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Un petit tour en Bretagne

                  

          Ce week-end, je suis allée pour la première fois faire un tour du côté de la Bretagne (ben oui, je suis du Sud, la Bretagne pour moi c’est un peu au bout du monde et légèrement considéré comme une terre hostile). L’occasion s’est présentée d’aller tordre le cou aux idées reçues, j’en ai donc profité. Trois jours bien agréables dans la Baie de Saint-Brieuc. Peu de photos malgré un temps qui s’y prêtait particulièrement (cieux orageux et éclaircies, tout ce que j’aime !) et des paysages à couper le souffle. En effet, une fois n’est pas coutume, j’ai laissé mon appareil de côté pendant ces quelques jours pour avoir les deux mains libres pour crapahuter dans les falaises et pour ne pas embêter mon entourage en jouant les paparazzi.

                  

          Je dois admettre que ça m’a coûté de devoir graver toutes ces belles images dans ma tête sans pouvoir en garder d’autre trace. Une véritable épreuve ! Et comme la vie n’est pas avare en ironie, le seul jour où j’ai fait des photos, la mer était basse et le ciel gris, sur un sable terriblement uniforme. Rien de bien intéressant à vous ramener côté images donc, mais en voici tout de même quelques unes. Voilà qui me fait au moins une bonne raison d’y retourner ! Un petit tour au grand air fort appréciable dans une région magnifique, j’aurais apprécié quelques jours supplémentaires pour profiter des cieux changeants et de la variété des paysages. A peine rentrée, et déjà pressée de repartir !

                 

Mes lectures

Ernest HEMINGWAY, Le vieil homme et la mer

         Encore un classique que je n’avais jamais ouvert. On m’avait dit « Tu vas voir, c’est génial, c’est vraiment très beau, j’ai pleuré à la fin » alors forcément, j’en attendais beaucoup de ce petit livre. C’est l’histoire d’un vieux pécheur qui n’a pas de chance et n’attrape plus rien ; jusqu’au jour où il va avoir affaire à un poisson énorme, le plus gros qu’on ait jamais vu. S’en suivra un combat sans relâche. Mais attraper le plus gros des poissons, est-ce vraiment de la chance ?

          On sent chez Hemingway la passion de la mer, l’amour infini pour les grandes étendues d’eau, il nous la raconte avec autant de simplicité et de ferveur qu’un vieux pécheur cubain (ce qu’il fut d’une certaine manière d’ailleurs). Au premier abord j’ai justement trouvé cette écriture trop simple, trop rêche, pas assez typée. Banale quoi. Mais l’histoire, elle, est belle. Et justement, l’écriture ne la masque pas. Il n’y a qu’elle. Que ce vieil homme et la mer. Une histoire émouvante. Ce livre ne m’a pas bouleversée mais au final, c’est justement cette simplicité et ce refus du pathos que j’ai appréciés.

C’est un gros ! C’est un tout gros, pensait-il. Faut que je l’aie à la persuasion. Faut surtout pas qu’il ait idée de sa force ni de ce qu’il pourrait faire en se mettant à cavaler. Moi, si j’étais que de lui, j’en foutrais un grand coup tout de suite et je tirerais jusqu’à tant que ça pète. Dieu merci, ces bêtes-là, c’est pas aussi intelligent que les humains qui les tuent. Ca les empêche pas d’être meilleures que les humains, et plus malignes, dans un sens.