Mes lectures

Top ten tuesday (10/04)

          Top Ten Tuesday, un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Initialement créé par The Broke and the Bookish, il est désormais repris en français par Iani et son carnet de lecture.

Cette semaine, le thème est :

Les 10 auteurs dont vous attendez avec impatience un nouveau livre (annoncé ou non).

Voici une liste non-exhaustive et dans le désordre :

1) François Cheng. Il n’a écrit que 2 romans, dont un qui est sans doute l’un des meilleurs livres qu’il m’ait été donné d’ouvrir. J’aimerais avoir la chance de lire sa prose une nouvelle fois.

2) Michel Folco. Je sais, c’est une obsession, mais il est trop peu connu alors je lui fais de la pub. Il n’écrit pas beaucoup (seulement 5 livres à son actif) mais j’espère qu’il nous fera bientôt le plaisir d’un nouveau roman hilarant.

3) Andréï Makine. L’auteur étant assez prolifique, je ne doute pas voir bientôt un de ses ouvrages sur les tables des libraires.

4) Augusten Burrough. Maintenant que j’ai découvert son humour corrosif, je sens que je vais sombrer dans une terrible addiction, vite, la suite !

5) Un inédit de Jack London qu’on retrouverait dans une vieille malle de marin oubliée au fond d’un grenier (quoi ? comment ça c’est improbable ?)

6) Un petit Fred Vargas parce que quand même j’aime bien, surtout s’il y est question de croyances ancestrales.

7) Carlos Somoza. Je n’ai pas encore lu tous ses ouvrages mais il fait partie des auteurs marquants dont je compte bien tout lire.

8) Serge Joncour. Parce que son cynisme me ravit.

9) Sylvain Tesson. J’ai beaucoup aimé son dernier récit de voyage, vivement le prochain !

10) Inconnu. Eh oui, j’attends toujours avec impatience les livres d’auteurs que je ne connais pas encore et qui me feront vibrer. Un peu de place à l’inconnu donc.

          Cette liste ne me convainc qu’à moitié, bien que j’aime réellement les auteurs qui la composent. J’aurais pu y ajouter entre autres Mankell ou Rendell. Cependant, je n’ai pas lu l’intégralité de l’oeuvre de la plupart des auteurs cités, j’ai donc largement de quoi patienter en attendant leurs nouveautés. Il y a très peu d’auteurs contemporains que je suis de près. Je n’ai pas de forte prédisposition à jouer les groupies, ce qui fait qu’à part 4 ou 5 auteurs que je suis avec une certaine assiduité, je n’attends que rarement les nouveautés avec impatience. Mais je suis toujours contente d’avoir un nouveau livre dans les mains, même si je les laisse souvent patienter longtemps dans ma bibliothèque avant de les ouvrir. La surprise avant tout !

Mes lectures

Beignets de tomates vertes, de Fannie FLAGG

          En 1986, Evelyn, une femme d’une cinquantaine d’année, rencontre en rendant visite à sa belle-mère une vieille femme avec qui elle va nouer une belle amitié. Celle-ci va lui raconter son histoire, qui court tout au long du siècle, dans une famille nombreuse du coeur des Etats-Unis. L’histoire surtout d’un café au bord de la voie ferrée où se concentrait la vie du hameau.

          La narration oscille entre la maison de retraite, une gazette tenue par une habitante du village au coeur de l’histoire et le présent des personnages eux-mêmes. Ce va et vient m’a par moment un peu gênée. L’histoire en elle-même est plutôt intéressante, la plupart des personnages sont attachants. Je n’ai pas trop aimé les passages qui se déroulent en 1986, la partie dans les années 30 à 60 m’aurait suffit. L’écriture est assez simple, j’aurais apprécié un texte plus travaillé.

          Il y a un côté un peu naïf dans ce texte qui m’a parfois exaspérée. On est en pleine apartheid et les gens semblent à peine s’en rendre compte. Sans parler des deux personnages principaux : deux jeunes femmes homosexuelles à qui personne ne semble chercher des noises. Etrange… Enfin, si le côté historique m’a semblé faiblard, la romance est belle et on prend plaisir à cette lecture. J’aurais apprécié un peu plus de consistance mais j’ai tout de même passé un bon moment avec ce livre entre les mains. Les évènements se succèdent rapidement, empêchant le lecteur de trouver le temps de s’ennuyer. La diversité des personnages et de leurs caractères est un peu  difficle à suivre parfois mais donne à ce livre une fraîcheur et un dynamisme qui en font oublier les faiblesses. Un bon divertissement.

J’ai lu ce livre dans le cadre d’une lecture commune avec Gwendo, vous pouvez voir son avis ici.

Ce best-seller a aussi été adapté au cinéma :

Culture en vrac

Pourquoi je ne suis pas allée au Salon du livre

          Et voilà, il fallait bien que ça finisse par arriver, cette année je ne suis pas allée au Salon du livre. Mais pourquoi me direz-vous ? Eh bien, je trouve que c’est surtout un évènement grand public qui vise à attirer un public qui n’ouvre pas un livre durant le reste de l’année. Bien sûr, une librairie géante est très attirante mais n’ayant plus la moindre place dans ma bibliothèque, j’ai décidé d’attendre de pouvoir l’agrandir avant de continuer à la remplir. En attendant, autant lire quelques uns des livres qui n’attendent que ça (une bonne centaine tout de même). Car oui, sachant que je ne peux résister à cette fièvre acheteuse, la solution n’est-elle pas de ne pas y aller ?

