Archives de Tag: Jessica Chastain

Le grand jeu

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Drame, biopic américain de Aaron Sorkin avec Jessica Chastain, Idris Elba, Kevin Costner
L’histoire vraie d’une jeune femme surdouée devenue la reine d’un gigantesque empire du jeu clandestin à Hollywood ! En 2004, la jeune Molly Bloom débarque à Los Angeles. Simple assistante, elle épaule son patron qui réunit toutes les semaines des joueurs de poker autour de parties clandestines. Virée sans ménagement, elle décide de monter son propre cercle. Très vite, les stars hollywoodiennes, les millionnaires et les grands sportifs accourent. Le succès est immédiat et vertigineux. Acculée par les agents du FBI décidés à la faire tomber, Molly Bloom va devoir se battre.

Le grand jeu, affiche

Quand je suis allée voir ce film, je n’avais à vrai dire aucune idée de ce dont il retournait, mis à part que l’affiche était plutôt sympa et qu’il y avait Jessica Chastain. Un peu léger me dirais-vous. J’y suis quand même allée, puisque c’était proposé gentiment et que j’étais en manque de cinéma, pourquoi se priver ? Découverte totale donc. Le début m’a agréablement surprise, c’est rythmé, il y a de l’humour, ça semble bien parti. Malheureusement, cette belle énergie se dissipe pendant que le film avance, j’aurais aimé que ça reste aussi caustique jusqu’au bout.

Le grand jeu, image extraite du film

 

L’histoire est quand même assez prenante, une participante aux JO en ski de bosses qui après un accident se voit contrainte de changer de voie et délaisse ses études de droit pour organiser des parties de poker clandestin, ça ne manque pas de piquant ! Le personnage est assez insaisissable et sa lutte contre le FBI semble une cause perdue d’avance. J’ai bien aimé son parcours, même si bien sûr le charisme de Jessica Chastain aide bien. D’une manière générale d’ailleurs le casting reste quand même un des atouts du film. Sans être exceptionnel et malgré un côté parfois un peu trop lisse, le film est assez prenant et s’avère divertissant.

Interstellar – un film agréable qui ne m’a pas éblouie

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Science fiction, drame américain de Christopher Nolan avec Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Michael Caine

          Le film raconte les aventures d’un groupe d’explorateurs qui utilisent une faille récemment découverte dans l’espace-temps afin de repousser les limites humaines et partir à la conquête des distances astronomiques dans un voyage interstellaire.

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          Trois mois après tout le monde, je vous parle du film que tout le monde a adoré film 2014. On aura entendu des tonnes de louanges sur ce film de science-fiction, un biopic profondément humain et écolo qui dépoussière le genre. Ce genre de commentaire dont je ne sais jamais s’ils doivent me pousser à aller voir un film ou finir de m’en dissuader. Il faut dire que je ne suis pas une grande amatrice de science-fiction et que pour d’obscures raisons je n’apprécie pas particulièrement les films qui se passent dans l’espace – enfin, sauf ceux qui sont tirés d’histoires vraies, auquel ça bizarrement ça me fascine. Parce que, n’en déplaise aux mauvaises langues, ce n’est pas que le sujet ne m’intéresse pas où que je n’y comprenne goutte, simplement, science-fiction et espace ça fait souvent trop dans un même film. J’ai d’abord été tentée de voir ce film parce que Matthew McConaughey est le meilleur argument de vente qu’il soit. Après j’ai vu une super interview du réalisateur et des acteurs. Puis les commentaires unanimement élogieux m’ont fait douter : trop de bonne presse, c’est louche. Enfin, j’ai craqué parce que je n’en pouvais plus de ne pas suivre les conversations sur ce film dont tout le monde parlait (oui, j’ai été faible, je l’admets, mais la carte illimitée est faite pour ça).

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          Je sais que je ne vais pas me faire des amis mais, si j’ai bien aimé ce film, je ne partage pas la liesse générale. Il va être franchement difficile d’expliquer pourquoi sans révéler les 3/4 de l’intrigue. Ce n’est sans doute pas si grave puisqu’à peu près tout le monde l’a vu mais je vais tenter de ne pas trop en dévoiler au cas où certains attendraient la sortie en DVD. Je vais tout de même essayer d’argumenter sans spoiler tout ce qui est intéressant. Déjà, pour commencer, on n’est pas devant un nanar, ce film est loin d’être dépourvu de qualités. Le grand spectacle est assuré, Matthew McConaughey est génial, comme à son habitude (oui, c’est mon chouchou du moment^^) et il y a une réelle volonté de sortir du blockbuster classique, ce qui est tout à fait louable. malheureusement, à mes yeux ça ne fonctionne qu’à moitié. Pas facile de savoir par où commencer tant il y a de choses à dire sur ce film très riche (et très long aussi). Je vais essayer de faire au mieux pour ne pas trop me disperser dans tous les sens et ne pas vous assommer outre mesure avec mes réticences.

