Des histoires d’amour entrevues. Des regards échangés, quelques paroles parfois, des instants magiques qui ont bouleversé les personnages de ce roman et ont changé le cours de leur vie. Un roman sur la force de l’amour.
Bon, avouons-le, ça commence mal. Un roman qui parle d’histoires d’amour platoniques que le narrateur ressasse toute sa vie durant, ça n’a rien pour m’enchanter… Mais je pardonne toujours tout à Makine, même d’écrire des histoires pleines d’amour, alors j’ai fait un effort. Eh bien, il s’en sort pas mal ! Les histoires sont belles et l’écriture toujours aussi fine. L’univers de Makine est unique et c’est chaque fois un plaisir grandissant de s’y replonger. Je reprocherais au livre d’être un peu décousu. Les histoires se passent à des époques différentes, sans autre lien que leur importance dans la vie du narrateur. J’ai trouvé qu’il manquait peut-être d’un fil conducteur un peu plus fort. Cela mis à part, l’écriture est belle, pleine de poésie, on s’y installe avec bonheur et ne la quitte qu’à regrets. On retrouve quelques uns des thèmes de prédilections de l’auteur qui construit une oeuvre d’une incroyable unité (sans pour autant en devenir désespérément répétitif). Pas le meilleur Makine à mes yeux (quoique sans doute un des plus « grand public ») mais un assez bon cru tout de même.
Notre erreur fatale est de chercher des paradis pérennes. Des plaisirs qui ne s’usent pas, des attachements persistants, des caresses à la vitalité des lianes : l’arbre meurt mais leurs entrelacs continuent à verdoyer. Cette obsession de la durée nous fait manquer tant de paradis fugaces, les seuls que nous puissions approcher au cours de notre trajet de mortels. Leurs éblouissements surgissent dans des lieux souvent si humbles et éphémères que nous refusons de nous y attarder. Nous préférons bâtir nos rêves avec les blocs granitiques des décennies. Nous nous croyons destinés à une longévité de statues.
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Oui, la vraie joie est de pouvoir papillonner au-dessus d’une multitude de possibilités, un peu anarchiques, un peu dérisoires.
Pour ceux qui voudraient découvrir cet auteur, allez plutôt voir du côté de La musique d’une vie, texte court d’une grande force et très facile d’accès ou La vie d’un homme inconnu, à mes yeux son meilleur texte malgré une (longue) première partie particulièrement décourageante (mais quelle suite !).
Si vous souhaitez savoir ce qu’en a pensé L’Express, c’est par là, l’avis de Pivot pour le JDD est ici et pour Bibliobs c’est là.
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