Cinéma

Citizenfour, un documentaire à voir de toute urgence

          2013, Edward Snowden s’apprête à divulguer des informations secret-défense volées à la NSA et à déclencher un des plus gros scandales qui ait éclaboussé les Etats-Unis. Il contacte la documentariste américaine Laura Poitras sous le nom de code de « Citizenfour ». Elle le rejoint à Honk-Kong pour filmer en temps réel ses révélations.

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          Fut un temps où je voyais pas mal de documentaires, une inclinaison qui m’est un peu passés avec le temps. Un peu par paresse intellectuelle sans doute, un peu parce que ceux qui m’intéressent ne sont pas toujours projetés près de chez moi aux horaires qui m’intéressent et que le week-end, je n’ai pas toujours la motivation de traverser tout Paris pour aller voir quelque chose qui va me demander de me triturer les méninges. Je sais, c’est mal. Toutefois, quand j’ai entendu parler de celui-ci (indépendamment de son succès aux Oscar), je me suis dit qu’il fallait ab-so-lu-ment que je le voie. En effet, l’affaire Snowden m’intéresse particulièrement. Je l’ai suivie de plus ou moins près et je dois avouer que les révélations aussi bien que la faille de sécurité monumentale qu’elle a mise en avant m’ont effarée. J’étais vraiment curieuse de voir comment cette affaire était sortie et de m’y intéresser plus en détail.

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          Ce qui est absolument passionnant dans ce documentaire, c’est qu’il n’est pas fait à posteriori. La réalisatrice a suivi Edward Snowden dès qu’il a décidé de divulguer des informations confidentielles récoltées au sein de la NSA. Il l’a contactée avant de sortir les informations et elle a donc pu le suivre dans la naissance de cette affaire qui allait devenir un scandale planétaire. Voir les coulisses est toujours instructif et c’est particulièrement rare dans ce genre de cas. Je dois avouer à ma grande honte que je me suis endormie au début du film j’ai donc raté une bonne partie de la mise en place des révélations. Ce n’est certes pas la partie la plus intéressante mais quand même, je suis dégoûtée d’avoir bêtement raté ça ! Il faut dire qu’au début j’ai trouvé que les sous-titres défilaient très vite et que c’était parfois assez technique quand même ce qui fait que j’avais des difficultés à tout lire et à tout comprendre. Heureusement, petit à petit on s’habitue un peu et ça va mieux.

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          On a beau connaître les révélations de Snowden, l’ampleur du scandale surprend encore. On ressort de là avec l’impression de vivre dans le monde de 1984 d’Orwell. On a connu plus rassurant… J’ai été on ne peut plus impressionnée par le courage de cet homme. Son sang-froid est assez impressionnant. Il semble avoir pensé à tout et avoir une détermination sans faille. Trahir le gouvernement américain n’est pas une mince affaire et j’ai trouvé sa droiture bouleversante. C’est bien de découvrir un peu l’homme derrière le lanceur d’alertes car ça semble être quelqu’un de vraiment exceptionnel. La manière dont il a mené cette affaire est assez bluffante. D’un point de vue formel, le documentaire est bien réalisé. La réalisatrice suit Snowden au jour le jour et ça crée un certain suspens qui donne du peu de rythme à ce film qui en n’en a pas de trop. Pour une grande partie, ce documentaire est fait de plans serrés (plus ou moins) sur Snowden et ses comparses (journalistes) qui expliquent le déroulé des opérations. Il y a quand même quelques jolis plans. Et puis surtout, elle met son sujet bien en valeur, ce qui est quand même l’essentiel pour un documentaire.