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          Si j’ai bien tout suivi, le réalisateur a voulu des personnages plus « humains » que dans les blockbusters habituels. C’est une demie-réussite. C’est vrai que les sentiments des personnages principaux ont une grande place dans ce film, ce qui est assez inhabituel pour le genre, plutôt porté sur le héros sans peurs. Malheureusement, malgré des efforts visibles pour les mettre au cœur du film, leur psychologie reste assez sommaire et ils restent très stéréotypés. Quant à celle des personnages secondaire, elle est juste inexistante. Du coup ils sont moyennement attachants (voire franchement agaçants parfois). Mais bon, on suit quand même leurs aventures avec plaisir. Le film avance et j’ai trouvé les rebondissements assez convenus, on peut les voir venir à des kilomètres. L’histoire est complexe et j’ai trouvé dommage qu’elle retombe pourtant dans un schéma hyper classique où toutes les scènes attendues sont présentes. Le sujet porte grosso modo sur la relativité du temps, ce qui donne une certaine latitude au scénario pour nous offrir des choses un peu surprenantes. Pourtant, il n’y parvient jamais vraiment et frôle même parfois le ridicule. Sans compter nombre d’incohérences. J’ai envie de dire qu’elles sont plus ou moins l’apanage du genre, ce n’est donc pas hyper gênant de voir qu’un avion met 5 minutes là où à pieds il en fallait 2, c’est une histoire de suspens et tout ça, mais vu la volonté affichée de sortir des sentiers battus, on ne peut s’empêcher de tiquer un peu. Un peu dommage donc que le réalisateur n’est pas totalement réussi à se dépêtrer du « moule blockbuster ».

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          Jusque-là, je suis toujours quand même plutôt enthousiaste et je trouve le film assez sympa, sans trop de longueurs (enfin quelques unes quand même, avouons-le). Et puis arrive la dernière partie, celle où le héros est sensé sauver le monde. Bon, je ne vais pas vous révéler la fin mais franchement là j’ai décroché. Pas parce que je n’ai rien compris comme le suggèrent les plus fervents défenseurs du film, mais parce que j’ai trouvé le dénouement complètement con. Voilà, c’est dit. Je trouve l’idée juste aberrante, même pas d’un point de vue scientifique – même si je suis perplexe, je ne suis pas en mesure de trancher sur la question – mais du point de vue du scénario c’est genre méga rebondissement, suspens et scène pour te tirer une petite larme le tout bien mixé. Trop de trop quoi. La fin quant à elle arrive à être à la fois convenue et larmoyante. Le pire moment du film. Heureusement, c’est court. Je l’avais vue venir dès le début mais sans y croire parce que tout le monde m’avait dit que ce film était imprévisible et je voulais être surprise moi aussi. En même temps j’arrive à m’auto-spoiler Games of throne alors mon cas est peut-être désespéré. Quant au sujet de départ, qui laissait espérer un propos vaguement écologique, il est vaguement esquissé puis totalement laissé à l’abandon. Dit comme ça, j’ai bien conscience de donner l’impression de n’avoir rien aimé dans ce film. Ce n’est pas le cas. Je l’ai trouvé pas mal du tout, mais vu que la terre entière l’a trouvé génial, je me sens obligée d’insister sur ses points faibles, ses qualités ayant déjà été vantées par toute la blogosphère.

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          Ce qui m’a gênée finalement au fond, c’est que ce que j’aime dans un blockbuster, c’est poser mon cerveau pendant 2h et voir les scènes d’action s’enchaîner. Ici il y a une volonté de le rendre intelligent très présente mais qui donne de médiocres résultats. Ce qui fait que mon plaisir de regarder un film débile a été gâché mais n’a pas été remplacé par celui de regarder un film profond. Tout le paradoxe est là. Ce film est soit trop bien, soit pas assez mais il ne va pas jusqu’au bout de la démarche. Je me suis sentie dans un entre-deux assez inconfortable. Ce film est plein de bonnes idées et réserve parfois d’agréables surprises mais j’ai eu l’impression que chaque fois que quelque chose d’un peu nouveau et inhabituel entrait en jeu et me donnait l’impression de voir quelque chose de vraiment nouveau, un truc complètement convenu et lourdaud venait le plomber. Une alternance qui a fini par me fatiguer un peu pour tout vous dire. Finalement, pas si simple de sortir des schémas conventionnels. D’un point de vue formel, tout est impeccable. Rien à redire là-dessus. Une bonne idée de départ mais une réalisation qui peine à trouver ses marques. Le film alterne entre désir d’innovation et rebondissements très conventionnels pour un résultat qui m’a fait osciller constamment entre enthousiasme et déception. Pas mal du tout mais frustrant.

