Actualité

Actualité de la semaine (16/06)

Que s’est-il passé cette semaine ?

– Samedi, 4 soldats français sont morts en Afghanistan, portant à 86 le nombre de victimes de cette guerre parmi les soldats français. Ils ont été tués lors d’une embuscade. un hommage leur a été rendu jeudi aux Invalides.

– On a voté pour le 1° tour des législatives. Parti socialiste et UMP obtiennent environ 35% des voix chacuns. Avec les accords prévus avec les verts, la gauche est majoritaire. Elle devrait le rester à l’issue du second tour. Résultat demain à 20h.

Le tweet qui fait scandale : Valérie Trierweiler a soutenu le candidat opposé à Ségolène Royal au second tour des législatives à La Rochelle. François Hollande a quant à lui soutenu son ex-femme. Un faux-pas largement commenté.

Une nouvelle loi sur le harcèlement sexuel. Suite à l’abrogation de la dernière loi sur le harcèlement, jugée trop vague, une nouvelle loi a été mise en place ; elle définit plus précisément le harcèlement.

Une semaine sportive : en rugby, la saison a pris fin sur une nouvelle victoire toulousaine ; le Stade toulousain décroche son 19° bouclier de Breynus. En tennis aussi, un record a été battu, avec la 7° victoire de Rafael Nadal à Roland Garros ; il a perdu seulement 1 set sur l’intégralité du tournois, en finale. Du foot également avec le début de l’Euro 2012, assez réussi pour la France.

          Le mot de la semaine est « vertugadin » : armature arrondie permettant de faire bouffer une jupe pour lui donner une forme de cloche.

          Les sorties de la semaine : Bienvenue parmi nous, de Jean Becker, l’histoire d’un peindre dépressif qui rencontre une jeune paumée qui va lui redonner le goût de vivre, un film que je ne vous recommande pas ; La petite Venise, d’Andrea Segre, un pêcheur fait la connaissance d’une jeune chinoise immigrée et une amitié va naître, un film qui me tente bien ; Marley, de Kevin McDonald, un documentaire sur le célèbre chanteur de reggae.

Bonne semaine à tous !

Bars, restaurants

Chez Claude

          Chez Claude est un bistrot idéale situé entre le Louvre et les Halles. La salle est typiques des vieux restaurants parisiens, tout comme la carte. Le menu entrée/plat ou plat/dessert est à 15,60 €, ce qui reste relativement raisonnable pour le quartier. Une valeur sure.

           Au menu, ravioles de Royans, foie gras, tartare de boeuf, confit de canard, grandes salades, tarte fine aux pommes, crumble de mangue… Une cuisine assez simple mais franchement bonne et généreuse. On ressort bien calé (mais pas trop lourd) et on apprécie l’accueil sympathique. On se régale et on en redemande. Le cadre est particulièrement accueillant. Une adresse sans prétention mais très appréciable, sans doute l’un des meilleurs rapport qualité/prix du quartier.

Chez Claude

166 rue Saint-Honoré

75001 Paris

Mes lectures

Pourquoi moi ?

          En cambriolant une petite bijouterie, Dortmunter empoche par hasard le Brasier de Byzance, le plus gros rubis du monde, que les États-Unis devaient remettre à la Turquie. Aussitôt police, FBI, services secrets, truands et mafias de tous les pays se lancent à sa recherche. Il n’a plus alors qu’une seule obsession : rendre la bague et retrouver la tranquillité en faisant oublier le plus gros casse de sa vie. La tache s’annonce difficile.

          L’histoire repose sur un énorme malentendu, dont le personnage (qu’on a déjà pu croiser dans d’autres romans de cet auteur) est un habitué. Ce voleur raté a un don pour se mettre dans des situations improbables qui amusent le lecteur à tous les coups. On retrouve l’humour grinçant de Donald Westlake qui manie avec une grande habileté les situations les plus cocasses. Le style est alerte, enlevé, on ne s’ennuie pas une seconde, allant de péripétie en péripétie, se délectant des malheurs de notre héros. La galerie de personnages est savoureuse et on se demande jusqu’à la fin comment ce sac de noeuds va bien pouvoir finir par se démêler. Un roman noir des plus réussis, on en redemande.

