Divers

Août, le bilan

          Un mois d’août hyper calme de mon côté. J’avais prévu de très nombreuses lectures pour la rentrée littéraire mais j’avance à une allure d’escargot. 7 romans lus tout de même. Essentiellement des nouveautés donc mais pas vraiment de coup de coeur. J’ai bien aimé l’originalité de La Massaia (et cette plume !) et l’histoire de La révolte mais dans l’ensemble j’ai eu beaucoup de mal à finir le moindre roman.

          Pas beaucoup de cinéma non plus avec seulement 3 films vus. Mais août est toujours un mois bien calme de ce côté-là et il y a bien longtemps maintenant que je délaisse les salles obscures. J’ai beaucoup aimé Woman at war et Mary Shelley, malgré ses défauts, m’a donné l’envie de relire Frankestein (ce que j’ai fait, ça m’a extrêmement déçue).

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          Pas de sorties, d’expos, de musées, de concerts. L’été, c’est repos (oui bon, le reste de l’année aussi). Quelques sorties prévues en septembre, le théâtre me manque terriblement, je vais essayer de trouver quelques pièces sympa à aller voir. Pas mal de choses me tentent au cinéma et il me reste beaucoup de livres de la rentrée littéraire à finir. Je ne devrais pas m’ennuyer !

Mes lectures

Les thrillers du printemps

La promesse, de Tony Cavanaugh

Le roman qui va vous donner des sueurs froides

Darian Richards a laissé derrière lui un cortège de vies anéanties. Épuisé par cette litanie de souffrances, il a pris une retraite solitaire dans le Queensland. Mais les démons sont partout. Et dans la région, depuis quelques mois, des adolescentes disparaissent sans laisser de traces.

Couverture de La PromesseLe choc de ce printemps côté roman noir. Je ne dirais pas forcément qu’il est meilleur que les autres quant à l’écriture ou l’originalité de l’histoire mais c’est celui qui m’a le plus amenée dans son univers. Un peu trop même… Un flic qui fuit la ville pour prendre sa retraite à la campagne et se tenir éloigné des ennuis. Jusque-là la trame est classique, tout comme le personnage de flic solitaire. Quant à l’intrigue, des jeunes filles qui disparaissent sans laisser de traces : encore une valeur sure. Simple et efficace en somme. Mais ce qui déroute vraiment dans ce roman, c’est le « méchant ». Certains passages sont écrits avec son point de vue et franchement, ça fait froid dans le dos. Il y a avait longtemps que ça ne m’étais plus arrivée mais je n’ai pas pu fermer l’œil avant de 1/ connaître la fin et 2/ savoir ce taré hors d’état de nuire. Une nuit blanche à dévorer ce roman parfois dérangeant, comme je le faisais adolescente avec les plus tordus des Stephen King. J’ai adoré retrouver cette sensation, cette immersion totale dans l’univers de l’auteur. Un univers sombre et dérangeant pour ce thriller terriblement efficace.

Un tombeau sur l’île rouge, de Jean Eli Chab

Plongée dans les traditions malgaches

À Ambotemena, petit village au sud de Madagascar, un tombeau a été profané. Les os ont été retrouvés dans une décharge, une trentaine de kilomètres plus loin. Alors que le jeune inspecteur Monza est chargé de les ramener à bon port, il comprend qu’une jeune femme a déjà été accusée à tort.

Couverture d'Un tombeau sur l'île rougeAprès un roman aussi fort que La promesse, je dois avouer que le reste a eu tendance à me sembler bien fade, et c’est un peu le cas de ce roman. J’ai bien aimé que l’intrigue ait pour base les fondements de la culture malgache que ça m’a ainsi permis d’un peu découvrir. En revanche j’ai trouvé l’écriture plutôt moyenne, elle manque de rythme et de personnalité. C’est un peu plat. Sans compter quelques lourdeurs de style : l’auteur balance en boucle du « le jeune policier » alors qu’il doit avoir la quarantaine (à ce qu’il m’a semblé, mais je me trompe peut-être) et paraît bien désabusé, ce manque de vocabulaire pour le désigner s’est avéré terriblement agaçant. Heureusement qu’il s’avère assez sympathique quoique parfois un peu balourd. Je n’ai pas trouvé qu’il y avait beaucoup d’originalité dans ce texte qui a un peu de mal à envoûter le lecteur malgré un contexte intéressant. Il reste toutefois agréable à lire et permet au moins de découvrir quelques bribes de la culture malgache.

