Divers

2011 in review

L’équope de WordPress a préparé un petit résumé de l’année 2011 sur ce blog : les articles les plus consultés, le nombre de nouveautés, etc… Je le transmet donc, même s’il est quelque peu imprécis (ben oui, ça m’évite quand même de le faire, alors…). Pour les détails, cliquez sur le lien en bas de l’article.

Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blogue.

Voici un extrait:

La salle de concert de l’Opéra de Sydney contient 2 700 personnes. Ce blog a été visité environ 20 000 fois en 2011. Si c’était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 7 représentations à guichets fermés pour pour qu’autant de personnes le voient.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Mes lectures

Abbé DINOUART, L’art de se taire

          Comme son nom l’indique, ce petit traité nous enseigne l’art de nous taire. Comment garder la maîtrise de soi en société, mais aussi et surtout comment avoir la bonne contenance et user de l’art de dissimuler afin de garder sa réputation intacte quelques soient les circonstances. 

          Le titre m’avait de suite attirée. Malheureusement, j’ai bien vite déchanté. Si j’avais jeté un oeil au nom de l’auteur, ça m’eût sans doute mis la puce à l’oreille… Ici l’art de se taire est avant tout l’art de rester en accord avec la religion catholique dans un monde où les médisances sont de mise (on est en 1771). Si on retrouve la plume alerte qui rend les écrits du XVIII° s. si piquants, le contenu à quant à lui pris un sacré coup de vieux.

Les anciens sages ont dit que : « Pour apprendre à parler, il faut s’adresser aux hommes ; mais qu’il n’appartient qu’aux dieux d’enseigner parfaitement comment on doit se taire. »

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Il n’y a pas plus de mérite à expliquer ce que l’on sait qu’à bien se taire sur ce qu’on ignore.

Divers

Bonne année !

Bonne année à tous !!!

Je vous souhaite beaucoup de bonheur, de bonne humeur et d’heureuses lectures.

          2011 aura été pour moi une année plutôt faste. Décembre fut un mois particulièrement réussi, avec un nouveau travail que j’aime beaucoup. L’année a été pleine de belles rencontres, dont certaines via ce blog avec la poursuite du club-lecture. Côté lecture, de bonnes surprises également, sur lesquelles je reviendrai dans un article prochain. Côté cinéma, une année longue à démarrer en revanche. J’ai vu un nombre impressionnant de navets. Du mieux dans la 2° partie de l’année, fort heureusement. Que souhaiter pour 2012 ? De continuer tout simplement sur la bonne lancée de cette fin d’année.

Mes lectures

José Carlos SOMOZA, L’appât

        Et si le monde n’était qu’un grand théâtre ? Si nos désirs les plus profonds pouvaient être comblés par un masque, une parure, une posture ? Si des acteurs de génie pouvaient les déceler et nous mettre à nu par leur jeu, faisant de nous des pantins ? Et si les pièces de Shakespeare détenaient les clefs de notre subconscient ?

          Diana est un de ces acteurs qui peuvent accéder à nos désirs les plus refoulés. On les appelle les appâts. La police de Madrid les utilise pour arrêter les criminels les plus dangereux. Quand un psychopathe enlève sa soeur, elle se lance dans une course effrénée pour tenter de la sauver.

          Il y a quelques mois, j’avais découvert Somoza avec Clara ou la pénombre. Ce fut une révélation. Un choc comme on en connaît trop peu dans sa vie de lecteur. Un livre qui vous retourne, vous engloutis, vous transforme et vous laisse à la fois surpris et émerveillé. J’attendais donc avec impatience d’en lire un autre, même si je savais que ce genre de miracle ne pouvait décemment pas se produire deux fois. Quand L’appât est sorti en décembre, je me suis donc empressée de l’ajouter à ma liste au Père Noël et l’ai commencé à peine le papier déchiré.

