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Les crevettes pailletées

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          Comédie française de Cédric Le Gallo et Maxime Govare avec Nicolas Gob, Alban Lenoir, Michaël Abiteboul
Après avoir tenu des propos homophobes, Mathias Le Goff, vice-champion du monde de natation, est condamné à entraîner « Les Crevettes Pailletées », une équipe de water-polo gay, davantage motivée par la fête que par la compétition. Cet explosif attelage va alors se rendre en Croatie pour participer aux Gay Games, le plus grand rassemblement sportif homosexuel du monde. Le chemin parcouru sera l’occasion pour Mathias de découvrir un univers décalé qui va bousculer tous ses repères et lui permettre de revoir ses priorités dans la vie.

Affiche du film Les crevettes paillettées

          Ceux qui me suivent régulièrement le savent, on ne peut pas franchement dire que j’aille souvent au cinéma ces derniers temps, je ne suis donc absolument pas au courant des dernières sorties en salles. Il est loin le temps où je lisais les synopsis de tous les films qui sortaient chaque semaine ! Je n’avais donc absolument pas entendu parler de ce film. Quand j’ai eu l’occasion d’aller le voir une première fois, j’ai passé mon tour, à la lecture du résumé, j’ai eu peur d’un film très cliché. Je ne suis pas une fana de comédie et vu le sujet, ça me semblait casse-gueule au possible. Pourtant un jour où je voulais absolument voir un film et où il n’y avait que ça à l’heure où j’étais disponible, j’ai tenté quand même.

Image extraite du film Les crevettes pailletées

          Je ne sais pas trop ce que je dois en penser à vrai dire. Je suis un peu perplexe. Il y a plusieurs moments où je n’ai pas trop su comment prendre les choses, si c’était plus drôle ou gênant… Même si au final j’ai plutôt passé un bon moment. Comme on pouvait s’y attendre, aucun cliché ne nous est épargné. Le mec très efféminé, celui qui a peur de vieillir, celui qui a du mal à s’assumer, la nana trans pas très bien acceptée du groupe, le mascu homophobe qui débarque dans tout ça, c’est un joli panel des stéréotypes du genre. J’ai bien cru que je n’allais pas pouvoir supporter ça pendant 1h30. Pourtant, contre toute attente, j’ai trouvé que tout n’était pas forcément à jeter et je me suis même laissée surprendre à sourire à quelques vannes douteuses.

Image extraite du film Les crevettes pailletées

          Certes, c’est maladroit et ça en fait des caisses, on aurait du mal à dire le contraire, mais il y a quand même des points positifs. Même si ça ne réussit pas toujours, il y a une volonté de nuancer les personnages au fil de l’histoire et de leur donner une certaine profondeur en dévoilant les failles de chacun. Le résultat est mitigé, l’aspect dramatique étant trop souvent noyé dans un humour qui manque dans l’ensemble de  finesse. On se prend quand même à sourire parfois, la troupe étant au final sympathique, on se laisse un peu entraîner. La bienveillance envers les personnages est assez agréable et je n’ai pas le souvenir que l’humour ait été méchant (j’espère ne pas me tromper en disant ça…)

Image extraite du film Les crevettes pailletées

          Il y a un peu trop d’engueulades à mon goût (moi et mon éternel problème avec les gens qui crient, surtout au cinéma) et l’humour aurait mérité d’être un peu plus subtil. Le scénario aurait gagné à être plus nuancé également, la comédie joue sur de grosses ficelles, plus de finesse n’aurait pas été de trop. On ne peut pas dire que ça fasse dans la dentelle ! C’est dommage, il y avait un beau potentiel avec cette jolie histoire inspirée de faits réels. La trame dramatique pourtant bien présente n’est pas assez exploitée pour donner de la profondeur au film et susciter l’émotion, même si ça s’arrange un peu sur la fin. Le final est quant à lui assez mémorable et nous laisse sur une bonne impression. Un avis assez mitigé sur ce film plein de bonnes intentions mais qui s’englue parfois dans des clichés éculés. Le dynamisme et la bonne humeur qui s’en dégagent le rendent malgré tout sympathique.