Le pensionnat des innocentes, d’Angela Marsons

Victimes, ou capables ?

Kim Stone, inspectrice rebelle et solitaire, se voit confier une nouvelle enquête. Teresa Wyatt, directrice d’école, a été retrouvée noyée dans sa baignoire. Peu de temps avant sa mort, elle s’était intéressée à une fouille archéologique prévue autour d’un foyer d’accueil où elle avait travaillé avant que le lieu ne soit entièrement détruit par les flammes.

Le pensionnat des innocentesJe ne sais pas trop quoi penser de ce roman que j’ai pourtant pris un certain plaisir à lire. La personnage principale est assez attachante dans son genre même si elle s’avère un peu trop caricaturale pour convaincre totalement, la jeune flic manque encore un peu de relief. L’intrigue est plutôt prenante et j’ai bien aimé qu’elle mette en scène des jeunes filles vivant dans un foyer (encore du déjà vu, je sais, mais c’est plutôt bien fait en l’occurrence). Dans l’ensemble c’est assez agréable à lire malgré quelques maladresses, notamment avec des tentatives d’intégrer des passages « émotion » qui ne collent pas du tout avec le caractère de l’héroïne et donnent l’impression de pièces rapportées. Quant à l’intrigue, s’il y a une bonne base, elle aurait mérité d’être un peu plus corsée. La fin est pas mal tirée par les cheveux mais le tout fonctionne à peu près. S’il y a de bonnes idées dans l’ensemble, je suis plus mitigée sur la mise en œuvre, toutefois la nervosité du style empêche de trop s’arrêter sur les lourdeurs. Pas parfait mais plutôt efficace.

Sous nos yeux, de Cara Hunter

Une famille pas si parfaite

Alerte enlèvement : la petite Daisy Mason, 8 ans, a disparu lors d’une fête, donnée dans le jardin de ses parents. Elle était déguisée en pâquerette : elle portait une robe, des collants et des chaussures vertes, ainsi qu’une coiffe avec des pétales blancs. Et personne n’a rien vu.

Couverture de Sous nos yeuxPlus encore que le précédent, ce roman m’a laissée mitigée. Ca se lit très bien, avec une trame là encore pas très originale – une petite fille disparaît, la famille est accusée et les méchants secrets ressortent. C’est simple et efficace avec un style pas franchement flamboyant mais qui se laisse oublier (c’est déjà ça…). La première partie est un peu lente, ça met du temps à se mettre en place, ça manque de rythme. Et puis ensuite au contraire ça s’emballe un peu. Vers la moitié du roman, j’ai soudainement eu l’impression que l’auteur cherchait à brouiller les pistes à tout prix, en ne lésinant pas sur la péripétie improbable au besoin : ça en devient assez brouillon pour un résultat pas terrible terrible puisqu’au final on continue à soupçonner les parents malgré tout. Bien que la trame tienne à peu près la route, l’auteur se perd un peu en chemin en voulant trop en faire. On sent un petit manque d’inventivité. Pas désagréable à lire mais tout à fait dispensable.

Principes mortels, de Jacques Saussey

Temps d’orage à la ferme

Franck fuit le naufrage du foyer familial pour réviser son bac chez son oncle et sa tante, dans une ferme isolée de la Creuse où quatre ans plus tôt, son cousin a trouvé la mort sur une route qu’il connaissait pourtant depuis son enfance. Cette tragédie a ouvert une plaie qui ne s’est jamais refermée. Elle ronge insidieusement le cœur de ses proches.

Couverture de Principes mortelsCe roman m’a étonnée. En le commençant, j’ai eu l’impression d’un roman régionaliste, avec le parisien qui débarque chez sa tante à la ferme. D’autant plus que le style est assez classique (et pas mal du tout d’ailleurs). Mais on sent poindre bien vite le drame familial. La mort du cousin de Franck a laissé des plaies ouvertes dans sa famille mais aussi quelques zones d’ombres qu’il compte bien éclairer. Le tout sur fond de travaux à la ferme et d’amour de vacances. Un mélange plus original qu’il n’y paraît. D’autant plus qu’on se rend compte assez vite que tout n’est pas rose dans la famille Servin et que le front uni se fissure rapidement… Si tous les indices sont mis en place au fur et à mesure de l’histoire, le dénouement m’a tout de même surprise. J’ai beaucoup aimé l’originalité de l’intrigue et l’ambiance que l’auteur parvient à mettre en place. Une jolie surprise.

