Photo

Lyon – La fête des lumières

          Le week-end dernier, je me suis rendue à Lyon pour la première fois et suis tombée en pleine fête des Lumières. L’occasion d’assister à cette tradition purement lyonnaise où toute la ville est illuminée durant quelques jours. Des jeux de lumières parfois impressionnants mais aussi de simples bougies déposées sur le rebord des fenêtres par les habitants. Une fête issue d’une longue tradition et qui attire une foule toujours plus nombreuse.

DSC_0936     DSC_0958     DSC_0931

           Les éclairages mis en place pour l’occasion sont disséminés un peu partout dans la ville et certains évènements ponctuels ont lieu sur les grands places à des horaires précis, il est donc conseillé de regarder le programme avant de vous aventurer dans les rues (contrairement à moi), à moins de n’être très résistant au froid ou très patient. Il y a des choses à voir un peu partout (comme dans une fête de la musique visuelle par 2°) mais parfois assez espacées les unes des autres, prévoyez donc de bonnes chaussures et couvrez-vous bien afin de ne pas finir congelés et d’être tentés de vous réfugier dans le premier café venu, au risque de tout rater ou presque de la fête. Heureusement, marchands de gaufres et de vin chaud sont légion au centre ville pour vous apporter un peu de réconfort !

DSC_0825     DSC_0823     DSC_0842

          Un peu d’histoire de cette fête à présent. En 1850, les autorités religieuses lancent un concours pour la réalisation d’une statue de la Vierge, envisagée comme un signal religieux au sommet de la colline de Fourvière. La date du 8 septembre 1852 est retenue pour l’inauguration. Cette date avait été choisie car le 8 septembre 1643 les personnalités de la ville étaient montés à la Fourvière (première église dédiée à la Vierge construite en 1168) pour demander à la Marie de protéger la ville de la peste. Il font le vœu de renouveler le pèlerinage chaque année si la ville est épargnée, il perdure toujours.

DSC_1002     DSC_0984     DSC_0854

          Mais une crue de la Saône inonde le chantier au mois d’août et l’inauguration est reportée au 8 décembre. Ce jour-là, certains habitants illuminent leur fenêtre en y plaçant des bougies, mais le mauvais temps est de nouveau de la partie et la fête n’aura finalement lieu que le 12. A 18h, les premières maisons commencent à s’éclairer et peu à peu, c’est la ville entière qui est illuminée et les lyonnais descendent dans la rue : la fête des Lumières était née. Depuis, chaque 8 décembre, les lyonnais placent des lumignons à leur fenêtres pour perpétuer la tradition.

DSC_0839     DSC_0834    DSC_0865

          Lyon, ce sont aussi de magnifiques illuminations de Noël, j’en ai très peu pris en photo en raison de la foule et de la difficulté à s’arrêter le nez en l’air en plein milieu de la rue sans se faire bousculer en pleine fête des Lumières mais vous en avez quelques chiches exemples au-dessus. Chaque rue de la vieille ville m’a semblé plus belle que la précédente !  Une ville où sans nul doute la magie ne Noël est bien présente !

Pour plus d’informations, le site internet de l’évènement.

Expositions

Masculin/Masculin au musée d’Orsay

          Si le corps féminin est souvent mis à nu et placé sous le feu des projecteurs, le corps masculin est plus souvent délaissé. Le Musée d’Orsay a choisi de le remettre sur le devant de la scène en lui consacrant une grande exposition cet automne. Venez découvrir l’homme nu dans l’art de 1800 à nos jours.

affiche_orsay_masculinmasculin          On avait beaucoup parlé de cette exposition et j’étais curieuse de la découvrir étant donné que j’ai toujours beaucoup aimé le nu (même si j’ai sans aucune originalité une préférence pour le nu féminin). Pourtant, amère fut ma déception. Dès les premières salles, j’ai ressenti comme un problème de cohérence dans l’accrochage. Impossible de déterminer selon quelle logique il avait été réalisé : visiblement, il n’a rien de chronologique puisque des toiles du XIX° s. se retrouvent confrontées à des travaux bien plus contemporains sur la photographie ; thématique alors ? c’est ce qu’il semblerait, pourtant, si je n’avais pas lu les panneaux explicatifs, je ne suis pas sure que j’aurais compris de moi-même et je n’aurais en tout cas jamais pu dégager de près ou de loin les grands thèmes abordés. Un gros raté du côté de la conception donc.

coup-de-grisou_4050373          Mais une exposition peut-elle plaire malgré un tel problème de cohérence ? Si les toiles exposées avaient été vraiment merveilleuses, peut-être. Il m’est sans doute arrivé d’aller voir des expositions thématiques et d’y voir des toiles sans lien apparent, de les trouver juste belles et de m’en contenter très largement. Seulement là, c’est très loin d’être le cas ! Il y a un peu de tout, quelques grands noms représentés bien sûr (on est à Orsay tout de même !), aussi bien en peinture qu’en photographie ou sculpture, avec des choses classiques et d’autres plus contemporaines. Cependant, malgré une grande variété dans les œuvres, bien peu m’ont touchée. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de redites dans les choix qui étaient faits et que ceux-ci n’étaient pas toujours très judicieux et représentatifs de la production artistique. Une exposition qui manque de cohérence et de force mais aussi et surtout de belles œuvres à présenter.

