Jeunesse·Mes lectures

La Box de Pandore

          Depuis quelques années déjà, la folie des box s’est emparée d’internet. Ces petites boîtes livrées chez vous se présentent sous forme d’abonnement mensuel, à l’intérieur, des surprises sur le thème de chacune, il y en a pour tous les goûts : beauté, littérature, thé, cuisine… Ce mois-ci, naissait une petite nouvelle : la box de Pandore, consacrée à la littérature jeunesse.

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          J’ai souvent hésité à m’abonner à des box, surtout pour la cuisine, je dois bien l’admettre. Tous ces produits d’épicerie fine qui viennent vous surprendre chez vous chaque mois, ça me faisait rêver ! Mais j’avais aussi peur d’être déçue, que ce soit un peu cher pour le contenu, de ne pas apprécier le contenu ou ne savoir qu’en faire, bref, même si j’ai souvent hésité, je n’ai jamais franchi le pas. Cette fois, j’ai décidé de me lancer. Mais pourquoi donc me direz-vous alors que la littérature jeunesse n’est pas franchement ma passion ? Eh bien justement ! Malgré mes études d’édition, je délaisse un peu la littérature jeunesse, pourtant très dynamique. C’est essentiellement dû au coût des ouvrages, que je trouve assez chers pour une lecture qui ne dure que quelques minutes (contrairement aux enfants, je ne relis pas 100 fois mes albums). Je me suis donc dit que ce serait l’occasion de découvrir de nouvelles chose, d’autant que le prix de la box est attractif : 18€, frais de ports inclus. Quand vous en avez assez, vous vous désabonnez et vous pouvez vous réabonner dès le mois suivant si le cœur vous en dit.

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          Le contenu de chaque box est personnalisé cela le sexe et l’âge de l’enfant auquel elle est destinée. J’avais précisé que la box était pour moi, que j’étais particulièrement intéressée par les albums jeunesse et la littérature pour adolescents mais que j’étais éventuellement ouverte aux livres pour bébés s’ils étaient originaux, ayant une petite fille de 18 mois dans mon entourage. La première bonne surprise, c’est la taille de la boîte ! Elle est énoooorme ! A l’intérieur, tout est très bien présenté avec une feuille de couleur (rose, beurk…) qui protège les livres (très bien emballés, aucune chance qu’il s’abiment en route) et des petits nœuds en ruban qui décorent le tout. Quand on ouvre son colis, c’est un peu Noël après l’heure.

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           Il y avait dans ma box 3 livres (un roman ado, un album jeunesse et un livre bébé), un cahier d’activités, un calendrier avec des auto-collants, une petite boîte trop trop jolie avec du thé et des bonbons dedans, des marques pages et une peluche toute douce et mignonne. Pour son prix la box est extrêmement bien remplie ! Tous mes souhaits ont été respectés, avec un peu de chaque chose évoquée dans ma demande. Je dois avouer que j’ai peut-être trouvé le tout un peu trop orienté « bébé » tout de même alors que j’avais précisé que si cela pouvait m’intéresser, c’était en dernier choix. Une légère pointe de déception donc même si je dois admettre que j’ai été très gâtée et que le contenu est de qualité. C’est vraiment histoire qu’il y ait quelque chose à améliorer pour la prochaine fois.

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          Le livre pour bébé était vraiment trop mignon et la petite fille a qui je l’ai offert l’a de suite adoré, elle qui aime les différentes textures a été ravie ! Je lui ai également offert le calendrier et la peluche. Elle n’aime pas beaucoup ces dernières en général mais celle-ci a eu l’air de trouver grâce à ses yeux… en tout cas, sa maman et moi l’avons adoptée ! La cahier d’activité m’a semblé très difficile, avec beaucoup de coloriage mais surtout de dessin. Il ne m’est donc d’aucune utilité, à réserver pour dans quelques mois (années ?), quand la petite aura grandi. J’ai gardé le reste de la box pour moi (soit moitié-moitié avec bébé, pour une box qui m’était destinée, je suis un peu frustrée mais après tout, les enfants d’abord). L’album jeunesse m’a l’air très bien, avec de belles illustrations, il me semble poétique, assez dans le genre que j’apprécie de découvrir. Quant au roman ado, il a de très bonnes critiques et m’a l’air sympa également (je crains toujours un peu les choses trop fleurs bleues, il n’en est visiblement rien).

