Cinéma·Jeunesse

Kung Fu Panda 2

          Dans le 1° volet, Po, un panda gourmand et maladroit, découvrait qu’il était destiné à devenir le guerrier dragon : un maître du kung-fu qui protègerait la ville contre les ennemis. On le retrouve ici, un peu mieux entraîné et toujours entouré de ses amis. Il va devoir affronter un nouvel ennemi très très méchant et qui possède une arme plus forte que le kung-fu. Pour le vaincre, il va devoir partir à la découverte de son passé.

          J’avais a-do-ré le premier épisode. Cet antihéros est très attachant. Un dessin animé qui se moque des conventions du genre et les détourne avec beaucoup d’humour et de tendresse. C’est drôle, c’est frais, c’est intelligent, les petits comme les grands y trouvent leur compte. Pour ma part je suis totalement tombée sous le charme. Je ne suis pas allée voir la suite au cinéma mais j’ai une fois de plus profité de mon abonnement Canal pour rattraper mon retard. Comme on pouvait s’y attendre, la suite n’est pas aussi réussie que le premier opus.

          L’originalité de l’histoire résidait dans le caractère totalement improbable de son héros. Mais comme il finissait à la fin par ressembler à peu près au guerrier qu’il devait devenir, difficile de retrouver la même spontanéité dans la suite. Si le personnage est toujours sympathique, il a perdu un peu de sa naïveté si touchante. L’auto-dérision fonctionne également moins bien : dans le précédent, il était clair qu’on se moquait gentiment des stéréotypes habituels dans les dessins animés, ici on doute parfois qu’il s’agisse bien d’humour, ce qui fait par moments un effet quelque peu bizarre. L’histoire est également un peu plus classique, avec un rien trop de bons sentiments. Ca reste toutefois agréable à regarder : il y a de l’action, une histoire qui fonctionne plutôt bien, des personnages attachants et quelques moments assez drôles ; mais on est quand même loin du niveau du premier. Une petite déception.

Cinéma·Expositions·Théâtre

On prépare la rentrée

          Certes, pour beaucoup, c’est à peine le début des vacances et il est indécent de parler de rentrée, j’espère qu’il me pardonneront. Pour ma part, pas de vacances en vue et Paris est bien calme en été. Je réféfléchis donc activement à la reprise d’activité pour septembre. En effet, l’été c’est aussi le moment pour prendre les divers abonnements pour vos activités culturelles de l’année : théâtre, opéra, concerts, musées. Abonnez-vous pour bien commencer l’année ! Voici quelques pistes… Excusez une légère tendance à favoriser les tarifs jeunes et surtout une sélection uniquement parisienne mais il se trouve que je prêche pour ma paroisse et ne fais que partager avec vous mes modestes recherches personnelles.

Le Louvre : le Louvre propose une carte qui vous ouvre les portes de ses collections ainsi que des expositions temporaires. Pour rappel, l’entrée des collections permanentes est gratuite pour les moins de 26 ans. La carte Louvre jeunes est à 15€ jusqu’à 25 ans, puis à 35€ jusqu’à 30ans. Vous pouvez également vous abonner en famille ou en adhérent aux Amis du Louvre. Pour trouver la carte qui vous correspond, c’est ici.

Orsay : le musée est entièrement gratuit pour les moins de 26 ans, expositions comprises. Inutile de faire la queue, présenter sa carte d’identité à l’entrée des salles suffit. L’adhésion permet d’accéder aussi au musée de l’Orangerie, elle est disponible en offre solo ou duo. Le tarif jeune s’applique jusqu’à 35 ans. Et pour les tarifs, c’est par .

Grand Palais : le musée propose une carte qui donne l’accès à toutes ses expositions. Elle est aussi disponible en combinaison avec le Musée du Luxembourg, en offre solo ou duo. Contrairement aux autres, elle fonctionne selon le calendrier civil, rendez-vous en janvier donc. Les différentes formules sont présentées .