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          Si ce film a eu l’Oscar du meilleur documentaire, c’est sans doute pour son incroyable valeur historique. Filmer la naissance d’un pareil scandale comme ça, de l’intérieur, c’est juste exceptionnel. La documentariste prend le parti de ne pas se pencher de près sur les détails de ce monumental (le mot est bien faible mais je n’en connais aucun qui pourrait faire l’affaire) réseau d’espionnage. Elle parvient à nous faire comprendre l’ampleur du scandale et le gros du fonctionnement du système sans nous assommer avec la technique. La première partie est un peu longue et barbante mais plus on avance dans ce film, plus on se rend compte de l’aspect absolument vertigineux de cette affaire et plus on s’attache également à cet homme intelligent et courageux qui a décidé de tout risquer pour la révéler au monde. On peut trouver que c’est un peu lent parfois, qu’il y a quelques maladresses mais ce qu’ils accomplissent ensemble est tout simplement prodigieux et on a conscience à chaque instant d’être devant un document à la valeur inestimable. Le portrait d’une grande humanité d’un homme en train d’écrire l’histoire. Édifiant.

Série tv

Wentworth, une très belle série sur le milieu carcéral

          Quand Bea Smith est condamnée pour avoir tenté de tuer son mari qui la battait, elle doit laisser sa fille derrière elle. Elle découvre alors le monde impitoyable de Wentworth, une prison pour femmes australienne.

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          Cette série est mon gros coup de cœur de ce début d’année. Je n’en avais pas du tout entendu parler et je suis tombée dessus complètement par hasard. C’a de suite été un choc. L’univers est très fort et c’est franchement prenant. Les épisodes sont relativement longs et denses mais ça ne m’a pas empêchée de dévorer la 1° saison assez rapidement. Je me calme un peu pour la 2°, il n’y en a pas d’autre derrière alors autant savourer. Je dois avouer que même si j’en vois assez peu, je trouve souvent les séries australiennes assez bonnes. En tout cas, c’est le cas de celle-ci. J’ai apprécié son côté sombre avec un personnage central pourtant assez lumineux. Ce contraste fonctionne très bien. Je me suis rapidement attachée à l’héroïne. On se demande si elle va se faire bouffer, finir briser ou se révéler plus forte qu’il n’y paraît et devenir une meneuse. Le suspens ne dure pas très longtemps mais la question est passionnante.

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          Ce qui fait l’intérêt de cette série, ce sont ses personnages. Les profils sont variés, de la cheftaine sans scrupules à la junkie en passant fille ultra-violente ou la passionnée de jardinage. Chacun (ou plutôt chacune puisqu’il y a presque exclusivement des femmes) a une histoire qui lui est propre et qu’on découvre peu à peu. Les caractères sont aussi contrastés que les histoires et même si on ne peut échapper totalement aux stéréotypes, j’ai trouvé ces personnages particulièrement réalistes avec leurs fêlures. Chacun se révèle surprenant à un moment ou un autre, plus fort, plus sensible ou moins solide qu’il n’y paraît. Les gardiens n’échappent pas à la règle avec des profils là aussi assez atypiques et variés. C’est sans nul doute ce qui fait qu’on s’attache aux personnages et qu’on les suit avec autant de plaisir. Ce qui frappe ici, c’est l’histoire. Une trame hyper simple mais efficace. Visuellement parlant, pas de révolution mais un univers visuel quand même assez marqué.

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          Évidement, les jeux de pouvoir sont au centre de la vie dans la prison. Inutile de dire qu’on ne risque pas de s’ennuyer ! Le fonctionnement de la prison m’a beaucoup étonnée. Même si ce n’est pas du tout le même qu’en France, c’est intéressant de voir ce qu’il se passe à l’intérieur. La difficulté pour la série est de ne pas devenir trop prévisible ou linéaire. Elle y parvient assez bien. La saison 2 s’annonce beaucoup plus sombre que la première et j’ai un peu moins accroché aux premiers épisodes. Je trouve que les caractères ont tendance à s’y affirmer et perdent au passage en subtilité. On a vite l’impression d’une avancée inéluctable mais je n’en suis qu’à la moitié et la fin peut encore réserver bien des surprises. Dans l’ensemble, deux premières saisons réussies pour cette série atypique. Une belle surprise, on attend impatiemment la suite.