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          Si j’aurais préféré un contenu un poil moins axé « bébé », je suis quand même très contente dans l’ensemble. D’autant que la peluche était vraiment trop mignonne !!! Finalement, seuls le calendrier et le cahier d’activité ne m’ont pas convaincue, trop avancés pour une petite fille de 18 mois qui avait déjà été bien gâtée, et pas très utile pour une grande enfant de 26 ans. Étant donné que ce sont les deux choses qui ont le moins de valeur dans la boîte, on peut dire que la personnalisation est quand même très bien faite ! Avec un léger aménagement dans ma demande, je suis sure qu’elle sera parfaite la prochaine fois. Tous les livres présents dans le colis m’ont plu, c’est donc un pari réussi. Notons que la valeur du contenu doit être d’une cinquantaine d’euros (plus quelques bonbons), soit bien supérieur au prix payé. J’espère que les suivantes seront aussi belles et que la qualité ne baissera pas avec le temps. J’ai particulièrement apprécié la personnalisation et le côté « cadeau » de la box, avec un emballage très soigné. Cette box est d’un excellent rapport qualité/prix, avec des ouvrages bien choisis et plein de jolies surprises. Je ne peux que vous la recommander si vous avez des enfants ou aimez la littérature jeunesse !

DSC_0296Retrouvez toutes les informations sur La Box de Pandore sur leur site internet ou leur page Facebook. Commandez vite la vôtre !

Mes lectures

L’homme de Lewis – Peter May

          Après la mort de son fils, Fin divorce et quitte la police. Il part démarrer une nouvelle vie sur son île natale, Lewis. A peine arrivé, il se trouve mêlé à une enquête pour meurtre. Un corps est retrouvé dans la tourbe et c’est Tormod Macdonald, le père de son amour de jeunesse qui est le principal suspect. Mais Tormod perd la mémoire et il est impossible de l’interroger.

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          Bien que j’en entende parler depuis bien longtemps, je n’avais jamais rien, lu de Peter May dont la série chinoise sommeille dans ma bibliothèque depuis des années. Finalement, ce n’est pas par elle que j’ai commencé mais par L’homme de Lewis, deuxième tome d’une trilogie. Certes, le premier tome aurait été plus approprié pour se lancer (d’autant qu’il traîne quelque part) mais j’avais besoin d’une lecture pour le train et j’ai pris le premier livre tentant qui me tombait sous la main. Finalement, même si on sent que les personnages étaient plutôt brossés dans le premier, cela ne gène pas la compréhension de l’histoire. Si les personnages évoluent sans doute d’un récit à l’autre, les enquêtes sont bien distinctes. Il est sans doute préférable de les lire dans l’ordre mais si comme moi vous vous y prenez mal, pas de panique, vous arriverez à suivre.

          Le style est assez classique mais efficace. L’originalité de ce roman tient plutôt à son intrigue, très bien ficelée. Elle est assez surprenant, le jeu e la mémoire ajoutant au suspens. Il y a surtout dans ce livre de nombreuses références culturelles au mode de vie sur l’île de Lewis qui j’ai trouvé absolument passionnantes ! Un contexte culturel qui est pour beaucoup à mon sens dans la qualité du roman. Les personnages sont également intéressants. Chacun possède une part d’ombre qui le rend terriblement humain. Il y a une ambiance très particulière dans ces pages que j’ai beaucoup aimée. Je crois qu’elle est due tant aux lieux décrits qu’à ceux qui les peuplent. On oscille constamment entre présent et passé dans cette histoire, ajoutant au mystère. Des personnages attachants, un contexte passionnant et une histoire qui tient très bien la route sont les ingrédients de cet excellent thriller.

