Mes lectures

Isadora Duncan – Josépha MOUGENOT et Jules STROMBONI

          Isadora Duncan, une femme indépendante qui semble habitée depuis sa plus tendre enfance par une vision intuitive et naturelle de la danse qu’elle n’aura de cesse de développer toute sa vie durant. Une femme hors du commun devenue un véritable mythe.

9782350213132

          Cette BD sur cette femme exceptionnelle me tentait beaucoup, j’ai toujours admiré le parcours d’Isadora Duncan, si fascinant, et j’étais contente de pouvoir en apprendre un peu plus à travers cette BD qui retrace sa vie.  J’ai beaucoup aimé les dessins, un trait assez léger et plein de poésie qui m’a semblé assez bien retranscrire son univers. Il y a assez peu de texte et l’histoire est retracée à travers les épisodes les plus marquants de la vie de la danseuse. Un découpage en chapitre, comme autant de tranches de vie. J’aurais parfois aimé que ce soit un peu plus développé, en apprendre plus, avoir des détails, pour donner plus d’épaisseur à cette grande dame dont le portrait n’est ici qu’esquissé. Mais pourtant, les grands moments y sont, on la découvre un peu à travers peu de mot et on referme ce livre avec l’envie d’en apprendre un peu plus. Une BD très agréable dont j’ai beaucoup apprécié la lecture et dont l’univers visuel plein de poésie m’a fait voyager.

9782350213132_pg

Isadora Duncan

De Jules Stromboni et Josepha Mougenot

Editions Naïve

104 pages

23 €

pl012copie

Et pour découvrir l’univers de l’artiste, c’est par !

Cuisine

Pain perdu et poires au citron vert

Pour 2 personnes

1 oeuf

5 cl de lait

Un sachet de sucre vanillé

6 tranches de pain un peu épaisses de pain rassis

1 noix de beurre

1 poire

1 citron vert

DSC_0156

Dans une assiette, battez l’oeuf avec le lait et la moitié du sucre vanillé. Mettez les tranches de pains à tremper dans cette préparation, 5 minutes de chaque côté.

Pendant ce temps, pelez la poire et coupez-la en petits cubes. Faites en revenir la moitié à la poêle dans du beurre. Arrosez l’autre moitié de jus de citron vert. Mélangez les deux préparations, râpez un peu de zeste de citron vert dessus et réservez.

Lorsque le pain est bien imbibé du mélange oeuf/lait, faites le cuire à la poêle dans un peu de beurre à feu moyen, 2 ou 3 minutes de chaque côté, afin qu’il soit bien coloré.

Dégustez de suite, en saupoudrant le pain perdu du reste de sucre vanillé, accompagné des poires au citron.

DSC_0174

          Cette recette ultra simple est toujours un régal. Je l’apprécie aussi bien au goûter qu’au petit déjeuner. Le mélange de poire lui ajoute un brin de fraîcheur qui lui va à ravir !

Bon appétit !

Cinéma

Promised Land

Drame américain de Gus Van Sant avec Matt Damon, Rosemarie DeWitt, Frances McDormand

affiche-Promised-Land-2012-1

          Steve est représentant dans un groupe énergétique qui exploite le gaz de schiste. Quand il se rend avec Sue, sa coéquipière, dans une petite ville ravagée par la crise afin de convaincre la population d’accepter les forages, il pense que la partie sera facile. Pourtant, quand un professeur se dresse contre le projet et la source de profit qu’il représente, les choses vont quelque peu se compliquer.

promised-land

          Gus Van Sant, Matt Damon et un sujet qui traite d’écologie, un film qui avait tout pour me plaire ! J’ai toujours eu un faible pour les films engagés et celui-ci me tentait tout particulièrement. J’ai trouvé la manière dont le sujet était traité très intéressant. Les films américains ont une fâcheuse tendance au manichéisme, il n’en est rien ici. La vraie bonne idée du film, c’est son personnage principal, convaincu du bien fondé de son action. En effet, pour lui le gaz de schiste est avant tout une formidable source de revenu en temps de crise : intègre et un rien naïf, il n’imagine pas que sa société puisse cacher les conséquences écologiques de ces forages par appât du gain. Il n’y a donc pas vraiment de « gentils » et de « méchants » dans cette histoire ; simplement des hommes un peu perdus dans un monde qui les dépasse, et qui doivent faire face à des choix difficiles.

3156512_7_9e2f_matt-damon-dans-promised-land-de-gus-van_57fcd42421c9c325e2f8b2402ae5c269

          Ce film n’est sans doute pas un chef-d’oeuvre. Il n’est pas de ceux qui transportent ou qui dérangent. Un film simple, sans grande prétention, mais efficace. J’ai beaucoup apprécié cette sobriété qui manque si souvent au cinéma américain. Un film qui n’en fait pas trop : une bonne histoire, d’excellents acteurs et une image de toute beauté ; des qualités qui se suffisent à elles-mêmes, nul besoin d’en rajouter. L’humanité des personnages, leurs doutes, leur incompréhension ou leur colère, mettent en avant les problèmes que soulève l’exploitation du gaz de schiste sans tomber dans l’exposé écologique ou la surenchère de bons sentiments. Des qualités tout à fait louables et qui fonctionnent parfaitement. Un film qui, s’il n’est pas particulièrement brillant, est un plaisir de bout en bout. Une réalisation soignée, simple et de bon goût comme on en voit trop peu et qui sert sa cause plus efficacement qui n’importe quel pamphlet. 

