Cuisine·Musique

Le piano cocktail

          C’est l’été, la très bonne émission sur la musique classique de Jean-François Zygel, « La boîte à musique », a repris. J’en entends déjà raler « mouais la musique classique, j’aime pas, c’est chiant, ça m’endors ». Que nenni, ce que l’on classe sous « musique classique » est très varié, il y a forcemment un compositeur qui vous inspirera. Cet émission propose de dépoussiérer l’image un peu terne que se trimballe la musique classique, en invitant des célébrités qui ne s’y connaissent pas forcemment (même si sur les trois il y a toujours au moins 1 ou 2 musiciens), en présentant des instruments rares mais surtout en y mettant un enthousiasme et une passion communicatifs, Jean-Fronçois Zygel arrive à nous captiver. Même le solphège en devient intéressant (sisi !). Enfin une émission dont on ressort moins bête (en tout cas si on a une culture classique peu développée, les puristes doivent être beaucoup moins enthousiastes…).

          La semaine dernière, l’émission se penchait sur le lien entre cuisine et musique et invitait Pierre Gagnaire (chef étoilé qui a sorti un livre chez Flammarion avec Chili Gonzalez où ils proposaient d’associer recettes et musique). Une émission plutôt intéressante, notamment la partie sur la musique de table sous Louis XIV. Mais ce que je voulais vous présenter avant tout, c’est l’instrument rare de la semaine : le piano cocktail. Pure invention littéraire, le piano cocktail a fait son apparition chez Huysmans (À rebours, que je regrettes pour la peine de ne pas avoir fini) puis s’est retrouvé de manière plus développée chez Boris Vian dans L’écume des jours. Il s’agit comme son nom l’indique d’un piano qui permet de faire des cocktails : chaque note est reliée à une fiole qui déverse du liquide quand on joue. À la fin du morceau, un cocktail nous attend et on peut boire notre musique. Et une bande de géniaux musiciens-bricoleurs a réussi à le construire, pour notre plus grand bonheur, la preuve en images.

          Bravo donc à la compagnie La Rumeur. Une réalisation que je leur piquerais bien afin de l’installer dans mon salon (si j’en avais un, évidemment)…

Bars, restaurants

Les tontons

          Un petit restaurant spécialiste du tartare. Dans celui du 14°, tartare de boeuf uniquement, poêlé ou non. Le menu n’est pas très cher, même le soir (quelque chose comme 17,50€ entrée/plat/dessert). Les quantités sont généreuses et le service accueillant. Côté déco, un vieux bistrot aux murs bordeaux d’un côté, en mosaïque de l’autre, un comptoir et des tables en bois. Dans l’assiette, une cuisine plutôt rustique mais plutôt bonne. Un grand choix de tartares est proposé (une trentaine). Si vous n’aimez pas ça, il y a aussi quelques plats traditionnels au menu, comme du confit ou une entrecôte. Le lieu vaut surtout pour l’ambiance chaleureuse et la déco hommage aux Tontons flingueurs.

          Le restaurant se décline dans le 15° avec également des tartares de poisson ou même de fruits pour le dessert. Mais également deux cantines, elles aussi dans le sud de Paris : le concept est simple, on s’assoit et on se sert au buffet pour les entrées, dans les plats qui mijotent sur le feu pour le plat. Les tontons c’est avant tout une cuisine familiale et une ambiance conviviale.

          Dans la journée, on peut simplement s’arrêter boire un verre. Sans doute une des meilleures façons de découvrir la vie du quartier : les habitués s’entassent au comptoir pour partager les nouvelles du jour. Les tarifs sont raisonnables et l’accueil chaleureux. Très occupés à l’heure des repas, les serveurs (ou les patrons quand ils sont là) prennent volontiers le temps de discuter dès qu’il y a moins de monde. Un de mes endroits favoris pour travailler.

Les Tontons

38, rue Raymond Losserand

75 014 Paris

3) Chassés du Pont-Neuf en 1650, les bouqinistes vinrent s’installer le long des quais, notamment du quai Conti.