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Quand on entre dans une maison de retraite, on voit un tas de vieux, simplement assis là. Le regard dans le vide, le sourire triste… Et pourtant, derrière chacun de ces regards, il y a une vie, une histoire qu’ils pourraient nous raconter. De douleur, d’amour, d’espoir et de détresse. Toutes ces choses que nous ressentons, nous aussi.Devenir vieux ne fait pas de toi quelqu’un qui vaut moins que les autres, quelqu’un de moins réel. Et un jour ce sera notre tour. Assis là à regarder les jeunes nous mettre de côté parce que nous sommes vieux. Et à ton avis, tu crois que nous allons le vivre comment ?

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Les parents sont le roc sur lequel on construit sa vie. C’est vraiment un choc de se rendre compte que ce roc n’est qu’une illusion.

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Fin s’émerveilla de cette faculté humaine qui pouvait transformer les pires choses que la vie vous impose en événements teintés de légèreté. C’est une question de survie, pensa-t-il. Si vous laissez tomber, ne serait-ce qu’un moment, vous vous retrouvez happé par les ténèbres.

Jeunesse·Mes lectures

Beauté – II, La reine indécise – Kerascoët et Hubert

          On avait laissé Beauté, jeune reine fraîchement mariée. La voilà qui se languit dans son palais et s’entoure des plus beaux hommes du pays pour tromper son ennui. Une situation qui risque de ne pas être au goût du roi qui en temps de guerre a besoin de ses chevaliers.

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          J’avais bien aimé le premier tome de cette BD, avec son humour décalé, même si j’étais restée un peu sur ma faim. Je regrettais que les auteurs n’aillent pas encore un peu plus loin dans l’originalité et la réécriture du conte de fée traditionnel. Ce deuxième tome reste dans la lignée du premier même si l’histoire prend un tournant plus sombre. Notre petite Beauté tourne mal et profite outrageusement de son ascendant sur les hommes. Un comportement inconséquent qui pourrait bien lui jouer des tours…

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          L’histoire confirme un certain intérêt avec une héroïne au caractère plutôt trouble. J’ai bien aimé ce revirement de situation, avec un personnage principal assez torturé et pas toujours très sympathique. Dommage qu’on retombe par moments dans certains clichés (sur le lien entre beauté et vanité par exemple). Toutefois, il me reste un dernier tome avant la conclusion et j’ai bon espoir que le dernier tome clôture cette série drôle et originale en beauté.

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Actualité·Mes lectures

Appel à l’aide !

Bonjour à tous !

          Une fois n’est pas coutume, je me tourne vers vous pour solliciter votre aide. Grâce à MyBoox, je participe demain à une rencontre avec Elizabeth Gilbert à l’occasion de la sortie de L’empreinte de toute chose chez Calmann-Lévy. Le hic, c’est que je n’ai rien lu d’elle et que son dernier roman ne nous sera remis que lors de l’évènement, ne laissant aucune chance de l’entamer avant… Elle est également l’auteur de Mange, prie, aime, dont l’adaptation cinématographique est sortie en 2010, avec Julia Roberts dans le rôle titre (que j’ai vue, c’est déjà ça !). Voilà à peu près toute l’étendue de mes connaissances à son sujet.

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          Il faudrait que je prépare pour demain (autant dire là, maintenant, tout de suite) quelques questions à lui poser et je dois avouer que je sèche un peu (l’art de la litote, toujours)… Y aurait-il parmi vous des fans de cet auteur ? Certains d’entre-vous ont-ils déjà lu ses livres ? Si vous avez des questions à son sujet, sur son écriture, les thèmes qu’elle aborde, ses romans… je vous propose de me les faire parvenir d’ici demain et je lui poserai pour vous ; vous trouverez votre réponse ici-même vendredi avec un résumé de la rencontre.

          A vos claviers !