Actualité

Mon programme pour la rentrée littéraire

          En cette rentrée, sont attendus 567 nouveaux romans, dont 381 français et 94 premiers romans. Proportion qui a l’air de se retrouver à peu près dans ma sélection (enfin, à la louche, je n’ai pas étudié ça de près). Comme chaque année, j’ai prévu de lire une vingtaine de titres pour la rentrée littéraire 2018, même si je m’y suis prise un peu tard (comme d’habitude à vrai dire) et qu’au vu de mes premières lectures, mon enthousiasme s’est un peu étiolé : ça ne commence pas très fort. Pourtant, ça reste une période de l’année qui est pour moi aussi bien l’occasion de découvrir de nouveaux noms que de retrouver des auteurs que j’aime. Un grand bain de littérature contemporaine toujours riche en découvertes. Voici par ordre de sortie les romans que j’ai déjà reçus :

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Auxquels devraient s’ajouter :

          J’avais commencé par une liste plus courte que d’habitude cette année avec une dizaine de titres, mais je me suis finalement laissée tenter par beaucoup d’auteurs que je ne connaissais pas ou seulement de nom, dans des styles a priori très différents. En effet, cette année, je n’ai demandé en service de presse que des auteurs que je n’avais jamais lus ! Même dans les éditeurs, je suis un peu sortie de mes habitudes. J’espère que j’aurai de bonnes surprises. Bien sûr, il est probable que 2 ou 3 titres s’ajoutent encore à cette liste selon les retours que j’aurais eu, d’autant plus qu’il y a déjà pas mal d’autres titres que j’ai repérés ! Comme chaque année, le plus dur reste de choisir, sachant qu’il est impossible de tout lire. Pour le moment, après 5 lectures, j’avoue être très mitigée alors que j’avais sélectionné mes lectures avec le plus grand soin. Déception donc. Et vous, vous suivez la rentrée littéraire ? Quels sont les romans qui vous ont surpris ou que vous attendez ?

Divers

Sunshine blogger award

Ca fait un petit moment que je n’ai pas répondu à des questions sur moi. Quand Léa m’a proposé de me prêter au jeu, j’ai donc accepté (bien qu’avec pas mal de retard). Vous pouvez trouver ses réponses ici et je vous invite au passage à aller jeter un œil à son blog. Voici ses questions – et mes réponses, bien entendu ! J’ai décidé de ne nommer personne à mon tour pour cette fois mais n’hésitez pas à répondre aux questions et à me le faire savoir si le cœur vous en dit.

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1) Un livre qui vous a fait pleurer ? Il y en a assez peu. Le premier auquel je pense est La vie d’un homme inconnu d’Andréï Makine. Il y a un passage que m’a tiré une petite larme. Voire plus…

2) Allez-vous à la bibliothèque ? Pourquoi dans les deux cas ? Non. J’y allais quand j’étais petite pour emprunter des BD puis à la fac essentiellement pour travailler. Je ne me sens pas très à l’aise en bibliothèque, je n’arrive pas à me concentrer dans le silence et je n’aime pas trop avoir une date de retour quand j’emprunte un livre, j’aime pouvoir prendre mon temps et le lire quand j’ai envie, au rythme qui me convient. J’ai une très grande bibliothèque chez moi, mes parents également, et plusieurs de mes amis travaillent dans le milieu du livre, j’emprunte donc beaucoup chez les autres.

3) Votre livre favori de tous les temps ? Impossible de répondre à cette question ! Parmi les livres que j’ai lus et relus Les fleurs du mal, Les liaisons dangereuses et Antigone (celle de Jean Anouilh). Si je devais ne choisir qu’un livre, ce serait sans doute celui-là, pour son idéalisme et son exaltation, même s’il ne me correspond sans doute plus trop aujourd’hui.