Bars, restaurants

Jean-Luc Rabanel, L’atelier

          J’avais déjà fait l’année dernière un article sur le fameux 2 étoiles de Jean-Luc Rabanel. Une cuisine que j’avais trouvée absolument géniale, élaborée à partir des produits du marché avec une rare inventivité. Comme l’article date un peu, je me permets de remettre ça, avec une petite mise à jour au passage.

          Le décor a un peu changé depuis l’année dernière, un salon zen dans les tons de gris est apparu, où l’on prend l’apéritif en écoutant le bruit de la fontaine (dont on se serait bien passé vu le déluge auquel on a eu droit…). Si l’ensemble est élégant, je l’ai aussi trouvé un peu oppressant. Tout ce gris et ce calme m’angoissent. Je n’ai pas trouvé que ça apportait grand chose, en tout cas pas du côté de la cuisine. Un pas de plus franchi vers le luxe, ce qui va sans aucun doute enchanter les inspecteurs Michelin qui reprochaient à Rabanel sa simplicité. Moi ça m’a laissée de glace.

          Fort heureusement, la salle principale a gardé son décor simple et chaleureux, rouge et noir, sans nappes ni argenterie. La cuisine non plus n’a pas changé. C’est toujours aussi bon ! C’est inventif, c’est coloré, c’est goûteux : on en redemande. Le seul bémol, dans le petit un seul dessert aux proportions réduites qui nous laisse un peu sur notre faim (même si au fond, de faim on n’a plus tellement et que c’est surtout affaire de gourmandise). Tout s’enchaîne très vite, aucune attente entre les plats. L’accord mets et vins est un peu difficile à suivre côté boisson mais les choix du sommelier sont aussi bons que surprenants. Le service est très aimable et disponible.

          Dans l’ensemble, un petit moins par rapport à l’année dernière. Si la qualité de la cuisine est toujours au rendez-vous, les prix ont sérieusement augmenté. Toutefois, ça reste une table qui vaut le déplacement. Espérons simplement que Jean-Luc Rabanel ne perdra pas son identité dans une possible course à la 3° étoile.

Restaurant L’Atelier

7 rue des Carmes

13200 Arles

http://www.rabanel.com/

 

Bars, restaurants

Le Paris-Méditerranée

          Pour conclure la série d’articles sur Sète, un petit restaurant de la vieille ville. Derrière une façade qui ne paye pas de mine, dans une rue déserte, le Paris-Méditerranée est une très bonne table sétoise. Le rapport qualité/prix y est plus que correct avec un menu entrée/plat/dessert à 30€ le soir. Le décor rouge et noir est agréable et accueille des expositions de photographie qui viennent aventageusement compléter la déco. 3 choix par plat vous seront proposés. Le risotto à l’encre de seiche était tout simplement divin. Des produits frais qui servent une cuisine raffinée. L’accueil est sympathique et décontracté. Seul bémol, le dessert. Le chef n’est vraiment pas un pâtissier, si vous ne voulez pas finir sur une mauvaise impression, je vous conseille de sauter cette étape.

Paris-Méditerranée

47, rue Pierre Sémard

34 200 Sète

04 67 74 97 73

Bars, restaurants·Musique

Les amis de Georges

          Au coeur de Sète, un restaurant sympathique à l’ambiance chaleureuse, un lieu incontournable si vous êtes de passage en ville. Côté cuisine, des plats simples et un peu chers mais ce n’est pas pour bien manger qu’on vient ici. On vient avant tout pour Georges Brassens, bien sûr ! Pendant le repas, la musique de Brel, Ferré, Aznavour ou Bobby Lapointe nous accompagne. Ensuite, le patron monte sur scène pour nous chanter du Brassens, et quelques autres classiques de la chanson française. La salle est particulièrement adaptée à l’accueil des groupes, idéal pour chanter entre copains toute la soirée.

38, rue Maurice Clavel

34 200 SETE

http://www.resto-brassens.com/