Mes lectures

Les faux-monnayeurs – André GIDE

         Un jeune homme apprend qu’il n’est pas le fils naturel de celui qu’il croyait être son père. Il décide alors de quitter le cocon familial et de ne pas passer ses examens. Cette décision va changer sa vie et mettre sur sa route des personnages singuliers qui font le plonger dans un univers de mensonges dont il sera difficile de démêler les fils.

gide-les-faux-monnayeurs

          Il y avait longtemps que je voulais lire ce livre, mais ça y est, en 2013 je me suis décidée ! J’ai été assez surprise par le début, je ne m’attendais pas du tout à ça ! J’ai trouvé que le style était un peu daté. Pour moi Gide était synonyme de modernité et pourtant, si je n’avais pas su de qui était l’ouvrage, j’aurais parié avoir affaire à un auteur du XIX° siècle, ou à la limite du tout début XX°. Le livre ayant été publié en 1925, rien de surprenant finalement, c’est juste moi qui avait un horizon d’attente faussé pour je ne sais quelle raison. Toutefois, l’effet de surprise passé, j’ai bien aimé cette écriture assez classique, d’autant plus qu’elle se conjugue à une construction qui elle, est pour le moins moderne. Un décalage qui n’est pas dénué de charme.

          Le début commence bien donc. Malgré un style un rien trop figé à mon goût, j’ai dévoré les 100 premières pages et y ai pris un réel plaisir. Pourtant, peu à peu le charme s’est rompu et j’ai eu de plus en plus de mal à avancer dans ma lecture. Etrangement, je serais bien incapable de vous dire pourquoi ! Je crois qu’il y a eu un peu de lassitude face aux personnages qui s’enfoncent dans leurs mensonges pour des raisons qui peuvent paraître parfois dérisoire. Un petit manque d’intérêt aussi sans doute pour leurs états d’âmes. Et puis la construction même, le roman dans le roman (ou l’autobiographie dans le roman ?), qui en fait tout la modernité et l’alourdit pourtant, puisque c’est la même histoire qui se répète dans l’histoire. Une mise en abîme que j’ai trouvé un peu creux d’un point de vue du contenu. Le tout manque de rythme et malgré un début des plus prometteurs, j’ai trouvé que l’histoire traînait en longueur et s’essoufflait peu à peu. Dommage.

755764

Ne pas savoir qui est son père, c’est ça qui guérit de la peur de lui ressembler.

_______________

J’ai souvent, remarqué chez des conjoints, quelle intolérable irritation entretient chez l’un la plus petite protubérance du caractère de l’autre, parce que la « vie commune » fait frotter celle-ci toujours au même endroit. Et si le frottement est réciproque, la vie conjugale n’est plus qu’un enfer.

_______________

Dans le domaine des sentiments, le réel ne se distingue pas de l’imaginaire.

Expositions

Fragile – Murano : toute la délicatesse du verre au Musée Maillol

          Le Musée Maillol propose une exposition sur les chefs-d’oeuvres du verre de la Renaissance à nos jours. La technique du verre telle qu’on la connaît aujourd’hui, qui rend la matière fine et transparente, est née à Venise en 1453. Plus de 5 siècles de techniques revisités en 200 oeuvres.

Murano

          Je ne suis pas franchement une adepte des objets d’arts, ce n’est généralement pas quelque chose qui me touche beaucoup. Je dois admettre être allée voir cette expo un peu par hasard : je ne me rappelais plus ce qu’il y avait à Maillol, j’étais dans le quartier, j’avais une heure à tuer, il tombait des cordes et je venais déjà d’aller boire un thé. En gros, je serais allée voir n’importe quoi pour être au sec et occuper mon après-midi. Me voilà donc partie pour une découverte des chef-d’oeuvres des maîtres verriers. Au rez-de-chaussée, des réalisations contemporaines. La plupart m’ont laissée de marbre mais il y a toutefois un  lustre rouge avec des corbeaux qui m’a laissée totalement sans voix (il sert d’ailleurs pour l’affiche). Vraiment magnifique ! J’ai également été contente de retrouver les pigeons en verre peints à l’encre de Jan Fabre, sans doute la seule oeuvre de l’artiste que je connaisse et que je trouve vraiment belle.

IMG_6351

          A l’étage, ce sont surtout des réalisations plus anciennes (mais pas seulement). S’il y a des choses très belles et d’une incroyable finesse, si on s’étonne de la maîtrise des techniques dès le 15° siècle, je n’ai pas été emballée outre mesure. C’est de ma faute aussi, c’était prévisible. C’est bien joli de vouloir s’ouvrir à de nouvelles choses mais bon, quand il y a des formes d’art auxquelles on est hermétiques (oui, je l’avoue presque sans honte), il n’y a parfois pas grand chose à y faire. J’ai donc fait cette exposition très très rapidement (je vous passe l’odieux calcul que j’ai fait sur le prix payé à la minute, ça fait froid dans le dos) et ne sais trop que donner comme avis. L’exposition regroupe de très belles pièces et surtout une variété qui permet de voir l’évolution des techniques mais aussi à quel point ce verre mythique peut encore inspirer et faire rêver aujourd’hui. Un aspect que j’ai trouvé très intéressant. Quant aux pièces, il y en a quelques unes de toute beauté. D’ailleurs, les personnes qui ont fait l’exposition en même temps que moi semblaient pour la plupart totalement sous le charme. Une exposition qui ne m’a pas franchement convaincue mais qui en émerveillera plus d’un.

8dd23869b7be3d3e13c5523cc0c4626f401eb6eb

Fragile – Murano

Au Musée Maillol

59/61 rue de Grenelle

75007 Paris

Du 27 mars au 28 juillet

11 €

image