          D’habitude, outre les livres, 2 raisons me poussent au salon. La première est la présence de petits éditeurs. J’aime découvrir de nouvelles maisons et c’est l’occasion ou jamais. Mais ils se font rares en raison du prix des stands et une fois perdus dans ce grand hangar, on se dirige vers les seuls stands visibles, à savoir, les très très gros. En gros, on oscille entre Actes Sud et Gallimard, avec un éventuel détour par Flammarion ou Bayard et les seuls petits éditeurs qu’on voit sont ceux qui sont sur le chemin, à condition qu’il n’y ait pas trop de monde devant qui les cache. La deuxième bonne raison de se déplacer c’est pour les conférences. Malheureusement, les conférences grand public sont souvent d’un piètre niveau (trop grand public justement). Je m’incruste donc de préférence aux conférences pro. Malheureusement cette année les thèmes étaient essentiellement le numérique (qui me laisse assez froide), la jeunesse (bof bof) et le Japon (qui d’un point de vue professionnel n’est pas palpitant). Les seules interventions qui m’intéressaient tombaient sur mon temps de travail, vraiment pas de bol.

          Les livres anciens ont failli me convaincre de me déplacer. Finalement, j’ai pensé que c’était surement le pire endroit pour faire une bonne affaire et dénicher la perle rare alors autant reprendre les bonnes habitudes et aller flâner dans les librairies spécialisées. N’ayant que faire des dédicaces et ayant plus ou moins invalidé toutes les bonnes raisons de me déplacer, je me suis aperçue que je n’avais pas franchement envie d’y aller cette année. Le site internet assez peu fonctionnel ne m’a pas aidée à me décider. Rien qui ne me fasse réellement envie donc, juste beaucoup, beaucoup de monde, bien trop à mon goût. Ainsi, pour la première fois, je suis restée chez moi. Que m’arrive-t-il ? Serai-je blasée ? Où est passé l’enthousiasme des débuts ? Peut-être mes attentes ont-elles juste évolué et après avoir écumé les allées du Salon du livre, j’ai fini par préférer les rendez-vous plus confidentiels ou plus spécialisés. Peut-être la prochaine édition m’enthousiasmera-t-elle plus ? Et vous, en avez-vous bien profité ?

Mes lectures

Les hommes dans la prison, Victor SERGE

          Victor Serge, anarchiste proche de la bande à Bonnot, raconte dans ce livre son passage en prison. De son histoire personnelle, il tire des conclusions plus universelles. Un ouvrage qu’il présente comme un roman, souhaitant s’effacer pour mettre l’univers carcéral au centre de son propos.

         J’ai lu ce livre suite à la découverte de La mémoire des vaincus, du Michel Ragon, que j’ai beaucoup aimé et où Victor Serge tient justement une place importante. J’avais deux de ses ouvrages dans ma bibliothèque, j’ai donc profité de l’occasion pour m’y intéresser de plus près. Une manière de prolonger la lecture et améliorer ma connaissance de cette période.

          Les remarques de l’auteur sur la prison semblent toujours d’actualité, ce qui est assez inquiétant près d’un siècle après les faits. L’écriture, assez dépouillée, est plutôt agréable. Le découpage en courts chapitres thématiques facilite la lecture. Je ne suis pas du tout une spécialiste du milieu pénitentiaire ce qui fait que malgré l’intérêt des remarques, je me suis vite lassée du sujet. On est plus proche de l’essai que du roman et j’ai eu du mal à tenir sur la longueur. Un livre qui reste quand même très intéressant.

Divers·Librairies

L’arbre à lettres

          Après plus de 2 ans et demi passés dans le 14° arrondissement et bon nombre de passages par la fameuse rue Daguerre, je me demande encore comment, mais comment, j’ai pu ne jamais voir cette librairie. Voilà un mystère qui me taraude. Toujours est-il que cette fois mes yeux se sont posés dessus et je suis donc entrée.

          La librairie est assez grande et l’intérieur agencé de manière à laisser beaucoup de place à la lumière. Il y a de la place pour circuler entre les tables, ce qui permet de flâner sans trop de craintes de renverser quelque chose. Les livres mis en valeur sont variés, il y en a pour tous les goûts. Poches et grands formats, romans et essais… Un joyeux mélange dont ressortent tout de même des partis pris intéressants. Quelques auteurs méconnus côtoient ainsi l’air de rien les grands noms du moment. J’ai d’ailleurs craqué pour un des coups de coeur du libraire qui m’a semblé pour le moins atypique. Je ne l’ai pas encore lu, je ne peux donc pas vous en dire plus.

          Le tenant du lieu est sympathique. Je n’ai pas vraiment demandé de conseils ayant trouvé mon bonheur sans cela mais il semble tout à fait disposé à en donner (je sais, ça semble évident et pourtant ce n’est pas si fréquent). La sélection proposée est éclectique et la librairie propose aussi bien romans, jeunesse ou essais. Une librairie généraliste qui semble de bonne qualité. J’ai bien aimé le côté un peu fourre-tout de la sélection mise en avant sur les tables. Peut-être un peu plus impersonnel que Le livre écarlate (dont le libraire donne envie de parler littérature) mais un endroit qui permet de flâner agréablement  à son rythme. Une librairie de quartier intéressante, joliment agencée et bien garnie.

L’arbre à Lettres

14, rue Boulard

75014 Paris

Trois  autres Arbres à lettres ont poussé à Paris, à Bastille et République et rue Mouffetard

http://www.arbrealettres.com/