Cinéma

L’Illusionniste, Sylvain CHOMET

          Après Les Triplettes de Belleville, Sylvain Chomet nous propose de nouveau un très beau film d’animation sur un scénario inédit de Jacques Tati.

          L’histoire est simple, un suit les désillusions d’un illusioniste. Il y a très peu de paroles (simlement un mot par-ci par-là). Les images sont très belles : des paysages à l’aquarelle d’une grande poésie. Loin des rythmes effrénés des films à gros budget, une invitation à la rêverie. Un petit moment de bonheur.

Mes lectures

Andreï MAKINE, Requiem pour l’est

          Soyez prévenus, Andreï Makine est pour moi l’un des meilleurs écrivains contemporains de langue française. Le seul à m’avoir fait pleurer, l’un des rares dans les textes duquel je me retrouve. Bref, je suis totalement subjuguée par son talent.

          Requiem pour l’Est est peut-être le texte le plus dur de Makine (il l’est parmi ceux que j’ai lus en tout cas), celui dont le sujet est le plus aride. Un médecin militaire engagé par les services secrets soviétiques raconte son histoire. Pour comprendre ce qui se joue autour de lui il revient également sur l’histoire de son père, Pavel, qui a connu la seconde guerre mondiale, et son celle de son grand-père, Nicolaï qui a vu la naissance de la dictature communiste.

          Un récit incroyablement riche. Il m’a fallu un peu temps pour rentrer dans l’histoire et ce n’est sans doute pas le texte le plus émouvant de l’auteur. Cependant il offre un fabuleux panorama de l’histoire de l’URSS. Certains passages sont d’une poésie extrême, d’autres d’une grande violence. Cette alternance, la diversité des styles, les différentes époques traversées à travers les histoires de personnages hauts en couleurs, font toute la force de ce texte.

          Un très bon livre, aussi bien du point de vue de la construction, du style, que de l’histoire. Si seulement tous pouvaient être de ce niveau !

La réponse de la femme ne viendra pas tout de suite et, d’un samedi à l’autre, prendra plusieurs mois. Elle parlera d’une famille dans laquelle, peu àpeu, l’adolescent reconnaîtra ceux qui, avant, n’existaient que dans de vagues légendes de son enfance. Le récit prendra fin un soir d’été, après le coucher du soleil, dans l’air encore chaud et fluide au dessus de la steppe.

C’est cette lumière que j’avais devant mon regard quand je parlais silencieusement en répétant pour toi les paroles de Sacha.

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  De loin, je reconnus son sourire, le geste de sa main. Et avec toute l’ardeur de mon âge, je fis le serment muet de lui rendre, un jour, son vrai nom et son pays natal tel qu’elle l’avait rêvé dans l’infini de cette steppe.

Divers

Là je lis…

… « Le conflit, la femme et la mère », d’Elisabeth Badinter.

Bars, restaurants

La cantine du troquet

          La cantine du troquet c’est un petit resto sympa du 14° arrondissement de Paris. Pas de réservations, on passe devant et on s’installe s’il reste de la place. La cuisine est simple mais bonne. Les quantités généreuses. Le chef est basque et travaille les produits du sud-ouest. En à peine plus d’une demi-heure on a mangé, idéal avant un ciné ou un concert.

         

          Un endroit agréable, une ambiance sympa. Un peu cher à la carte mais le menu du chef est d’un très bon rapport qualité/prix. Une bonne adresse.

Divers

Un mois déjà !

          15 articles et un peu plus de 100 visites pour le premier mois d’existence de ce blog ! 

          Merci à tous les visiteurs et n’hésitez pas à laisser des commentaires pour me faire savoir ce que vous aimez ou non et contribuer ainsi à rendre ce blog vivant.

         Bonne lecture à tous.