Cuisine

Salade aux saveurs d’hiver

Pour deux personnes

3 endives

1/2 betterave cuite au four

1 quart de chou rouge

Un peu de fromage de chèvre (ici environ 3 tranches de Saint-Maure)

Une douzaine de noisettes

Pour la vinaigrette

1 c. à café de moutarde au miel

1/2 c. à soupe de vinaigre balsamique

2 c. à soupe d’huile de noix

Sel, poivre

DSC_0042Émincez les endives et le chou puis détaillez la betterave en dés d’environ 1 cm de côté. Mélangez le tout.

Émiettez le fromage de chèvre.

Concassez grossièrement les noisettes.

Préparez le vinaigrette : dans un bol, mélangez une pincée de sel, du poivre, la moutarde et le vinaigre. Ajoutez l’huile en filet en continuant de remuer afin que l’émulsion s’effectue bien.

Ajoutez la sauce au mélange de crudités, mélangez bien et répartissez en deux assiettes. Ajoutez sur chacune du fromage de chèvre et des noisettes concassées avant de servir.

DSC_0050Une salade toute simple mais donc j’apprécie beaucoup.

Bon appétit !

Cinéma

Le médecin de famille

Drame, thriller, argentin de Lucia Puenzo Alex Brendemühl, Natalia Oreiro, Diego Peretti

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          Dans les années 60, une famille argentine s’apprête à ouvrir un hôtel et prend comme premier client un médecin allemand. Cet homme charmant, cultivé et élégant, s’intéresse particulièrement à leur fille, un peu petite pour son âge. Mais peu à peu son obsession va commencer à diviser la famille et à les mettre mal à l’aise.

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          Ce film faisait partie de ceux que j’attendais en cette fin d’année. J’apprécie généralement le cinéma latino-américain, bien qu’ayant trop peu l’occasion d’en voir, souvent des films assez sobres mais qui comportent une certaine violence. Le sujet de celui-ci était de plus fascinant., j’avais donc hâte de voir ce qu’il en était même si j’ai un peu tardé à me rendre au cinéma et plus encore à vous en parler. L’histoire démarre doucement. La famille fait la connaissance du médecin et si on sent dès le départ un certain malaise, l’homme est charismatique, laissant le spectateur dans le doute quant à ses intentions. La situation se met en place peu à peu, on voit naître la fascination pour cette petite fille un peu chétive et comment ils se lient peu à peu d’amitié. Mais plus on avance dans le film, plus les zones d’ombre apparaissent dans la personnalité du médecin et plus on se demande où il veut en venir, malgré son apparente prévenance.

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          C’est la grande réussite de ce film, cette tension qui se met en place peu à peu et ne cesse de croître jusqu’au tout dernier moment, et ce même après que des éléments clef aient été dévoilés. Une ambiance aussi pesante et malsaine qui, je dois l’avouer est somme toute assez fascinante. La manière de filmer est sobre, dans des décors magnifiques. Une certaine élégance se dégage du tout avec quelques très belles images. Ce film aurait pu être un grand thriller, ou un drame familial bouleversant, mais la réalisatrice garde une certaine distance qui donne une froideur à l’ensemble qui fait sa force si particulière. L’histoire de ce personnage qui semble vouloir se défaire de son passé mais reste enfermé dans ses obsessions est passionnante mais il est toutefois dommage que le trait ne soit pas un peu plus appuyé, il y a des choses que j’ai bien failli ne pas saisir tant elles étaient (trop) subtilement présentées. C’aurait été bien dommage car l’intrigue est intéressante et croise une période de l’Histoire récente que je suis bien loin de maîtriser. J’ai beaucoup apprécié ce film à la beauté très particulière qui à l’art de mettre mal à l’aise.

Expositions

Jordaens, une expo à ne pas rater au Petit Palais

          Jordaens est l’un des trois grands peintres flamands du XVII° s. avec Rubens et Van Dyck, bien que moins connu en France faute d’exposition de taille lui étant consacrée jusqu’à ce jour. Les sources d’inspiration variées du peintre et sa maîtrise technique permirent à la ville de maintenir son prestige artistique. Très vite sa renommée parcourut l’Europe entière et il travailla pour les plus Grands bien que quittant rarement la Belgique ; voilà qui méritait bien une rétrospective.

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4068727680Le Petit Palais a rassemblé 120 œuvres pour cette première grande rétrospective française consacrée au peintre flamand. J’ai trouvé qu’elle passait un peu inaperçue face aux grandes expositions de la rentrée et c’est bien dommage car, comme souvent, le Petit Palais propose en toute discrétion des choses très intéressantes et loin des foules des grands musées. – Au cas où vous l’ignoreriez, j’en profite pour rappeler que les collections permanentes sont gratuites et que le lieu, très agréable, mérite le détour. – J’ai toujours beaucoup apprécié les maîtres flamands. Même si on peut trouver leur peinture austère, je suis subjuguée par la finesse de l’exécution et leur traitement si particulier de la lumière. Je ne saurais expliquer le fait que je trouve la peinture flamande chaude et froide à la fois. Sans doute est-ce dû au fait que les tons extérieurs sont très froids alors que les éclairages intérieurs sont quant à eux chaleureux, créant un contraste qui exerce sur moi une certaine fascination, surtout dans la manière de peindre les paysage et, plus encore, les visages. C’est un style réellement à part qui, s’il n’a pas la chaleur de la Renaissance italienne par exemple, est d’une délicatesse sans pareille.

