Cinéma

Frances Ha

Comédie dramatique américaine de Noah Baumbach avec Greta Gerwig, Mickey Sumner, Michael Esper

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          Frances vit à New-York avec sa meilleure amie et veut devenir chorégraphe. Elle travaille un peu dans une compagnie, sort pas mal et galère beaucoup mais toujours dans la bonne humeur. Mais le temps va venir perturber cet équilibre instable.

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          Ce film me tentait bien, il me semblait assez léger tout en pouvant être intéressant par les thèmes qu’il abordait. J’avais lu de très bonnes critiques et la danse est toujours un sujet porteur, ça s’annonçait très bien ! Rien que l’affiche était déjà un condensé de bonne humeur ! J’ai été surprise de constater qu’on avait affaire (encore) à un film en noir et blanc. Pas que cela me dérange plus que ça, je trouve même que ça a un certain charme, mais en l’occurrence, je n’ai pas trouvé que ça apportait grand chose. Etrangement, j’ai de suite pensé à Oh Boy, vu il y a peu. Sans doute le côté trentenaire paumé dont la vie s’enlise un peu ; et le noir et blanc, bien sûr.

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          Je ne sais trop que dire de ce film avec lequel je n’ai pas franchement accroché. Je me suis un peu ennuyée. J’ai été assez déçue de ne retrouver l’univers de la danse qu’en toile de fond et de manière finalement assez anecdotique. Frances se disperse beaucoup et le film en fait autant. Une vie finalement assez banale, avec des soirées entre amis où on s’écoute parler qui m’ont parfois agacée. Si c’est loin d’être mauvais, j’ai trouvé l’histoire à peu près sans intérêt. Sans compter que je n’ai pas éprouvé la moindre sympathie pour ces personnages à l’univers si éloigné du mien. Heureusement, le premier rôle est bien campé et l’actrice vient insuffler un peu de vie dans ce qui aurait sinon été d’un ennui mortel. Un film qui ne m’a pas emballée et un type de cinéma qui me laisse assez indifférente.

Cinéma

Les beaux jours

Comédie dramatique de Marion Vernoux avec Fanny Ardant, Patrick Chesnais, Laurent Lafitte

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          Caroline est une jeune retraitée. Pour lui éviter de s’ennuyer et l’aider à se remettre de la mort de sa meilleure amie, sa fille lui offre un forfait découverte pour « Les Beaux Jours », une résidence qui propose diverses activités. Là-bas, elle rencontre un jeune homme séduisant qui va devenir son amant,ce qui pourrait bien ne pas être au goût de son patient époux. 

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          Je suis allée voir ce film essentiellement pour sa distribution : Fanny Ardant, Patrick Chesnais, Laurent Lafitte, que du beau monde ! J’avais un peu peur que l’histoire ne me convainque pas plus que ça, étant comme vous le savez assez peu sensible aux questions sentimentales. Finalement, je n’ai pas été déçue, loin s’en faut ! Si on n’est peut-être pas devant un très grand film, il m’a fait passer un très bon moment. L’histoire est assez simple voire même plutôt banale : une jeune retraitée, pleine d’énergie et encore belle, s’ennuie un peu dans son couple et se sent inutile avec toutes ces longues journées à occuper. Elle se rend franchement à reculons à ce club du troisième âge où l’a inscrite sa fille et qui ne l’enchante guère, et c’est sans grande résistance qu’elle va se laisser séduire par un homme bien plus jeune qu’elle qui va remettre un peu de piment dans sa vie.

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          Si le scénario ne cherche pas à surprendre, il tient toutefois bien la route. Tout comme la réalisation, sobre mais juste. Il est agréable de voir un film sans grande prétention mais simplement bien réalisé de bout en bout, un goût de la simplicité qui se fait finalement assez rare. Mais c’est dans la formidable interprétation de ses acteurs, et notamment de Fanny Ardant, que réside tout le charme de ce film. C’est un plaisir de l’admirer dans ce rôle qui lui va si bien et l’éloigne un peu de cette image de femme froide et inaccessible qu’elle a parfois pu avoir. Patrick Chesnais et Laurent Lafitte sont également impeccables et c’est toujours un plaisir de les retrouver à l’écran. Un film léger et subtil, où les sentiments sont esquissés avec finesse sans jamais en faire trop et qui nous fait passer un agréable moment.

Cinéma

12 ans d’âge

Comédie française de frédéric proust avec François Berléand, Patrick Chesnais, Anne Consigny

          Quand Charles prend sa pré-retraite, c’est l’occasion de faire des tas de nouveaux projets avec Pierrot, son ami de toujours. Ils veulent avant tout profiter de la vie et ensemble, recommencent à faire des bêtises comme deux enfants sous le regard un peu inquiet de la femme de Charles.

          J’avais envie d’un film léger, la bande-annonce était plutôt drôle, il y avait Patrick Chesnais dedans, bref, ça ne s’annonçait pas comme un grand film mais tout du moins un bon moment. Le premier gag, repris dans la bande-annonce, m’a beaucoup fait rire. Et voilà, ça s’arrête là. Première et dernière fois que ce film m’a fait sourire. J’ignorais qu’une telle nullité était possible ! Tout est mauvais : le scénario creux, les blagues qui tombent à plat, le jeu d’acteurs inexistant… Difficile de faire une critique constructive devant un tel vide scénaristique et esthétique. J’ai eu beau me creuser les méninges, je n’ai pas réussi à y trouver la moindre forùe d’intérêt (vous me direz, ça tient presque de l’exploit !). 12 ans d’âge, c’est à peu près ce qu’on donnerait à la maturité de ce réalisateur que je ne connaissais pas et qui ne semble pas avoir le talent d’écriture d’un Proust plus célèbre, ni l’humour d’un de ses contemporains au même patronyme. Arrêtons-là, nul besoin d’en dire plus : un film creux et inconsistant à éviter absolument.

