maison dans laquelle il a vécu. Cet accrochage vaut largement le déplacement.Vous avez encore quelques jours pour vous y précipiter, courez-y !

Maurice Denis, L’éternel printemps

Du 1° avril au 15 juillet

Musée des Impressionnistes

99, rue Claude Monet

27620 Giverny

Culture en vrac

Juin : le bilan

          Juin aura été un mois très chargé ! J’ai d’ailleurs beaucoup, beaucoup d’articles en retard… Un mois plutôt riche et assez réussi d’un point de vue de la culture.

          Les lectures furent bonnes avec entre autres Purge, de Sofi Oksanen, un livre qui a connu un succès amplement mérité ; Pico Bogue, La vie et moi, une BD qui m’a bien fait rire et L’homme qui ne savait pas dire non, de Serge Joncour, toujours aussi grinçant et qui est ici au sommet de son talent.

          Côté cinéma, j’ai beaucoup aimé Moonrise Kingdom, un film léger et plein de tendresse. Et pour les expos, mention spéciale à Maurice Denis, L’éternel Printemps, une exposition absolument magnifique au Musée des impressionnistes de Giverny. Rendez-vous dans un mois pour la suite !

Mes lectures

L’homme qui ne savait pas dire non, Serge JONCOUR

          Beaujour a un problème, il y a un tout petit mot qu’il ne peut plus prononcer, un problème en apparence sans gravité : il ne sait pas dire non. Et pourtant, ces trois lettres qu’il ne peut plus dire lui seraient bien utile, d’autant plus qu’il travaille dans un institut de sondage où il côtoie le fameux vocable chaque jour. Mais la situation va devenir vraiment critique quand on va lui proposer une promotion qu’il n’a aucune envie d’accepter. Arrive-t-il à trouver l’origine du problème pour le résoudre ?

         Dès les premières pages, on retrouve tout l’univers de Serge Joncour : ses personnages décalés, son cynisme, sa tendresse aussi. Cette situation cocasse est pour l’auteur l’occasion d’aborder des sujets bien plus profond qu’il n’y paraît, sous le vernis de légèreté, notamment le milieu du travail, la famille, les relations humaines… Il nous propose une fois de plus une peinture très fine de notre société. Et bien sûr, son humour me ravit toujours. Des romans que j’ai lus de cet auteur (et tous aimés), celui-ci est sans doute le plus aboutit, le plus subtil. J’ai apprécié la finesse de son humour, la poésie des situations qu’il imagine pour notre plus grand plaisir. Un Joncour grand cru, on en redemande !

Le passé est à chacun ce que le brouillard est à l’accident ; responsable de rien mais cause de tout cependant.

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C’est à chacun d’apprécier selon ses propres critères si c’est grave ou pas, de parler seul. En même temps on trouve toujours un peu curieux de surprendre un autre en train de le faire, alors que soi-même, on ne s’en étonne pas.

Actualité

L’actualité de la semaine (29/06)

Quoi de neuf cette semaine ?

– Un peu de sport pour commencer en toute légèreté : la France est sortie de l’Euro de football en quart de finale. En même temps, en tennis, commençait le tournois de Wimbledon. Côté vélo, Janie Longo ne disputera pas les JO de Londres. Elle avait participé à tous les jeux depuis 1984.

– Elections : l‘Egypte a un nouveau président, il appartient aux Frères musulmans. C’était ça où l’ancien 1° ministre du dictateur, quel choix ! Ca doit expliquer que seuls 51% des égyptiens se soient rendu aux urnes. En Islande, plus optimiste, une femme de 37 ans, enceinte jusqu’au yeux durant la campagne (elle vient d’accoucher avant les élections) pourrait être élue aux Présidentielles. Cette jeune journaliste est en tête dans les sondages. Ca donne un peu d’espoir dans l’avenir du féminisme.

– Retour en France. Série d’évènements tragiques. Un adolescent de 13 ans a été tué par un de ses camarades dans une bagarre dans son collège. Il a été étranglé. Un petit garçon de 4 ans est mort noyé à Toulouse après avoir échappé à la surveillance de ses frères et soeurs à peine plus âgés. Deux petits garçons de 7 ans ont disparu samedi, après 3 jours de recherches, on les a retrouvés noyés dans la piscine de la maison où ils avaient disparu.

– L’heure mode du mois (de l’année ?) : c’est le début des soldes !

Le mot de la semaine est « priapique » : qui se rapporte à Priape ou son culte ; obscène. Un mot que j’avais déjà croisé mais dont je ne connaissais pas l’origine, c’est à présent chose faite.

Les sorties de la semaine : L’âge de glace 4, la dérive des continents, les aventures de notre célèbre troupe de pattes cassées préhistoriques continue ; Un bonheur n’arrive jamais seul, une histoire d’amour impossible, la comédie romantique de ce début d’été ; La part des anges, la dernière comédie dramatique de Ken Loach ; Starbuckun homme découvre que suite à ses dons dans une banque du sperme il est le géniteur de 533 enfants qui veulent le retrouver ; La clinique de l’amourquand le cinéma français parodie les séries médicales américaines, ça donne quoi ?

Bonne semaine à tous !

Cinéma

Bienvenue parmi nous

         Drame français de Jean Becker avec Patrick Chesnais, Jeanne Lambert, Miou-Mio

          Taillander a la soixantaine et est en pleine déprime. Peintre qui connaît un certain succès, il a pourtant raccroché les pinceaux. Sa femme ne sait plus quoi faire pour lutter contre son apathie et sa mauvaise humeur. Un jour il décide de partir et croise la route de Marylou. Cette adolescente paumée qui vient de se faire virer de chez elle par sa mère et son beau-père violent va lui redonner le goût de vivre.

          L’affiche était alléchante : Becker/Chesnais, on commençait bien. Et pourtant… Est-il vraiment nécessaire de se fatiguer à commenter pareille platittude ? Si je ne devais choisir qu’un mot pour définir ce film, ce serait « navrant ». L’histoire est convenue et reconvenue. On voit tout venir avec 20 bonnes minutes d’avances. Aucune surprise. Pas plus que de crédibilité d’ailleurs. Que dire que dire ?

          L’histoire ne tient pas franchement la route et est larmoyante au possible, la jeune actrice joue comme un pied, autant de suspense que dans un épisode de Bonne nuit les petits ; bref, on s’ennuie ferme. Heureusement que Patrick Chesnais vient un peu remonter le niveau, mais ça ne suffit absolument pas à sauver ce film absolument sans intérêt.