Mes lectures

Et quelquefois j’ai comme une grande idée – Ken Kesey

Attention chef-d’œuvre !

          La grève fait rage à Wakonda, tous les bûcherons font front mais une famille résiste face au syndicat. Les Stamper, seuls contre tous, s’attirent les foudres de la population. Mais le retour à la maison du petit dernier après des années d’absence pourrait bien ébranler la résistance. En effet, si Lee revient, en apparence fragile, ce n’est pas pour aider son frère mais pour s’en venger et anéantir coûte que coûte l’inébranlable Hank Stamper.

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          La quatrième de couverture y va fort dans la comparaison élogieuse : « C’est Faulkner. C’est Dos Passos. C’est Truman Capote et Tom Wolfe. C’est un chef-d’œuvre. » Eh bien je ne l’aurais pas mieux dit ! Ce livre est foisonnant, inclassable, difficile aussi : il fait partie de ces rares lectures qui marquent profondément un lecteur, bouleversent ses habitudes. Un grand roman comme un n’en lit qu’une poignée dans une vie. Une lecture pour moi comparable au choc du Seigneur des anneaux au début de mon adolescence, à ma découverte de Racine à 15 ans ou à celle de Dostoïevski à mon entrée en fac. Dans les contemporains, seul Somoza je crois m’a fait un effet comparable, avec une écriture difficile et un univers incomparable. On a ici de la légèreté dans l’écriture mais une telle complexité dans la forme que plus d’un s’y perdront mais quelle récompense à la clef pour ceux qui en viendront à bout ! Vous l’aurez compris, ce texte est à placer pour moi parmi les très grands. Ce texte de 1964 vient juste d’être publié en français. Merci à Monsieur Toussaint Louverture de nous avoir livré cette traduction magnifique et indispensable.

          Étrangement, je trouve qu’il est assez difficile e parler de ce roman. Il est tellement inclassable, surprenant et riche que toute tentative de description semble réductrice. Bien que le ton soit plutôt léger et plein d’humour, l’écriture est extrêmement complexe. Le point de vue de cesse de varier, avec différents narrateurs rarement identifiés de manière explicite. On peut entendre les pensées d’un personnage pendant qu’un autre est en train de lui parler, ce qui est particulièrement déroutant. On pourrait craindre la plus grand confusion avec ces changements constants mais il n’en est rien, chaque personnage a une identification tellement forte qu’on reconnaît sa voix parmi les autres à sa manière de s’exprimer ou à un détail habilement disposé. Si cette polyphonie (certains diraient cacophonie tant ça se coupe la parole dans tous les sens) ralentit la lecture et rend aussi ce texte incroyablement vivant. J’ai rarement vu personnages aussi réalistes et hauts en couleurs, on est embarqué dans leur univers, on peut presque entendre leurs cris qui résonnent dans la maison. Une vitalité qui m’a totalement séduite.

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          Quant à l’histoire, là encore ça fourmille dans tous les sens. L’histoire de jalousie entre les deux frères n’en finit plus de rebondir et de créer quiproquos et situations improbables. Une relation toxique qui crée un réel suspens, on se demande à chaque page s’ils vont finir par se réconcilier ou s’entre-tuer. Pour assaisonner le tout (il ne faudrait pas qu’on s’ennuie non plus), nos deux frères ennemis sont au cœur d’une vraie guerre qui les oppose aux bûcherons grévistes et, par extension, à toute la ville. Ils doivent batailler avec les éléments entre le travail en forêt et leur maison construite contre toute logique tout près lit de la rivière et menacée à chaque intempérie. Et puis il y a Viv, la femme de Hank, si douce qu’elle en attendrit Lee, ce qui ne va pas arranger les relations des deux frères. Autant dire que ce n’est pas l’action qui manque !

