Théâtre

Alvin Ailey American Dance Theatre

         Alvin Ailey est un danseur afro-américain qui a créé sa propre compagnie à New-York en 1958 afin de mettre au point ses propres techniques et offrir une vitrine à la danse contemporaine qu’il réussira à démocratiser. Il meurt en 1989 mais sa troupe continue à vivre après lui et à mettre au point de nouvelles chorégraphies, mêlant toujours différents styles et techniques, dans une vision athlétique de la danse et avec toujours un même objectif : « Casser les murs entre les artistes  et le public ».

         Les étés de la danse, au théâtre du Châtelet, invitent la célèbre compagnie. J’ai réussi à avoir une place jeudi dernier. Au programme de la soirée, 4 chorégraphies (donc aucune signée du créateur de la compagnie, vins-je de me rendre compte, mais tant pis) : Home, The Evolution of A Secured Feminine, Vespers et Love Stories.  Je n’ai pas du tout accroché avec la première, ultra contemporaine, proche de la danse de rue et assez brouillon. La musique était exaspérante et je me suis ennuyée ferme. Autant vous dire qu’après pareils débuts j’étais très mal disposée pour la suite. Et là, le miracle s’est produit.

          La 2° chorégraphie met en scène une femme seule, sur des rythmes enlevés, proches du jazz. C’est très beau et bien conçu. Je ne sais que dire tant la performance impressionne, la mise en scène est intelligente et le tout est aussi dynamique que léger. On n’en attendait pas moins de la célèbre troupe. Mais ce n’est rien par rapport à la suite ! Vesper est tout simplement une merveille. C’est exactement ce que je m’attendais à voir en achetant mon billet. Un subtil mélange de ballet classique et de modernité. C’est époustouflant. On frôle la perfection. Après ça on regarde la fin dans un état de béatitude absolu. Le dernier morceau est le plus dynamique et coloré, plus proche des danses africaines. Plus moderne que les 2 précédents, il offre une vision de la danse très intéressante, reprenant différents aspects de la danse, de la répétition au spectacle final, illustrant bien ainsi ce rapprochement des artistes et de leurs spectateurs. Si je n’ai sans doute pas vu les chorégraphies les plus spectaculaires, j’ai apprécié la diversité des styles et le mélange de techniques et de cultures. Un très beau spectacle qui a l’attrait de la variété et est une excellente initiation à la danse contemporaine.

La qualité est mauvaise mais voici une partie de Vespers.

Expositions

Artemisia

          J’avais vu il y a quelques temps un film consacré à la jeunesse de cette peintre italienne du 17° siècle. Elle fut la première femme à vivre de son art, à l’égal des hommes, en travaillant pour des princes et des cardinaux. Violée à 17 ans, déshonorée, marié de force, elle connut pourtant la gloire. Un destin exceptionnel qui m’intriguait. Je suis donc allée voir l’exposition qui lui est consacrée au Musée Maillol afin dans savoir plus.

          J’ai beaucoup aimé cette exposition. Je ne connaissais pas le Musée Maillol et j’ai apprécié cette découverte (je ne connaissais pas Maillol, autre bonne surprise de la visite). Les tableaux d’Artemisia sont pour la plupart grands, représentent des sujets historiques ou des allégories et sont une incroyable illustration du travail sur le clair-obscur. Elle sert de modèle à la plupart de ses figures féminines, souvent nue, ce qui dénote d’une incroyable liberté dans une société pudibonde.

          Que dire de cette oeuvre ? Elle égale celle des grands maîtres italiens de l’époque. La lumière et la couleur y tiennent la place dominante. L’exposition propose aussi un petit documentaire sur l’incroyable destin de cette femme. Si les tableaux nous rappellent les maîtres de l’époque, le contexte de leur création leur donne un pouvoir tout particulier. Une exposition qui mérite le détour, ne serait-ce que pour découvrir cette incroyable figure de la Renaissance.

