Cinéma

D’amour et d’eau fraîche, d’Isabelle CZAJKA

          Drame d’Isabelle Czajka avec Anaïs Dumoustier, Pio Marmaï, Laurent Poitrenaux. Julie, 23 ans, bac +5, en a marre d’enchainer les petits boulots. Lors d’un entretien d’embauche elle croise Ben, qui lui ne se prend pas autant la tête et vit de trafics divers et variés. Avec lui elle va découvrir l’amour mais aussi l’illégalité.

          Bon, parlons peu mais parlons bien. Ce film est sans le moindre intérêt. Caricatural, pas crédible pour deux sous. Une histoire quasi inextistante. Bref, le vide intersidéral. Il ne s’offre même pas le luxe d’être vraiment nul,,juste totalement insipide. Passez votre chemin, il n’y a rien à voir.

Divers

Un peu de nouveau !

Comme vous pourrez le constater, l’accueil du lecteur a migré vers la page « petite présentation ». Comme ça, ceux qui l’ont déjà lu 20 fois n’auront plus beosin de le passer pour accéder au dernier article paru. Un article de pur blablatage sur ma vie (oui, ça m’arrive) a également été rangé dans la même catégorie. Il est mis un peu à l’écart mais n’hésitez pas à lui rendre visite ! Et si vous avez des suggestions, comme toujours, elles sont les bienvenues !

Mes lectures

Andreï MAKINE, La terre et le ciel de Jacques Dorme

          En Russie, un orphelin écoute une vieille dame lui raconter l’histoire d’amour qu’elle a vécue avec un aviateur français pendant la guerre. L’enfant grandit et décide de partir à la recherche de l’avion disparu pour écrire l’histoire de cet homme oublié de tous.

          Une fois de plus, Andreï Makine nous livre un texte poignant. Les mêmes thèmes reviennent toujours : la mémoire, la langue, la patrie, l’amour. L’écriture est belle, l’histoire aussi. Des personnages simples, la vie de tous les jours. Makine ne nous livre pas ici son plus beau roman mais un beau texte empreint de sensibilité.

Je n’avais pas alors (je ne sais si je l’ai aujourd’hui) une meilleure définition de l’amour que cette sorte de prière silencieuse qui relie deux êtres, séparés par l’espace ou la mort, dans une intuition permanente des douleurs et des instants de joie vécus par l’autre.

Mes lectures

David LODGE, L’auteur ! L’auteur !

          Quel écrivain de théâtre n’a pas rêvé d’entendre à la fin de la représentation cet appel du public : L’auteur ! L’auteur. Henry James, le grand Henry James, n’échappe pas à la règle. Lui aussi ne rêve que de succès et de reconnaissance. Car si aujourd’hui tout le monde connaît son nom et salue son oeuvre, il n’en fut pas de même de son vivant.

          Dans ce roman, David Lodge retrace le parcours d’Henry James : ses espoirs, ses désillusions. Un livre d’une extrême richesse, écrit avec brio. Un peu trop peut-être. Je ne connais ni Henry James, ni l’Angleterre dans laquelle il a vécu et je me suis un peu noyée dans le flot des références culturelles. La critique a salué ce roman comme le meilleur signé par cet auteur. Le plus sérieux sans doute, le plus difficile, c’est certain. Pour ma part, ce n’est pas celui qui m’a le plus touchée, qui m’a le plus fait rire, malgré l’humour subtil Je l’ai trouvé un peu trop ardu pour réellement y prendre du plaisir. Au final, je suis quand même heureuse d’en être venue à bout et en suis ressortie avec l’impression d’avoir sérieusement amélioré ma culture générale. Un livre intelligent qui mérite qu’on prenne la peine de s’y arrêter.

Lorsque Henry James se tourna face à l’auditoire, s’apprêtant avec bonne grâce à saluer, un déluge de huées déferla du dernier balcon sur sa tête sans défense. « Hou ! Hou ! Hou ! » Il y avait aussi des lazzis, des sifflements et autres bruits, mais c’était cette longue diptongue, « ououou » qui dominait. « Hou ! Hou ! » James parut abasourdi, terrassé, totalement incapable de comprendre ce qui lui arrivait et de réagir. […] Il ouvrit et ferma la bouche une ou deux fois, lentement, silencieusement, tel un poisson dans un aquarium. « Hou ! Hou ! »

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Pour ceux qui ne liront pas ce livre, ou n’auront pas la patience d’en venir à bout, voilà son magnifique final :

Voilà un agréable fantasme : l’esprit d’Henry James planant quelque part dans le cosmos, sachant tout ce que j’aurais voulu qu’il sût avant de mourir, observant avec une satisfaction légitime la manière dont sa réputation croissait après sa mort, additionnant les chiffres de vente, lisant les critiques, regardant les films et les feuilletons télévisés sur un magnétoscope ou un lecteur DVD célestes, et écoutant notre babillage à son propos et au sujet de ses livres à travers les espaces intersidéraux comme une ovation prolongée

Henry, où que vous soyez, saluez votre public.

Divers

Diabolique !

666 visiteurs ! Allez, tous à vos claviers et vos souris, on se retrouve pour le 6 666° !