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Langres Renaissance

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          Retour à Langres pour y découvrir la programmation de l’été autour de l’exposition Langres à la Renaissance. La ville a été rendue célèbre entre autres par Denis Diderot, qui y est né. Cette ville fortifiée posée sur un plateau est bien conservée et ne manque pas de charme. Un bel écrin pour se plonger dans une autre époque le temps d’un été.

Langres Renaissance

          L’exposition regroupe de jolies pièces. Dans la première partie, on découvre le contexte historique dans la région. Beaucoup de très beaux livres et de gravures sont exposés qui raviront les amateurs. J’ai particulièrement apprécié la relecture d’un bestiaire ancien par un artiste contemporain.

          J’ai beaucoup aimé la seconde partie de l’exposition. On entre dans une ancienne chapelle de toute beauté, insoupçonnable depuis l’extérieur. Elle met parfaitement en valeur la partie peinture et sculpture de l’accrochage qui comporte de jolies pièces (particulièrement en sculpture). Une belle surprise.

          Nous avons ensuite visité le studiolo de la maison maison Renaissance. L’endroit est encore en rénovations mais j’ai beaucoup aimé pouvoir découvrir une partie de l’intérieur de cette somptueuse bâtisse. L’été, des marches aux flambeaux sont organisées en ville et il est possible de s’y retrouver pour déguster des spécialités locales. Une jolie manière de se plonger encore un peu plus dans l’ambiance de la Renaissance, d’autant plus qu’elles sont faites par de véritables passionnés qui sauront vous faire découvrir leur patrimoine. Attention, le nombre de places est limité.

          Si vous venez en famille, vous pouvez également amener vos enfants participer à une démonstration de tir d’arquebuse. Vous serez accueillis par un acteur qui vous racontera la ville aux temps passés avec passion et saura faire revivre devant vous les arquebusiers. Le spectacle est assez impressionnant et on en ressort conquis. D’autant plus que ça a lieu dans l’imposante tour de Navarre.

          Enfin, des animations sont prévues tout l’été aux alentours, notamment au château du Pailly. Mais également des pièces de théâtre et des projections de films sur la période. Seul ou en famille, vous trouverez forcément votre bonheur dans les animations de l’été. Un concours photo est également organisé autour de l’exposition jusqu’au 15 août. Une belle occasion de découvrir la région. L’intégralité du programme est à découvrir ici.

Château du Pailly

Rehab 2

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Je débarque un peu après la bataille puisque cette exposition est déjà finie depuis 3 semaines. Je l’ai vue juste avant sa fermeture, je n’avais donc aucune chance de vous en parler à temps. Toutefois, elle était tellement incroyable que je n’ai pas pu résister à l’envie de partager quelques photos avec vous histoire que vous puissiez vous faire une petite idée si vous n’avez pas eu l’occasion d’y aller.

Rehab 2, ça se passait à la cité universitaire de Paris. Un immense bâtiment de 5 étages, dont les couloirs sont entièrement recouverts d’œuvres éphémères. J’avoue que si ça ma intriguée quand on m’en a parlé, j’étais loin d’imaginer à quel point c’est impressionnant : de la peinture absolument partout, des couleurs vives, des styles qui se chevauchent, on ne sait plus où donner de la tête !

Une centaine d’artistes a participé à ce projet. Il y a donc des univers très différents mais dans l’ensemble les transitions d’une œuvre à l’autre sont très réussies et il y a une certaine harmonie. C’est vraiment très impressionnant. Bien sûr, l’offre est tellement vaste, on préfère certaines choses à d’autres. J’ai été étonnée par des choses très fouillées et j’ai beaucoup aimé certains portraits. Une expo hors norme, espérons qu’il y aura une 3° édition en 2018.

Pablo, t1 : Max Jacob

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          Ce 1er opus de Pablo commence au Bateau-Lavoir, logement pour bohèmes situé au sommet de la Butte, où Picasso rencontra Fernande, le premier grand amour de sa vie. Il en fera des centaines de portraits. Au cœur de leur existence, il y aura entre autres Max Jacob.

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          Depuis le temps qu’il attend dans ma bibliothèque, ça y est, j’ai enfin lu le tome 1 de Pablo, la BD sur Picasso dont on a tant parlé. J’avais reçu le tome 2 à une occasion dont je ne me souviens plus et devant le chroniquer rapidement, je m’étais retrouvée à le lire en premier, bien que ce ne soit pas l’idéal de prendre les choses dans le désordre. Je n’avais pas du tout accroché avec le dessin, un peu « brouillon » à mon goût, ni avec la police utilisée, qui fait un peu écriture manuscrite version patte de mouche et est assez difficile à lire. Pourtant, même si mon avis était assez mitigé, j’avais été plutôt intéressée par l’histoire qui m’avait appris pas mal de choses. La série compte 4 tomes et je me disais que je verrais si ça valait le coup d’acheter les 2 dernier après avoir lu le premier.

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          Bon, si le deuxième tome m’avait presque convaincue, le premier n’a pas eu le même effet… Évidemment, les reproches sur le dessin et surtout la typo sont les mêmes, mais surtout, on ne peut pas dire que l’arrivée du jeune Pablo à Paris m’ait passionnée. Ca peine à démarrer et il est franchement tête à claque. Autant j’avais trouvé que le tome 2 éclairait bien la vie de l’artiste, autant là j’ai trouvé que ça peinait à trouver une ligne directrice claire : ça part un peu dans tous les sens et j’ai eu le plus grand mal à me passionner pour les frasques d’étudiant du futur maître du cubisme. J’ai trouvé les personnages presque plus insupportables les uns que les autres.