Artemisia

Jusqu’au 15 juillet

Tous les jours jusqu’à 19h (21h30 le vendredi), 11€

Musée Maillol

61 rue de Grenelle

75007 Paris

Expositions

Maurice Denis, l’éternel printemps

          Maurice Denis est un peintre Nabi proche de l’Art Nouveau, il est surnommé dans le groupe le « Nabi aux belles icônes ». Il a travaillé presque toute sa vie à Saint-Germain-en-Laye et fait de nombreux séjours en Bretagne et en Italie. Il a peint aussi bien des décors profanes que religieux. Le printemps est au coeur de son oeuvre. 

          Cette exposition regroupe 80 toiles de Maurice Denis dédiées au printemps. On y trouve aussi bien des oeuvres de jeunesse, des dessins pour célèbrer la beauté de sa femme, des panneaux peints destinés à des plafonds ou aux murs de salons… Une belle diversité, tant chronologiquement que dans les styles adoptés et les supports employés. La religion tient la place centrale de l’oeuvre de Maurice Denis. Très croyant, il a peint de nombreuses scènes religieuses, notamment des séries d’annonciations, associées au printemps. L’amour aussi est largement célèbré, avec de nombreuses toiles représentant sa propre femme.

          J’ai beaucoup aimé la découverte de ce peintre trop largement méconnu. La diversité des styles m’a enchantée et j’ai beauocup aimé la fraîcheur de ses toiles printanières. Le côté Art Nouveau de certaines toiles m’a particulièrement convaincue. Le musée, clair et bien conçu, permet une belle mise en valeur des oeuvres. Les audioguides sont très bien conçus et permettent un éclairage intéressant sur le travail de cet artiste. Une exposition qui m’a réellement enchantée et m’a donnée envie d’aller voir le musée consacré à ce peintre à Saint-Germain-en-Maye, dans la maison dans laquelle il a vécu. Cet accrochage vaut largement le déplacement.Vous avez encore quelques jours pour vous y précipiter, courez-y !

Maurice Denis, L’éternel printemps

Du 1° avril au 15 juillet

Musée des Impressionnistes

99, rue Claude Monet

27620 Giverny

Culture en vrac

Juin : le bilan

          Juin aura été un mois très chargé ! J’ai d’ailleurs beaucoup, beaucoup d’articles en retard… Un mois plutôt riche et assez réussi d’un point de vue de la culture.

          Les lectures furent bonnes avec entre autres Purge, de Sofi Oksanen, un livre qui a connu un succès amplement mérité ; Pico Bogue, La vie et moi, une BD qui m’a bien fait rire et L’homme qui ne savait pas dire non, de Serge Joncour, toujours aussi grinçant et qui est ici au sommet de son talent.

          Côté cinéma, j’ai beaucoup aimé Moonrise Kingdom, un film léger et plein de tendresse. Et pour les expos, mention spéciale à Maurice Denis, L’éternel Printemps, une exposition absolument magnifique au Musée des impressionnistes de Giverny. Rendez-vous dans un mois pour la suite !

Expositions·Photo

Fondation Monet – La maison du peintre et le jardin de Giverny

          Je n’avais jamais eu l’occasion d’aller voir les jardins de Monet et je voulais depuis longtemps voir sa source d’inspiration de mes propres yeux. Voilà qui est enfin fait. Il ne faisait pas très beau, et pourtant, il n’y a qu’une chose à dire : c’est sacrément beau ! On est parachuté au coeur d’un tableau du célèbre peintre.

          

          Des fleurs bleues, roses ou violettes partout, beaucoup de verdure, de l’eau, et bien sur, des nymphéas (en fleur). Un tableau impressionniste de la taille d’un grand jardin.

                                           

          La maison se visite aussi, accueillante. Il n’y avait pas trop trop de monde (mais bien assez !) en raison du temps pluvieux, ce qui rend la visite plus agréable.

                                      

          Seule déception, l’atelier transformé en attrape-touriste. Une très belle balade, à à peine une heure de Paris. Pour plus d’information rendez-vous ici.