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jacques-jordaens-gloire-danvers-retrospective-L-0pUY0MJ’avais déjà vu des toiles de Jordaens,  dont les musées français sont bien pourvus, mais aussi à l’étranger ou dans des expositions, mais nombreux sont les aspects de son oeuvre que j’ignorais ou sous-estimais. Je crois que je n’en saisissais pas bien toute l’étendue et la diversité, que cette exposition met bien en avant. En effet, le parcours thématique amène le visiteur à travers une succession de salles plus ou moins vastes où les toiles sont exposées, mettant bien en valeur les différentes facettes du travail du peintre : compositions mythologiques ou religieuses, illustrations de proverbes, scènes de banquets, cartons de tapisseries… Le maître à plus d’une corde à son arc, et certaines sont parfois inattendues ! En revanche, étonnamment peu de portraits malgré des études de visages saisissantes.

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3485681_6_884d_jacques-jordaens-1593-1678-adoration-des_dcc4d81d4285618923fb254d00a57d89Ces dernières m’ont souvent beaucoup touchée et ce sont ces visages si expressifs qui donnent une telle force aux grandes compositions de Jordaens. L’exposition est très bien conçue et nous plonge dans l’univers de l’artiste. Les explications permettent de saisir rapidement la manière de travailler de l’artiste et aborde me semble-t-il sa vie et son oeuvre de manière assez complète sans pour autant sombrer dans la verbiage. Certains tableaux représentatifs sont commentés de manière un peu plus précise afin d’éclairer le visiteur, ce que je trouve toujours intéressant et bien trop rarement appliqué dans les musée ou les informations restent souvent d’ordre général si on ne prend pas d’audioguide (ce que j’avais exceptionnellement fait, et il était également très bien conçu quoique pas indispensable tant l’exposition est complète).

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n_jordaens_palais2Il est appréciable de pouvoir déambuler dans une exposition où il n’y a pas foule, de pouvoir prendre le temps devant les toiles, de ne pas avoir à se presser. J’ai passé environ 1h30 dans cette exposition qui est certes de belle taille mais ne me paraissait pas non plus immense. Il est vrai que l’audioguide ralentit toujours un peu mais c’est un réel plaisir de flâner au milieu de ces toiles immenses et d’en admirer les moindres détails. En tout cas ce le fut pour moi. Je dois avouer avoir pris un plaisir tout particulier à la série Le Roi boit qui est non seulement de saison mais est pleine de vie et grouillante de détails ! Quelle richesse dans la peinture de Jordaens ! Je sais, je suis d’un classicisme décourageant en matière de peinture, mais que voulez-vous, on ne se refait pas. Il ne vous reste plus que quelques jours pour en profiter alors si vous êtes sur Paris, foncez sans hésiter. Une très belle exposition, intéressante et bien conçue, qui permet de mieux découvrir ce grand nom de la peinture flamande jusqu’ici un peu délaissé. De toute beauté. 

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Jordaens

19 septembre – 19 janvier

Le Petit Palais

Avenue Wiston Churchill

75008 Paris

Du mardi au dimanche 

De 10h à 18h, jusqu’à 20h le jeudi

Plein tarif 11€

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Mes lectures

La cuisine du diable – Plongez au coeur de la mafia avec Damien Marie et Karl Tollet

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          Le jeune Anthony grandit à Little Italy, à New-York, dans les années 30. En pleine prohibition, la mafia gangrène tout et il voit ses parents mourir sous ses yeux, fauchés par une rafale de mitraillette. Pour sauver sa peau et celle de ses frères, ce gamin va déclencher une véritable guerre des gangs.

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          Je dois avouer que le titre ne m’inspirait guère… Mais cette BD m’avait été très chaudement recommandée, j’ai donc fini par me lancer. Grand bien m’en prit ! Quel régal ! J’ai beaucoup aimé le dessin, fin et précis, à l’aquarelle, un style que j’apprécie et qui m’aide à entrer plus rapidement dans l’histoire. Et celle-ci est passionnante. On plonge dans les bas-fonds de New-York pour découvrir les dessous de la mafia : la cuisine du diable.

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          Anthony est un personnage très attachant, tout comme Candice, sa jeune amie pour qui il serait prêt à tout. L’univers qui est le leur est très sombre : drogue, alcool, prostitution, meurtre et violence sont leur quotidien. L’incroyable détermination de cet adolescent donne envie de suivre jusqu’au bout ses aventures aux nombreux rebondissements. Un dessin accrocheur et un scénario passionnant font de cette BD un grand moment de lecture sur fond historique : une fois qu’on l’a ouverte, impossible de la lâcher !

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Cuisine

Mini-brochettes sucrées/salées pour l’apéro

         Aujourd’hui, une recette toute simple pour varier un peu vos apéritifs. Réalisable en quelques minutes à peine avec des produits faciles à trouver, elle est aussi agréable pour les yeux que pour les papilles.

Pour 40 brochettes

1 filet de vinaigre balsamique

40 cure-dents

10 abricots secs

100 g de tome de brebis

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Dans une casserole, faites réduire un peu de vinaigre balsamique jusqu’à ce qu’il prenne la consistance d’un caramel. Pour ma part, j’ai utilisé Lalie au vinaigre de Banyuls et me suis donc dispensée de cette étape.

Coupez vos abricots sec en quatre.

Découpez 40 dés dans le fromage de brebis.

Vous n’avez plus qu’à monter vos mini-brochettes. Pour chacune d’elles, prenez un cure-dent, trempez-le dans le vinaigre réduit puis piquez un morceau de fromage et enfin un quartier d’abricot.

Vous n’avez plus qu’à disposer vos brochette sur un plat ou une assiette et à déguster !