          Vous l’aurez compris, je ne trouve rien à reprocher à ce livre qui est un véritable monument. Pourtant, malgré mon enthousiasme certain, j’ai peiné à en venir à bout ! J’avais beau adorer le style et être totalement accrochée à l’histoire, cette lecture m’a pris beaucoup, beaucoup de temps (il faut dire aussi que c’est un sacré pavé !). En effet, la construction est tellement dense qu’on avance un peu à tâtons, j’ai eu l’impression de défricher au fur et à mesure de mon avancée, avec quelques retours en arrière pour essayer de ne pas rater trop de nuances en route ; il y a tellement de détails dans tous les sens ! Pourtant, quand je suis arrivée à la fin, j’ai réussi à me faire surprendre par des choses qu’on savait depuis le début mais que j’avais totalement oubliées, noyée sous le flot d’informations. Quelque chose me dit que ce n’est pas un hasard, mais une volonté de l’auteur de se jouer de son lecteur, le faisant quelque peu tourner en bourrique : un tour de force qui m’a assez impressionnée. Beaucoup de thèmes majeurs sont abordés – le travail, la famille, l’amour, la société… – avec un humour qui ma ravie ! C’est grinçant à souhait, tout comme j’aime. Malgré ses innombrables qualités, ce roman reste difficile, à la fois par sa narration originale, son univers particulier (les amoureux de littérature américaine seront aux anges) et son incroyable densité. Une lecture savoureuse et surtout un très grand moment de littérature.

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Dans le temps, j’accusais toujours le gamin de faire semblant d’être faible. Mais pour faire semblant d’être faible, il faut l’être. Car si on est fort, on n’a pas la faiblesse de simuler. Non personne ne peut jamais faire semblant d’être faible. Tu peux seulement faire semblant d’être fort…

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J’arrête pas de me dire qu’il faudrait que j’aille lui serrer la main et lui dire comme ça me fait plaisir qu’il soit là, mais je me rends compte que c’est un truc impossible pour moi. Je serais incapable de faire ça, pas plus que je pourrais embrasser la joue poilue du paternel et lui dire combien ça me fait de la peine de le voir dans cet état. Ou pas plus que le paternel pourrait me complimenter et me dire beau boulot fiston depuis que je me suis cassé la gueule et que t’as abattu de l’ouvrage pour deux. C’est pas notre genre, c’est tout.

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– Docteur…çà y est, je deviens fou, je disjoncte dans les grandes largeurs, çà me tombe dessus !  […]
– Non, Leland, pas vous. Vous, ainsi que beaucoup d’autres de votre génération, vous trouvez en quelque sorte exclu de ce refuge-là. Il vous est désormais impossible de « devenir fou » dans le sens classique de l’expression. Il fut un temps où les gens « devenaient fous » fort à propos, et disparaissaient de la circulation. Comme des personnages de fiction à l’époque romantique. Mais de nos jours… », et là je crois qu’il s’était même payé le luxe de bailler, « …vous êtes trop bien informés sur vous-mêmes et votre psychisme. Vous connaissez trop intimement un trop grand nombre de symptômes de la maladie mentale pour vous laisser prendre par surprise. Et autre chose encore: tous autant que vous êtes, vous avez le don de vous libérer de votre frustration par le biais de fantasmes trop malins pour être honnêtes. Et vous, Leland, vous êtes le pire de la bande de ce point de vue. Alors…vous serez peut-être névrosé jusqu’à la moelle pour le restant de vos jours, et malheureusement aussi vous serez peut-être bon pour un petit séjour à Bellevue et vous allez sans aucun doute en prendre pour 5 années supplémentaires de séances payantes avec moi – mais j’ai bien peur que vous ne soyez jamais complètement dingue.
Et il s’était renversé dans son élégant fauteuil club avant d’ajouter : – Désolé de vous décevoir, mais le meilleur diagnostic que je puisse vous offrir, c’est une bonne vieille schizophrénie à tendance paranoïaque.

          Une adaptation cinématographie a été fait au cinéma en 1971est sortie dans les salles en 1971 sous le titre Le clan des irréductibles avec Paul Newman et Henry Fonda. Maintenant que j’ai découvert son existence, il faut que je le voie d’urgence !