Quai Branly : comme pour les autres musées, le Quai Branly propose une carte, à 35€ pour les grands et 15€ pour les moins de 26 ans et les enseignants. Et voici la grille des tarifs.

Centre Pompidou : le Centre Pompidou, comme les autres grand musée, propose un laisser-passer pour ses collections et expositions temporaires. Il propose différentes formules dont un pass à 48€, ou 22€ pour les moins de 26 ans. Le détail est ici.

Gaité lyrique : la carte de La Gaîté Lyrique permet d’accéder à des tarifs préférentiels toute l’année, sur la quasi-totalité des évènements proposés. Plein tarif 28€, – de 26 ans 20€. Liste des prix et avantages sur cette page.

Comédie française : au choix, un abonnement avec 4 spectacles minimum, ou une carte, sans engagement. Pour les moins de 28 ans, les tarifs de l’abonnement sont assez compétitifs avec des places à 14€ en catégorie B. Le site n’est pas très clair mais tout est ici.

Opéra : l’opéra de Paris propose des combinaisons de spectacles à tarifs réduits. La plupart des formules sont complètes mais il reste encore quelques possibilités. Les possibilités étant variées et les tarifs variables, je ne peux vous les résumer mais vous invite à aller les consulter sur le site de l‘Opéra de Paris.

Le théâtre du Châtelet : le théâtre propose plusieurs types de cartes qui permettent d’accéder à des tarifs préférentiels sur une sélection de représentations. La carte jeunes est extrêmement intéressante, avec des places en catégorie B à des prix défiant tout concurrence, mais attention, le choix de dates est très chiche. Pensez à vérifier le planning avant de vous engager. Les détails sont disponible ici.

Le théâtre du Rond Point : le théâtre propose au choix une carte ou un abonnement. Les deux sont à des tarifs intéressants, le choix dépend du nombre de pièces que vous souhaitez voir. La carte jeune est très intéressante : 10€ la carte puis 11€ la place. Pour le reste des tarifs, rendez-vous sur leur site.

Cent quatre : le Cent Quatre propose un abonnement. Il permet de choisir au minimum 4 représentations et offre de nombreux autres avantages. Une carte est également disponible, sans engagement. Je trouve les termes de l’abonnement assez vague, mais vous pouvez y jeter un oeil ici.

Pleyel : un abonnement à partir de 5 spectacles par an. Il est particulièrement intéressant pour les jeunes, avec des places à 9€. Les détails sont par .

          Ceci représente seulement quelques pistes. J’en oublie surement : le Palais de Tokyo, le Jeu de Paume, le théâtre des Champs Elysées, La Colline, les Amandiers, la Maison Européenne de la Photographie (MEP), le Théâtre de la Ville, La Villette, la Cité de la Musique, la Cité des sciences ou encore la Cinémathèque. Il y a tellement de choses, une liste exhaustive est impossible à dresser, j’espère que vous aurez quand même trouvé quelques pistes pour bien commencer l’année. Si vous aussi vous avez des projets pour la rentrée, ou simplement des idées à partager, n’hésitez as à ajouter votre pierre à l’édifice. N’oubliez pas non plus les formules avantageuses dans les cinémas, que je n’ai pas citées ici. Bonnes sorties à tous !

Cinéma

La nostra vita

          Drame franco-italien de Daniele Luchetti avec Elio Germano, Raoul Bova, Isabella Ragonese.

        Claudio est maçon dans la banlieue de Rome et travaille sur de gros chantiers. Il est très amoureux de sa femme, enceinte de leur troisième enfant. Proche de sa famille, il a toujours pu compter sur leur soutien. Mais un drame va venir rompre cet équilibre et bouleverser sa vie. Il va devoir se battre pour s’en sortir, et recommencer à vivre.

