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Ondine de Benjamin Lacombe

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          Il y avait bien longtemps que je n’avais plus lu de jeunesse. J’ai donc profité d’un séjour chez une amie pour lire cet album. Les illustrations de Benjamin Lacombe sont toujours aussi belles et ce sont elles qui m’ont donné envie de me lancer dans cette lecture. J’ai beaucoup aimé l’histoire. Je l’ai trouvée très belle quoique finalement assez sombre. Elle m’a rappelé certains contes de mon enfance que j’aimais tant. Il y a du fantastique, de l’amour et des drames. Tout ce qu’on aime quand on est enfant… et plus grand !

Ondine de Benjamin Lacombe

          Les illustrations complètent parfaitement le texte. J’ai beaucoup aimé leur douceur. Elles sont extrêmement travaillées, avec même des jeux de calques pour certaines que j’ai trouvés sublimes. C’est féérique. J’aurais beaucoup aimé avoir ce genre de livre quand j’étais enfant, même si c’est le genre qui fait quand même un peu peur (je redemandais sans cesse Hansel et Gretel et j’étais chaque fois morte de trouille). Un très bel album qui m’a fait passer un excellent moment. 

Ondine de Benjamin Lacombe

La tortue rouge

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Je vois peu de films d’animation mais j’étais assez intriguée par celui-ci qui avait fait sensation à Cannes. J’avais lu des articles le présentant comme une fable écologique et j’avais très envie d’en savoir plus même si je craignais un peu que l’absence totale de parole ne soit dérangeante. Je dois admettre que si j’ai plutôt aimé ce que j’ai vu, je ne sais absolument pas quoi en penser. Visuellement c’est beau, très beau, et extrêmement poétique.

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Il n’y a pas de paroles mais la musique est magnifique et surtout les sons naturels ont une grande place. Le bruit de la tempête notamment particulièrement est saisissant. Etrangement, l’absence de dialogue ne gêne nullement la compréhension et l’émotion est palpable. C’est la grande réussite de ce film d’animation : tout passe par l’expression des personnages, la musique et les sons de la nature environnante. On en oublie presque que les personnages ne parlent pas tant le résultat est  fluide et naturel. Cette importance accordée aux sons et la poésie qui en résulte rappelle l’animation japonaise, pourtant il s’agit d’un film belge… réalisé par le plis célèbre des studios japonais.

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En revanche, je suis plus perplexe quant au message que ce film veut transmettre (mais y a-t-il nécessairement besoin d’un message ?). J’ai eu beau chercher, je n’ai pas vraiment vu le côté écologique, même si en effet la nature a une grande place. Il y a un côté Robinson Crusoe certain et un attachement évident à l’environnement après une période de rejet, mais de là à parler d’écologique… A mes yeux il s’agit plus d’une belle histoire d’amour et de la naissance d’une famille mais je suppose que l’interprétation reste très personnelle. Un beau film d’animation impeccablement réalisé dans  style japonisant dans lequel la nature a une jolie place. Malgré quelques réserves, une belle découverte.

Nouvelles et autres textes courts

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          J’ai beau lire presque exclusivement des romans, j’ai toujours eu un attrait particulier pour les recueils de nouvelles qui je trouve sont souvent un bon moyen de découvrir l’univers d’un auteur. En voici quelques-uns, assortis d’autres textes courts. J’en ai aimés certains, d’autres moins, faites votre choix.

Macadam, Jean-Paul Didierlaurent

Pour tromper l’ennui lors des confessions, un prêtre s’adonne à un penchant secret. Une jeune femme trouve l’amour aux caisses d’un péage. Pendant la guerre, un bouleau blanc sauve un soldat. Un vieux graphologue se met en quête de l’écriture la plus noire. Une fois l’an, une dame pipi déverrouille la cabine numéro huit.

