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Ce qui nous lie

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          Comédie dramatique française de Cédric Klapisch avec Pio Marmai, Ana Girardot, François Civil
Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie. Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent.

Ce qui nous lie, affiche

          J’aime généralement bien ce que fais Cédric Klapisch, mais je dois avouer que cette fois le thème ne me tentait pas plus que ça. Je suis tout de même allée voir de quoi il retournait. Je dois avouer que j’ai été agréablement surprise, même si je n’ai pas tout aimé. Honnêtement, au début, je n’ai pas été sure du tout de rentrer dans cette histoire. J’ai souvent un peu de mal avec les voix off, j’ai donc eu une certaine crainte au démarrage. En même temps, ça commence par un plan sur un arbre tellement beau et bien pensé que je me suis dit qu’il y avait quand même un minimum d’idée côté mise en scène. J’étais intriguée.

François Civil dans Ce qui nous lie

          La photo est très soignée dans ce film qui regorge d’images magnifiques. C’est très clairement son gros point fort et ce qui m’a fait tomber sous le charme. Le casting fonctionne également très bien. J’aime bien les trois acteurs principaux (on ne voit décidément pas assez souvent Pio Marmaï à l’écran !) et j’ai trouvé que le trio fonctionnait à merveille. Côté points forts encore, la musique, bien choisie et franchement agréable. Bref, la réalisation n’est pas mal du tout. Pas toujours très originale mais soignée et efficace, sans trop tomber dans le côté carte postale pour autant.

Ana Girardot dans Ce qui nous lie

          L’histoire m’a au début moins séduite. Il m’a fallu du temps pour rentrer dedans. Je n’y connais rien au milieu de la vigne et je dois avouer que par moments j’ai trouvé que c’était trop présent et m’empêchait un peu de profiter du film, je me sentais « exclue » avec tout ce vocabulaire et ces références qui m’échappaient un peu. Bon finalement cette impression s’est assez vite dissipée, c’était juste le temps de se familiariser avec le milieu. Les histoires de famille ensuite, pas trop mon truc non plus, l’intime, tout ça, j’accroche moyen. Là encore, j’ai été longue au démarrage. Et pourtant, ça ne fonctionne pas si mal… Avec un peu de temps, un se laisse porter par l’histoire somme toute banale de cette fratrie.

Ce qui nous lie

          Il faut dire aussi que les relations entre les frères et sœur sonne juste. Les relations humaines tout court d’ailleurs. C’est très sensible, les sentiments sont bien exploités, c’est assez touchant. Je pense que c’est ce qui m’a finalement plu dans ce film : la simplicité dans la manière d’aborder les rapports humains. On s’y retrouve forcément un peu. L’attachement à la terre me parle bien également. Dommage que certains passages soient un peu maladroits, voire franchement convenus. Ca manque également parfois de rythme peut-être. Sans être un chef-d’œuvre, j’ai trouvé à ce film beaucoup de fraîcheur et de sincérité. Beau casting, belle photo et sensibilité à fleur de peau dans ce film un peu inégal mais touchant.

La Momie

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          Film d’horreur/aventure américain de Alex Kurtzman avec Tom Cruise, Sofia Boutella, Annabelle Wallis
Bien qu’elle ait été consciencieusement enterrée dans un tombeau au fin fond d’un insondable désert, une princesse de l’ancienne Égypte, dont le destin lui a été injustement ravi, revient à la vie et va déverser sur notre monde des siècles de rancœurs accumulées et de terreur dépassant l’entendement humain.

Affiche du film La Momie

          Bon, bon, bon, puisqu’il le faut, parlons de ce film… Je ne vais d’habitude pas voir ce type de blockbuster. J’en vois bien d’autres, j’adore les films d’action et de super-héros, mais les trucs un peu horreur, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé. Je ne comptais pas particulièrement à le voir (pas du tout même) mais un ami m’a proposé de l’accompagner à l’avant-première. Je ne suis pas une habituée de ce type d’évènement mais c’était l’occasion de se voir et de sortir un peu, autant en profiter !

Image du film La Momie

          Si je ne m’attendais pas à un grand film, j’espérais au moins que ce serait divertissant. Eh bien franchement, même pas ! J’ai trouvé ce film d’un ennui… Le scénario est hyper bateau. Enfin, si on peut appeler ça un scénario parce que c’est franchement creux. On voit tout venir de très loin. Visuellement, malgré la grosse débauche d’effets spéciaux, j’ai trouvé ça assez raté. C’est plat, l’esthétique est bâclée, aucun intérêt. C’est vu et revu, étant donnés les moyens mis en œuvre on pouvait s’attendre à bien mieux.

Image du film La Momie

          Côté casting, c’est guère mieux. Tom Cruise est le seul à avoir l’air de s’amuser. La momie – Sofia Boutella – est assez fascinante mais malheureusement beaucoup trop en retrait dans l’histoire (oui, ce n’est pas comme si le film portait son nom…). Les autres acteurs sont franchement mauvais. Mais surtout, le film a un énorme problème de rythme. Il y a des gros temps morts, les scènes d’actions sont bâclées, je me suis ennuyée ferme. C’est quand même un comble. Sans compter que les petites blagues viennent systématiquement tuer le suspens. Bref, ce film est un des plus gros navet qu’il m’ait été donné de voir. Sans le moindre intérêt.