          J’avais raté ce filma sa sortie, j’ai donc profité de son passage sur Canal+ pour rattraper mon retard. J’en avais entendu le plus grand bien. Etrangement je ne saurais pas trop dire si j’ai aimé ce film ou pas. J’ai trouvé le drame moyennement bien amené. Un peu trop manichéen peut-être : trop de bonheur avant l’accident, trop de malheur après. Ensuite j’ai trouvé la réaction de personnage assez déroutante. Il a une manière de répondre aux évènements qui m’a laissée quelque peu perplexe. La fin m’a semblé également m’a un peu dérangée. En revanche, j’ai assez aimé la sobriété de ce film, sa violence. Il est filmé de manière très froide et ne se perd pas dans un sentimentalisme qui eut été mal venu. Toutefois, si le sujet est bien traité d’un point de vue technique, l’histoire reste un peu faible pour en faire un grand film. Ni vraiment bon, ni vraiment mauvais, un résultat assez mitigé.

Cinéma

Starbuck

          Comédie de Ken Scott avec Patrick Huard, Julie Le Breton, Antoine Bertrand.

         David est un grand ado qui a la quarantaine. Endetté jusqu’au cou, il fait pousser du cannabis dans son garage pour arrondir les fins de mois. Il travaille aussi comme livreur dans la boucherie de son père. Alors que sa copine qu’il délaisse lui apprend qu’elle est enceinte, il découvre que suite à des dons de sperme, il est le géniteur de 533 enfants dont 142 sont déterminés à le retrouver.

         J’étais un peu sceptique en allant voir ce film. Comme chacun sait (enfin ceux qui me connaissent ou me suivent régulièrement via ce blog), je ne suis pas très bon public pour les comédies. D’autant que l’humour québécois me laisse souvent perplexe. Ajoutez à ça un sujet improbable (et prêtant à un humour bien gras), je m’attendais au pire… Mais comme j’en avais entendu le plus grand bien, je me suis dit que ça méritait quand même d’aller voir cette drôle de chose.

         Grand bien m’en a pris ! Cette comédie est pleine de qualités. Dans le désordre : les personnages sont très attachants, les situations vraiment cocasses, il y a une histoire qui se tient, l’humour n’est si lourd qu’on l’aurait pu craindre. Qu’on aime ou non, on doit bien admettre que ça sort du lot ! Bon certes, il y a quelques blagues vaseuses mais le tout est bien plus subtil qu’il n’y paraît. Cette situation folle est aussi l’occasion d’une petite réflexion sur la famille, l’amitié, la morale… La vie sous son aspect relations humaines de manière générale.

          Et c’est plutôt réussi. J’ai franchement ri. Le film joue sur plusieurs types d’humour, ce qui est souvent un bon pari. Contre toute attente l’histoire se tient et n’est que le prétexte à aborder des sujets plus sérieux. La loufoquerie cache ici une certaine profondeur. Il y a sans doutes quelques longueurs et maladresses mais elles sont largement excusées par l’inventivité déployée. Peut-être pas un chef-d’oeuvre mais un film qui mérite tout de même largement le détour.

Cinéma

Tomboy

          Drame français de Céline Sciamma avec Zoé Héran, Malonn Lévana, Jeanne Disson.

          Lorsque la famille de Laure déménage, la petite fille très garçon manqué décide de se présenter à ses nouveaux amis sous une fausse identité. Pour eux, elle sera Mickaël. Un changement qui ne sera pas sans conséquences, pour elle comme pour son entourage.

          La thématique est intéressante et traitée habilement. On voit l’histoire des yeux de cette jeune fille qui se fait passer pour un garçon. On la voit donc jouer avec ses nouveaux amis, se disputer avec sa soeur ou tomber amoureuse. On en vient totalement à oublier qu’une petite fille se cache derrière ce petit garçon si plein de vie. Du moins jusqu’à ce que sa mère découvre ce qu’il se trame…

          J’ai bien aimé ce film qui montre sans porter de jugement. On ne tombe jamais dans le Pathos. Ce que je reprocherais peut-être à ce film c’est de suggérer les questions sans vraiment les poser, et encore moins y répondre. J’aurais peut-être préféré un traitement un peu moins frontal. Toutefois ce film est très réussi : sobre, il va droit à l’essentiel. Sur un sujet dérangeant, un film qui échappe aux clichés en choisissant un traitement un peu froid. A voir.