Cinéma

Very bad trip 2, de Todd PHILLIPS

Comédie de Todd Phillips avec Bradley Cooper, Ed Helms, Zach Galifianakis.

          Dans le 1, Stu s’apprêtait à se marier et avait enterré sa vie de garçon à Las Vegas. Une fête qui avait mal tourné et avait entraîné l’annulation de son mariage. Cette fois c’est en Thaïlande qu’il décide de se marier. La veille, il se contentera d’un brunch avec ses amis, ni drogues, ni alcool, c’est plus sûr. Evidemment, tout ne va pas se passer comme prévu…

           L e principe est le même que pour le 1. Mais si le premier épisode fonctionnait plutôt bien, celui-ci tombe totalement à plat. Les situations les plus improbables s’enchaînent, à la fois totalement tirées par les cheveux et prévisibles, ce qui tient tout de même de l’exploit. Côté humour, ce ne sont même plus des gros sabots mais des pattes d’éléphant atteint de phlébite. Je n’ai pas ri une seule fois, tout juste souri, et encore, de dépit.

          Je ne m’attendais certes pas à un grand film mais j’espérais au moins retrouver la fraîcheur du 1°. Résultat, un film sans le moindre intérêt, qui m’a ennuyée au possible. Ne vous déplacez pas.

Cinéma

Minuit à Paris, de Woody ALLEN

          Comédie romantique américaine de Woody Allen avec Owen Wilson, Rachel McAdams, Michael Sheen.

          Un couple d’américain sur le point de se marier vient passer quelques jours à Paris. Il est écrivain et rêve du Paris des années 30, elle est écervelée et ne s’intéresse qu’aux magasins de chaussures. Bientôt, la magie de la ville va transformer leur vie…

         Je m’étais promis de ne pas aller voir ce film : je suis souvent déçue par Woody Allen et Carla Bruni et Marion Cotillard (elle est vraiment partout celle-là, elle n’en fini plus de polluer les films outre-Atlantique…) dans un même film, ça me semblait au-dessus de mes forces, et pourtant, j’ai fini par me laisser convaincre.

          Alors ? alors ? le résultat ? ben comme prévu hein, je me suis emmerdée du début à la fin. L’histoire est totalement abracadabrante (sans l’aspect magique, bien sur). On accumule les clichés sur Paris, sur la France, sur l’art, sur le sens de la vie… bref, sur tout et n’importe quoi. Les images ressemblent à une vieille carte postale défraîchie. A aucun moment on ne voit le Paris vivant qui a tant de charme, seulement des images mortes et sans âme, souvent mal cadrées qui plus est (non mais sérieusement, comment on peut se rater sur des images carte-postale de Paris ?). Un film sans intérêt, du vu et revu sur le fond, avec un peu de fantastique par dessus qui m’a laissée pantoise. D’un ennui mortel…

Cinéma

La conquête, de Xavier DURRINGER

          Comédie-dramatique ? biopic ? docu-fiction ? bref, film français de Xavier Durringer avec Denis Podalydès, Florence Pernel, Bernard Le Coq.

          L’histoire de l’accession de notre cher président au trône. De 2002 à 2007 : les postes dans divers ministères, la présidence de l’UMP, l’ambition présidentielle ; ou comment les dents de notre jeune loup rayent tous les planchers. Avec la fameuse rupture avec Cécilia en prime !

          On le savait en allant le voir, pas un grand film. L’histoire, on la connaît déjà. Pas de grandes révélations, pas de scandales, bref, on ne se déplace pas pour ça (sauf si on a vécu en ermite ces 10 derières années). En revanche, la performance d’acteurs vaut le détour. Les ressemblances sont frappantes. On se délecte de voir les acteurs imiter les puissants. Et puis on se lasse un peu, on voit assez Sarkozy en vrai, nul besoin de le voir en plus au cinéma (je sais je sais, je l’ai cherché, mais je suis curieuse…). Enfin, un film plutôt plaisant, qui se laisse bien regarder. Je regretterai juste que la rupture soit un peu appuyée (bouhou pauvre petit Nicolas, un brin exagéré…) et que le film victime un brin notre « héros » (De Villepin méchant, Chichi pas gentil…). Un agréable moment tout de même dans l’ensemble : d’excellents acteurs et quelques moments assez bien sentis, « vous savez ou je me la carre, Dominique, votre amitié ? ».

 

Cinéma

Rabbit hole, de John Cameron MITCHELL

Drame américain de John Cameron Mitchell avec Nicole Kidmann, Aaron Eckhart, Dianne Wiest, Sandra Ho.

          Un couple qui a perdu un enfant de 4 ans, écrasé par une voiture, quelques mois plus tôt, essaie de se reconstruire. Comment surmonter cette perte ? comment faire son deuil ? doit-on effacer toute trace de ce passé ou au contraire tenter de le préserver ? un couple peut-il surmonter une pareille épreuve ?

          Ce film pose des questions intéressantes et évite la plupart des clichés habituels. J’ai adoré retrouver Aaron Eckhart que je vénère depuis Thank you for smoking et qu’on voit malheureusement trop peu. Je ne l’avais vu jusque là que dans des comédies, ce rôle dramatique confirme son talent. L’apparition de Sandra Ho, Cristina Yang dans Grey’s anatony fut aussi une bonne surprise. Côté casting, bonne pioche donc. Dans l’ensemble, il n’y a pas grand chose à redire à ce film. C’est propre, c’est bien fait, c’est impeccable. Peut-être un peu trop. Le sujet est bien traité, avec sensibilité. J’ai cependant trouvé le tout un peu lisse. Il m’a manqué quelque chose pour accrocher, ça n’a déclenché en moi aucune émotion. Un film agréable qui pourtant ne me marquera sans doute pas.

Cinéma

A Company Men, de John WELLS

          Drame britanico-américain de John Wells avec Ben Affleck, Tommy Lee Jones, Chris Cooper, Kevin Costner.

          L’histoire de trois hommes qui travaillent depuis longtemps dans la même société, a des niveaux hiérarchiques différents. Tous ont un salaire exorbitant, une belle maison, une belle voiture. Lorsque leur entreprise réduit ses effectifs, tous vont être confrontés à un monde qui change et qui jusque là les avait totalement épargnés. Bobby aura du mal à accepter d’avoir perdu son emploi, mais quand il se verra forcé de quitter sa maison et de travailler comme charpentier pour beau-frère, il va découvrir qu’il y a peut-être plus important que l’accumulation de signes extérieurs de richesse.

          Oui, oui, oui, je vous entends d’ici : pfff… encore un de ces films plein de bons sentiments à l’américaine, encore un nanard… Bon, certes, si on dégage le message du film, c’est tout beau tout gentil. Seulement, c’est plutôt bien fait. Les personnages sont complexes, le héros est loin d’être un modèle… Le film est plutôt convaincant et ne tombe jamais dans la mièvrerie.

          C’est assez bien fait dans l’ensemble : l’histoire se tient, quelques très beaux plans. Le plus grand atout de ce film reste toutefois son casting ! Tommy Lee Jones, Ben Affleck, Kevin Costner, mais que demander de plus ? Ben Affleck se bonnifie avec l’âge, il est vraiment très bon dans ce film. Je n’irai pas jusqu’à crier au chef-d’oeuvre. L’histoire on la connaît et si c’est bien fait, ce n’est pas non plus palpitant. Un bon film tout de même.