Cinéma

Shame, de Steve McQUEEN (II)

Drame britannique avec Michael Fassbender, Carey Mulligan, James Badge Dale.

          Brandon, un trentenaire new-yorkais, a un sérieux problème d’addiction sexuelle qu’il va avoir de plus en plus de mal à dissimuler quand sa soeur, Sissy va venir s’installer chez lui pour quelques jours. 

          Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en allant voir ce film, mais certainement pas à ça. C’est extrêmement sombre. L’addiction sexuelle est montrée assez crûment mais pas de manière excessive ni trop dérangeante (on a vu pire). En revanche l’ambiance est d’un glauque ! Le personnage n’est ni particulièrement attachant, ni vraiment antipathique. Le sujet sors de l’ordinaire mais il n’y a pas d’histoire forte, ça reste relativement classique.

          C’est par la manière dont il est réalisé que ce film se démarque. Il est très esthétisant. Beaucoup de plans très longs qui ne sont pas sans rappeler le cinéma asiatique (ça m’a vaguement évoqué Drive, même si ici la lenteur tient à la durée des plans et non pas à l’usage de ralentis). J’ai trouvé ça vraiment très très lent et par moment j’ai senti l’ennui poindre sérieusement…

          Ce film m’a laissée perplexe. C’est beau, bien qu’obscur. J’ai beaucoup aimé l’acteur principal, très trouble. La mise en scène est impeccable et l’image soignée. Côté musique, un peu trop de violons par moments mais dans l’ensemble ça fonctionne bien aussi. En revanche, je n’ai pas bien compris où le réalisateur pouvait bien vouloir en venir. J’ai parfois eu l’impression que ça tâtonnait un peu, faute de trame assez marquée. Je ne saurais dire si j’ai aimé ou pas. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de choses intéressantes, sans pour autant être totalement emballée. En tout cas, un film qui sort de l’ordinaire et déstabilise.

Photo

Images d’automne, Novembre

                    

                    

Après l’époque des champignons, voici celle des couleurs chatoyantes.

                    

Photo

Images d’automne, Septembre

      

          Voici un petit moment que je n’ai pas mis de photos sur ce blog, j’ai un sérieux retard. Je vais commencer à le rattraper avec deux séries d’images d’automnes, pour bien attaquer l’hiver. On part une fois de plus du côté de la montagne (mais promis, vous aurez aussi droit à la mer bientôt).

        

 

Jeunesse·Mes lectures

Top ten thuesday

          Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste nos 10 livres préférés en fonction d’un thème défini. Initialement créé par The Broke and the Bookish, il est désormais repris en français par Iani et son carnet de lecture. Je n’aime pas beaucoup les classements, étant incapable de m’en tenir à une liste, mais Gwen m’a demandé de répondre à celui de cette semaine sur

Les 10 livres qui ont bercé votre enfance

1 ) Hansel et Gretel : un classique que mon grand-père me lisait le soir au coin du feu et qui me terrifiait autant qu’il me fascinait. Sans doute l’une des histoires lues et relues le plus souvent.

2 ) Los bons amics : une belle histoire d’entre-aide, bien plus connue sous son titre français, Les bons amis, mais que ma maman m’a toujours lue dans sa version occitane, ce qui lui donnait tout son charme.

3 ) La vache orange : parce que j’aime les vaches, que mon premier mot a même été « meuh » et qu’en orange c’est encore plus beau.

4 ) Pierre et le loup : un magnifique livre pop-up qui s’ouvrait comme un petit théâtre. Et bien sûr, la découverte au passage de la très belle musique de Prokofiev.

Photo : Ribambinelles

5 ) La Princesse fine-mouche : LE livre de mon enfance qu’aujourd’hui encore je lis et relis avec plaisir. Une princesse indépendante qui ne se laisse pas compter fleurette par le 1° venu !

6 ) Ernest et Célestine : parce que les personnages sont mignons et que j’aimais beaucoup la douceur des aquarelles.

7 ) La totalité des albums Caroline : ses aventures avec sa bande de chiens sont poilantes, je ne m’en lassais pas ! Mon préféré reste sans doute Caroline aux sports d’hiver, sorte de Bronzés revisités pour enfants. Bien plus drôle que sa célèbre cousine Martine.

8 ) Arc-en-Ciel : parce qu’il brille, que les dessins sont magnifiques et que l’histoire est mignonne (eh oui, j’ai eu un coeur un jour !)

9 ) Les lettres de mon moulin : j’ai toujours eu une peur bleue de La chèvre de Monsieur Seguin mais Le secret de maître Cornille est resté très longtemps une de mes histoires préférées.

10 ) Les contes de la rue Brocard : je les aimais tous ! Tellement que je les connaissais presque par coeur. Rien que d’y penser, j’ai envie de les relire sur le champ !

          Bien sûr, la liste est non-exhaustive et fournie dans un joyeux désordre. Je me suis contentée des livres de ma petite enfance, ceux qu’on m’a lus plus que je ne les ai lus de moi-même. Bien d’autres livres m’ont marquée : Monsieur chien, entres autres (un livre ayant appartenu à ma maman quand elle était petite), et beaucoup beaucoup de contes. Et je ne vous parle que de ceux que j’ai découverts avant mes 7 ans !

      J’ai un énorme regret, c’est de les avoir presque tous donnés lors de mon déménagement. Faute de place, je me suis défait de ces livres dont je ne pensais plus avoir l’usage. Rares sont les survivants. Aujourd’hui, bon nombre sont désormais introuvables. Et je regrette de ne pas avoir gardé quelques uns de ces trésors pour les transmettre à mon tour à mes hypothétiques enfants. En espérant qu’au moins ils auront fait beaucoup d’autres petits heureux et auront déclenchés de nouvelles vocations pour la lecture.

Jeunesse·Mes lectures

Alain SERRES et PEF, Travailler moins pour lire plus

          Sur l’île Turbin, on fabrique des livres mais personne n’a le temps de les lire. Le roi Dontontairalenom exige qu’on travaille toujours plus. Mais un jour le révolte gronde, un rêve est né : « travailler moins pour lire plus ».

          Un petit livre dont le titre a de suite piqué au vif ma curiosité. Bon, honnêtement, je n’ai pas grand chose à en dire. Tout est dans le titre. J’avoue avoir été un peu déçue. J’ai beaucoup aimé l’idée mais le contenu reste finalement assez classique. Il y manque un sans doute un brin de finesse ou d’érudition pour me plaire. Ca reste léger et sans surprises. Une bonne idée tout de même et un livre qui a le mérite de défendre la lecture auprès des petits. Et pour les grands, affiches et badges se chargent de faire passer le message.

Sur le troisième mont, le mont Pin-Pon, on fabrique de la bonne santé : des médicaments calmants, des sirops anti-rots, des vaccins anti-piqûres… et surtout les redoutables suppositoires-aux-orties qui permettent  à tous les habitants de courir comme des lapins quand ils vont au travail le matin !