Mes lectures

Libération, 22 juin 2010

          Pour changer, aujoud’hui c’est d’un journal que je vais parler. J’ai arrêté de lire la presse pendant un petit moment mais j’ai décidé de m’y remettre. Un journal différent chaque jour. Mardi, c’est Libération que j’ai acheté. Le numéro était illustré par Karl Lagerfield. Une belle réussite, les dessins rendent le lecture très agréable. Une bonne surprise.

                                    

Cinéma

Dans ses yeux, Juan José CAMPANELLA

          Cette fois c’est un film que je vous présente. Dans ses yeux (titre original El secreto de sus ojos), long-métrage (2h09) espanico-argentin  réalisé par Juan José Campanella, avec Soledad Valamil, Ricardo Darin et Pablo rago. Oscar 2010 du meilleur film étranger.

          En 1974, à Buenos Aires, Benjamin Esposito enquête sur une affaire de viol et de meurtre. Il décide d’écrire un roman 25 après sur cette affaire classée. Il va partir pour cela à la recherche des tous les acteurs de la première enquête et retrouver son ancienne collègue de travail, dont il était secrètement amoureux.

          Le film commence par une très belle première scène, pleine de poésie. La suite est plus noire, le film tend vers le thriller avec plus ou moins de réussite. Certains passages sont très beaux, certains sont drôles, d’autres sont plus durs, dans une alternance qui fait la richesse du film. La mise en scène est réussie, le tout est très bien filmé. Cependant, il y a des longueurs. Par moment j’ai trouvé que l’histoire d’amour interférait un peu avec le côté thriller du film qui en pâtit. Si l’idée est bonne, il manque un petit quelque chose qui nous tiendrait en haleine : du rythme ! Une des dernières scènes est particulièrement touchante, extrêment forte. Elle aurait fait une scène grandiose pour le film. Malheureusement, celui-ci se termine sur l’histoire d’amour du personnage principal, une fin plate et convenue.

          Un bon film dans l’ensemble, pas exceptionnel non plus. De très bonnes idées, des moments touchants, un peu lent et inégal malheureusement. A voir quand même pour l’avant-dernière-scène.

Mes lectures

You et Alexine, Sorcières, Bianca

          Sorcières est une nouvelle série de BD chez Dupuis. Des récits indépendants mais autour d’un thème commun : les socières, êtres qui depuis des siècles fascinent. Bianca est le premier tome de la série.

          L’intrigue se déroule à Venise, pendant le carnaval. Les illustrations sont très belles. L’histoire commence assez bien mais stagne un peu ensuite. La fin est confuse (mais peut-être est-ce moi qui ai raté quelque chose), dommage. Je lis très peu de BD et celle-là m’a moyennement convaincue. J’espère que les prochains tomes de la série seront un peu plus captivants.

 

Mes lectures

Serge BRUSSOLO, La nuit du Bombardier

          Après avoir assisté au viol de sa mère, David est envoyé en pension à Traviana-sur-Mer. Il va très vite soupçonner que des choses étranges s’y passent. Arrivera-t-il à découvrir ce qu’il s’est passé la nuit du bombardier et parviendra-t-il à échapper à la folie qui semble le guetter ?

          Les premières pages de ce roman sont assez classiques. Peu à peu, le style s’assombrit et on se place plus clairement dans la science-fiction. Ce lent glissement est particulièrement réussi. On a le temps de s’installer dans l’histoire, de s’imprégner des lieux, de l’ambiance.

          L’histoire en elle-même n’est pas très originale. Cependant, la façon dont elle est traitée est efficace et on échappe à de nombreux clichés du genre. Un livre très bon livre.

« M’man… M’man, où es-tu ? Je suis couché dans le noir et j’ai peur. » Je sais que maintenant plus rien ne sera jamais comme avant. Il y aura toujours entre nous cette petite boule de tissu jaune abandonnée dans la poussière d’un parking.

Ce triangle bordé de dentelle qui me faisait monter le rouge aux joues quand je le surprenais sur la corde à linge du cabinet de toilette. Le capot de la voiture se soulève, dévoilant deux rangées de dents chromées. Le moteur grouille d’une trépidation viscérale. Le capot se rabat, comme une mâchoire, claquant à quelques centimètres de la joue de David.

Mes lectures

VOLTAIRE, Ce qui plaît aux dames et autres contes galants

          Un reccueil de textes « galants » de Voltaire. Des contes, en vers ou en prose, sur la femme et le désir.

          Malheureusement, ces textes souvent méconnus, ne sont pour la plupart pas très bons.

          Sans grand intérêt.

Ainsi Cosi-Sancta, pour avoir été trop sage, fit périr son amant et condamner à mort son mari, et, pour avoir été complaisante, conserva les jours de son frère, de son fils et de son mari. On trouva qu’une femme pareille était fort nécessaire dans une famille ; on la canonisa.