Cinéma

Oh boy

Comédie dramatique allemande de Jan Ole Gerster avec Tom Schilling, Friederike Kempter, Marc Hosemann

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          Niko est un trentenaire berlinois qui se laisse un peu vivre : entretenu par son père, il a arrêté ses études et ne travaille pas. Mais voilà qu’un jour tout déraille, sa copine le quitte et son père lui coupe les vivres. Une journée où tout semble aller de travers et où il rêve d’un bon café pour se réconforter, malheureusement, là aussi, il joue de malchance.

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          Ce film est assez surprenant : filmé en noir et blanc, très esthétique, avec un musique assez entraînante qui contraste avec l’apathie du personnage. J’ai trouvé ça plutôt intéressant. Je craignais un peu cette histoire de café après lequel court Niko mais finalement, c’est fait de manière très subtile : il ne court pas vraiment après un café, seulement, une série de malheureux hasards font qu’il ne parvient pas à en boire un de la journée, comme un fil rouge qui relie les différents moments du film. L’histoire est plutôt axée sur les rencontres (souvent un peu ratées) et le problème du rapport aux autres.

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          A chaque nouvelle rencontre, la communication semble plus difficile et il s’embourbe un peu plus dans l’incompréhension. Malheureusement, chaque fois les scènes sont également un peu plus longues et un peu plus difficiles pour le spectateur. Au fur et à mesure qu’on progresse, le film prend de son sens mais perd en fraîcheur et sur la fin, on attend impatiemment la fin de certaines scènes. Heureusement, il parvient toutefois à s’arrêter à temps : on comprend le message véhiculé par la mise en scène sans sombrer totalement dans l’ennui (ouf, il s’en est fallu de peu). Le film aurait sans doute pu être tout aussi percutant en restant plus léger dans sa forme mais reste toutefois bien maîtrisé. On passe un agréablement moment devant cette histoire racontée de manière originale et pleine de finesse. Malgré quelques lourdeurs, un cinéma intéressant et inventif à la fois. 

Cinéma

La Grande Bellezza

Comédie dramatique italienne de Paolo Sorrentino avec Toni Servillo, Carlo Verdone, Sabrina Ferilli

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          Jep est un bel homme qui rencontre un succès certain auprès des femmes et écume les soirées mondaines dont il est souvent au centre. Une vie superficielle qui ne le comble plus tout à fait. Dans son jeune âge, il a écrit un unique roman qui lui a valu un prix littéraire. A 65 ans, cynique et un rien blasé, il se demande s’il ne devrait pas se remettre à écrire.

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          La bande-annonce de ce film ne nous apprend pas grand chose à son sujet mais j’étais intriguée, et me disais qu’on tenait peut-être là un grand film. Avec ce type de cinéma sur la vacuité de la vie, deux solution : ou c’est complètement raté et on se retrouve avec un film creux et sans intérêt, ou ça fonctionne et c’est alors simplement magique. Il fallait que j’aille voir de quoi il retournait. Le sujet, sur ce mondain qui veut retourner à l’écriture mais est freiné par le poids de son succès passé et la peur de l’échec, me semblait tout à fait passionnant.

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          Le début du film m’a un peu surprise : une scène où il ne se passe à peu près rien, dont on ne comprend pas bien le sens mais d’une incroyable beauté. Tout le film sera à l’avenant. Les scènes se succèdent de manière un peu décousue : un groupe de touristes qui découvre Rome, la fête d’anniversaire de Jep, une ballade nocturne en ville, un repas entre amis… On alterne les fêtes survoltées et vides de sens et des moments de dépression face à la solitude de cet homme pourtant si entouré. Le scénario est décousu et les questionnements du personnage juste esquissés. Certains reprochent d’ailleurs au film ce côté superficiel et déconstruit.

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          Et pourtant. J’ai eu beau me faire moi aussi ces remarques, me demander parfois où le réalisateur voulait en venir et ne pas toujours tout comprendre au sens de certaines scènes un peu improbables, je suis entrée dans cet univers comme cela m’arrive rarement. J’ai été subjuguée par la beauté des images. Ce film m’a donné envie de danser dans les scènes de fêtes survoltées, m’a mise mal à l’aise parfois, m’a fait partager la tristesse de son personnage un peu perdu dans sa vie de rêve et surtout, m’a donné la chair de poule devant la beauté de certaines images. Un frisson qui m’a parcouru l’échine comme rarement au cinéma. A tel point que j’aurais voulu ne jamais sortir de mon fauteuil et retrouver les bruits de la ville.

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          Je crois qu’on est typiquement devant le genre de films qui ne laisse pas indifférent : soit on adore, soit on déteste. Pour ma part j’ai été très sensible à cette esthétique et j’ai passé 2h20 de pur bonheur. Est-ce un grand film ? je ne sais pas. Mais un film sublime, sans aucun doute. Moi qui suis pourtant souvent très réticente face aux films esthétisants, celui-ci m’a totalement envoutée. Les images sont de toute beauté et la bande son très bien choisie pour un résultat captivant. L’intérêt de certaines scènes est peut-être douteux, tout comme leur teneur philosophique, mais qu’importe tant l’émotion que dégagent les images est forte. Un film qui porte très bien son nom : de toute beauté.