Moi, Tonya

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          Biopic, comédie dramatique américaine de Craig Gillespie avec Margot Robbie, Allison Janney, Sebastian Stan
En 1994, le milieu sportif est bouleversé en apprenant que Nancy Kerrigan, jeune patineuse artistique promise à un brillant avenir, est sauvagement attaquée. Plus choquant encore, la championne Tonya Harding et ses proches sont soupçonnés d’avoir planifié et mis à exécution l’agression…

Affiche du film Moi, Tonya

          Je dois bien admettre que je n’étais pas au comble de l’enthousiasme en allant voir ce film. J’aime bien le patinage artistique mais je ne savais pas de qui ça causait (je suis un peu jeune pour avoir suivi l’affaire) et bon, un biopic sur une patineuse, j’avais peur de m’ennuyer un peu. Mais il se trouve aussi que ça allait être ma première expérience de film en anglais non sous-titré et vu mon faible niveau (catastrophique ?), un truc un minimum terre à terre ne semblait pas être de trop. Ca semblait assez adapté. Et puis comme mon acolyte était super motivé, autant suivre le mouvement. Je vous jure, un film en anglais, j’avais peur.

Image extraite du film Moi, Tonya

          Dès les premières minutes, j’ai été conquise. J’ai de suite su à quel point j’avais sous-estimé ce film. Non, ce n’est pas juste un biopic sur Tonya Harling, star controversée du patinage des années 90, au franc-parler excessif assorti de relations houleuses avec son entourage. C’est un excellent film noir d’un cynisme sans pareil. Je suis restée scotchée. Bon, évidemment, comme ce n’est pas aussi « premier degré » que prévu, le pendant c’est que le niveau d’anglais est un peu plus élevé que ce que j’espérais : argot à la pelle et débit de mitraillette au programme ! Heureusement que les images parlent d’elles-mêmes parce que franchement, côté vocabulaire j’étais totalement larguée !

Image extraite du film Moi, Tonya

          Le film est construit comme un thriller. Avec des interviews de Tonya et de ses proches face caméra qui laissent supposer un drame à venir dont ils viendraient témoigner. Ils viennent ponctuer l’histoire de la patineuse, qu’on suit depuis son enfance et ses premiers pas sur la glace. Le tout crée une ambiance particulière et une certaine tension. Mais surtout ça donne un sacré rythme à l’ensemble. Les personnages sont hauts en couleurs. Le franc parler et le cynisme sont de sortie ! Ca crée une galerie hautement improbable dans le milieu tout lisse et tout propre du patinage artistique. Le tout tenu par un casting impeccable. La mère notamment est assez géniale dans son genre. Le décalage est tout à fait délectable.

Image extraite du film Moi, Tonya

          Certains trouveront le film méchant (il l’est) et assez peu subtil (c’est sûr qu’il tient plutôt du char d’assaut que de la ballerine) mais j’ai trouvé que c’était justement ce qui faisait son charme : aux antipodes du politiquement correct, irrévérencieux à souhaits, ce film ose tout avec une énergie communicative. Plutôt audacieux pour le biopic d’une patineuse. C’est aussi inattendu que jouissif et l’ensemble est plutôt bien réalisé, avec un sens du rythme et un dynamisme qui rattrapent quelques lourdeurs. Il y a dans la biographie de Tonya Harling un potentiel digne des meilleurs polars. Drôle, incisif, bien construit, c’est la meilleure surprise de ce début d’année.

Que fait-on cet été à Paris ?

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          Vous vivez à Paris, vous n’avez pas de vacances et vous vous demandez comment occuper votre week-end ? Vous n’êtes pas le (/la ?) seul(e) ! Voici quelques pistes pour vous occuper et donner un air de fête à ce qui aurait pu être un banal été dans la capitale. Allez, on chausse ses tong et on décolle de son canap’ !