          La trame est extrêmement complexe. On est entre le polar, l’anticipation et l’essai sur le théâtre, le tout servi avec un brin de psychanalyse. C’est très déroutant et sans la 4° de couverture je pense que j’aurais mis très très longtemps à comprendre cette histoire d’appâts qui utilisent Shakespeare comme arme. Dans Clara, on avait sensiblement la même chose avec la peinture mais c’était bien plus visuel et donc un peu moins difficile à appréhender. J’ai donc décidé de laisser tant bien que mal de côté ce que je ne comprenais pas, me disant que ça finirait bien par s’expliquer, pour me concentrer sur l’histoire de meurtres.

          Il n’y a pas de doute, Somoza est bien le roi du suspens. L’histoire est bien ficelée, très vite on se laisse prendre au jeu, on dévore chaque page avec anxiété, attendant la suite comme si notre propre vie en dépendait. On tombe dans tous les pièges qu’ils nous tend. Il y avait longtemps qu’un livre ne m’avait pas autant « accrochée » et que je n’avais pas regardé autour de moi avec autant d’anxiété dans mon appartement vide à cause d’un livre.

          L’auteur demande à son lecteur un effort quasi insurmontable pour rentrer dans son univers (un immense merci au professeur aussi cruel qu’avisé qui a eu l’idée de nous mettre cet auteur au programme, nous forçant à passer le cap difficile des premiers chapitres auxquels on ne comprend pas grand chose). Toutefois, la sueur et les larmes (comment ça j’exagère ?) sont largement récompensés. Le monde que nous propose Somoza est d’une incroyable richesse. Il nous pousse à nous poser des questions qui jamais ne nous seraient venues à l’esprit, à envisager les choses sous des angles improbables. Il bouscule les conventions avec brio dans un style incomparable. Un texte exigeant mais aussi brillant, intelligent, complexe, troublant. Un peu en de ça de Clara à mes yeux mais un texte de haute volée qui se mérite.

Citations à venir

Cinéma

Eh oui, moi aussi j’ai vu Intouchables d’Eric TOLEDANO et Olivier NAKACHE

Comédie française d’Eric Toledano et Olivier Nakache avec François Cluzet, Omar Sy, Anne Le Ny.

          Suite à un accident, Philippe est devenu paraplégique. Il cherche un aide à domicile, et Driss, tout juste sorti de prison, se présente pour le poste. Il décide de l’engager et une amitié improbable va naître.

         Il semblerait que la France entière ait vu ce film. J’avais envie d’aller le voir avant sa sortie mais cette liesse m’avait refroidie. Finalement, le hasard à fait que je suis rentrée dans un cinéma au moment où il passait et je me suis laissée tenter. Après tout, c’est la fin de l’année, le Père Noël a été sympa, j’ai un nouveau travail que j’adore, l’heure est à la légèreté !

          Le film a été commenté et re-commenté, je vais donc vous la faire courte. Eh bien j’ai bien aimé ! Je me suis franchement marrée et pourtant dieu sait que je ne suis pas très bon public pour les comédies ! Bon, certes, mon amour inconditionnel pour Omar Sy (et plus généralement pour les grands blacks qui dansent comme des cons) doit y être pour quelque chose. François Cluzet est impeccable, comme d’habitude. Le duo fonctionne plus que bien. Ils ont l’air de s’amuser et nous avec.

          L’histoire est parfaite pour Noël. Même si la musique est parfois un peu lourde et que ça essaie un peu trop de nous tirer des larmes par moments, on aurait pu s’attendre à pire vu le sujet. Ca reste relativement subtil (oui bon, c’est très relatif quand même). En tout cas on ne tombe pas trop dans le pathos et la caricature. Ce n’est certes pas le film du siècle mais c’est le genre qui plaît à tout le monde. Juste parce que ce c’est bien fait, que les personnages sont sympathiques et que l’humour joue sur plusieurs registres, englobant un large public. Un très bon divertissement.