Macadam - Jean-Paul DidierlaurentJe dois avouer que quand j’ai reçu ce petit recueil au milieu des romans de la rentrée littéraire, je me suis dit que ça me ferait une pause agréable au milieu de lectures plus ardues. Si en effet ce livre se lit facilement, je n’ai pas été franchement convaincue. J’ai trouvé ces nouvelles « gentillettes » et plutôt convenues. A tel point que, si elles ne sont pas désagréables à lire, je n’ai pas eu l’envie d’aller jusqu’au bout. En lisant d’autres articles sur ce recueil, je ne suis tombée que sur des avis très élogieux qui semblent notamment dire que toutes ces nouvelles forment un tout réussi et surprenant. Ca m’aurait presque donné envie de reprendre ma lecture pour vérifier (un jour peut-être mais là, le temps me manque déjà pour lire tout ce qui me tente alors…). Un texte un peu fade qui ne m’a pas emballée mais auquel je donnerai peut-être une seconde chance.

La guerre l’avait finalement recraché parmi les siens, décharné et mutique. Il était rentré au pays amputé d’une partie de son esprit, comme d’autres étaient revenus sans bras ou sans jambes, avec la certitude que le morceau manquant de son âme était resté là-bas, au cœur de cette forêt, captif de l’entrelacs de racines.

Silhouettes, Jean-Claude Mourlevat

Lorsqu’elle découvre que son acteur préféré vient tourner près de chez elle, Pauline, répond à une annonce pour être « silhouette » sur le tournage… Puisque ses jours sont comptés, M. Duc n’a qu’une idée en tête : retrouver les personnes auxquelles il a fait du mal autrefois et leur demander pardon… Dans le car qui l’emmène en colo, Guillaume s’aperçoit qu’il a laissé son chat enfermé dans sa chambre. Que réservera le destin à ces héros ordinaires ?

Silhouettes - Jean-Claude MourlevatOn m’a prêté ce recueil estampillé « ado » il y a un certain temps et je dois avouer que je ne me suis pas jetée dessus… J’avais sans doute peur de quelque chose d’un peu facile ou de déjà vu. Pourtant j’ai été agréablement surprise par ces nouvelles dans l’ensemble très réussies. Si ces nouvelles s’adressent plutôt à un public adolescents, elles n’en sont pas pour autant mièvres ou condescendantes, bien au contraire. Certains de ces textes sont assez cruels. Le déroulé des événements et la chute ne surprennent pas à tous les coups mais ils parviennent parfois à faire mouche et chaque histoire fonctionne malgré tout. L’auteur fait montre d’un humour noir des plus délectables et la vie chez lui n’est pas avare en rebondissements à la fois inattendus et criants de vérité. Un recueil qui s’avère assez homogène et révèle une belle connaissance de la nature humaine : jubilatoire. 

J’aurais aimé quelques mots de plus . Écrivez-les moi, s’il vous plaît. Juste quelques mots qui signifieront que j’existe un peu.

Les eaux troubles du mojito, Philippe Delerm

Un recueil de nouvelles sur les plaisir transgressif du mojito, la surprise provoquée par l’averse, la perfection de la pastèque, la nostalgie, l’amour et le bonheur. Elles sont nombreuses, les belles raisons d’habiter sur terre.

Les eaux troubles du mojito - Philippe DelermJe ne suis pas une grande fan des textes de Delerm. D’aucuns jugeront que c’est un parfait manque de sensibilité mais je me fiche comme d’une guigne de ce qu’il peut bien ressentir en buvant sa bière. Le filon semble toutefois bon puisque les recueils se sont enchaînés année après année. Le titre de celui-ci présageait de quelque chose dans le même goût que les premiers. Sans surprise, j’ai trouvé ce livre parfaitement sans intérêt. Trop de bons sentiments. Je ne m’étendrait donc pas. J’ai vaguement espéré qu’avec l’âge je réviserais mon avis sur ce type de texte mais visiblement toujours pas, allez, je retenterai ma chance dans une dizaine d’années, qui sait ? Si je n’ai toujours pas d’affinités avec cet auteur pourtant fort sympathique, je suis convaincue que les amoureux de Delerm se retrouveront totalement dans ce texte dans la lignée de La première gorgée de bière.

