Mes lectures

Boutiques insolites à Paris

          Une fois n’est pas coutume, je vais aujourd’hui vous présenter un guide de voyage (comment ça je me laisse parasiter par le travail ?!). Ce petit guide tout beau et tout mignon est paru aux éditions Jonglez. Comme son titre l’indique, il vous propose 150 idées de boutiques insolites à Paris. Elles sont classées par arrondissement, ce qui facilite grandement les recherches. Elles sont également classées par thèmes à la fin de l’ouvrage. Chaque boutique est présentée sur une double page assortie d’une ou deux illustrations.

          Designers, alimentation, coiffeurs, vous n’aurez que l’embarras du choix ! Savez-vous qu’il existe encore à Paris des maîtres barbiers ? qu’on peut se faire faire des chaussures sur mesure pour un prix (presque) abordable ? que dans le V° une boutique ne propose que des objets à l’effigie des chats ? Vous pourrez également dénicher des robes de mariées en papier ou, dans un tout autre genre, acheter des volailles vivantes. Un bon moyen de découvrir Paris autrement.

Divers

Mother, de Bong JOON-HO

Drame, thriller corén de Bong Joon-Ho, avec Kim Hye-Ja et Won Bin.

          Do-Joon vit seul avec sa mère et est sa seule raison de vivre. Pourtant adulte, il semble être resté un enfant, agissant de façon étrange, avec une grande naïveté. Un jour, une jeune fille est retrouvée morte et il est accusé du meurtre. Sa mère est prête à tout pour prouver son innocence.

Attention chef-d’oeuvre !!! 

          Ce film est tout simplement exceptionnel. Il commence sur une image magnifique de la mère seule dans un champ en train de danser. Tout est filmé de manière absolument splendide ! L’histoire est nous plonge peu à peu dans une tension quasi insoutenable. Le désespoir de cette femme est presque palpable. On serait prêts à remuer ciel et terre avec elle. Puis, plus le film avance et plus on la soupçonne de flirter avec la folie, de ne pas être aussi irréprochable qu’elle en a l’air.

          Je reste sans voix devant une telle maîtrise et une telle force. Un film magnifique sur l’amour maternel. Émouvant, bouleversant, drôle parfois, un film magistral. Nominé à Cannes en 2009 dans la sélection « Un certain regard », on regrette qu’il soit reparti bredouille. Tout simplement exceptionnel.

Bars, restaurants

Les tontons

          Un petit restaurant spécialiste du tartare. Dans celui du 14°, tartare de boeuf uniquement, poêlé ou non. Le menu n’est pas très cher, même le soir (quelque chose comme 17,50€ entrée/plat/dessert). Les quantités sont généreuses et le service accueillant. Côté déco, un vieux bistrot aux murs bordeaux d’un côté, en mosaïque de l’autre, un comptoir et des tables en bois. Dans l’assiette, une cuisine plutôt rustique mais plutôt bonne. Un grand choix de tartares est proposé (une trentaine). Si vous n’aimez pas ça, il y a aussi quelques plats traditionnels au menu, comme du confit ou une entrecôte. Le lieu vaut surtout pour l’ambiance chaleureuse et la déco hommage aux Tontons flingueurs.

          Le restaurant se décline dans le 15° avec également des tartares de poisson ou même de fruits pour le dessert. Mais également deux cantines, elles aussi dans le sud de Paris : le concept est simple, on s’assoit et on se sert au buffet pour les entrées, dans les plats qui mijotent sur le feu pour le plat. Les tontons c’est avant tout une cuisine familiale et une ambiance conviviale.

          Dans la journée, on peut simplement s’arrêter boire un verre. Sans doute une des meilleures façons de découvrir la vie du quartier : les habitués s’entassent au comptoir pour partager les nouvelles du jour. Les tarifs sont raisonnables et l’accueil chaleureux. Très occupés à l’heure des repas, les serveurs (ou les patrons quand ils sont là) prennent volontiers le temps de discuter dès qu’il y a moins de monde. Un de mes endroits favoris pour travailler.

Les Tontons

38, rue Raymond Losserand

75 014 Paris

3) Chassés du Pont-Neuf en 1650, les bouqinistes vinrent s’installer le long des quais, notamment du quai Conti.

Photo

Arles

          Un petit passage rapide dans la cité arlésienne et quelques photos prises entre deux averses.

Mes lectures

Fred VARGAS, L’armée furieuse

          Dans cette nouvelle aventure, le commissaire Ademsberg et son équipe partent sur les traces des légendes normandes et essaient d’arrêter l’Armée furieuse qui terrorise le village depuis des siècles. Il va également devoir prouver l’innocence de Momo-mèche-courte, un petit voyou accusé de meurtre. Mais il trouvera tout de même le temps de sauver un pigeon, avec l’aide de son fils.

          Je n’avais pas spécialement aimé le dernier Vargas, qui sombrait un peu dans la facilité en sombrant dans le fantastique. Les deux d’avant m’avaient plu mais je leur reprochais d’être plutôt destinés au lecteur averti : les intrigues jouaient beaucoup sur l’histoire des personnages, difficile à suivre donc si on n’a pas lu toute la série, alors qu’en théorie, si les personnages évoluent au fil des romans, les enquêtes demeurent tout de même indépendantes. Je craignais donc un peu cette nouvelle histoire, d’autant plus que je n’en avais pas entendu dire que du bien.

          Finalement, j’ai été agréablement surprise. C’est un Vargas bon cru. On y retrouve son univers si particulier et attachant. Elle renoue avec succès avec ses thèmes de prédilections : les croyances populaires. Quand l’historienne ressort, le lecteur est en joie (ben oui, si on peut se cultiver un peu en lisant, c’est quand même mieux, polar ou pas). Les personnages sont toujours décalés et sympathiques. L’histoire (enfin, les histoires entrecroisées) marche bien même si le dénouement est un rien prévisible. Ce roman policier atypique m’a fait passé un très bon moment de lecture.

Il n’arrivait pas à faire coïncider ce nom réputé, en bien ou en mal, avec un homme aussi petit et d’aspect si modeste qui, depuis son visage brun jusqu’à ses vêtements noirs, lui paraissait disloqué, inclassable ou du moins inconforme.

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Ademsberg n’était jamais incommodé par les silences en groupe et il n’éprouvait pas l’instinct compulsif de remplir les blancs coûte que coûte. Les anges, disait-on, pouvaient passer et repasser ses qu’il s’en soucie.