4) Y a-t-il un auteur/une autrice que vous détestez ? Si oui pourquoi ? Que je déteste, c’est sans doute un bien grand mot, mais je suis déjà tombée sur des livres qui m’ont prodigieusement agacée. Généralement des livres à succès écrits à la truelle et dégoulinants de bons sentiments. Sinon parmi les classiques, Balzac me tombe des mains, je ne sais pas pourquoi mais son style, je ne peux vraiment pas.

5) Avez-vous « peur » des pavés ? Quel a été le livre le plus long que vous ayez jamais lu ? Ado je ne lisais quasi que des pavés. Il y a eu une période où je n’en lisais presque plus faute de temps. Je m’y remets un peu. Si je ne compte pas les sagas en 12 tomes, je pense que le livre le plus long que j’ai lu reste Le Seigneur des anneaux. Sinon, en un seul tome, Guerre et Paix probablement.

6) Avez-vous déjà fait une nuit blanche parce que vous lisiez ? Oui ! Ca ne m’étais plus arrivé depuis très longtemps mais il y a quelques semaines je n’ai pas pu dormir avant d’avoir fini La promesse (dont je devrais parler dans mon prochain article). Le tueur me stressait tellement que je ne pouvais pas fermer l’œil avant qu’il ne soit hors d’état de nuire. J’avais l’impression d’avoir encore 15 ans devant les plus tordus des Stephen King.

7) Prêtez-vous vos livres, ou êtes-vous trop maniaque pour cela ? 😉 Je prête mais pas à tout le monde, essentiellement aux proches que je sais tout aussi amoureux des livres que moi. J’aime bien partager les livres que j’ai aimés, j’ai envie de les faire découvrir à la terre entière. D’ailleurs c’est aussi un peu pour ça que j’ai un blog je crois. Parmi les livres que j’ai refourgués autant que j’ai pu : La lettre à Helga et Celui qui va vers elle ne revient pas. Deux énorme coups de cœur. Si vous ne les avez pas encore lus, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

8) Avez-vous honte de ne pas finir un livre ? Pas du tout. Avant j’essayais de venir à bout de mes lectures mais il y a bien longtemps que j’ai arrêté de culpabiliser pour ça. Il y a tellement de choses à découvrir, pourquoi perdre son temps avec des choses qui ne nous plaisent pas ? J’essaie quand même de lire suffisamment pour avoir une idée un peu précise du texte, des fois après des débuts difficiles, on a de bonnes surprises. A la fac j’avais un livre au programme qui au début m’a paru illisible, finalement passés les débuts laborieux ç’a été un de mes plus gros coups de cœur de tous les temps (la critique est par là).

9) Que faites-vous des livres que vous n’aimez plus / que vous n’avez pas apprécié ? Pendant longtemps je gardais tous les livres que j’avais lus dans ma bibliothèque, impossible de me débarrasser d’un seul, que j’aie aimé ou pas, ils font tous partie de moi. Mais mes murs n’étant pas extensibles à l’infini, j’ai fini par donner beaucoup de livres que je n’avais pas (ou peu) aimés ou que je ne pensais finalement pas lire. J’espère qu’ils auront fait plaisir à quelqu’un d’autre. En revanche, pour les livres que j’aime, impossible de m’en séparer, rien que de regarder leurs couverture me donne le sourire 🙂

10) Préférez-vous imaginer l’univers de votre lecture ou avoir une couverture représentant les personnages / lieux ? Peu importe. J’aime bien imaginer, je trouve ça chouette d’en savoir le moins possible sur un livre avant de le commencer, essayer de se laisser surprendre. Mais bon, une belle image, ça fait toujours plaisir aussi.

11) Que vous apporte la lecture dans votre vie ? De l’évasion et de la connaissance. J’aime m’ouvrir à d’autres cultures, découvrir d’autres manières de vivre. J’aime que la lecture soit un enrichissement. J’aime aussi quand elle fait voyager, quand elle fait rire (rarement), quand elle me fait vivre pendant quelques heures une autre vie. Mais c’est un peu le principe même de la littérature non ?

