Cinéma

Another year, de Mike LEIGH

          Drame de Mike Leigh, avec Jim Broadbent, Lesley Manville, Ruth Sheen.

          On suit dans ce film un vieux couple, elle psychologue, lui géologue. Un couple parfait qui nage dans le bonheur. Autour d’eux, des amis et une famille aux vies moins bien rangées, avec leurs défauts et surtout leur détresse.

          Pour le commentaire intelligent du film et son analyse, je vous renvoie à la critique qu’en a fait Carmadou. Elle est très juste, je ne vais donc pas paraphraser. Maintenant passons à ce que j’en ai passé d’un point de vue tout personnel. Je ne suis jamais vraiment rentrée dans ce film. Si j’en ai bien saisi les tenants et les aboutissants, je me suis ennuyée à périr. J’ai passé plus de temps à penser à l’entrecôte que j’allais m’enfiler en sortant qu’à m’intéresser à ce qui se passait sur l’écran. Le film étant relativement long, il n’y avait plus d’entrecôte quand nous sommes sortis, terrible déception… Passons. Pour en revenir à nos moutons donc (et non pas à nos boeufs…), ce film m’a laissée perplexe. Je ne sais même pas quoi en dire tellement ça m’a ennuyée. Encore une rencontre cinématographique ratée en ce mois de janvier, décidément, l’année commence mal !

Divers

Lectures en partenariat

          Suite à un partenariat avec Babelio et les édition Les deux terres, vous pourrez bientôt découvrir sur le blog Justice dans un paysage de rêve , premier roman de Malla NUNN. Un policier qui a pour cadre l’Afrique du Sud. La suite courant février.

Bars, restaurants

Le fumoir

          Le fumoir est un vieux bistrot parisien (version très chic tout de même). Situé face au Louvre, c’est un lieu splendide à la décoration raffinée avec son vieux comptoir, ses fauteuils club et sa magnifique salle bibliothèque. Le matin, on y trouve essentiellement des habitués, le midi, des touristes, et le soir, la jeunesse dorée parisienne. Un lieu où tout le monde se croise et où on se sent bien, malgré un côté assez bourgeois.

          Si les consommations sont un peu chères, le midi le restaurant propose un menu à 22€ entrée/plat/dessert qui aux vues de la finesse des mets est d’un excellent rapport quantité/qualité/prix. Le soir c’est un peu plus cher (32€) mais encore valable pour la capitale. Un lieu à découvrir pour tous les amateurs de bonne cuisine.

Pour plus d’informations : www.lefumoir.com

Mes lectures

Mathieu LINDON, Ce qu’aimer veut dire

          Mathieu Lindon a grandi à l’ombre d’un père qui a côtoyé les plus grand écrivains. Il est en effet le fils de Jérôme Lindon, le créateur des célèbres Editions de Minuit qui ont publié Duras, Deleuze, Robbe-Grillet, Beckett (ami si cher de Jérôme) et bien d’autres ! Adolescent renfermé, passionné de littérature, il aura du mal à s’émanciper de ce nom parfois lourd à porter. C’était sans compter sur sa rencontre avec Michel Foucault. Une amitié qui durera 6 ans, jusqu’à ce le philosophe soit emporté par le sida. Une relation hors normes, arrosée de whisky et de LSD, dans laquelle Mathieu Lindon s’est épanoui et à partir de laquelle il bâtira le reste de sa vie.

          Un livre magnifique sur le rapport au père mais aussi et surtout sur l’amitié. Celle avec Michel Foucault, si forte et unique, mais aussi celles qui se sont construites autour, notamment avec Hervé Guibert. Un livre sur la vie et l’amour, sous toutes ses formes. Sur le drame qu’a été l’arrivée du sida dans cette jeunesse insouciante, la confrontant trop tôt à une mort inéluctable. On est ému dès le début, avec la lettre que Jérôme Lindon a laissée à son fils en mourant. Dès les premières lignes, on est happés par l’incroyable beauté de ce texte, par sa force et sa vitalité. Un très bel hommage au père, et surtout aux amis disparus. sans pathos. Les passages sur l’oeuvre de Guibert me seront d’une aide précieuse pour mon mémoire, ce qui n’a fait qu’accroître mon engouement pour ce livre. Je rejoins l’avis de Carmadou : on est sans doute dès janvier face au grand livre de l’année 2011. Si vous ne deviez lire qu’un livre cette année, il faudrait que ce soit celui-là.

Mon père ayant survécu à une grave opération, ma mère m’avait dit : « Je lui suis reconnaissante de ne pas être mort », et j’avais raconté ce trait à Michel qui l’avait trouvé joli. Est-ce que je lui en veut d’être mort ? Ca demeure le seul défaut que je lui trouve mais il est de taille.

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Désormais il faut espérer moins de l’existence. Je croyais avoir accédé à quelque chose d’éternel et cet éternel s’est dérobé. Je croyais que c’était la vie et c’était la jeunesse.

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Lorsque j’étais jeune, je trouvais que j’étais intelligent. Puis je me suis rendu compte que j’étais bête, aussi, mais cette constatation m’a parue un signe d’intelligence. puis je n’ai pu faire autrement que de découvrir  que quand j’étais bête, j’étais bête, le savoir n’y changeait rien.

Pour en savoir plus, la critique (approximative) du Monde, celle (très juste) de Télérama, celle (assez complète) de Bibliobs ou celle scandaleuse de L’Express (ont-ils seulement lu le livre ???).

Expositions

Expositions Monet

          L’exposition Monet s’est tenue du 22 septembre au 24 janvier au Grand Palais. Un rétrospective de plus de 170 toiles de l’artiste venues du monde entier. On peut également admirer de nombreuses peintures de l’artiste toute l’année au musée Marmottan Monet, dans le 16° arrondissement de Paris ; il propose en ce moment des dessins et caricatures de l’artiste qui complètent bien les oeuvres présente s Grand Palais. J’ai eu la chance de faire un tour à ces deux expositions avant qu’elles ne ferment.

          La rétrospective du Grand Palais est très complète. On y trouve aussi bien des toiles peu connues de l’artiste que les célèbres tableaux représentant la gare Saint-Lazare ou les nymphéas de Giverny. Il y avait bien sûr beaucoup de monde mais pour une fois les gens étaient disciplinés et il était possible d’approcher les oeuvres sans avoir à jouer des coudes. Le point fort de l’exposition réside dans le fait d’avoir réussi à réunir plusieurs variations autour d’un même thème : les meules de foin, les nymphéas, la cathédrale de Rouen, ce qui permet de se faire une idée du travail de l’artiste sur des séries. Deux expositions vraiment magnifiques, il n’y a rien à y redire, juste à admirer. Il est trop tard pour le Grand Palais mais si ce n’est encore fait, allez voir la centaine de toiles de l’artiste conservées au Musée Marmottan Monet.

          Le site de l’exposition est encore actif et permet de voir quelques unes des oeuvres exposées, c’est par ici. L’exposition a accueilli plus de 900 000 visiteurs, un chiffre record qui n’a toutefois pas réussi à égaler les 1 200 000 entrées réalisées par l’exposition sur Toutankhamon en 1967.