Une BD sur les relations amoureuses plutôt réussie. Il y avait longtemps que je la voyais un peu partout sans l’avoir jamais feuilletée. C’est finalement une bonne lecture. Des scènes cocasses qui font sourire, des dessins agréables et un humour qui fait mouche : un bon moment de détente.
Étiquette : Littérature
Librairie Compagnie
Pour changer un peu, c’est une librairie que je vous présente aujourd’hui. Depuis que je suis à Paris, j’erre de librairie en librairie comme une âme en peine sans jamais m’arrêter sur aucune. Je n’ai pas encore trouvé MA librairie, celle où j’irais les jours de vague à l’âme demander conseil à un libraire avisé.
Hier, c’est à la librairie Compagnie que je suis allée continuer mes emplettes de cette rentrée littéraire (oui, oui, cette année, je fais ça bien). Je cherchais un roman dont j’avais entendu parler mais dont je ne me rappelais aucune information pratique (titre, auteur, ISBN…). J’ai donc demandé conseil. Bon, on ne m’a pas retrouvé ce mystère paru il y a peu (si quelqu’un a entendu parler d’un roman où c’est le personnage qui parle de son auteur, faites passer la référence SVP). En revanche, j’ai trouvé deux jeunes femmes prêtes à se plier en quatre pour m’aider, me renseigner, me donner d’autres idées de lecture et s’intéresser à mon vécu de lectrice (et pas, « bah lisez le Goncourt, comme tout le monde »). Comme c’est une joie immense de trouver des gens qui aiment leur travail, je me suis dit que j’allais partager l’adresse avec vous. Ce n’est pas la librairie la plus « typique » de Paris mais j’espère que, comme moi, vous y trouverez une oreille attentive :
Joseph KESSEL, Vent de sable
Ce témoignage a été écrit en 1929 par Joseph Kessel suite à un voyage qu’il fit aux côtés du pilote Emile l’Ecrivain sur la ligne Toulouse-Casablanca. Les vols en avions, alors réservés au transport du courrier dans ces contrées, étaient extrêmement dangereux et se soldaient souvent par des prises en otage sur le parcours, ou parfois la mort…
Je ne connaissais absolument pas cet auteur, pourtant académicien. A vrai dire, je ne regrette pas tellement de ne pas l’avoir découvert avant. L’histoire qu’il a à raconter est passionnante. Servir dans l’aéropostale était alors une aventure quotidienne. On ne savait jamais à quoi s’attendre. Kessel a rencontré des grand noms du métier ou entendu le récit de leurs multiples péripéties : Mermoz, Guillaumet, Saint-Exupéry… tous sont passés sur cette ligne mythique ! Une époque où voler 150 kmh était un exploit ! Des destins exceptionnels et tant de choses à raconter !
Seulement ce livre est mal écrit. Tout y est mis au même niveau. L’auteur passe plus de temps à nous raconter un repas à Casablanca que le meurtre de 3 hommes ! Aucun relief, aucune vie, un style d’une platitude sans nom (oui, je suis bien en train de dire qu’il y a des académiciens qui auraient mieux fait de se passer de prendre un jour la plume). Moi qui me sentais déjà vibrer au récit de ces pionniers de l’aviation, trembler avec eux à chaque avarie de matériel, m’émerveiller devant la beauté du désert… Eh bien, j’ai vite déchanté, je n’ai trouvé qu’un récit sans âme. Un témoignage bien fade qui parlera peut-être aux passionnés de l’aviation mais dont les autres se passeront très bien.
Gourp avait repris de la valeur. On lui donnait à boire et on le soignait… avec du crottin de chameau. Qu’on se figure ce trajet affreux d’un homme percé de balles et de coups de poignard, ballotté au gré de la marche d’un dromadaire, terriblement fatigante même pour un voyageur valide, sous le soleil du Sahara espagnol et avec la gangrène qui commence à ronger ses plaies !
Excuses
Je n’ai pas eu le temps d’écrire quoi que ce soit ces 2 derniers jours, dimanche à cause de mon mémoire, hier, parce qu’il y avait un Goncourt à fêter. Je ne pouvais quand même pas rater le champagne et les petits fours offerts par Flammarion ! Dès que les derniers prix de cette année auront été décernés, je ferai un petit point ici-même. En attendant, bonne lecture à tous !
Hervé GUIBERT, Mon valet et moi
Un valet tyran qui congédie le personnel, impose à son employeur un « uniforme », le fait dormir sur le canapé et lui interdit les émissions de variété. Après la lecture de ce court journal, saurez-vous encore dire qui est le valet et qui est le maître ?
La 4° de couverture pose cette question : « méchant mensonge ou vrai journal ? ». Je me suis demandé si l’éditeur avait songé à lire le livre avant d’en parler… Des ouvrages de Guibert que j’ai lus, c’est celui qui semble le moins inspiré par son expérience. A première vue du moins. Pourtant, c’est sans doute bien son corps malade que l’auteur décrit à travers celui du vieil homme. Un livre qui va encore demander un certain temps de réflexion, un « temps de pause » avant de se dévoiler réellement. Un roman extrêmement troublant et brutal. Très surprenant.
On raconte que les homosexuels sont attirés par les uniformes, ceux des marins, de spompiers, des légionnaires. Moi qui n’en suis pas, j’ai toujours été fasciné, presque érotiquement, par l’habit des larbins de tous poils.
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