Mademoiselle Julie ne m’a pas séduite

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Drame de Liv Ullmann avec Jessica Chastain, Colin Farrell, Samantha Morton

        Alors que tout le monde s’apprête à fêter le Saint-Jean, Mademoiselle Julie et son valet, John, jouent à un jeu dangereux entre séduction et manipulation. Des manœuvres douteuses qui se déroulent sous les yeux de Kathleen, la cuisinière du baron et fiancée de John. Un jeu qui pourrait mal finir.

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          Avant d’aller voir Mademoiselle Julie, je ne savais absolument pas de quoi il s’agissait. Je me suis dévouée pour le chroniquer sur Cinéphilia (article que je laisse honteusement traîner) sans avoir la moindre idée de quoi il retournait. J’avais dans l’idée que c’était mieux comme ça. Le titre me tentait moyennement, l’affiche ne m’attirait guère, seul le casting me semblait intéressant. Je me suis donc arrêtée là dans mes recherches. Je suis souvent déçue par les films en ce moment, trompée par des bandes-annonces alléchantes. Cette fois, je ne me ferais pas avoir. Malgré d’excellentes dispositions quand je suis allée voir ce film, on ne peut pas exactement dire que je sois tombée sur le charme. Quelque chose me dit que si j’en avais su plus, jamais je ne me serais infligé cette projection.

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          Dès les premières minutes, j’ai été prise d’un ennui mortel. J’ai bien cru partir après à peine 1/2h tant continuer à regarder me semblait insoutenable. Finalement, j’ai tenu 1h15 et suis partie au moment où Mademoiselle Julie s’est traînée par terre, venant ainsi à bout de ma patience déjà bien entamée. D’où ma difficulté à parler de ce film : non seulement je ne l’ai pas vu en entier mais en plus j’ai passé mon temps à penser à ma fuite. Je vais toutefois faire un effort pour tenter de démêler les points forts et points faibles de ce film. Le casting est très alléchant, même si je n’ai pas trouvé l’interprétation  exceptionnelle dans l’ensemble, Samantha Morton est pour le moins convaincante en amante délaissée.

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          Ce film joue beaucoup sur l’esthétique : une lumière dorée magnifique, des plans qui ressemblent à des natures mortes… Cette manière de filmer peut sembler un peu datée mais il faut bien admettre que ça reste quand même un des gros points forts du film. La musique est également bien choisie – des morceaux classiques très agréables – et renforce cette ambiance un peu surannée mais assez charmante. Malheureusement, j’ai eu le plus grand mal à m’intéresser à cette histoire. Mademoiselle Julie est absolument imbuvable, nombreuses sont les scènes qui m’ont mise mal à l’aise tant elle maltraite son valet, qui pourrait bien finir par lui rendre d’ailleurs. En parlant de ce dernier, le regard vide de Colin Farrell m’a franchement dérangée.

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          Bien que férue de théâtre, je ne connaissais pas du tout ce texte ni son auteur alors qu’il semblerait pourtant qu’il soit pour le moins célèbre. La pièce a d’ailleurs été adaptée de nombreuses fois au cinéma avant que Liv Ullman ne s’y attaque à son tour. Je pense que clairement je ne serais pas allée voir ce film si j’en avais su plus : c’est un huis-clos, ils m’angoissent, les personnages s’engueulent tout le temps, je déteste les cris au cinéma, quant au côté mi-romantique mi-larmoyant, il m’agace au plus haut point. Bref, il n’y avait à peu près aucune chance que j’apprécie ce film que j’ai trouvé en tous points exaspérant, la lumière à la Vermeer mise à part. Toutefois, je pense que certains l’apprécieront sans doute autrement mieux. La bande-annonce donne un assez bon aperçu de l’ambiance même si elle est assez avantageuse du point de vue du rythme. Un film qui entre cris et pleurs n’était absolument pas fait pour moi malgré une esthétique impeccable. Un grand moment d’ennui.