On aime les choses telles qu’on les a trouvées, même les plus alambiquées, les moins utiles, les moins fonctionnelles. On veut les vies d’avant sa vie, et les faire siennes, épouser le décor et lui faire plaisir.

Princesse vieille reine, Pascal Quignard

Cinq contes. Cinq merveilleuses robes : une longue tunique franque, une robe de soie de Chine longue et souple, un kimono japonais tout raide, un manteau de fourrure immense, une robe à crinoline Napoléon III. Plus le souvenir de la fourrure d’un chat et celui d’une robe en serge noir d’enfant.

Princesse Vieille Reine - Pascal QuignardJe connais assez peu Pascal Quignard mais j’ai aimé chaque texte que j’ai lu de lui ou que j’ai eu l’occasion de voir mis en scène. Je trouve son écriture d’une rare délicatesse et son érudition m’enchante. Quand j’ai vu que ce texte était joué au théâtre du Rond Point, j’ai eu très envie d’aller le voir. J’avais beaucoup aimé Le nom sur le bout de la langue, vu il y a quelques années joué par la même actrice (Marie Vialle). J’en garde un excellent souvenir. Malheureusement, j’ai découvert l’existence de cette pièce un peu tard et n’ai pas eu l’occasion de la voir. Quelques semaines plus tard, une amie de ma mère m’a fait la surprise de m’en offrir le texte et je me suis empressée de le lire. J’ai aimé retrouver l’univers si particulier de cet auteur. Ce récit se présente comme une succession de cinq contes. Certains m’ont touchée plus que d’autres même s’ils semblent s’enchaîner en un seul mouvement mais j’ai aimé tant leur poésie que les thèmes qu’ils abordent. On referme ce livre à regrets. Un très beau texte, subtil et plein de sensibilité.

Le temps passait, versait, tournait, tombait, s’en allait, mais point leur amour.
Point leur désir qui revenait sans cesse.

Tartarin de Tarascon, Alphonse Daudet

A Tarascon, Tartarin raconte partout qu’il est le plus grand chasseur. Pour raconter, ça, il raconte beaucoup, et pour expliquer, ça, il explique ! Mais les gens de Tarascon, eux, voudraient bien voir des preuves de son héroïsme… Alors, à force de le dire, Tartarin de Tarascon est bien obligé de partir… en Afrique, au pays des lions !

Tartarin de Tarascon - Alphonse Daudet - LibrioVoici un grand classique qui est plutôt un roman mais que j’ai jugé suffisamment court pour trouver sa place dans cet article (de toute façon on est chez moi, c’est moi qui décide). Ce livre est un classique de la littérature française dont on a tous forcément entendu parler et j’avais le souvenir qu’on me l’avait vendu comme quelque chose de très drôle. Je dois avouer avoir été déçue (oui, c’est un peu l’article des déceptions). Ce texte a franchement vieilli. J’ai trouvé l’humour lourdingue et le style daté. Ce texte a beau être très court, j’ai trouvé cette lecture extrêmement longue… Je me suis même demandé si j’allais en venir à bout (et pourquoi on en faisait un tel cas, par la même occasion). Sans doute aurais-je ri si j’avais lu ce texte à 13 ou 14 ans… et encore. Malheureusement, je suis bien plus adepte du cynisme que de la farce et je n’ai pas su goûter toute la saveur de ce texte. Une rencontre manquée.

Avec cette rage d’aventures, ce besoin d’émotions fortes, cette folie de voyages, de courses, de diable au vert, comment diantre se trouvait-il que Tartarin de Tarascon n’eût jamais quitté Tarascon ?