Divers

L’actu de la semaine – 07/03

Du nouveau dans l’enquête de l’attentat de la rue des Rosiers, 33 ans après. 3 mandats d’arrêt internationaux ont été émis.

Areva a annoncé des pertes record en 2014, atteignant presque les 5 milliards d’euros.

A Sivens, un projet réduit a été retenu pour le barrage et les zadistes ont été évacués par les forces de l’ordre. Il y a eu 21 interpellations.

– Cette semaine s’est tenu le procès d’une femme ayant tenté de mettre fin aux jours de sa mère, atteinte d’Alzheimer.

27 ans de réclusion criminelle pour une femme qui a congelé ses bébés. Elle avait déjà été condamnée une première fois pour des faits similaires.

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Sorties ciné

Selma : la lutte de Martin Lutter King pour le droit de vote pour tous les citoyens et la longue marche, depuis la ville de Selma jusqu’à celle de Montgomery. Un sujet qui m’intéresse vraiment, reste à savoir si le traitement sera à la hauteur.

Le dernier coup de marteau : Quand Victor, 13 ans, pousse la porte de l’opéra de Montpellier, il ne connaît rien à la musique. Il ne connaît pas non plus son père venu diriger la 6ème symphonie de Mahler. Bon, ça peut être aussi bien génial que chiant comme la pluie, je demande à voir.

L’amour ne pardonne pas : Une femme, un homme, deux cultures et des années qui les séparent : Adriana et Mohamed parviendront-ils à dépasser les préjugés du monde qui les entoure ? Le sujet est intéressant, reste à espérer que ça ne vire pas trop au mélo.

Mais aussi The Voices, un film qui a l’air complètement déjanté, White Shadow, sur des croyances ancestrales, et Crosswind, qui semble aussi dur qu’émouvant.

Culture

La ville de Paris a annoncé qu’elle souhaitait se porter candidate à l’organisation des JO et de l’Exposition Universelle pour 2024 et 2025.

– La Cour de Justice Européenne a tranché : la France ne peut pas conserver la TVA réduite (5,5%) pour le livre numérique.

Daesh a commencé à détruire au bulldozer la ville de Nimrud, joyau archéologique. L’Unesco parle de crime de guerre.

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          Le mot de la semaine sera SUPERFÉTATOIRE : « Qui s’ajoute inutilement à une autre chose. » Synonyme de superflu. Franchement, je le trouve assez sympa celui-là, je le ressortirai.

Cinéma

Interstellar – un film agréable qui ne m’a pas éblouie

Science fiction, drame américain de Christopher Nolan avec Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Michael Caine

          Le film raconte les aventures d’un groupe d’explorateurs qui utilisent une faille récemment découverte dans l’espace-temps afin de repousser les limites humaines et partir à la conquête des distances astronomiques dans un voyage interstellaire.

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          Trois mois après tout le monde, je vous parle du film que tout le monde a adoré film 2014. On aura entendu des tonnes de louanges sur ce film de science-fiction, un biopic profondément humain et écolo qui dépoussière le genre. Ce genre de commentaire dont je ne sais jamais s’ils doivent me pousser à aller voir un film ou finir de m’en dissuader. Il faut dire que je ne suis pas une grande amatrice de science-fiction et que pour d’obscures raisons je n’apprécie pas particulièrement les films qui se passent dans l’espace – enfin, sauf ceux qui sont tirés d’histoires vraies, auquel ça bizarrement ça me fascine. Parce que, n’en déplaise aux mauvaises langues, ce n’est pas que le sujet ne m’intéresse pas où que je n’y comprenne goutte, simplement, science-fiction et espace ça fait souvent trop dans un même film. J’ai d’abord été tentée de voir ce film parce que Matthew McConaughey est le meilleur argument de vente qu’il soit. Après j’ai vu une super interview du réalisateur et des acteurs. Puis les commentaires unanimement élogieux m’ont fait douter : trop de bonne presse, c’est louche. Enfin, j’ai craqué parce que je n’en pouvais plus de ne pas suivre les conversations sur ce film dont tout le monde parlait (oui, j’ai été faible, je l’admets, mais la carte illimitée est faite pour ça).