Spotlight

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          Drame, thriller américain de Tom McCarthy  avec Michael Keaton, Mark Ruffalo, Rachel McAdams
Spotlight retrace la fascinante enquête du Boston Globe qui a mis eu jour un scandale sans précédent au sein de l’Eglise Catholique. Une équipe de journalistes d’investigation a enquêté pendant 12 mois sur des suspicions d’abus sexuels au sein d’une des institutions les plus anciennes et les plus respectées au monde.

Affiche du film Spotlight

          Je ne vous avais pas parlé de ce film lors de sa sortie, alors que je l’avais beaucoup aimé. A vrai dire c’était parce qu’ayant vu une série australienne sur le même sujet, j’espérais faire un article thématique sur l’Eglise et les scandales pédophiles. Je n’ai finalement trouvé que peu de matière, en littérature notamment, et je n’ai pas pris le temps de pousser mes recherches. J’ai d’ailleurs été étonnée que le sujet fasse couler aussi peu d’encre. Et puis le temps a passé, j’ai fini par laisser tomber l’idée de l’article thématique pour le moment et il a fallu que je regarde le film une seconde fois (ce que je fais très rarement) avant de pouvoir vous en parler.

Image extraite du film Spotlight

          Je dois avouer que j’ai adoré ce film. D’un point de vue formel, il est très classique. Cela ne me dérange pas particulièrement. Simple et efficace, c’est bien aussi. Il ne se perd pas en blabla inutile. J’ai bien aimé son côté assez concis, ce qui n’a pas dû être simple vu l’ampleur du dossier. Un aspect que je n’avais analysé au premier visionnage. L’histoire est très forte, et je trouve que la sobriété de la mise en scène la met en avant. Le casting est très réussi. Pas mal de visages connus (beaucoup vus essentiellement dans des séries pour moi, mais de quelles qualité !) et une très belle interprétation.

Image extraite du film Spotlight

          Mais ce qui marque, c’est le contenu. J’ai été horrifiée par cette histoire. Il ne s’agit pas d’un prêtre pédophile isolé mais d’un véritable phénomène de masse, caché par l’Eglise depuis… euh… toujours ? Je ne vais pas vous en dévoiler plus sur les détails des découvertes journalistiques – même si depuis le problème a été soulevé par l’émission Cash Investigation notamment, je vous laisse la surprise – mais j’ai été estomaquée par ces révélations. L’ampleur du scandale est telle que j’ai eu du mal à l’encaisser. On se prend vraiment au jeu de piste dans lequel ces journalistes sont plongés et j’ai été très émue – et choquée – par ces révélations. Un film classique sur la forme mais essentiel sur le fond.

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The young lady

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          Drame historique, romance britannique de William Oldroyd avec Florence Pugh, Cosmo Jarvis, Paul Hilton
1865, Angleterre rurale. Katherine mène une vie malheureuse d’un mariage sans amour avec un Lord qui a deux fois son âge. Un jour, elle tombe amoureuse d’un jeune palefrenier qui travaille sur les terres de son époux et découvre la passion. Habitée par ce puissant sentiment, Katherine est prête aux plus hautes trahisons pour vivre son amour impossible.

The young lady, affiche

          On m’avait dit le plus grand bien de ce film. Ceux qui l’avaient vu m’en avaient parlé avec enthousiasme mais sans rien me révéler de l’intrigue. J’ai eu une première fois l’occasion d’aller le voir mais j’avais un truc léger et vu le synopsis je me suis dit que ce n’était peut-être pas une bonne idée. Ca me rappelait un peu Mademoiselle Julie que je n’avais pas franchement adoré. Pourtant, quelques jours plus tard, je me suis laissée convaincre. Alors, honnêtement, le titre en anglais est autrement plus parlant que la VF « Lady Macbeth » : on n’est pas là pour faire de la broderie…

The young lady, image

          C’est étrange. J’ai aimé ce film. Il a des qualités indéniables, tant sur le fond que sur la forme, mais alors, bonjour l’ambiance, je me suis rongée les ongles pendant tout le film qui m’a paru interminable et en sortant je n’étais vraiment pas bien, ce qui m’arrive somme toute assez rarement. C’est pesant comme ambiance. Voire carrément malsain. Avec une belle montée en puissance pendant le film. Ames sensibles s’abstenir… Et pas un personnage pour rattraper l’autre, à part la bonne peut-être qui donne un brin d’humanité au tout. Ah ça, ça ne respire pas l’espoir !

The young lady, image

          Malgré tout. Ou justement pour ces raisons, j’ai beaucoup aimé ce film. Les huis clos ne sont pas trop ma tasse de thé, pas plus que les drames passionnels mais dans le genre, c’est très réussi. Il faut dire aussi que c’est remarquablement interprété. L’actrice principale a une présence impressionnante. La mise en scène est très sobre mais la photo léchée. Ça crée une ambiance assez froide plutôt réussie. Qu’on aime ou non, peu de chances que l’ambiance vous laisse indifférent. Peu de fausses notes à vrai dire dans ce film. Impeccable et glaçant. 