La vraie gloire est ici, François Cheng

Avec ce titre, qui a tout d’un énoncé manifeste, le subtil penseur du vide médian ose de déroutants alliages : l’âpre et la joie, le silence et la lucidité, la mort et les nuages, les oiseaux et les larmes, l’émoi et les étoiles…

La vraie gloire est ici - François ChengJe suis tombée amoureuse il y a très longtemps des écrits de François Cheng. Je les trouve d’une rare sensibilité. J’ai commencé par ses romans avant de m’attaquer à sa poésie (son domaine de prédilection) et ses textes sur la calligraphie. Si ses romans sont de loin ce que je préfère chez lui – en dépit de leur rareté – j’ai toutefois été très heureuse de me voir offrir ce recueil de poésie, genre que je délaisse bien qu’il m’ait toujours attirée. L’auteur y aborde des thèmes universels tels que la nature, l’amour ou la mort. Certains m’ont touchée bien plus que d’autres mais j’ai aimé retrouver son style épuré et sa sensibilité exacerbée. Il offre à travers ses textes des pistes de réflexion sur la vie. Bien que je sois loin d’avoir fait le tour de son oeuvre, François Cheng reste pour cela un de mes auteurs favoris. Un très beau recueil dont certains poèmes mériteraient d’être appris et médités.

Bleus de la profondeur,
Nous n’en finirons pas
d’interroger votre mystère.

L’illimité n’étant
Point à notre portée,
il nous reste à creuser, ô bleus

Du ciel et de la mer,
Votre mystère qui n’est autre
que nos propres bleus à l’âme.

L’homme qui savait la langue des serpents, le livre magique à lire absolument

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          Ce livre est mon gros coup de cour de ce début d’année, il y a d’ailleurs fort à parier qu’il sera mon coup de cœur de l’année tout court. J’ai mis un certain temps avant de me décider à le lire malgré tous les avis plus qu’enthousiastes. Je ne sais pas pourquoi mais ce livre me faisait un peu peur : le titre mystérieux déjà (et puis les serpents…), épais en plus, la couverture étrange, et puis la littérature estonienne… J’aime les découvertes mais là ça faisait beaucoup d’étrange et d’inconnu, je n’avais aucune idée d’où je pouvais bien mettre les pieds, d’autant plus que je n’avais même pas lu la quatrième de couverture. C’est donc un peu sur la réserve que j’ai attaqué ce roman… On avait eu beau me le répéter, je n’y avais pas cru, mais mes craintes étaient totalement infondées. J’ai a-do-ré ce roman dès les premières lignes. Un énorme coup de cœur comme j’en ai rarement eu, à la limite de la révélation. Si si, je vous jure. Alors, il y a quoi dans ce roman ?

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          L’histoire est inspirée de légendes estoniennes où la forêt et la magie tiennent une grande place. Tout ce qui est sus-cité est joyeusement mêlé. J’ai de suite eu l’impression d’être plongée dans un des contes de mon enfance, de ceux que j’adorais qu’on me raconte, sauf que là, il fait 400 pages. 400 pages de pur bonheur. L’histoire n’est pas située dans le temps, ce qui la rapproche de nous et lui donne à mes yeux un côté à la fois mystérieux et intemporel. Dans des temps reculés, tout le monde parlait la langue des serpents, qui permettait de soumettre les animaux à sa volonté, et une salamandre géante venait vous défendre si on était assez nombreux à l’appeler. Mais depuis que des hommes de fer ont débarqué, les gens préfèrent vivre dans des villages plutôt que dans la forêt et cultiver les champs pour faire un pain qui a goût à terre au lieu de manger de chevreuil bien goûteux et des baies. D’autant plus que la langue des serpents est dure à apprendre et plus encore à maîtriser. Notre jeune héros est le dernier de sa race à la connaître. Le dernier défenseur d’une langue et d’une culture en perdition.