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          Je relis au passage mon article sur le premier tome qui commence à dater sérieusement et je me rends compte que sur le style, j’y disais la même chose quasiment mot pour mot. Mais non, je ne suis pas du tout du genre à avoir des idées arrêtées voyons… Bref, je pense que si j’avais commencé par le tome 1 comme les gens normaux, je n’aurais jamais lu la suite de cette série. Pourtant, l’histoire du 2 et son ambiance m’avaient vraiment séduite. Du coup je suis un peu perdue là. Alors on fait quoi ? Je ne pense pas acheter les deux derniers tomes mais j’espère avoir l’occasion de les emprunter pour les lire et me faire un avis plus tranché sur cette série qui a bien quelques défauts mais dont le sujet n’en reste pas moins prometteur.

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Au temps de Klimt : la Sécession à Vienne

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          En ce moment, malgré pas mal de choses intéressantes, je vois particulièrement peu d’expositions. J’ai quand même réussi à voir celle-ci dont je vous parle avec beaucoup de retard. Elle est d’ailleurs finie depuis déjà un certain temps. Je dois admettre que je me méfiais un peu. En général quand un titre intègre « au temps de », on peut présager qu’il n’y aura quasi aucune oeuvre de l’artiste en question. Klimt en l’occurrence. J’ai été mauvaise langue sur ce coup, cette expo m’a très agréablement surprise. L’exposition est riche et vraiment très intéressante. Je connais un peu Klimt, que j’avais d’ailleurs découvert il y a quelques années dans une très belle exposition qui lui était consacrée à la Pinacothèque. Ici, il est un peu moins au centre de l’attention mais pas absent pour autant, loin s’en faut. A part à travers lui, je ne connaissais pas du tout la Sécession viennoise et je crois bien que je n’avais même jamais entendu le nom de ce courant. Ce fut donc l’occasion de découvrir.

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          J’ai trouvé cette exposition très intéressante. J’y ai découvert plein d’artistes que je ne connaissais pas et j’ai été ravie d’y retrouver un certain nombre de tableaux de Klimt que j’aime beaucoup. J’ai appris plein plein de choses (que je me suis empressée d’oublier, j’avoue) et j’ai bien aimé que d’autres arts que la peinture soient convoqué, même si c’est de manière plus modeste. Architecture et arts décoratifs sont aussi évoqués. Je ne connaissais de Klimt que ses tableaux et j’ai aimé découvrir ses autres réalisations (une fresque monumentale notamment). Je n’ai pas forcément aimé tout ce qui était exposé mais il y avait quelques belles toiles et surtout j’ai pris un grand plaisir à lire les explications très claires et enrichissantes. Bien sûr, le clou du spectacle étaient Judith et Salomé de Klimt, impressionnantes tout auréolées d’or. Une exposition riche et passionnante qui m’a agréablement surprise.

Tatoueurs, tatoués – le tatouage à l’honneur au Quai Branly

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          Le tatouage, une pratique artistique qui est née dans les sociétés « primitives » où elle revêt des fonctions sociales, religieuses ou mystiques. Une marque indélébile qui a conquis tous les continents et fascine aujourd’hui plus que jamais.

tatoueurs-tatoues          C’est avec beaucoup, beaucoup de retard que je vous parle de cette exposition vue il y a de cela déjà plusieurs semaines. Il faut dire aussi qu’elle dure particulièrement longtemps, ce qui fait que je ne me suis pas trop pressée pour vous en parler. Je ne suis pas franchement amatrice de tatouages, pourtant je tenais à voir cette exposition. Ou peut-être justement pour ça, parce que cette pratique m’échappe un peu et que qu’étant curieuse de nature j’avais envie d’en savoir plus. D’autant plus que le Quai Branly propose souvent des accrochages assez intéressants. Je me souviens notamment d’avoir beaucoup aimé l’exposition Cheveux chéris qui offrait une vision très large de la représentation de la chevelure (ce qui a priori ne me passionne pas vu le temps que je passe à me coiffer).

96049421          Cette fois encore, je n’ai pas été déçue. J’ai de plus en plus l’impression que les expositions du Quai Branly sont souvent plus réussies quand elles se construisent autour d’un thème et vont piocher dans différentes cultures. Celle-ci s’intéresse au tatouage à travers le temps et l’espace. Elle évoque ses origines (diverses) et sa pratique à travers le monde. Différentes cultures utilisent traditionnellement le tatouage et il est intéressant de la signification qu’il recouvre en fonction des lieux et des époques. L’exposition est très bien conçue et surtout très variée. Vidéos, dessins, matériel, affiches : les supports sont pour le moins diversifiés. Quant au fond, il l’est tout autant avec les bagnards, les yakuzas, les maoris ou les « monstres de foire ». On n’a pas le temps de s’ennuyer !

2          J’ai trouvé vraiment intéressants les différents aspects de cette exposition. La signification des tatouages en prison notamment m’a passionnée – et la petite vidéo qui va avec est très drôle. La seule chose que j’ai un peu regrettée c’est que les aspects sociaux du tatouage aujourd’hui soient peu développés. Il  a une partie passionnante sur l’émulation artistique autour de cette pratique avec des exemples très variés, quelques photos de tatoués à travers le monde, mais il m’a semblé qu’il manquait par exemple que le tatouage comme appartenance à un gang était assez peu représenté et expliqué. Il faut dire aussi qu’il est difficile de tout développer. Ce petit bémol mis à part, j’ai trouvé cette exposition particulièrement réussie. Le parcours est très long. Comptez facilement 1h30 à 2h pour tout voir. Une exposition riche et passionnante sur le tatouage à travers les époques et les continents.

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Musée du Quai Branly

37, quai Branly – 75007 Paris

Jusqu’au 18 octobre 2015

Exposition comprise dans le billet pour les collections permanentes

9€ plein tarif, 7€ tarif réduit