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          Je sais que je ne vais pas me faire des amis mais, si j’ai bien aimé ce film, je ne partage pas la liesse générale. Il va être franchement difficile d’expliquer pourquoi sans révéler les 3/4 de l’intrigue. Ce n’est sans doute pas si grave puisqu’à peu près tout le monde l’a vu mais je vais tenter de ne pas trop en dévoiler au cas où certains attendraient la sortie en DVD. Je vais tout de même essayer d’argumenter sans spoiler tout ce qui est intéressant. Déjà, pour commencer, on n’est pas devant un nanar, ce film est loin d’être dépourvu de qualités. Le grand spectacle est assuré, Matthew McConaughey est génial, comme à son habitude (oui, c’est mon chouchou du moment^^) et il y a une réelle volonté de sortir du blockbuster classique, ce qui est tout à fait louable. malheureusement, à mes yeux ça ne fonctionne qu’à moitié. Pas facile de savoir par où commencer tant il y a de choses à dire sur ce film très riche (et très long aussi). Je vais essayer de faire au mieux pour ne pas trop me disperser dans tous les sens et ne pas vous assommer outre mesure avec mes réticences.

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          Si j’ai bien tout suivi, le réalisateur a voulu des personnages plus « humains » que dans les blockbusters habituels. C’est une demie-réussite. C’est vrai que les sentiments des personnages principaux ont une grande place dans ce film, ce qui est assez inhabituel pour le genre, plutôt porté sur le héros sans peurs. Malheureusement, malgré des efforts visibles pour les mettre au cœur du film, leur psychologie reste assez sommaire et ils restent très stéréotypés. Quant à celle des personnages secondaire, elle est juste inexistante. Du coup ils sont moyennement attachants (voire franchement agaçants parfois). Mais bon, on suit quand même leurs aventures avec plaisir. Le film avance et j’ai trouvé les rebondissements assez convenus, on peut les voir venir à des kilomètres. L’histoire est complexe et j’ai trouvé dommage qu’elle retombe pourtant dans un schéma hyper classique où toutes les scènes attendues sont présentes. Le sujet porte grosso modo sur la relativité du temps, ce qui donne une certaine latitude au scénario pour nous offrir des choses un peu surprenantes. Pourtant, il n’y parvient jamais vraiment et frôle même parfois le ridicule. Sans compter nombre d’incohérences. J’ai envie de dire qu’elles sont plus ou moins l’apanage du genre, ce n’est donc pas hyper gênant de voir qu’un avion met 5 minutes là où à pieds il en fallait 2, c’est une histoire de suspens et tout ça, mais vu la volonté affichée de sortir des sentiers battus, on ne peut s’empêcher de tiquer un peu. Un peu dommage donc que le réalisateur n’est pas totalement réussi à se dépêtrer du « moule blockbuster ».

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          Jusque-là, je suis toujours quand même plutôt enthousiaste et je trouve le film assez sympa, sans trop de longueurs (enfin quelques unes quand même, avouons-le). Et puis arrive la dernière partie, celle où le héros est sensé sauver le monde. Bon, je ne vais pas vous révéler la fin mais franchement là j’ai décroché. Pas parce que je n’ai rien compris comme le suggèrent les plus fervents défenseurs du film, mais parce que j’ai trouvé le dénouement complètement con. Voilà, c’est dit. Je trouve l’idée juste aberrante, même pas d’un point de vue scientifique – même si je suis perplexe, je ne suis pas en mesure de trancher sur la question – mais du point de vue du scénario c’est genre méga rebondissement, suspens et scène pour te tirer une petite larme le tout bien mixé. Trop de trop quoi. La fin quant à elle arrive à être à la fois convenue et larmoyante. Le pire moment du film. Heureusement, c’est court. Je l’avais vue venir dès le début mais sans y croire parce que tout le monde m’avait dit que ce film était imprévisible et je voulais être surprise moi aussi. En même temps j’arrive à m’auto-spoiler Games of throne alors mon cas est peut-être désespéré. Quant au sujet de départ, qui laissait espérer un propos vaguement écologique, il est vaguement esquissé puis totalement laissé à l’abandon. Dit comme ça, j’ai bien conscience de donner l’impression de n’avoir rien aimé dans ce film. Ce n’est pas le cas. Je l’ai trouvé pas mal du tout, mais vu que la terre entière l’a trouvé génial, je me sens obligée d’insister sur ses points faibles, ses qualités ayant déjà été vantées par toute la blogosphère.