          Pour commencer je vous propose un peu de musique avec le festival Sin Fronteras au Cabaret Sauvage : au programme cette année, Inde, Cuba, USA, Tziganie et Jamaïque. Il y en a pour tous les goûts ! Comptez 10 à 15€ l’entrée. Du soleil plein la tête jusqu’au 31 juillet. Pour les danseurs, on ne présente plus les quais de Seine et leurs incontournables soirées salsa. Depuis plus de 10 ans, les amateurs de danses latines se donnent rendez-vous les soirs d’été Quai Saint-Bernard, devant l’Institut du Monde Arabe. Vous avez envie de vous dégourdir les jambes ? N’hésitez pas à aller jeter un œil aux horaires, vous y ferez surement de belles rencontres.

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          L’été, les cinémas de plein air fleurissent. Quoi de plus agréable quand il fait chaud que de profiter d’un bon film sous les étoiles ? En plus c’est gratuit, ce serait bien dommage de s’en priver ! La mairie du 11° propose 5 projections le vendredi soir durant l’été. Ciné Quartier 13 reprend du service les samedi soirs de juillet/août autour du thème de la mémoire. Autre grand rendez-vous de l’été, le Cinéma en plein air au Parc de la Villette, vous pouvez en profiter du 24 juillet au 28 août. Le Batofar fait également son cinéma du 1° au 15 août à 22h. Sans oublier Cinéma au clair de Lune, qui propose du 1° au 11 août des projection dans des lieux mythiques de la ville.

          Pourquoi ne pas faire un peu de sport ? Certaines piscines parisiennes sont découvertes en été et permettent de nager au soleil, d’autres sont pourvues d’un solarium, la liste est à découvrir sur le site de la mairie de Paris. Plus ludique, avec ses nombreux toboggans et divers bassins, le parc aquatique Aquaboulevard où aller s’amuser en famille ou entre amis. Plus original en plein cœur de Paris, le Parc floral propose des parcours accrobranches, une activité surprenante les plus aventureux ! On se retrouve bientôt pour les expos de l’été et une manière originale de découvrir Paris.

Bon été à tous ! 

Jappeloup

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Drame, biopic français de Christian Duguay avec Guillaume Canet, Marina Hands, Daniel Auteuil

          Après avoir passé son adolescence à faire des concours hippiques, Pierre Durand est devenu avocat. Un jour, il décide de lâcher sa carrière pour revenir à la compétition avec un jeune cheval auquel pas grand monde ne croit : Jappeloup.

Jappeloup-affiche

20418886.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxPierre Durand et Jappeloup : un couple mythique. Ensemble, ils ont tout gagné et fait une carrière exceptionnelle. Tout cavalier, si piètre soit-il, ne peut que se prendre à rêver devant pareille destinée. Pour ma part, il y a fort longtemps que j’ai arrêté l’équitation après des années de pratique assidue mais la bande-annonce m’a de suite donné envie d’aller le voir au cinéma. Après avoir un peu traîné, voilà qui est chose faite ! Un film sans prétention mais que j’ai vraiment beaucoup aimé ! J’ai passé les deux heures sur un petit nuage, à frisonner de peur d’un refus devant chaque obstacle et à me réjouir du succès grandissant de ce drôle de duo.

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20418781.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx          Je me suis complètement laissée embarquer par ce film. Guillaume Canet y campe un Pierre Durand très convaincant, avec ses doutes et ses faiblesses ; une part d’ombre bien exploitée qui donne au film toute sa profondeur. L’histoire est bien menée, sans en faire trop dans le suspens inutile (ben oui, parce que bon, on sait comment ça finit quand même) et le sentimentalisme outrancier. Certes, il y a quelques scènes un rien larmoyantes, mais ça reste léger léger. En revanche, le tout est extrêmement bien filmé. Sans tomber dans le film esthétisant, il y a quand même un jeu de lumière intéressant et quelques très beaux plans. Et pour le reste, tout tient bien sûr sur cette histoire en or. Qu’on soit cavalier ou pas, on ne peut qu’admirer un tel parcours ! Le film reste un peu sage et n’est sans doute pas un chef-d’oeuvre, mais il s’avère un excellent divertissement qui nous embarque dans son univers pendant deux heures. Un film qui m’a fait vibrer et m’a donné en vie de me remettre en selle !