Malcholm Zachary, ça lui plaisait d’être un agent du FBI. Cela conférait à tous ses actes un élément de tension tout à fait fascinant. Quand il descendait de voiture et qu’il claquait la porte, il ne le faisait pas comme n’importe qui, il le faisait comme un agent du FBI : un pas, un quart de tour, une poussée sur la portière, et bing, tous les gestes enchaînés, les muscles souples, solide et déterminé, gracieux tout en restant viril. Malcolm Zachary buvait son café comme un agent du FBI, il écoutait en silence comme un agent du FBI.

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Une fois une gonzesse a été raconter des trucs sur moi, dit Tiny. Je l’ai pendue à une corniche d’immeuble avec son collant. (Il secoua la tête.) Elle n’aurait pas dû acheter des collants de mauvaise qualité.

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Quand la vie devient dure, les durs reprennent vie.

Expositions

Yutaka Takanashi

          La fondation Henry Cartier-Bresson consacre une exposition au photographe japonais Yutaka Takanashi, pour la première fois en France. Cette figure emblématique de la photographie japonaise du XX° siècle s’intéresse à la ville, sous tous ses aspects, entre réalisme et poésie.

          Je n’y connais pas grand chose en photographie, je vais donc avoir du mal à juger du travail de cet artiste. Une première salle regroupe un travail sur la ville en noir et blanc. Il la montre plutôt hostile, dans sa modernité. La plupart de ces clichés, assez déstructurés, m’ont laissée perplexe. Seuls 3 ou 4 (une femme allaitant dans une voiture et un enfant regardant l’intérieur d’une maison de poupée notamment) m’ont interpellée. La 2° salle regroupe de prises de vue dans des tons chauds sur un Japon plus traditionnel. Ce sont là les vestiges d’un passé rassurant qui sont mis en avant. Etrangement, si la série m’a parue plus attirante, représentant un tout assez uniforme et qui m’a semblé intéressant, les clichés en eux-mêmes, dans leur ressemblance, paraissent avoir un peu de mal à être envisagés comme des entités isolées. Certains m’ont plus mais plus par leur sujet que par leur composition il me semble.

          En revanche, s’il y a une chose dont je suis sure malgré mes faibles compétences en la matière, c’est que l’éclairage est incroyablement mauvais (et les salles déprimantes). La lumière des néons tombe directement sur les oeuvres, créant un reflet auquel Narcisse lui-même n’aurait rien trouvé à redire : on peut se recoiffer dans quasiment toutes les photos et  il faut se contorsionner pour échapper à son propre reflet dans le cadre. Une exposition qui m’a moyennement convaincue mais m’a donné envie de voir ce que ce photographe avait bien pu faire d’autre pour atteindre une telle célébrité.


Yutaka Takanashi

Fondation Henri Cartier-Bresson

2, impasse Lebuis

75014 Paris

Mes lectures

Chevalier de l’ordre du mérite, Sylvie TESTUD

          Sybille travaille dans une compagnie d’assurance pour animaux. Carriériste, elle fait passer son emploi avant son couple. Mais à la maison aussi elle veut tout contrôler, ne supportant pas de voir traîner la moindre miette. Adrien, son compagnon, n’en peut plus de tant de stress face à lui, une solution s’impose pour calmer le jeu : employer une femme de ménage. Une mission qui s’annonce plus ardue qu’il n’y paraît.

          Le style de cet ouvrage m’a étrangement rappelé Amélie Nothomb, avec un vague côté Stupeur et tremblements (ce qui en l’occurrence est plutôt un compliment tout de même) : le même fraîcheur, la même légèreté. Un talent un peu moindre sans doute mais une écriture agréable tout de même, première bonne surprise de ce livre. L’histoire est plutôt efficace également, le côté un peu névrosé du personnage apporte une petite touche d’humour, et on se reconnaît forcément un peu dans l’un ou l’autre des protagonistes.Je n’ai ps grand chose à ajouter sur ce livre. Ce n’est pas exceptionnel, ça ne me laissera pas un souvenir impérissable, mais j’ai assez apprécié cette lecture qui est somme toute agréable et m’a permis de découvrir une nouvelle facette de Sylvie Testud.


Dès que je passe la porte de notre appartement, je me transforme. Sans plus aucune coquetterie, je retire mes escarpins, je jette mes vêtements dans la panière à linge sale. Je m’attache les cheveux sur le sommet du crâne, remonte mes manches, et c’est parti pour le rodéo de l’ordre et de la propreté. Une chorégraphie d’un genre peu sexy, à laquelle je ne renonce que tombante de sommeil.
Pauvre Adrien : il vit avec une mégère.