Bars, restaurants

La prune folle et ses tapas

          La dernière fois, je vous avais présenté le brunch proposé par ce nouveau café près d’Oberkamph. Cette fois, c’est aux tapas que je me suis attaquée. La carte m’avait semblé belle et il fallait absolument que je l’essaie, c’est chose faite ! Peut-on vraiment espérer se nourrir à Paris pour 10€ ? Eh bien oui ! L’assortiment de tapas tatoo, le prouve. Des portions généreuses comprenant tortilla, poulpe, chèvre chaud, piment farci, empanadas. Idéal pour un apéro copieux à partager (ou pas). On ne ressort pas avec la faim et on se régale. Les salades, sensiblement au même prix, sont également très généreuses. La Prune folle est décidément l’amie des petits budgets et gros estomacs.

La prune folle

33 rue de Crussol

75011 Paris

Mes lectures

A la santé d’Henri Miller

          Balthazar Saint-Cene est un antiquaire reconnu sur la place de Paris. Alors qu’il est invité à un mariage qui ne l’enchante guère, il fait la rencontre d’Alma, une femme énigmatique qui se présente comme son ange gardien. Celle-ci va le conduire sur le chemin d’une nouvelle vie, la vita nova : il quitte famille, femme, enfant, activité professionnelle, à la recherche du mystère qui le relie à elle. Ce sera l’occasion de découvrir un milieu inconnu, ainsi que le courage et le don de soi.

          J’ai beaucoup aimé le début de ce roman. Le style est très agréable et on se laisse porter par la fluidité de l’écriture. Le narrateur raconte une rencontre qui a changé sa vie au cours d’un mariage auquel il s’est rendu à contre-coeur. Il fat preuve d’un certain humour et même si parfois il en fait un peu trop (il y a par moment une sorte de course au bon mot ou à la belle tournure qui manque quelque peu de naturel), on se retrouve finalement tous un peu dans ce texte. J’ai moins apprécié les longues explications sur pourquoi Henry Miller ? Des passages poussifs et qui ne font pas réellement avancer l’histoire. On aurait aimé plus de subtilité. Erreur de débutant, l’auteur veut trop en dire et dans son désir d’être compris, enlève un peu du mystère qui fait toute la magie d’un texte.

          Je ne suis pas très portée sur ce type de texte, où l’introspection tient une grande place. Si on peut noter la présence de quelques clichés, dans l’ensemble ce texte se tient bien. Bien construit, servi par une écriture agréable, ce roman est assez réussi et évite malgré quelques maladresses la plupart des écueils du genre. Dommage que l’auteur manque parfois un de confiance en lui et prenne sans cesse ses distances avec son propre texte. Si cela peut être appréciable à petite dose, cette distanciation nuit un peu au texte. On le déplore d’autant plus qu’un véritable style se dégage de ce roman. Un auteur prometteur.

A la santé d’Henry Miller, d’Olivier Bernabé

Persée, 320 pages, 21 €

Jeunesse·Mes lectures

Pico Bogue, La vie et moi

          Pico est un petit garçon plein de vie. S’il n’est pas franchement doué à l’école, il est pourtant sacrément futé. Il a une petite soeur, Ana Ana, qui le fatigue parfois mais qui quand même, a des bons côtés. Et puis il y a papa et maman, et les copains bien sûr ! Tout un programme…

          Pico Bogue est finalement un petit garçon comme les autres. Il a un sacré caractère, et sa soeur aussi, tous les deux ne sont jamais à court de réparties déconcertantes. La vie du petit garçon se partage entre sa famille et ses copains, et puis l’école, dont il se passerait bien. On se reconnaît forcément tous un peu dans les états d’âmes de ce bout de chou si attachant.

          Les dessins sont vifs et agréables, même si les couleurs un peu ternes me semblent plus adaptées à un public adulte qu’à des enfants. Les saynètes sont très parlantes, les scènes décrites en peu de mots. Le style est percutant, on ne peut que sourire devant la justesse des situations esquissées. Un humour léger dont on se délecte. Une BD tendre et divertissante, je compte bien me jeter sur la suite !

Ce livre faisait parti du Swap BD et chocolat. Un très bon choix !

Bars, restaurants

La tute

          La tute est un restaurant des grands boulevards qui propose une cuisine du sud-ouest généreuse. En occitan (pour ceux qui l’ignoreraient, ce fut longtemps la langue du sud de la France, qui se perd un peu aujourd’hui, mais que quelques vieux ours ariégeois comme moi parlent encore), la tuta (prononcer « tuto »), c’est la tanière. Un nom qui donne donc envie d’aller voir ce qu’il en est.

          Le restaurant se situe tout près des grands boulevards, un emplacement stratégique au coeur de la capitale. La salle est typiquement parisienne, dans le style vieux troquet, avec un grand bar et de la mosaïque au sol. Un endroit assez chaleureux qui de prime abord semble plutôt sympathique. La carte est très sud-ouest, d’inspiration plutôt basque. On sent que le propriétaire est originaire des Hautes-Pyrénées ! Les portions sont plus que généreuses et les produits de qualité. Disons-le franchement, on se régale avec les frites à la graisse d’oie et la saucisse au piment d’Espelette. Les tarifs sont habituels pour la capitale mais décidément, on a du mal à s’y faire ! On peut également déplorer un léger manque d’ambiance. Un service sympathique (mais pas sudiste du tout) rattrape cette addition quelque peu excessive. Un endroit sympa pour une grosse faim ou de grandes tablée.

La tute

7 rue Rossini

75009 Paris

http://www.latute.com/

Actualité

L’actualité de la semaine (22/06)

          Quoi de neuf cette semaine ?

Autant vous le dire de suite, l’actualité du moment m’a très peu inspirée…

Thierry Roland, célèbre commentateur sportif, est mort samedi dernier à l’âge de 74 ans. En 57 ans de carrière, il avait commenté plus de 1300 matchs de foot.

– On a voté pour le second tour des législatives : le pS obtient la majorité absolue, les verts ont pour la 1° fois un groupe à l’Assemblée nationale, deux députés FN y font leur entrée. Christian Jacob est réélu à la tête du groupe UMP de l’Assemblée et Claude Bartolone s’empare du Perchoir.

Deux gendarmes ont été tuées dans le Var lors d’une intervention suite à un vol. Le meurtrier a été arrêté et a avoué. Il était déjà connu des services de police et avait été libéré la semaine précédente.

          Le mot de la semaine est « orchidiclaste » : dit vulgairement, casse-couille. C’est ainsi que définit Gilbert Collard son rôle à l’Assemblée Nationale. Tout un programme…

          Et exceptionnellement cette semaine, la citation de la semaine « L’antilope qui quitte sa mère finit toujours sur la peau du tamtam », déclaration de Roselyne Bachelot au sujet de la défaite de François Bayrou et du Modem.

          Côté culture, Le salon des éditeur indépendants du Quartier Latin se tient ce week-end au lycée Henri IV. Pour le programme et la présentation, c’est ici. Mais également le salon Saint-Maur en poche, avec de nombreux auteurs célèbres parmi les invités. Pour tous les détails, c’est ! Ce week-end, le livre est à l’honneur !!!

          Cinéma pour finir : les sorties de la semaine. Elles ne m’inspirent guère, en voici toutefois quelques unes. Adieu Berthe, de Bruno Podalydès, une comédie dont la presse dit le plus grand bien ; The Dictator, de Larry Charles, ou le retour de l’humour pas toujours très fin de Sacha baron Cohen ; Faust, d’Alexandr Sokurov, une adaptation du célèbre mythe qui semble plutôt réussie.

Bonne semaine à tous !