          Vous n’imaginez pas à quel point ça me parle, moi qui parle une langue en train de disparaître (pour plus d’info, c’est ici) et à qui on a conté des légendes que personne autour de moi ne connaît. C’est à la fois une richesse, une chance, et un lourd fardeau. C’est bien sûr plus beau enrobé d’ours qui parlent et de bois magiques mais au fond, c’est sensiblement comme ça que les choses se sont passées. J’ai trouvé que les émotions du jeune homme face à la situation étaient particulièrement bien décrites. Garder son mode de vie envers et contre tout (et tous) est un acte de courage et de résistance qui n’est pas sans conséquences pour lui. Un acte désespéré aussi. Le choc des cultures entre la tradition et la « modernité » est également très bien abordé – non sans une certaine dose d’humour. Ce sont des sujets que j’affectionne particulièrement et que j’ai rarement trouvés traités avec autant de talent et de délicatesse. C’est d’une incroyable justesse sans jamais être pesant, restant toujours en toile de fond. Ce roman est absolument magnifique. Je me suis retrouvée dans une grande épopée qui m’a replongée en enfance, avec sa magie, son ses légendes, ses animaux extraordinaires. Un grand moment de littérature. 

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Ce sont de vieilles légendes, les gens ne les ont inventées que parce qu’ils ont besoin de trouver des solutions simples à tous les problèmes compliqués : nul ne veut reconnaître ses limites.

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J’étais vraiment une feuille morte, une feuille de l’an dernier qui par malheur avait poussé trop tard pour voir la splendeur de l’été.

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Bien peu de femmes leur résistent, aux ours, ils sont si grands, si tendres, si gauches, si velus.

La belle au bois dormant se réveille à Chaillot

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          Voilà un spectacle que j’ai vu il y a déjà quelques temps et dont j’ai totalement oublié de vous parler. Je dois avouer que je ne vois pas trop par quel bout prendre des choses. J’aime beaucoup les contes de fées et je m’y suis un peu intéressée à la fac (modestement, et j’ai presque tout oublié depuis). J’étais vraiment très curieuse de découvrir ce que ça allait donné, d’autant plus que j’avais a-do-ré l’excellente chorégraphie de Cendrillon l’an passé, également à Chaillot. Je n’avais pas regardé le programme de très très cette année, me fiant surtout au titre – technique de sélection pour le moins périlleuse – et j’ai été assez surprise de constater que le spectacle se déroulait dans la petite salle.

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© François Stemmer

          Sur scène, seulement 3 danseurs. L’histoire se déroule en 3 temps : un premier qui semble représenter le bonheur et l’insouciance, un second qui est celui de la rencontre avec la sorcière et la « transformation », enfin, le réveil. Le début est très lumineux. On est dans un univers léger, solaire, d’une certaine naïveté. Notre jeune Aurore, puisque c’est le nom de la Belle, danse le menuet (du moins de crois, je ne suis pas une grande spécialiste des danses des XVII et XVIII° s.) – après recherche, il s’agirait de danse baroque puisque c’est la spécialité de la chorégraphe, comme quoi je ne suis pas si mal tombée. J’ai trouvé ça très joli mais passé le plaisir immédiat que me procurait cette charmante scène, j’avoue que sur le moment je n’ai pas bien vu où ça voulait en venir. Ni le rapport avec l’histoire d’ailleurs, d’autant plus que cette première partie est assez longue. Toutefois, ça ne m’a guère empêchée de savourer.

© François Stemmer

© François Stemmer

          J’ai beaucoup moins accroché avec la partie avec la sorcière. Heureusement, elle est relativement courte parce que je crois bien que je n’ai rien aimé dedans ! Je l’ai trouvée des plus désagréables. Enfin, la sorcière n’est pas sensée nous être sympathique non plus. Et puis il faut bien faire peur aux enfants. N’empêche, je n’aurais pas été contre un endormissement de notre jeune héroïne plus expéditif. Vient ensuite le temps du réveil, la partie la plus créative avec un atterrissage dans un univers moderne et beaucoup d’humour. J’ai vraiment adoré cette fin dont la touche espièglerie est délectable. Le côté technique n’est pas en reste non plus, avec un joli mélange des genres. Si ce spectacle m’a fait douter à un moment, il s’avère au final très bien conçu avec une vraie ligne directrice. Artistiquement parlant, il parvient à créer des univers forts avec très peu de moyens. Béatrice Massin nous livre une création originale et inventive qui donne un coup de jeune à notre belle endormie.