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Oh boy

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Comédie dramatique allemande de Jan Ole Gerster avec Tom Schilling, Friederike Kempter, Marc Hosemann

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          Niko est un trentenaire berlinois qui se laisse un peu vivre : entretenu par son père, il a arrêté ses études et ne travaille pas. Mais voilà qu’un jour tout déraille, sa copine le quitte et son père lui coupe les vivres. Une journée où tout semble aller de travers et où il rêve d’un bon café pour se réconforter, malheureusement, là aussi, il joue de malchance.

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          Ce film est assez surprenant : filmé en noir et blanc, très esthétique, avec un musique assez entraînante qui contraste avec l’apathie du personnage. J’ai trouvé ça plutôt intéressant. Je craignais un peu cette histoire de café après lequel court Niko mais finalement, c’est fait de manière très subtile : il ne court pas vraiment après un café, seulement, une série de malheureux hasards font qu’il ne parvient pas à en boire un de la journée, comme un fil rouge qui relie les différents moments du film. L’histoire est plutôt axée sur les rencontres (souvent un peu ratées) et le problème du rapport aux autres.

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          A chaque nouvelle rencontre, la communication semble plus difficile et il s’embourbe un peu plus dans l’incompréhension. Malheureusement, chaque fois les scènes sont également un peu plus longues et un peu plus difficiles pour le spectateur. Au fur et à mesure qu’on progresse, le film prend de son sens mais perd en fraîcheur et sur la fin, on attend impatiemment la fin de certaines scènes. Heureusement, il parvient toutefois à s’arrêter à temps : on comprend le message véhiculé par la mise en scène sans sombrer totalement dans l’ennui (ouf, il s’en est fallu de peu). Le film aurait sans doute pu être tout aussi percutant en restant plus léger dans sa forme mais reste toutefois bien maîtrisé. On passe un agréablement moment devant cette histoire racontée de manière originale et pleine de finesse. Malgré quelques lourdeurs, un cinéma intéressant et inventif à la fois. 

De l’Allemagne au musée du Louvre

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         Le musée du Louvre propose à travers cette exposition une réflexion autour des grands thèmes structurant la pensée allemande de 1800 à 1939. Plus de deux cents œuvres pour tenter de comprendre la constitution de l’histoire allemande de la fin du XVIIIe siècle à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

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          J’ai vu cette exposition juste après celle que consacre le musée d’Orsay au romantisme noir. Deux expositions dont les thèmes se recoupent un peu. Malheureusement, une fois de plus, le Louvre m’a déçue. Autant on ne peut que reconnaître la formidable collection permanente du musée, autant côté expositions, je trouve qu’il peine souvent à surprendre et à convaincre, malgré la qualité de certaines des toiles exposées. Sans doute est-ce dû en partie au côté extrêmement classique des accrochages. Il faut dire aussi que j’ai été prise d’une énorme migraine avant d’entrer dans le musée et que je n’étais pas du tout en condition pour apprécier quoi que ce soit, il va donc m’être difficile de vous parler de cette exposition de manière objective tant j’étais pressée d’en sortir. Toutefois, renseignements pris auprès de ceux de mon entourage qui l’ont également vue, nous étions tous aussi peu convaincus à la sortie, je vais essayer de vous expliquer pourquoi.

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          Si je n’avais pas su de quoi il était question, je crois que je n’aurais pas réussi à la deviner toute seule. Tous les artistes exposés sont allemands, pour le reste, on peine à dégager une unité. On commence par des représentations religieuses (comme souvent au Louvre) qui m’inspirent toujours assez peu.  Lire la suite

L’expressionnisme allemand

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          La Pinacothèque propose une exposition sur les deux grands mouvements expressionnistes allemands. Une période que je ne connais pas du tout. L’accrochage m’a moyennement convaincu. Le parcours thématique est assez sinueux et manque un peu d’unité. Toutefois, il est vrai qu’on voit de grandes tendances se préciser et les nombreux panneaux explicatifs, un peu fastidieux à lire, permettent d’éclairer le néophyte.

          J’avoue ne pas avoir pris grand plaisir à cette découverte. Comme je le disais il y a quelques jours, je suis d’un classique désespérant en matière d’arts plastiques. On atteint donc mes limites dès le début du XX° siècle (bon, j’exagère un peu, mais il y a quand même de ça). Je n’ai pas particulièrement aimé ces toiles dans l’ensemble mais fort heureusement il y avait quelques merveilles qui feront vite passer cette première impression en demi-teinte (vous ai-je aussi précisé que je suis particulièrement mal disposée le matin ?).

Amis puristes, veuillez m’excuser, l’image est inversée…

          Une exposition qui a défaut de m’émerveiller m’a cultivée, ce qui est déjà bien. Quelques belles découvertes toutefois dont un véritable coup de coeur pour certaines oeuvres de Macke qui à elles seules justifiaient largement le déplacement. Intéressant.

Pinacothèque

Place de la Madeleine

75008 Paris