Culture en vrac

The Long Dark

          Voici le jeu auquel je joue en ce moment. C’est un jeu vidéo indépendant qui propose une expérience de survie dans le Grand Nord suite à une catastrophe. Je le trouve assez parfait en période de canicule : voir son personnage mourir de froid ou choper des engelures est presque un plaisir par ces températures estivales. Le mode histoire se découpe en 5 parties. J’en suis pour le moment à la 2° qui est la dernière à être sortie. La 3° devrait arriver d’ici la fin de l’année et les 2 dernières d’ici fin 2019. Le jeu a donc encore de beaux jours devant lui, d’autant plus que des améliorations sont déjà annoncées. On est dans le Grand Nord, notre avion s’est écrasé et on part à la recherche de notre passagère. Tout est plus ou moins désert, les maisons sont abandonnées et à part des loups bien agressifs, des cerfs et quelques ours on ne croise pas grand monde. Évidement, on est en hiver et il caille sévère pour ne rien arranger. Heureusement, on trouve dans les maisons abandonnées de quoi se ravitailler et s’habiller un peu plus chaudement.

The long dark

          Dans le mode histoire donc, on part à la recherche de notre amie en essayant de ne pas y laisser notre peau nous-même (bon, de toute façon les sauvegardes ont été inventées pour ça hein), dans un monde post-apocalyptique où il le froid et les bêtes sauvages seront notre seule compagnie. Bien sûr, de petites missions nous apprennent à apprivoiser le monde qui nous entoure : chercher du bois pour faire un feu, récolter des plantes, etc… Les bases de la survie en somme. Viennent en suite des tâches à effectuer pour les personnages que l’on rencontre en échange d’informations. J’avoue trouver par moment ce côté assez rébarbatif avec beaucoup de va et viens parfois fastidieux. Ca permet toutefois d’explorer un peu la carte et de découvrir de nouvelles compétences, même si ça manque parfois de fluidité. J’aime beaucoup la musique, pas trop envahissante et les graphismes sont dans l’ensemble assez beaux. Les cinématiques quant à elles sont de toute beauté et moi qui n’aime d’habitude pas ça, c’est limite ce que je préfère dans le mode histoire tellement elles sont belles. Dans l’ensemble le fonctionnement est assez classique mais efficace et l’ambiance est très réussie.

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          Je vous conseille vivement de commencer par le mode histoire étant donné qu’il permet de se faire la main sur le jeu, d’en appréhender les mécanismes mais aussi de se familiariser avec l’environnement, ce qui tombe bien puisque la carte est la même pour les autres modes de jeu. D’ailleurs j’ai par moments trouvé la géographie assez déroutante avec des notions de distance qui ont tendance à être traitres il me semble. C’est donc un gros plus de s’être déjà familiarisé avec tout ça avant de passer aux choses sérieuses. Il existe un mode survie qui, comme son nom l’indique consiste à… survivre ! Vous êtes seul au monde, il y a 4 niveaux de difficulté et plusieurs lieux possibles pour le début de partie, il est même possible de personnaliser. Je dois avouer avoir bien, bien galéré, je ne suis pas encore prête pour survivre seule dans le Grand Nord visiblement.

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          Enfin, il y a le mode « défi ». Plusieurs scenarii sont proposés : échapper à un ours (non merci), survivre 3 jours dans 15 lieux différents de la carte (c’est censé être le plus facile, j’ai survécu 9 jours avant de mourir de froid perdue dans le blizzard) ou encore ramasser le plus de provisions possible avant l’arrivée d’une énorme tempête (j’ai cru que j’allais y arriver mais pas du tout). J’avoue bien aimer ces petits défis, il y a le même aspect exploration que dans le mode survie mais les objectifs ajoutent un petit plus sympa je trouve, surtout quand on n’est pas encore un joueur aguerri. Dans l’ensemble je trouve le jeu assez bien fait et sympa, même si on peut lui reprocher une certaine lenteur (marcher des heures avec un sac à dos de 30kg sur le dos s’avère extrêmement fastidieux) et un côté assez répétitif. Il y a un certain réalisme dans cette expérience de survie que j’apprécie assez. J’ai déjà passé quelques heures sur ce jeu et je suis loin d’en avoir fait le tour, notamment concernant les méthodes de survie. Si vous avez peur de la solitude, passez votre chemin ! Sinon The long dark est un jeu agréable qui promet quelques belles heures d’exploration.

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