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          Ce qui m’a gênée finalement au fond, c’est que ce que j’aime dans un blockbuster, c’est poser mon cerveau pendant 2h et voir les scènes d’action s’enchaîner. Ici il y a une volonté de le rendre intelligent très présente mais qui donne de médiocres résultats. Ce qui fait que mon plaisir de regarder un film débile a été gâché mais n’a pas été remplacé par celui de regarder un film profond. Tout le paradoxe est là. Ce film est soit trop bien, soit pas assez mais il ne va pas jusqu’au bout de la démarche. Je me suis sentie dans un entre-deux assez inconfortable. Ce film est plein de bonnes idées et réserve parfois d’agréables surprises mais j’ai eu l’impression que chaque fois que quelque chose d’un peu nouveau et inhabituel entrait en jeu et me donnait l’impression de voir quelque chose de vraiment nouveau, un truc complètement convenu et lourdaud venait le plomber. Une alternance qui a fini par me fatiguer un peu pour tout vous dire. Finalement, pas si simple de sortir des schémas conventionnels. D’un point de vue formel, tout est impeccable. Rien à redire là-dessus. Une bonne idée de départ mais une réalisation qui peine à trouver ses marques. Le film alterne entre désir d’innovation et rebondissements très conventionnels pour un résultat qui m’a fait osciller constamment entre enthousiasme et déception. Pas mal du tout mais frustrant.

Bars, restaurants

Le lèche-vin – le bistrot atypique de Bastille

           Si vous êtes à la recherche d’un bar accueillant à la déco originale près de Bastille, vous êtes au bon endroit. Bastille c’est un peu le repère des bars bondés, chers et souvent sans âme. Rien de tout cela ici. Derrière la devanture des plus discrètes que vous risquez de ne pas repérer au premier coup d’œil se cache un vieux café parisien dans son jus. Sols et murs donnent l’impression de ne pas avoir été refaits depuis 50 ans au bas mot. Les tables sont serrées et ne sont pas de la première propreté mais c’est tout le charme du lieu de ne pas être aseptisé.

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          A la carte, ti punch maison, cocktails, vin, bière. Les classique quoi. En revanche, les prix sont franchement attractifs pour Paris en général et le quartier en particulier. 2,50€ le cidre, 7,50€ le cocktail (hors happy hour). Le mojito s’avère d’ailleurs franchement bon. Le temps pour obtenir votre mixture peut s’avérer très variable : qu’importe, ça vous laissera le temps de discuter avec de parfaits inconnus, tranquillement accoudé au bar. D’ailleurs d’une manière générale, tout le monde se parle et les gens n’hésitent pas à poser une fesse sur votre table en attendant leur verre ou leurs amis.

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          La déco est disons… unique ! Vous serez accueillis par une Vierge Marie grandeur nature et des images religieuses constellent les murs. Pourtant, pas besoin d’être très catholique pour entrer en ces lieux, le patron est juste amoureux du kitch. Je vous recommande les toilettes (à la turque, pas très accueillantes en fin de soirées), elles sont du meilleur goût. Je vous recommande d’aller y jeter un oeil ! Un bar d’habitués pas trop cher et hyper sympa avec une déco hors norme, un lieu qui ne laisse pas indifférent.

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Le lèche-vin

13 Rue Duval

75011 Paris

Tous les jours de 18h à 2h