552038-orsayMasculin / Masculin. L’homme nu dans l’art de 1800 à nos jours

Du 24 septembre 2013 au 02 janvier 2014

Musée d’Orsay

1, rue de la Légion d’Honneur

75007 Paris

12€

Photo

Images d’automne

DSC_0747     DSC_0749   DSC_0744

Quelques images automnales ramenées d’un bref séjour à la montagne. Quelques rayons de soleil et des fleurs de printemps semblent s’être trompées de saison.

DSC_0763     DSC_0762     DSC_0752

Expositions

Photoquai

        La biennale de la photographie « Photoquai » s’installe pour sa 4° édition sur les quais de la Seine et dans les jardins du musée du quai Branly. Pendant 2 mois, 40 photographes non européens s’exposent et vous pouvez les découvrir gratuitement.

images

          Je ne connaissais pas Photoquai et à vrai dire ne me suis pas déplacée spécialement pour l’occasion. J’étais dans le quartier et venait voir ce qu’il se passait au musée du quai Branly : à savoir rien puisque nous étions avant l’ouverture de l’exposition Kanak (dont je vous parlerai bientôt) et après la fermeture de la précédente. Voyant ces grands panneaux en face, je me suis donc dit que j’allais en profiter pour aller voir de quoi il s’agissait. Il faisait beau le jour où je m’y suis rendue et il y avait pas mal de monde. Certains semblaient venus pour les photos, d’autres étaient visiblement des passants arrivés là par hasard. Un public hétéroclite comme on en voit finalement assez rarement.

©-musée-du-quai-Branly-Photoquai-2013-photo-Lisa-Boostani-GOBELINS-École-de-l’image

          A chaque bout de l’exposition, des agents du musée distribuaient les dépliants sur l’exposition et en expliquaient le principe. J’ai trouvé très bien qu’ils soient là pour répondre aux questions du public qui finalement va beaucoup plus vers eux qu’au sein même du musée et n’hésite pas à se renseigner. Les grands panneaux sur lesquels sont exposés les photographies en grand format forment comme un chemin sur lequel le promeneur peut déambuler tout en découvrant les univers des différents artistes, venus du monde entier. Cette année, le thème était la figure humaine, un sujet qui a donné naissance à beaucoup de portraits, mais pas seulement. Il est intéressant de voir comment ces 40 artistes ont traité ce même thème de manière souvent totalement différente, ou avec des ressemblances au contraire parfois. Des photos qui se répondent et se complètent pour un parcours dépaysant.

01 Photoquai 2013

Photoquai

Jardin du musée du quai Branly et quais de Seine

Du 17 septembre au 17 novembre

Gratuit

Expositions

Lorna Simpson et Ahlam Shibli au Jeu de Paume

Lorna Simpson : Pour la première fois en Europe, une exposition d’envergure était consacrée cet été à l’oeuvre de l’artiste américaine. Née en 1960 à Brooklin, elle allie son travail photographique ou ses vidéos à de courts textes, sur les thèmes des origines, du genre, de la culture ou de l’identité. La représentation du corps est très présente, presque toujours en noir et blanc, dans un jeu de contraste. Elle se prend également parfois comme propre sujet, travaillant sur le souvenir. Les quelques images que j’avais vu de l’exposition me faisaient envie et je m’étais dit que pour une fois j’allais aller voir ce qu’il se passait du côté du jeu de Paume. S’il y a en effet quelques très belles images, je dois avouer être restée dans l’ensemble plutôt hermétique au travail de l’artiste, assez conceptuel dont le sens m’a souvent échappé. Mis à part quelques beaux tirages, seul l’incroyable montage d’autoportraits m’a impressionnée voire touchée. Dans l’ensemble, une exposition qui m’a laissée un peu perplexe malgré des aspects intéressants et une indéniable esthétique.

LornaSimpson_004 3433697_7_d3fc_1957-2009-detail-2009-lorna-simpson-achete_dc8eb150469f23378a96c89e44d49426 1305-JEU-DE-PAUME-LANDING-PAGE-IMAGES-700X437-FA-1 

Ahlam Shibli : Le Jeu de Paume a consacré une exposition a cette photographe palestinienne née en 1970 qui travaille surtout sur la notion de foyer et ses contradictions. Six séries de photographies étaient proposées sur les territoires palestiniens occupés, le souvenir de la 2nde Guerre Mondiale en France ou encore la place de corps travesti dans la société orientale. Si tout ne m’a pas emballé dans ce travail, les scènes de guerre notamment me laissant assez froide, certaines choses m’ont toutefois interpellée. Certaines photographie des orphelins dans un internats polonais sont intéressantes et j’ai beaucoup aimé la série sur les travestis, que j’ai trouvé particulièrement belle. Si j’ai apprécié certains aspects du travail de cette photographe, j’ai trouvé qu’on était plus proche du reportage que d’une vision artistique à proprement parler, me laissant un peu sur ma faim malgré quelques beaux clichés.

AShibli_17  AShibli_16  Eastern LGBT_21