Cinéma

Ecrire pour exister, de Ichard LAGRAVANESE

          Comédie dramatique américaine de Richard LaGravenese avec  Hilary Swank, Patrick Dempsey, Ricardo Molina

          Une jeune femme inexpérimentée choisit de débuter sa carrière d’enseignante dans un collège malfamé. Bien vite, elle va perdre ses illusions et se rendre compte que la littérature est bien le dernier des soucis de ces jeunes qui nagent en pleine guerre des gangs. Professeurs et élèves vivent dans deux mondes totalement différents mais elle va tout faire pour tenter d’aller à leur rencontre.

          L’absence de télé m’a permis de regarder quelques uns des DVD que j’avais en stock, dont celui-ci. On a déjà vu ce genre de films très idéalistes de nombreuses fois. Rien de bien original. A la différence près peut-être que celui-ci est tiré d’une histoire vrai. Je n’ai toutefois pu m’empêcher de penser qu’on avait dû en rajouter une couche dans la guimauve en cours de route. Il me semble en effet pour le moins improbable qu’en deux ans ‘aucun de ces jeunes ne se soit rebellé en cours de route, n’ait abandonné, ne soit mort tué par balle… Je reste donc un peu septique sur tout cet amour. Et je suis quasiment certaine que sur le moment les élèves n’étaient pas suivis en permanence par des violons. Cette manie d’en rajouter dans le pathos avec de la mauvaise musique me tape décidément de plus en plus sur les nerfs.

          Mis à part un léger problème de crédibilité (tout se passe trop bien pour sembler réel) dû sans doute à des raccourcis un peu rapides et cette manie de tout noyer dans de la musique mièvre, le film est plutôt prenant. L’histoire est forte. Tout d’abord, les incursions dans le système scolaire américain sont toujours surprenantes. Ensuite, bien qu’un brin idéaliste, cette histoire marche assez bien. La guerre des gangs est abordée d’un point de vue extérieur, en mettant en avant les personnalités de ces adolescents. Malgré les évidents défauts de réalisation (bien trop hollywoodienne pour faire réellement un bon film), ce film demeure assez convainquant et m’a donné envie d’en savoir plus sur l’histoire de ces jeunes. Un film moyen mais une histoire qui fonctionne. Un peu trop mélo mais agréable à regarder.

Cinéma

2 days in New-York, de Julie DELPY

          Comédie française de et avec Julie Delpy, avec Chris Rock et Albert Delpy.

          Marion est une photographe française qui vit à New-York. Jeune maman divorcée, elle vit à présent avec un jeune intello noir (oui, ça a son importance). Quand son père et sa soeur vont venir lui rendre visite pour quelques jours, les ennuis vont commencer.

          Que dire de ce film ? La critique était plutôt bonne, j’y suis donc allée pensant avoir affaire à une comédie gentillette. Et puis il y a Chris Rock dedans et j’aime bien Chrs Roch qu’on ne voit pas assez souvent. Quelle erreur n’ai-je pas faite ! Ce film est d’une nullité qui n’a d’égale que sa connerie.

          Julie Delpy se met en scène, nous montre à quel point elle parle bien anglais, à quel point elle connaît bien New-York et surtout à quel point elle est moins plouc que sa famille bretonne. Imbuvable. Jamais vu une tête à claques pareille. Un film nombriliste, insipide et inutile. Condescendant aussi. La réalisatrice se prend très au sérieux et il n’y a vraiment pas de quoi. Il y a un côté très provinciale parvenue reniant ses racine là-dedans. Sans doute la raison pour laquelle la cririque a apprécié, beaucoup doivent s’y retrouver. je dis NON, NON et NON et encore NON. LE film a éviter.

Cinéma

Les adieux à la reine, de Benoît JACQUOT

          Film historique franco-espagnol de Benoît Jacquot avec Léa Seydoux, Diane Kruger, Virginie Ledoyen.

          14 juillet 1798. La prise de la Bastille crée un véritable vent de panique à Versailles. Pendant que chacun prépare sa fuite, Marie-Antoinette tente de sauver la jeune femme dont elle s’est amourachée et demande pour cela l’aide de sa jeune lectrice, qui lui voue un véritable culte et serait prête à tout pour lui être agréable.

          Une incursion au coeur de Versailles, au milieu des servantes des grands de ce monde. On est plongé dans cette ambiance survoltée. Entre amitiés et jalousies, les petites mains de la Cour sont les mieux placées pour suivre de près les évènements. Ce film est avant tout très esthétique, avec notamment de beaux costumes. La lumière y est également très belle. Malheureusement, bien qu’on soit au crépuscule de la monarchie, on ne peut pas dire qu’il y ait une action folle…

          J’ai trouvé un peu dommage que la politique soit quasiment absente du film. Les évènements sont vus de loin et restent finalement assez vagues. Le point intéressant était cette amitié pour le moins ambigüe qu’entretenait la reine. Je m’attendais à ce qu’elle soit très présente dans le film (après tout, c’est le sujet), pourtant, elle n’apparaît qu’au second plan. Ca manque de profondeur psychologique et d’émotion (je n’aime pas les violons mais tout de même, là, même la banquise est plus chaleureuse). Un film beau mais froid, qui reste à la surface des choses. J’ai passé un bon moment mais n’en garderai pas un souvenir impérissable.

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Nos plus belles vacances, de Philippe LELLOUCHE

         Comédie familiale française de et avec Philippe Lellouche. Avec Julie Gayet, Gérard Darmon.

          Des vacances en Bretagne vue par les yeux d’un petit parigot. Autant vous dire que ça démarre mal. Les bretons sont gentils mais sont ploucs. Après un temps d’adaptation, on finit quand même par bien les aimer. Le papa parisien arrive et trouve plein d’idées géniales pour aider les habitants parce que quand même, chez eux c’est un peu le Moyen Age. Du coup, il est adopté et tout le monde est très tristes quand ils repartent.

          Je ne sais trop que dire. Des parisiens qui découvrent la campagne restent des parisiens qui découvrent la campagne. Quand on en fait partie, ça doit rappeler des souvenirs et on doit trouver ça attendrissant. Quand on a passé ses vacances du côté des « ploucs », on apprécie moins. Pas que ce soit malveillant, bien au contraire, mais une telle naïveté est horripilante. Ces vacances en technicolor sont un cliché ambulant. Que dire ? c’est navrant. C’est plein de bons sentiments, dans un été où il fait toujours beau et où  les vacances sont forcément merveilleuses. Désespérant.

Cinéma

Les infidèles

          Comédie française  de et avec avec Jean Dujardin et Gilles Lelouche.

          Les Infidèles, comme son nom l’indique, retrace l’histoire d’hommes qui trompent leur femme ou l’ont trompée. Ou parfois essaient sans y parvenir. Le film est en réalité une succession de courts-métrages qui offrent des vision très différentes du sujet.

          Je suis allée voir ce film un peu par curiosité, un peu par dépit. J’avais envie de voir si on pouvait faire un film potable d’une comédie sur l’infidélité et il n’y avait pas grand chose d’autre au cinéma à l’heure qui m’arrangeait. Pour être franche, je n’ai pas grand chose à dire de ce film. Il y a des passages plutôt drôles (pour la plupart condensés dans la bande-annonce), d’autres qui tombent un peu à plat. Dans l’ensemble, j’ai trouvé ça assez convenu, je m’attendais à plus d’audace. Si j’ai souri par moments, dans l’ensemble je me suis un peu ennuyée. J’ai trouvé qu’il y avait des longueurs et finalement assez peu de surprises. Un film divertissant mais qui manque un peu d’allant.