Trois déceptions ciné

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Cessez le feu

Affiche du film Cessez le feuDrame français d’Emmanuel Courcol avec Romain Duris, Céline Sallette, Grégory Gadebois
1923. Georges, héros de 14 fuyant son passé, mène depuis quatre ans une vie nomade et aventureuse en Afrique lorsqu’il décide de rentrer en France. Il y retrouve sa mère et son frère Marcel, invalide de guerre muré dans le silence. Peinant à retrouver une place dans cet Après-guerre où la vie a continué sans lui, il fait la rencontre d’Hélène, professeure de langue des signes avec qui il noue une relation tourmentée…

           Un film avec Romain Duris et Céline Salette, voilà qui était prometteur. Le sujet, sur le retour d’un homme de la guerre de 14 et ses traumatismes, me tentait aussi, j’avais donc hâte de voir ce que ça donnait. Je ne connaissais pas les détails de l’histoire mais ça avait l’air pas mal. Bon, la réalité s’est avérée fort décevante… Comment vous exprimer l’étendue de me désarroi devant ce désastre ? Je n’ai à peu près rien aimé dans ce film : histoire confuse, scénario inexistant, acteurs qui semblent perdus, rien ne va. Dommage vu le casting et le potentiel de l’histoire. Ca tient presque de l’exploit un ratage pareil. C’est très décousu, Duris et Salette en font des caisses et paraissent souvent à côté de la plaque, seul Grégory Gadebois s’en sort honorablement. Et bon franchement certains passages sont téléphonés et on peine à s’intéresser au sort des protagonistes. La seule chose que j’ai aimée, c’est la scène finale. Voilà voilà… Enorme déception que ce premier film poussif et décousu.

Django

Affiche du film DjangoBiopic français d’Etienne Comar avec Reda Kateb, Cécile de France, Beata Palya
En 1943 pendant l’occupation allemande, le tsigane Django Reinhardt, véritable “guitare héros”, est au sommet de son art. Chaque soir il fait vibrer le tout Paris aux Folies Bergères avec sa musique swing alors qu’en Europe, ses frères sont pourchassés et massacrés. Lorsque la propagande allemande veut l’envoyer à Berlin pour une série de concerts, il sent le danger et décide de s’évader en Suisse aidé par une de ses admiratrices, Louise de Klerk.

           J’aime beaucoup la musique de Django Reinhart (que je connais par ailleurs bien trop peu), j’avais donc envie d’en apprendre plus sur lui à travers ce film. Et puis je me disais que si la réalisation était moyenne, il y aurait toujours la musique pour rattraper le coup. C’était bien optimiste. Pour être franche, je me suis ennuyée ferme ! Avant de voir le film, j’étais assez convaincue par le choix de Reda Kateb pour jouer Django. Mais il s’avère être au degré zéro de l’expressivité et j’ai trouvé le personnage plutôt antipathique. Quant à l’histoire, en soi elle serait intéressante mais ça traîne franchement en longueur et j’aurais aimé arriver à me sentir un peu plus concernée. Même la musique n’est pas à la hauteur de ce que j’espérais, s’il y a quelques moments pas mal – voire vraiment sympas, dans l’ensemble ça ronronne un peu. Seule la toute fin est très belle. Un film sur Django qui manque autant de rythme, c’est bien le comble.

Le procès du siècle

Affiche du film Le procès du siècleDrame, biopic américano-britannique de Mick Jackson avec Rachel Weisz, Tom Wilkinson, Timothy Spall
Deborah Lipstadt, historienne et auteure reconnue, défend farouchement  la mémoire de l’Holocauste. Elle se voit confrontée à un universitaire extrémiste, avocat de thèses controversées sur le régime nazi, David Irving, qui la met au défi de prouver l’existence de la Shoah. Sûr de son fait, Irving assigne en justice Lipstadt, qui se retrouve dans la situation aberrante de devoir prouver l’existence des chambres à gaz.

           Généralement, je vais voir les films qui traitent de le seconde guerre mondiale et plus encore des procès qui ont suivi (ou de la recherche des fuyards). J’avais donc hâte de voir celui-ci, d’autant plus que je trouvais cette histoire complètement folle. J’ai été ravie d’en apprendre plus sur ce procès totalement improbable, en revanche, d’un point de vue cinématographique j’ai été moins convaincue. C’est très linéaire et assez plan plan. Bon, il faut admettre aussi qu’il n’y a finalement pas une matière énorme, surtout que le synopsis tue tout suspens dans l’œuf. Ca reste intéressant de voir comment s’est déroulé ce procès et quelles stratégies ont été mises en œuvre pour le gagner. C’est plutôt bien interprété mais c’est vrai que ça traîne peut-être un peu en longueur. Si j’ai bien aimé, on est loin de coup de cœur escompté.